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Full text of "Nouveau manuel de médecine homoeopathique.."

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NOUVEAU MANUEL 



MÉDECINE HOMŒOPATHIQUE 



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L*auteiir et l'éditeur de cet ouvrage se réservent le droit de le traduire ou de le 
faire traduire en toutes langues. Ils poursuivront, en vertu des lois, décrets et traités 
internationaux, toutes contrefaçons ou toutes traductions faites au mépris de leurs 
droits — Le dépôt légal de cet ouvrage a été fait à Paris, au mois d'août 1855, et 
toutes les formalités prescrites par les traités sont remplies dans les divers États avec 
esquels la France a conclu des conventions littéraires. 



OUVRAGES DU DOCTEUR G. H. G. JAHR 

CHEZ J. B. BAIUIÈRE. 

Dm Tratteamiit hoiiicB»pathf qne de« maladies des fei 

par le doctear G. H. G. Jahr. Paris, 1855, 1 vol. in-t2 6 fr. 

Dn Traitement homœopathfqne des maladies de la peaa 

et des lésions extérieures en général, par le docteur G. H. G. Jahr. 

Paris, 1850, 1 vol. in-8 de 608 pages. . . .'. 8 f r. 

Cet ouvrage est divisé en trois parties : lo Thérapeutique des maladies de la Pean ; 
i*> Matière médicale ; So Répertoire symptomatique. 

On Traiteraient homœopathiqne fies affections nervenses 
et des maladies mentales, par te docteur G^ H. G. Jaoa. Paris, 

1^54, in-12 de 600 pages 6 fr. 

Cet ouvra^ comprend : l** La description symptomatologique de la maladie, ses 

diverses variétés, le diagnostic et le pronostic ; S» toutes les indications symptumato- 

logiques et pharmacologiques que la matière médicale et les expériences cliniques 

fournissent pour le traitement de ces affections. 

Da Traitement homœopathiqne dn eboléra, avec l'indication 
des moyens de s'en préserver, pouvant servir de conseils aux familles 
en l'absence dn médecin, par le docteur G. H. G. Jahr. Paris, 1848, 

I vol. in-12 r 1 fr. 50 

IVotlees élémentaires snr l'homœopathle et la manière de la 
pratiquer, avec quelques-uns des effets les plus importants de dix 
des principaux remèdes homœopathiques.'à l'usage de tous les hommes 
de bonne foi qui veulent se convaincre par des essais de ia vérité de 
cette doctrine, par G. H. G. Jahr. Troisième édition^ augmentée. 

Paris, 1853, in-18 de 132 pages 1 fr. 75 

Cet ouvrage comprend : Introduction. — De l'examen du malade. — De la recherche 
du médicament. — De l'emploi des médicaments. — Du régime à prescrire. — Quel- 
ques effets de dix des principaux médicaments homœopathiques : l» aconit ; 2o arnica; 
30 arsenicum ; 4o belladona; 5» bryonia; 6» chamomilla; 7o mercurius; 8o aux vo- 
mica i 9o pulsatilla ; lOo sulfur. 

iVonTelle pharmacopée et posoloi^le homœopatlilcines » 

on histoire naturelle et préparation des médicaments homœopathiques 
et de l'administration des doses , par le docteur G. H. G. Jahr et 
Â. Gatellan, pharmacien homœopathe. Nouvelle édition corrigée et 
augmentée, accompagnée de 135 planches intercalées dans le texte. 
Paris, 1853, in-12 de 430 pages 7 fr. 

CoRBBiL, typ. et slér. de CtAn, 

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NOUVEAU MANUEL 

DE 

MÉDECINE HOMŒOPATHIQUE 

PREMIÈRE PARTIE 
MANUEL DE MATIÈRE MÉDICALE 



RÉSUMÉ DES PRINCIPAUX EFFETS DES HÉDICAMEMTS HOMOBOPATHIQUBS 
AVEC INDICATION DES OBSERVATIONS CLINIQUES 

PAB liB D' «• H. «. a AHR 

SIllBXI ittlTlOir BITtn BT CORSIDBRABUlIBIfT ▲UQMBirrftB 



TOME PREMIER 



A PARIS 



[CHEZ J. B. BAILLIERE 
Libraire de l'académie impériale de médecine 

RUE HAUTEFEUILLE, 19. 

A LONDRES, CHEZ H. BAILLIÈBE , 219, REGENT STREET 

▲ nxw-TORK, C&BC H. BAILLIBBC, t90, BBOIBWIT, 
À IIADBID, CBBZ C. BAILLI-BAILLIBBB, GALLB DBL PBIRCIPB, il. 

1 855 

L'auteur et l'éditeur de cet ouvrage se réservent te droit de tradpetion à l'étranger 

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^ 



AVERTISSEMENT 



® SUR LA CINQUIÈME ÉDITION 



I 

H 

> Le 8u«cè8 qu'ont obtenu en France lei quatre premièjree éditions, de 
~ cet ouvrage nous a encouragé à le revoir et à le corriger avec tout le 
^ soin possible, afin de rendre cette cinquième édition encore plus digne 
^ des suffrages du publie. Les deux premières éditions n'étaient que des 
^ traductions de notre ouvrage allemand ^ La troisième édition française 
que nous publiâmes en 1840, avait subi des changements et un remanie- 
ment tellement considérables .que nous dûmes la considérer en quelque 
sorte comme un nouvel ouvrage, puisque nous en avions cliangé totale- 
ment la forme et le contenu. C'est sous cette même forme, qui a été ap- 
préciée comme la meilleure, que nous avons publié en 184ô la quatrième 
édition, et que nous offrons aujourd'hui cette cinquième ; nous sommes 
persuadé que pour le moment c'est la seule que nous puissions donner 
au manuel d'une science qu4, quoique riche de faits» attend encore les 
règles fixes de systématisation. 

Malgré les modifications apportées à cette cinquième édition, nous avons 
Toulu rester, autant que possible, dans les limites que nous nous sommes 
imposées et que la bienveillance du public nous oblige de respecter ; ce- 
pendant, désirant donner à notre ouvrage la perfection ésmi 11 est sus- 
ceptible, «aiu dépasser les bornes de son earaetèrt; et reconnaissant 
l'Importance pour la pratique du Répibtoirb, c'était surtout dans cette 
deuiiième partie qu'il y avait le plus d'additions à faire ; aussi nous n'a- 
yons pas hésité à sacrifier un peu l'accord qui existait entre les deux par- 
ties de notre ouvrage, c'est-à-dire à rendre le Répertoire plus ou moins 
indépendant, mais en le rendant plus utile par le recueil d'un plus grand 
nombre d'observations comprises dans la Matière médicale. 

C'est ainsi que l'on trouvera, dans cette einquième édition, non-seule- 
ment le RiSpsRTOiRB entièrement refondu et augmenté de tout eegue com^ 
prend la matière médicale en faits importants ; mais encore^ dans la Prb- 
■iiRB Partie, plusieurs nouveaux médicaments ajoutés aux trente-cinq 
dont la quatrième édition avait été augmentée ; disons de plus qu'il n'est 
presque pas un seul médicament important auquel nous n'ayons ajouté 
de nouvelles confirnuitions pratiques, en annotant par les signes Indica- 
teurs bien des sympômes qui ne l'avaient pas encore été. Les médi- 
caments nouveaux d'une haute importance pratique, sont le Brome, le 

1 Manuel du médêfamenti homcBopathiquet, traduit de l'alIemaDd (par D. D. Roth 
«l Petroz). Pari», 1834, 1 vol. in- 8 de x«-402 pages.— Manuel d'hommopalkiê^ tra- 
duit de railemaad (par L. Noirol et Pli. Mouiin) Dijoo et Ptri»; 18S5,1toI. in-IS. 



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VI AVERTISSEMENT. 

Chlùre, le Nuxjuglans, le Fluoris aeiduin, etc., et pour plusieurs autres 
sùbstanees, dont noua ne possédions jusqu'ici que quelques faibles notions, 
telles que le Sanguinaire, le Calcarea phosphoriea^ etc., nous en avons 
donné une pathogénésie complète. SI nous avions voulu être moins rigou- 
reux, nous aurions peut-être pu ajouter encore au delà de vingt substances, 
non pas, il est yrai, avec une pathogénéste complète, mais ayec les quel- 
ques symptômes qui en existent. La place de ces fragments n'est point en- 
core dans un manuel tel que celui-ci ; le nôtre contient malheureusement 
déjà trop de ces substances qui n'ont encore aucune valeur pratique et qui 
ne font jusqu'ici qu'occuper très-inutilement le papier telles que leNzcco^, 
le Phellandr,, etc. Pour ne plus ajouter à cet inconvénient, nous nous 
sommes proposé de n'accepter pour notre Manuel que les substances qui 
auront fourni quelques résultats pour la pratique ; Car si, pour répondre 
aux exigences inimaginables d'un recueil complet, nous étions obligé d'ac- 
cepter tout ce quMI plairait à n'importe qui d^étudier n'importe de quelle 
manière, où cela nous conduirait-il, nous et nos lecteurs ? Que toutes 
ces substances entrent donc d'abord dans nos journaux seulement < ; c'est 
là que, dans leur passage éphémère, elles peuvent se faire remarquer 
des praticiens, et quaùd ceux»ci auront jugé de leur valeur, nous les ac- 
cepterons, nous aussi. 

Dans llntrodoction du Répertoire, nous faisons connaître les princi- 
paux changements que cette partie de notre ouvrage a subis ; Ton remar- 
quera que nous n'avons rien négligé pour le rendre aussi pratique que 
possible, et quMl n'y a presque pas un seul article auquel nous n'ayons 
retouché ; de plus, tant dans les Avis cliniques que dans les Tables des 
SYMPTOMES, il n'est presque pas une seule ligne qui soit restée telle qu'elle 
était. Ce sont en outre aussi les Résumés généraux que nous avons nota- 
blement complétés, de manière que ceux qui aiment ces sortes de Géné- 
ralités trouveront maintenant dans notre Répertoire également tout ce 
qu'il y a d'uTiLE dans celui de Boenninghaoseii. Toutefois il ne faudrait 
point s'imaginer que nous ayons pris ce dernier ouvrage pour une autorité 
quelconque ; au contraire, le llyre de Bœnninghausen n'étant point ce 
qu'on a le droit d'appeler un Répertoire, mais plutôt, d'après le sensméme 
de son atiteur, un livre d'Avis thérapeutiques, nous différons en pins 
d'un endroit avec cet auteur sur la valeur relative des médicaments an- 
notés pour les symptômes. Ceci vient de ce que nous nous sommes tenu 
Hussi.strictement que possible, aux observations positives recueillies soit 
par la pratique, soit par rexpérimeniatlon pure ; tandis que Banninghau- 
sen, outre ces mêmes données, a encore, comme il le dit lui-même, ajouté 
non pas seulement ses propres observations positives, mais encore des 
«COMBINAISONS, » c'cst-à^dlre des données ne reposant plus sur des faits, 
mais sur des conclusions faites par la yole d'abstraction, selon les vues 

1 Yoy. Bibliothèque homœopaihique. GenèTe, 1855-1842, deux séries, 18 yoI. ki-8. 
— Archives de la médecine homœopaihique, Paris, 1854-1857, ft yoI. in-8.— Revue 
critique et rélroepeetive de la matière médicaUihomœopathique, Paris, 1840-1844, 
5 vol. in-S. — iournal de la doctrine Hahnemannienne, Paris, 1840, l vol. in-8.— 
Journal de médecine homaopathique, publié par la eociété Haknemonnienne. 
Paris, 1845-1849, 4 toI. îd-S. — Bulletin de la société de médecine h^maopathigve 
de font. Paris, 18*5-184», 7 vol. in-8. 



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AVBRTI8SEII&NT. VU 

et les Idées indifidaellesde leur auteur. Or, ces eoDciusioDS pondant tout 
aussi bien être fiiites très-Judicieusement que d'une manière contestable, 
il doit être permis à tout autre de led accepter ou de les rejeter, aussi 
longtemps du moins que leurauteur ne nous dit point de quelle manière ii 
est arrivé à ces conclusions. Ayant ainsi puisé souvent à une source dif- 
férente de celle dei'auteur du Manuel thérapeuUqut, il n'est donc point 
étonnant que nous ne soyons pas toujours d'accord avec lui, et que les 
substances que nous avons annotées dans les articles de nos résumés da 
Répertoire, ne soient pas partout les mêmes que celles que cet auteur a 
fiait ressortir comme les plus importantes. 

Nous aurions bien voulu faire entrer aussi, dans le Répertoire, notre 
travail détaillé sur les Conditions, afin que le lecteur, au Meu d'accepter 
les conclusions que nous avons donnéea nous-même, dans notre résumé, 
au chap. I, sect. m, du Répertoire, puisse les en tirer lui-même par la vue 
des détails. Ce travail n'a encoreété publié nulle part, quoiqu'il soit de la 
plus baute importance, comme nous avons pu nous en apercevoir en l'en- 
treprenant; car là on voit clairement que si, dans bien des cas, on peut 
prendre en général telle ou telle condition appartenant à un fait particu- 
lier, il en est d'autres où l'on ne le peut nullement, sans commettre les 
plus graves erreurs. D'aprte la manière dont nousavons conçu cet ouvrage. 
Il sera facile d'en déduire les lois; mais ce travail étant assez considérabla 
pour exiger en lui-même un volume semblable à ceux de ce manuel, nous 
nous réservons d'en faire une publication à part, dès que nous y aurons 
mis la dernière main. C'est ainsi que nous tâcherons de faire, de notre 
côté au moins, tout ce qu'il est possible pour l'avancement de notre science 
ipédale. 11 y a encore beaucoup à faire pour les études seules des maté- 
riaux que contient notre matière médicale, et bien élaborer ce que Hahne- 
mann et ses vrais disciples nous ont fourni, ceci est presque plus néces- 
saire que de nouvelles études d'expérimentation pure» lesquelles, an 
bout du compte, ne font qu'augmenter Tamas de faits déjà 'si difûciies à 
classer et à coordonner. 

11 y aurait même beaucoup à faire par rapport à cet amas de symp- 
tômes qui ont été introduits, soit par les homaopathes purf , soit par 
les homœopathes soi-disant critiques, sur les observations du fondateur 
de notre école; mais le temps n*est pas encore venu; car, pour détruire 
ce qui est, il faut apporter dans la balance une masse de faits exacts et 
bien observés, assez considérable et qui permette de réédiûer sur des 
liases plus larges. Si nous voulions suivre le premier venu qui noua 
dirait t U faut rayer tel ou tel symptôme, puisque je ne Vai pas observé 
tur les sujets soumis à mon expérimentation, tandis qu'un autre vien- 
drait nous dire après : Les symptômes que vous avez mis à la place dm 
symptômes rayés, il faut les rayer encore, puisque moi je ne les ai point 
observés : où cela nous conduirait-il ? 

Nous avons donné peu d'attention aux travaux de l'école critique alle- 
mande ;ils n'auraient fait qu'apporter du doute où il y a certitude et jeter 
le lecteur dans l'embarras. Cette fraction de notre école croit avoir le 
droit de critiquer tout ce qui se publie en deliors d'elle, et veut qu'on 
prenne comme parole ô'évangile tout ce qu'elle produit. 

Nous ne saurions terminer ces quelques pages sans dire un mot à nos 



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TIII AVERTISSEMENT. 

lecteur» Btfr rétat actael de notre doctrine. I>cpirt8 quelques années ses 
progrèsne laissent rien à désirer. En Angleterre, en Italie , en AiHridie, 
en Allemagne, en Prusse , en Hassie, en Espagne , au Brésil et Jusque 
dans les pays les plus lointains, elle compte de hombre^ix représentants. 
A ceux qui disent que rhomœ$>pathie est morte, nous conseillons la lec- 
ture de Touvrage du docteur Rapou intitulé: Histoire de VHomceopathie 
dam les principales contrées de l* Europe ; ils y. verront qu'elle est pleine 
de vie et d'avenir. En France, ta doctrine de Hahnemann n'est point dé- 
meorie en arrière. A Paris même , siège des facultés et des académies, 
foyer ardent des luttes et des rivalités^ elle poursuit sa marche de plus en 
plus envahissante. Dans i*un des hôpitatix de la ville, un homme de 
mérite et de bonne foi, le docteur J. P. Tessier, traite depuis deux ans 
les malades de son service par la méthode homOeopathiqqe . Les succès 
qu'il a obtenus, succès authentiques, puisque les faits se sont passés sous 
les yeux des élèves et des médecins, ne contribueront pas peu, nous l'rspé- 
rons du. moins, à hâter le triomphe de notre cause ; ils ont détâ ébranlé 
bien des convictions et provoqué bien des tentatives. Nous nous réjouis- 
sons de ce résultat. 

Encore quelque temps et l'homœopathie aura pris partout, nous n'eu 
doutons pas, la pbice qui lui appartient de droit. 

G. H. G. JAHR. 

Paris, le 1er novembre 1849. 



AVIS SUR CETTE SIXIÈME ÉDITION. 

Fidèle aux principes que nous avons émis dans l'avertissement 
sur là précédente édition, nous avons été, non-seulement très-sobre dans 
radmission des nouveaux médicaments, mais nous en avons même rayé 
plusieurs qui, faute d'une pathogénésie praticable, ne faisaient qu'occuper 
inutilement la place dans un manuel qui est sans cela déjà si volumineux. 
C'est ainsi que, quoique ayant ajouté à cette édition plus de six nouveaux 
médicaments utiles, nous sommes parvenu à ne pas en augmenter le 
Tokime. Nous avons porté toute notre attention sur le Rbpertoirb, qui a 
été littéraiemept refondu et augmenté d'un grand nombre d'indications 
précieuses, notamment pour .les ctrcofMiand«#a^^ravan(f s et les^ptpA^* 
nomènes des maux de tête, des fièvres , des odonialgies , des aff''Ctions 
gastriques, etc. Nous l'avons de nouveau rédigé d'une manière absolu- 
ment indépendante du texte, dont il forme non la table, mais le supplé- 
ment pour ainsi dire, ne contenant que les indications dont le praticien 
a besoin, et se rapportant , non-seuiement au texte , mais encore aux 
renseignements contenus dans les avis cliniques. Nous espérons que les 
praticiens ne tarderont pas à s'en servir avec plus de fruit que jusqu'ici. 
En outre, nous avons ajouté à la première partie de ce manuel une pe^ 
iite table alphabétique des indications lés plw importantes , dans la- 
quelle nous n'avons donné que six à huit médicaments au plus pour 
chaque indication, les rangeant , non par ordre alphabétique , mais au 
contraire selon l'ordre de leur importance pratique. Ce sont surtout les 



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AYERTISSBMBNT. IX 

besoins des eommençants que nous ayons eo en vue en composant cette 
table; inalg nous pensons qu'elle pourra aussi dire très-utile au prati- 
cien; en la détachant du volume, on pourra l'annexer à son cahier de 
notes , et la consulter facilement pendant qu'on écrira ses notes. Ceci 
évitera Tinconvénlent quil y a à porter constamment ^ee livre chez ses 
clients, sans pour cela être privé d'aide-mémoire en cas de besoin. 

Voulant montrer le degré d'importance des médicaments cités dans le Répertoire, 
nous avons employé pour les distinguer des signes caractéristiques qui les divisent en 
cinq classes, savoir : 

!• En Majuscules (*ÂRN. p. ex.), les médicaments les plus Importadts' 

de tous; 
2« En caractères italiques, avec asîérisqtu fam. p. ex*)» ceux que la 

pratique a également confirmés d'une manière assez fréquente ; 
3« En caractères italiques avec un petit rond (^arn, p. ex.}* les médica* 

ments pratiques du troisième ordre ; 
40 En caractères italiques, sans signe {afn. p. ex.)» les médicaments 

que leur pathogénésie recommande à l'attention des praticiens ; 
-50 En caractères de texte, ceux qui paraissent avoir moins d'importance 

que tous les autres. 

r Nons pouvons donc dire que nous avons fait tout notre possible, pour 
rendre ce Manuel de plus en plus utile aux praticiens, et pour répondre 
par là à l'attention toujours croissante que le public et les médecins ac- 
cordent à notre art. En elM. dans les dernières années, de grands elTorts 
ont été faits pour la propagation de l'homœopathie : bien de nouveaux 
Journaux se sont fondés, de nombrirax livres se sont publiés pour la dé- 
fense de nos principes ; plusieurs médecina d'un talent reconnu onft dai- 
ipié s'occuper sérieusement de la doctrine de Habnemann ; des tètes 
couronnées lui ont accordé leur estime et leur conHance, et plusieurs de 
nos conférés ont eu leur part des distinctions honorifiques qui naguère 
étaient le partage exclusif des médecins de l'ancienne école ; enfin, il 
n'est pas Jusqu'au gouvernement français qui ne se soit vu forcé de se 
rendre à Tévidence des faits et de reconnaître j malgré l'opposition de 
l'Académie, les avanfâges que le pays et ses habitants pourraient retirer 
de la propagation de l'homœopathie. En même temps, le public se 
montre aussi tie plus en plus^ sympathique à la l'éforme de Bahne- 
mann ; plusieurs nouveaux dispensaires se sont ouverts daiu les quar- 
tiers populeux de la capitale, et MM. Catellan frères, ces pharmaciens 
Infatigables, se sont vus obligés' d'établir une troisième pharmacie ho- 
mœopathique, pour répondre aux besoins toujours croissants des par- 
tisans de notre doctrine. 6erte8, au milieu de tons ces efforts, nous ne 
voudrions point rester en arrière avec nés ouvrages, et nos lecteurs peu- 
vent être assurés que nous ferons constamment tout ce que l'état^ notre 
seience naissante nous permettra de faire pour en faciliter la pratiqué. 

G. H. G. JAHR. 

Paris, le i«r aoât iSM. 



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TABLE DES MATIÈRES 



ÀYEaTISSRlIBNT SUR LA CINQUIÈME ÉDITION Y 

Avis SUB GBTTB SIXIÈME ÉDITION TIU 

TA9LE des MATIÈRES ,, X 

Ordre dans lequel il faut étudier les médicaments •/ xv 

Distribution des matières dans l'exposition dé la pathogéné- 

81E BES médicaments . . • . XVI 

^PLICATION de quelques expressions » * XVII 

Explication des signes .....;. ; xx 

INTRODUCTION, ; l 

I. But ET Composition DE l'Ouvrage :. 1 

II. Sur les Symptômes qui s'y trouvent 2 

III. Sur les Avis cuniques en tbtb des- médICambnts 4 

IV. Sur les dosbs usitées ^ .r. .......... . ...... ... 6 

V. De la Répétition des Doses 7 

VL De la Durébdb l'Action des médigaieents 10 

VII. Des Médicaments analogues* :........ ' |2 

V4II. SrUR LE contenu DE CET OUVRAGB EN GÉNÉRAL. 13 

IX.. Sua LA MANiÉRB DE SE SBaviA DE CB Manuel 15 



HEDIGAMENTO CONTENU» DANS CET OUVRAGE 

AVEC l'indication DE LEURS ABRÉVIATIONS. 

1 • Aeon. ' Àconitum tiapêUus^ Aconi t napel 19 

.2. Âipar. Agoric^s musearxù$, Agaric , Oronge fausse , diain- 

pignon rouge 26 

3. Afsn.Àgnus^attuSfG&UUeTeomman 30 

4. Alnm, Aluminih argiUa, Aluraiae, Argile ...» 32 

&. Ambr. Ambra gritea. Ambre gris. . • . ^ 38 

6. Anun. Ammoniwn carhimicum. Sous-carbonate d'ammonia- . 

que, Sel volatil d'Angleterre 42 

7. Amm-m. An^monium fMmaUcum^ Muriate d'ammoniaque» 

Sel ammoniac 43 

8. Abm^ Anacardiwn orientale^ Fève de Malae. 

9< Auff . Angustura^ Angiistgre vraie» £corce du Cusparia fe- 

brifuga ou Bonplandia trifoliata 56 

16. A«t. Antimonwm crudum^ Antimoine cru, Sulfure d'anti- 
moine » . . . «y, 69 

11. Arg. Argenttm, Argent 64 

12. Argr-n* ArgerUum nilricum » Nitrate d'argent 67 



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TABLE MBS KATIÈRIS. XI 

13. Ar«» Àmiea montana. Arnica des moaUgoes < 73 

14. Armor. Armoracia rwticana, Raifort officinal •.• • 72 

15. Arm. Arsmieum album 9 kn^nic .^.. 78 

16. As». Àta fœtidat Gonune-réaine de féraU 88 

17. Aaar . Atarum euri^œum, Asaret d^Ëurope» Oreille^'lioinme. 91 

18. A»U Asterias ruhens • 94 

19. Aar. Aurum foUatwn^ Or métallique.. 96 

20. Aor-m. Aurum muriatieum, Muriate d'or 100 

21 . Anr-s. Aurum sulfurieum^ Sulfate d'or 108 

22. Baryt. Baryta earhonica , Carbonate de baryte 106 

23. Bar-m. Baryta murtatiea, Muriate de baryte Hl 

24. Bell. Belladona^ Atropa helladona^ Beiladonne 1 13 

25. Bens. Btffi^oM acfdum, Benjoin... <• • 124 

26; Berb . Berhtrû \mlgaris^ Ëpine-vinatte 1 36 

27 . Blsni* Bismuihumt Bifmuthi magisteriumt Bismuth. •;.... 1 32 

28. Borax. Bùfax veweta , Sous-borate de soude ] 34 

29. Boan. Bounafa, racine de Bonnafa ^ 138 

30. BoTia« Boviiià, Boviste, Vesse-^e-loup des bouviers. 140 

81. BroiD. Bromum, Brome. 143 

32. Br«c. Bfucea antidyssenterica^ Fausse AngUsIure 150 

33. Bry. Bryonia alba, Bryone. 152 

34. Calad. CaUtdium seguinum, Pédiveau vénéneux 161 

35. Cale. Calcarea earlyenica, Carbonate d6 chaax, Écaille 

d'hutire 163 

86. Calc-ph. Calearta phosphorata. Phosphate de chaux 175 

37. Camph . Camphoràf Camphre. 177 

88. Cttiiii. Cannabis sativa. Chanvre cultivé. / 181 

39. Cantb. Cantharis, Cantharide. ... ; • . 185 

40. Caps. Captieum annuum. Poivre de Cayenne • 188 

41 : Garb-au . Carbo animalis. Charbon animal 191 

42. Garb-ve^. CùrbovegetabiliSt Charbon végétal 195 

48. Gaat*e<i. Castor equi 202 

44 Gast. Castoreum , Castoréum 203 

45. Cans. CaûsUcum , Causticum » 205 

46. Gham. ChamomiUa vulgaris, McUricaria 'cha^omillat Ca- 

momille commune, Matricaire camomilte 212 

47. Ghel. Chelidçnium majus, Grande Chélldoine • 219 

48. Ghiii. Chinât Cinchona officinaUs\ Quinquina, .....; $20 

49. Ghinln. CHninum sulfuricum, Sulfate de quinine . , 228 

50. Chlor. CWorum, Chlore :...; 237 

5! . Gffe. Cicuta virosa, Cicutària aquatica^ Cigué d^eau 240 

52. Gin. Cina , Artemisia judaica , Semen-cotura^ Armoise de 

Judée...; 243 

53. GInn. Çiimabaris, Sulfure rouge de mercure 246 

54. Gist. Cisius canadensis, Ciste hëlianthèmel 247 

55. Glem. Clematis ereeta. Clématite droite 249 

56. Gôcc. Coeculus, Coque di> Levant '» 252 

57. Gece-cac. Cotcus caeti, Cochenille dii Mi^xique 257 

58. Goir. Coffea cruda, Café cru 260 



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Xri TABLE DES MATièftBS. 

&9. Goleh . Colchicum auetumnalej Colchique ^'automne i . . • . 362 

60. Goloe. Colocynthis, Coloquinte. .; ». « ^, . 265 

6 1 . Coo. Con*um maculaiumy Grande ciguë. ^268 

62. Gop. Copaivœ Balsatnum, Baume de Copahu 275 

63. Goràlt CoraUia rubra. Corail rougel 576 

64. Croc. Crociw «a ^tvu*, Safran cultivé .-.., 278 

65. Crotal. Crotaltts hofriduSf Venin du serpent à somieaes..^ 281 

66. CrotOB» Croton tiglium, Halle de croton 283 

67. Gapr . Cuprum mêtaUicum , Cuivre 992 

68. Gopr-ac. Cuprum aceticum^ Acétate de cuivre 296 

69. Copr-e. Cupr^tm carhonicum, Carbonate de cuivre 297 

70. Cyel. Cyclamen europœum , Cyclajne d'Europe , Pain de 

Pourceaux ... . .\ ,298 

. 71. Daph . Daphne indiça, Daphné des Indes 80Q 

72. .Die* Digitaiis purpurea, Digitale pourprée 303 

73. O.roa. Drosera rotundifolia, Drosère à feuilles tppdes, Ao- 

sée du soleil , ..•....•. 807 

74. Dale. DtUcamar», DoiKe-amère . ^ 311 

75. Bopliorb. Euphorhium offleinaU, Euphorbe officinal. ... 314 

76. Bpph r. Euphrasia officinalù, Ëuphraise officinale 317 

77. V^rrm Ferrum metalUeumy Fer métallique. ; « 319 

78. Ferr-m. Ferrum muriaticurn, Hjdrocblorate de fer. . .... 3i3 

79. FljBQr-ac. Fluoris Acidum, Acide fluorique. .... « 324 

. 80. Ciins. Ginseng, Ginseng 332 

èl . Gran. Granaium^ Ëcorce de la racine du Grenadier. . .^ . . . . 335 

.82. Grapli. Graphites, Mine de plomb, Graphite 339 

83. Clrat. Gratiola officinalis, Gratiole . >. .....<.. 346 

84. Cloal . Guaiacum offisinale. Résine de Gaïac .... ^ ...... . 348 

85. Hell. Hellehorus niger, Ellébore noir 850 

86. flep. Bepar sulfuris aaUareum, Fp\e de soufre 353 

87. Hydr . Hydrocyani acidum, Acide prussique 359 

88. nyôa. Hyùscyamus niger , Jusquiame.* . . . « 362 

89. Ii»t. latropha curcas. Figue infernale ^ ..... • 366 

90. l|pn. Ignatia amara, Fève de Saint-Ignace • 367 

91. Ifid- Indiga, Indigo .«.. 373 

92. led. lodium. Iode 374 

93. ftpee. Ipecacuanha, Ipécacuanha • . . 378 

94. Kal. Kaîi earhoniçum. Sous-carbonate de potasse 388 

95» Kal-bl. Kalihicf^romaticum, Bichromate de potasse 382 

.96. Kal-cli. Kaii ehloricum, Chlorure de potasse 396 

97. lKal-]»74. ouKal-id.^Jfa^ fiydroïodtcum^Ilydriodàtede 

potasse « 897 

98. Kreof. Kreosotum, Kréosote 398 

99. Liaeii. Lachesis, Trigonocéphale à losanges ...«•... 405 

100. Itaet. Lactuca viro^a^ Laitue vireuse »\ 4l7 

10 1 . I^aur. Laurocerasugf Laurier-cerise «« . ^ . 429 

102. Ijed. Ledum palustre. Romarin sauvage.. 431 

103. Lyc. Lycopedium clamtum, Lycoppde, Pied-^de-loup. ••.... 436 

104. llayn. Magnésia car6ontca, Magnésie 445 



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TABLE DES MATliRSS. XIII 

105. HavB-m. Maynesia vauriaUeat MarJate de Magnésie. ..... 449 

106. JÊÊbXot. Majorana , Majbran ....;... 463 

107. Manc. Mandnillay Màncenillier ; 453 

108. llapir. Manganum, Manganèse ; 457 

109. M en. Menyanthes iri foliota. Trèfle d'eau • 460 

110. Heph. MephiiU putorius^ Suc fétide du putois. 462 

111. JÊÊere» Mer curius , iietéure 465 

112. Mere-é. Mereûrius sublimaius s. corromus. Sublimé cor- 

rosif, Deuto-chlorure de mercure 476 

113. Mec. Mezireum, Mézéréoo, Bois-gentil 484 

1 14. mu. MillefoUum, Millefeuille 485 - 

1 15.. 9losc]»4 MosehuSy Musc. 486 

116. Murex, ifurex purpuretês, JMurex à pourpre 489 

117. Ho r-ac. Muria tis a cidum, AtMde moriatique 49 1 

.118. fVatr. Natrum earbonicumj Soijls-earbonate de soude. . . . . 494 
119.. IVatr-m. ^atrum tnurtaltcum, Muriate de soude, Sel com- 
mun , i ^0 

120. Nitr. Nitrum^^ali nitricum, Nitre, Nitrate de petass e. ... 507 

121 . Wltr-ac. Nitri aeidumt Acide nitrique 511 

1 22 IV-J oifl.. NuT jugions^ Noix du noyer ..... w 518 

123. IVrmosch. J^uœ mosehatat Noix muscade. 522 

124. IV-Tom, Nux vomica. Noix yom1t[ue • . . . . 526 

125. Oleand. Oieandef\ Laurier-rose 541 

126. Op. Opium f Opium 544 

127. Par. Paris quadrifolia , Parisette à quatre feuilles , Raisin ^ 

derenjU'd 548 

128. Petr. Peiroleumy Huilé de pétrole. 551 

1 29. Phosph. Phosphorus, Phosphore. c 556 

i80. Phott-ac. Ptfosphori acidum , Acide phosphorique 566 

13i. Plat, PlaUna, Platine 571 

132. Plomb. Plumbumt Plomb ....* 577 

133. Prnn.'Prunus spinosa. Prunier épineux , Prunellier, Épine 

noire .- 562 

134. Pois. Pulsatilla nigricans, Anémone pratensis, Anémone 

des prés, Pulsatiile noirâtre, Coquelourde 584 

135. Ban. Ranunculus hulhosus , Renoncule bulbeuse^ 597 

136. Ran-sc. Ranunculus «ce/era(ii«, Renoncule scélérate 600 

137. RapK. Raphan.us satirus^ Rave 603 

138. Rhab. Rhabarharum Rheum , Rhubarbe > G06 

* Rheum^ Voy. Rhaharbarum, 

139. Rhod. Rhododendron ehrysanthumf Rosage à fleurs blan- 

ches 608 

140. Rhof. Rhus toxicodendron , Arbre à poison,. Sumac yéué- 

neux « 612 

141. Rot. Ruta graveolens, Rue des jardins 621 

142. Sabad. Sabadilla, Sévadille 626 

143. Sabio. 5a6ina, Sabine < 630 

144. Samb. Sambucus nigra. Sureau ' 634 

145. SAny. Sanguinaria canadensis, Salicaire du Canada 636 



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Xir TABLB DES MATIÈRES. 

146. SaM« iSawapanHa^ Salsepareille 641 

147. Sec. Secale eornutum^ Seigle ergptë 645 

148. Selea. iSeleniunt; Sélénium. 648 

149. Seneip. Senega, Polygala Senega, Polygale de Virginie... 651 
160. Sep. SepiUf Sépia ; 655 

151. SU. 5t7tcea, Silice 665 

152. Splgr. Spigelia, Spigélie aothelmintique, Poudre aux vers. .. 674 

153. Spony. Spongia tosta. Éponge brûlée 678 

154. Squill. Squilla maritima, Scille maritime 685 

155. (itanu. Stannum, Étain J l.,*,, 682 

1 56. Staph . Staphysagria , Stapliysaigre, .;.... 689 

107. Stram. Stramonium, Datura Sn*amontttm, Pommé épi-» 

neuse • •.•• 695 

158. Stront. Strontiana, Stronliane 699 

159. Salf. 5tt//«ir, Soufre 701 

160. Sulf-ac. Sulfuris aeidum, Acide sulfnrique ,..^ 717 

161 . Vabae« Tahaeum , Nicotiana tnhacum , Tabac. 721 

162. Varax. Tarameum , Leontodon Tdraœacum, PiasienUt , 

Dent-de-lion * , T24 

163. Var4. Tartarus emêticus , ÂnHmoniuni tartaricum^ Tat' '. 

tarus stibiatus. Tartre éméti^iiie ou siibié ,,, 726 

J64. Veacr. Teucrium marum verufn, Germandrée maritime. . 73^1 

; 165. Ther. Theridwn eur(MsavicUmt TbéridioD 733 

1 66. iPhai. Thuia occidentalis, Thuia du Canéda ..........•>.. 734 

167. Valer. Valeriana officinalis , Valériane officinale, • fit 

168. Veratr. Feratrum a/tmm , Ellébore blanc 744 

169. Verb. Verhaseum thapsusy Bouillon-blanc .'.••• 751 

170. Viol. Viola odorata, Violette de Mars 754 

17 1 . Viol-tr. Viola trieolor, Pensée 765 

172. Zinc. Zincum, Zinc 757 

173. Mgm, Magnes artifieialis. Aimant artiûeiel, Barre aimantée. 762 

A. — Mffs. Magnetis Poli ambo ^ 763 

B. — M-arc. Magnetis Polus arcticus. • 765 

G. — M^ans. Magnetis Polus australis 768 



HOTA t . — Pour Vhittoire naturelle et la préparation pharmaeeuliqni det 
médicaments précédeats, voy. notre ouvrage intitulé : Iloavelle pharniaeepée 
honiœopathiqne^ ete., par le docteur G. H. 6. Jahr, etA. Gatklljln, phar- 
macien homœopathe. Paris, 185 S. 

liOTA 9. -> Les Pharmaeiens français les plus conous chez lesquels on pourra 
M procurer les médicaments homœopathiques sont : 

MM. Catbllait frères, à Paris, trois officines : 18, rue du Helder ; — 
41, rue de Lille ; — et 41, boulevard Saint-Martin, seules phar- 
macits exelueivement homœopathiques. 
M.Wbbkr, Paris, S, rueNeuve-des-Capueines. 
M, TsiGBOii, et M. BoRBLLi, à Marseille. 



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AVIS ET EXPLICATIONS DIVERSES, 

I. — ORDRE 

DANS LEQUEL ON POURRA ÉTUDIER LES VSDICAMENTS. 

A.) ORDRE DES MÉDICASENTS A ÉTUDIER. 

A.) PoLTCBRESTEs. — 1) AcoD. bell. bry. merc. n-vom. puis. — 2) Arn. 
ars. cham. lach. rhus. suif. — 3) Cale. chin. lyc. phos. sep. si). —4) 
Carb-v. dulc. hep. byos. ipec. veratr. (24) 24 

B.) Dcm-PoLTCBRESTES. — Ij Gaùs. cocc. fer. graph. igo. Ditr-ac. op. 
petr. staph. — 2) Aur. baryt. caox). caotb. coloc. eon. pbos-ac. spig. 
stram. — 3) Ant.>îG. coff. Kal. magn. magn-m. plat, stann. tart. — 4) 
•Dig. dros. îod. led. itatr. natr-m, n-moâ. thui.iinc. (36). - 60 

Ce) Médicaments qui également ont été souvent employés. — i) Alum. 
amm. borax, ^cupr. bell. kreos. mez. mur-ac^ spong. sulf-ac. t- 2) 
Amm-m. asa. carb-an. cin. eupbr. mosch. sabad. sabin. sass. squill. 

— Z) Agar. amb. anac. bism. caps. clem. colch. inagn. rhab. Taler. 

— 4) Agn. ang. asar.. bovia. guai. oleand. plumb. prun. rhod. rut. 
(40); ,......................;.. 100 

D.) Médicaments dont, jusqu^ici, on a fait un usaoe moins étendu ou 
moins fréquent,,-»- 1) Bac-m. calc-ph, oamph. end. croc. cyct. eu- 
phorb. grat. laur. nitr. samb. sec. seneg. tartfx. mgs. —^2) Arg. arg-n. 
' aur-m. crolàl. men.. meph. par. ran. raii-sc. stront. tabac. leuCT. verb. 
Tiol-od. ^ioKr. — 3) Berb. brom. bruc. calc-pb. chlor. cinii. cist. 
corail. daphn. fluor-ac. kal-bi. merc-c. n-jugl. sang, eelen. — 4) Ast. 
auT-s. benz» calad. cast. cest-eq. croton. kai-ch. kal-b. Lnçt. major, 
manc. murex, ther.mgs. (60) 160 

B.) ORDRE DES ÉTUDES A FAIRE. 

l*f Cours. — Distinction de ce qu'il y a de plus important. 

I. Distinction des cas cliniques les plus' importants, pour tous les mé^ 

dicaments des lettres A-D. 
-2. DisUncUon de ce qu'il y a déplus important dans les syhptomes gé- 

NÉRAux, y compris la peau, Le soiiiieil, les fièvreS' et le moral, pour 

A et B. 

3. Étude de ce qu'il y b, de plus important ^ans les symptômes des oa^ 
GANE8 PARTICULIERS, seulemcut pour A. 

4. Même étude pour B. 

5. Même étude que celle du n° 2, pour G et D. 

6. 7. Mêmes études que 3 et 4, d'abord pour G, puis pour D. 



II* Cours. ^ Études détaillées des polyphrestes a et b. 

î JOUS 

J tous 

A seulement. 

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8. Étude de jous les cas climques, pour A et B. 

9. Étude de tous les signes des symptômes «énëraux jusqu'au moral, pour 



XVI AVIg 

10-13. Études de tous les signes des 0iiGANB9TAikTiccLnBi8, sQceeisiyement 
pour chacune des quatre collections contenues dans A. 

14. Même étude que celle du no 9, pour B. 

16-17. Jfémes études que celles des n<» 10-13, pour les quatre collections 
de G. 

■Ille Coufti. — Études détaillée» deg autres médicamentc, c et d. 

19-29. Mêmes études que celles du H* cours, et dans le même ordre, 
pour G et D, et les collections que ces lettres contiennent. 
ÏSïâr* Pour la comparaison des médicaments analogues, Toir la listé 
de ces médicaments en tête de la pathogénésie de êhaque substance. 

II. — DISTftIBUT10.\ DES MATIÈRES 

DANS, {.'exposition DE LÀ PATPOGBNGSIE DES MÉDICAMENTS. 

A. Abréviation du nom du médicament. — Noms français. — Noms des 
auteurs qui ont publié les médicaônents. — Doses usitées. — Dui'ée 
d'affection. 

B. Antidotes M médicament, avec les. substances dont celui-ci est L'an- 
tidote. 

c. Médicaments analogues , avec indication de ceux qui peuvent. suivre 

ou précéder, 
CLINIQUE, contenant une énumératlon des affections contipe lesquelles 

le médicament a été employé ou recommandé. 
SYMPtOMES GÉNÉRAUX, contenant les sensations prédominantes, 

l'état des forces^ les phénomènes des systèmes nerveux, sanguin, lym- 
.phatigue, osseux, etc., les accès de malaise, de convulsion, etc., les 

circonsiances prédominantes sous lesquelles lés symptômes s'aggra- 
vent, s'améliorent, etc. 
Peau, av<.*c les lésions des organes extérieurs ^ ulcérations, abcès, etc. 
Sommeil, avec les rêves et les souffrances nocturnes, 
FiÈvBE, avec l'état du pouls, la transpiration, eic. 
Moral, avec les symptômes de Vintelligenee et de la mémoire. 
TÊTE, avec Vobnubilation, les vertiges et l'état du cuir chevelu, 
Yeox, avec les symptômes des paupières et de la vue. 
Oreilles, avec les symptômes de Vouïe et \eB parotides. 
Nez, avec les symptômes de Vodorat et le coryxa. 
Face, avec les phénomènes à la peau du front, aux Uvres, aux màchoi^ 

res et aux giandes sow-masnllaires. 
Dents, avec les gencives. 

Bouche, avec la langue, la parole, la salive, etc. 
Gorge, avec le voile du palais, la luette, les amygdales, etc. 
Appétit, avec les défauts du goût, la /asm, la soif, les répugnances ou les 

appétences extraordinaires, les souffrance» après le r^^ ou à la suite 

de certains aliments, etc. 
Estomac, avec les renvois, les nausées, les vomissements et les symptômes 

de Ih région précordiale. 
Ventre, avec les symptômes du foie, de la rate, des aines et des glandes 

inguinales; ainsi qu'avec les flatuosités. 
Selles, avec les souffrances de l'antM, du rectum et du périnée* 
Urimss, avec les affections des votes urinaires. 



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ET EXPLICATIONS DIVERSES. XVU 

Pabtibs vnuLBS^ ayec les fonctions sexuelles de Vhomme, 

Règles, ayec les sympiômesdes parties génitales de la femme, les ma- 
melles, etc., «insi qu'avec les symptômes qui se jprésentent chez les 
nourrissons. 

Larynx, avec les.symptftmes de la toux. 

Poitrine, avec les symptômes de la respiration et les souffrances du eo»ur, 

TiONC, contenant les symptômes du dos, des reins, du cùu, de la nuque^ 
des aisseiUs et de la peau du tronc. 

Bras, eontenant tous les symptômes des extrémités supérieures. 

Jambes, contenant tous les symptômes des extrémités inférieures. 

ni. - EXPUGATION 

DE QUELQUES BXPjîkESSIONS DONT LE SENS DANS LEQUEL NOUS LES AYONS 
BMPLQYÉES POUKRAIT âTRB DOUTEUX. 



Vorx, — Il nous a paru eotièrement superflu d6 donner l'eiplication detoutêsjet 
expressions médicalefl doot nous 'nous sommes servi, vu que les médecins les con- 
naissent, et que lès autres personnes qui voudraient se servir de ce manuel, peuvent 
let trouver daûs tous les dictionqaires, mais particulièrement dans le DletiOM' 
MAlre de niédé<efn«9 de ehtrurgle^ de phamnael e, des sciences àe- 
ecssoires et de l'Art vétérinaire, de P.-H. Nystkn ; dixième Jdition revue et considé- 
rablement augmentée, p^ E. LittbA, membre de l'Institut de^ France» et 6n, Robin, 
professeur agrégé àla Faculté d^ médecine de Paris ; ouvrage augmenté de la syno- 
nymie grecque, latine, anglaise, allemande, espagnole et italienne, suivie d'un vo- 
cabulaire de «es diverses langues, illustrée- de 500 figures Jntercalées dans le texte. 
Paris, 1855, un beau volume grand in-8 de 1500 pages à deux colonnes. — C'est un 
livre de première nécessité. 



Agalactie. —Manque ou suppression du lait ches- les nourrices. 

AiGREUHs. ^ Ëtat morbide, caractérisé par des renvois et des vomisse- 
ments aigres, goût acide de la bouche, etc., etc. 

AMAintosK. — Perte plus ou moins complète de la yue,«abs lésion orga- 
nique afforéciable. Quelques auteurs allemands distioguent VÀmaurose 
et ÏÀmbluonie amaurotique, en ce qu'ils n'emploient ce premier mot 
que poux designer la perte de ^ue qui dépend d'une paralysie complète 
. de la rétineou du nerf optique. Le premier degré de cette, affection 
reçoit alors le nom d'Àmblyopie. Mais, en France, le mot Amblyopie ne 
désignant souvent que simplement vue faible ou vue trouble, nous 
ayons préféré l'expression ô!Amblyopie amaurotique, pour désigner 
Tamaurose commençante. 

Ambltopie. — Voyez iimauroM. 

Anturotopbobie. -- Ëtat de celui qui craint et fuit les hommes. Le Mi" 
santhrope, au contraire, lés hitit. 

Apoplbxib« -^ On a; dans les derniers temps, voulu employer ce mot 

Ï^our désigner VEémcrrhagie cérébrale, mais c'est en forcer l'étymo- 
ogie au dernier point. Le mot Apoplexie vient du grec, et signiûe un 
état.connne si l'on était terrassé par un coup. C'est pourquoi nos an- 
cêtres et bien des médecins allemands entendent par apoplexie, aussi 
bien la suite d'une forte congestion cérébrale on d'un coup de sang, 
que la suite d'un épamhement de sang, ou seulement d'un épanchement 



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XVIII AVIS 

séreux, et ajoutent, pour distinguer les .différentes causes, les mots i 
Sanguine, sereuslBf etc. Même UlB médecins français' ne sont pas tous 
d'accord sur la définition du mot Apoplexie, car voici ce que nous li- 
sons : « Nous entendons par apoplexie, dit M. Gruveilhier (i), un état 
« morbide de Vencéphale, caractérisé par l'assoupissement, la diminu- 
« tion de la sensibilité des m^ouvements volontaires, et le pl^s ordinai^ 
« rement par la rareté et la lenteur des inspirations et là vitesse des 
€ expirations^ ainsi que par la largeur et la rareté du pouls.,. Don- 
« nant trop d'atientiun aux épanchements sanguins, que Ton trouve 
€ si souvent dans le crâne des apoplectiques» Rochoux voudrait quô 
c Ton réservât le nom &*apopUxiet pour designer Thémorrhagie céré- 
« brale, et qu'on ne s'en servit plus pour désigner les cas où l'on ne 
« trouve qu'un épanchement séreux, ou même rien de particulier ; si 
« ces opinions étaient fondées, ri vaudrait mieux bannir ce mot du vo- 
< caMaire médical et le remplacer par celui d*hémencéphale. Mais 
« c'est vraiment abuser de l'anatomle pathologique que d'établir les 
« différentes espèces de maladies, seulement d'après les traces qu'elles 
« laissent dans les cadavres, d'ériger ainsi en autant d'affections des 
« particularités anatomiques, effet d'un trouble vital unique. » Gela en 
réponse a ceux qui pourraient nous reprocher de n'avoir pas fait atten- 
tion à la pathologie française, lorsque nous disons que le sens dans le- 
quel nous avons emplo^é^ le mot Apoplexie est entièrement d'accord 
avec la définition donnée par l'auteur que nous venons de citer. 

Asphyxie». — Nous avons employé ce mot comme synonyme de mort 

. apparente, 

ButffHORRHÉE. -▼ Nous avoHs employé ce mot pour désigner tout écoule«- 
ment de matière muqueuse, sans distinction de l'organe qui en est 
le siège. 

Catarrhe. — Ce noot, employé par nous dans un sens absolu, signifie 
rhume de poitrine et de cerneau. 

Coliques.— Nous avons constamment employé ce mot comme synonyme 
de douleur intestinale en général, avec ou sans diarrhée. 

Déchirement, Dooleurs déchirantes. <— A l'exemple des traducteurs de 
la matière médicale, nous avons employé ce mot pour rendre le mol 
allemand : Reissen, expression excessivement vague, qui veut dire 
tantôt simplement d(mleur sans autre distinction, tantôt une douleur 
tivB, encore piusjiiguê que la douleur Iractioe, avec laquelle elle aie 
nlus de ressemblance. Kn général, c'est là une douleur plus particu- 
lière aux affections des muscles, des membranes séreuses et- du pé- 
rioste. La douleur appelée rhumatismale, telle que le mercure et sur- 
tout le sublimé . corrosif la produisent, en causant le rhumatisme 
mercwriel, esttout à fait celle que le mot Reissen désigne le plus sou- 
vent; et si le mo^ Rhumatismal n'avait pas en même temps ,un sens 
Ticieux, il n'y aurait pas eu de meilleur mot à substituer constamment 
au mot allemand. 

Dtsménie. — Nous avons employé ce mot pour désigner l'établissement 
laborieux des menstrues à Vépoque de la puberté; tandis que )e nom de 
DYâMÉNORRHÉE S été employé pour désigner l'écoulement menstruel or^ 
dinaire, quand il se fait avec difficulté, avec douleur, et le plus ordi- 
nairement trop peu abondamment. 

(1) Dictiwnnaxn demédieiru et d$ chirurgUpratiqutê. Paris, iSSO, t. III| p. ICI, 
article Apoplexie. — Compaîrez Hartmanu, TKérapeuiiqw komœopothiquedes mala» 
die» aiguiê et deâ maladies chroniquet. Paris, 1849, t. Il, p. 340 et suivantes. 



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ET EXPLICATIONS DIVERSES. XIX 

DrswiâNORRHifE. — Voyez Dysménie. 

Dyspepsie. ^ Ëlat morbide de .Pestomac^^caràctérisé par une digestion 
faible, lente, laborieuse et accompagnée de souffrances. 

Gastxite, — Ce n'est jamais dans le sens de Técole physiologique qne 
nous ayons employé ce mot. Cest la gastrite des anciens , que nous 
HTons youlu désigner par la . 

M16RAINB. — Bien que ce mot désigne littéralement mal de tête semi-la- 
téral, nous l'avons empio^^é' pour désigner des céplialalçies caraciéri- 
sées par dès douleurs partielles ^ venant par accès périodiques, et étant 
accompagnées, dans leur plus haut degrés de vomissements, besoin de.se 
coucher. 

Misanthropie. — Voyez Ànthrqpophobie. 

HoBBiLLES. — Maladie qu'ordinairement on désigne par le nom de roii- 

«eole, mais à tort, car ce sont deux maladies bien différentes. Voyez 
iaugeole. 

Mortification. — Nous avons employé ce mot pour désigner les.émô* 
lions morales qui résultent d'un amour-propre blessé, et qui se carac- 
térisent plutôt par une afûiction- profonde que par Temporlement et la 
colère. 

Nerveux (Faiblesse, Douleurs nerveuses], etc. — Le mot nerveux, joint 
aux tnots fatigue et faiblesse, désigne un état dé fatigue avec grande 
tusceptibitité du système nerveux. — Douleur nerveuse est synonyme 
ûenecralgie (Céphalalgie, Prosopalgie, Odontalgie, etc., nerveuses), 

pARALYTiQOB. — Ce mot, jolut à la dénomination de quelques douleurs, 
telles que déchirement, tiraillement, etc., paralytiques , veut dire que 
ces douleurs sont accompagnées d'une sensation de faiblesse paralyti- 
que dans les parties affectées. 

Pbtbisie. — Lorsque ce mot se trouve sans aucune épithète» c'est tou- 
jours ta phthisie puimonaite tuberculeuse que nous avons sous-enten<- 
due. Dans tous les autres cas, nous y avons joint des éplthèles, telles 
que phthisie laryngée, muqueuse, intestinale, etc. 

Pituites de l'estomac. — Nous avons employé ce mot pour rendre le 
mot allemand Wûrmerbeseigen, mot par lequel Hahnemann a désigné 
la déjection d'une certaine quantité a eau de V estomac, sans effort, de 
Tomissement, telle qu'elle accompagne quelquelôis l'étal morbide ap- 
pelé pyrosis ou fer chaud (voyez ce mot). 

Ftrosis, .venant du mot grec pur (le feu\ n'a été employé par nous, qiM 

Sour désigner la sensation désagréable d'un brûlement à Tépigastre et 
ans l'oesophage, qa'il y ait ou non déjection de sérosités. 

Rhns, Maux de reIns. ~ C'est par cette expression que nous avons rendu 
le mot allemand Kreuxcshmerzen, vu que, dans le langage familier, ce 
mot a tout à fait la même signification que le mot français Maux de 
reins, mal aux reins, etc. Pour désigner douleurs dans les reins mêmes, 
nous avons dit ou douleurs dans les reins, ou douleurs néphrétiques* 

SoiNAMBULisiiB. — Mot qul uc veut pas désigner l'état d'une personne 
magnétisée ou clairvoyante, mais seulcment.i'état de celui qui, pendant 
le sommeil, se lève et fait un «rand nombre d'actes qu'on ne fait or- 
dinairement qu'étant éveillé. 

Stomagacb. — Inflamfariation de l'intérieur de labouchet avec ulcération 

^ allant quelquefois jusqu'à la gangrène. 

Typhoïdes: Fièvres typhoïdes. — Nous avons compris sous ce nom toutes 
celles qu'ordinairement on dé>igne sous le nom de Fièvres maligneê, 
nerveuses^ ataxiques, adynamiques, putrides, etc. 

Digitized by VjOOQIC 



XX AVIS ET EXPLICATIONS DIVERSES. 

IV. — ËXPLIGAndN DES SIGNES 

CUPLOYÉS POUR DÉSIGNER LES^ DIFFERENTES ESPÈCES VE STMPTOIIES 

Les 8Ym|>i6mes qui n'ont aucun sigm sont des symptômes parement 
pathoginétique$, c'est-à-dire symplômes prodaits par rexpérimentation 
pure. 

C) Uatt^que désigne les symptômes patbogénlétiques qui ont été con« 
firmes par des guérisons. 

(•) Le xéro indique les symptômes ou les circonstances sons .la pré- 
aence deMinels le médicament a jigi favorablement, mais qqi jusqalcl 
n'ont pas encore été observés comme «ymptômes pathogénétiques. 

n L<c trait supérieur a pour objet d'annuler i'indication du signe pré' 
eéàenU C'est ainsi que là où ce trait ne. se trouve pas» le dernier signe 
d'une phrase en domine constamment tout le reste. Au contraire, tout 
ce qui vient après ce irait est entièrement équivalent aux symptômes 
qui n'«nt aucun signe» et appartient aux observations purement :pat/io- 
génétiques. 

Souvent on rencontrera dans une senlephrase tous les signes; comme, 
par exemple, dans la suivante : 

Prurit, 'élancements et pression dans les yeux "et aux paupières •sur^ 
tout la nuit, *ou le sotr, "^ainsi que le matin. 

Dans celte phrase, il y a d'abord : Prurit, élancements et pression qui 
ont été observés tous les trois comme symplômes pathogénétiques, mais 
dont les deux derniers, élancements et pression, ont été en même temps 
enlevés par le médicament dans un cas de guérlson, comme Vastéris^ 
que X*) 1 indique. Mais le trait f) supérieur devant et aux paupières dit 
en même temps que la guérison jusqu'ici n'a été observée que pour les 
yeux et non pour les pat^téréf, pour -lesquelles l'observation nW que 
.pathogénétique. Vient alors le zéro {^) avant surtout la nuit, qui dit que 
ces sensations, dans le cas guéri, ont eu lieu la nuit, mais qu'à cetû 
heure-là elles n'ont i^as encore été observées comme effets patnogénétl- 
ques. Mais le deuxième astérisque (*) devant le soir, dit qu'à cette dernière 
fyoque, ces symptômes ont eu lien aussi bien dans le cas de guérison 
qu'en qualité d'effets pathogénétiques, lie dernier f) indique enûn que 
rapparition de ces symptômes, le matin^ n'a encore été observée que 
comme effet pathogénétique. 

Les sypptômes imprimés en caractères italiques sont ordinairement 
ceux qui ont été observés ou enlevés pins fréquemment que les autres ; 
mais cette distinction n'a été faite que relativement aux symptômes du 
même organe; et souvent même seulement pour le genre des souffrances, 
de inanière qu'une douleur, par exemple, n'a été distinguée que par rap- 
port aux autres douUurs et non par rapport aux autres symptômes ail 
m^me organe^ et encore moins par rapport à tous les symptômes du mé- 
dicament. C'est ainsi que, par exemple, dans la phrase suivante : 
Pression, pmrit et élancements aux yeux et aux paupières, 
le passage imprimé en caractères italiques veut dire seulement qua lef 
élancements ont été observés pins fréquemment que le prurit et la pres- 
sion, et qu'ils ont eu lieu plus fréquemment aux yeux qu'aux paupières. 



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INTRODUCTION. 



I. — imv BT COMPOJilVlOll DIS €BV OVV»A«K. 

Dans les deux premières éditions de cet ouvrage, nous en avons 
ciairenient indiqué le but. 11 n'est nullement destiné à remplacer 
la matière médicale, ni à en rendre Tétude superflue ; mais^ au 
contraire, à «n facilitef l'usage et la connaissance par des résumés 
aussi complets et en même temps aussi concis que possible, et à 
donner towUes les indications pratiques que, jusqu'à ce jour, Tcx- 
périence clinique a fait connaitre comme importantes pour lechoiw 
dumédicamerU. À cet efiet, nous avons mis à contribution tout 
ce que les ouvrages de Hahnemann et ceux de ses disciples, tant en 
Europe qu'en Amérique, renferment en observations pures et cli- 
niques jusqu'aux temps les plus récents, et nous y avons ajouté 
le fruit de notre propre expérience et de nos expérimentations, 
ainsi que tout ce qui nous a été communiqué par des amis et des 
confrères dignes de notre confiance. Toutes ces observations, nous 
les avons étudiées et comparées entre elles, afin d'arriver ainsi à 
conclure sur ce qu'il y a d'essentiel dans le caractère des médica- 
ments. C'est ainsi que les tableaux que nous avons tracés dansée 
Manuel , loin de n'être qu'une compilation de faits isolés et j uxtaposés 
tant bien que mal, sont bien plutôt le résultat d'études sérieuses 
et raisonnées, et Texpression la plus exacte que nous ayons pu 
donner de ce qu'il importe surtout de connaître en matièK 
médicale. 

Comme c'est, avant tout, un résumé et un ouvrage d>ratique 
que nous avons voulu faire, nous n'avons pu citer, à' cifacune de 
nos indications, l'autorité qui nous déterminait à l'eAregîstrer. 

La nomenclature que nous avons employée pouV, Résigner les 
médicaments est celle qui est usitée dans nos pharmaçf pées. Nous 
l'avons préférée en songeant que la plupart des médecms homoeo- 
pathes y sont déjà accoutumés. Mais ^ la fm de cet ouwge, nous 

6« ÉDIT. — T. 1. V * 



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2 INTRODUCTION. 

avons donne une table des noms français, avec la concordance des 
noms latins, afin que ceux qui sont encore étrangers à notre ter- 
minologie pharmaceutique arrivent ainsi à la connaître. Les mé- 
dicaments sont constamment rangés par ordre [alphabétique, k 
Texception de Vaimant que nous avons placé à la fin^ et nous avons 
préféré mettre constamment les acides à la suite de leur base ; 
c'est pourquoi on trouvera ifwr. ac, Nitr. acy Phosph, ac^Sulf» 
ac,, au lieu de Acid. mur»,Acid. nitr.^ Acid, phosph, ^ etc. 



II. — •VB iiBS jiTnpvoncs conmw^knim dams 

€BV OVTBACIK. 

Les éléments sur lesquels reposent les résumés de Tactiou des 
médicaments sont surtout les effets pathogériétiques^ c'est-à-dire 
les efilets produits par Texpérience pure, et nous n'y avons ajouté 
les indications cliniques ou les symptômes guéris, que pour con- 
firmer ou pour compléter les premiers ^ En composant la pre- 
mière édition de notre ouvrage, nous étions parti d'un principe 
tout à fait opposé, en prenant pour base^ de préférence, les symp- 
tômes qui, dans un cas deguérison, avaient contribué à indiquer 
le médicament. Mais, considérant que ces symptômes sont quel- 
quefois beaucoup moins sûrs que les symptômes purement pa- 
Ihogénétiques, nous avions déjà, dans la deuxième édition, pré- 
féré nous baser sur la matière médicale pure. Le seul inconvénient 
qu'il y eût encore à ce mode de procéder était que ces deux es- 
pèces de symptômes s'y trouvaient mêlés sans nulle distinction. 
D'un autre côté, cet inconvénient n'avait, il est vrai, aucune grave 
conséquence; attendu que les symptômes positifs indiquent les 
circonstances dans lesquelles un médicament, suivant nos prin- 
cipes, (2oit agir favorablement; tandis que les symptômes gnéris 
nous apprennent celles dans lesquelles le médicament a agi fa- 
vorablement : ce qui, pour la pratique, reviendrait tout à fait 
%\i même, si^ par rapport à ces derniers, il était toujoui-s évident 
qu'ils eussent disparu sous l'action du médicament. 

C'est pourquoi nous nous sommes efforcés de distinguer autant 
que possible ces deux sortes de symptômes, en désiscnant par un 
zéro (0) ceux qui, sans avoir été observés connue symptômes pa- 
thogénétiqueSy ont cependant été guéris par un médicament, et, 

I Voy. Beauvais, Efets toxiques et pathogénétiques de plusieurs médicaments 
SUT ^économie animale dans l'étal de santé» Paris, 1845, in-S. 



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UITRODGGTIOM. S 

par un cistérisque (*), ceux qui ont été observés en même temps 
comme effets pathogénétiques et comme indications cliniques ^ en 
laissant sans aucun signe ceux qui jusquUci ont bien été observés 
comme effets pathogénétiquesy mais n'ont encore contribué à 
aucun cas de guérison qui nous soit connu. Ainsi, chacun pourra 
apprécier chaque symptôme à sa juste valeur, et se déterminer 
suivant la confiance qu'il accorde à chacune des classes que nous 
venons d'établir. Quant à nous, ce n'est jamais à un seul symptôme 
que nous nous en tenons : c'est par le carcbctère général du médi- 
cament» tel qu'il résulte de la pathogénésie entière, que nous nous 
laissons guider dans notre appréciation des symptômes particu- 
liers de toute espèce. C'est ce que nous faisons lorsqu'il s'agit de 
déterminer le choix d'un médicament; c'est encore ce que nous 
avons fait en traçant les tableaux de cet ouvrage ; et c'est ce que 
devra faire tout] médecin homœopathe qui voudra se mettre à 
l'abri des déception^. Car lors même que quelque trait isolé man- 
querait d'exactitude dans les symptoraatologies de la matière mé- 
dicale de notre école, la physionomie totale, telle qu'elle résulte 
de Vensemble des symptômes, n'en serait pas pour cela moins 
exacte que le meilleur portrait d'après nature; et quiconque sera 
arrivé par une étude approfondie à en saisir le caractère vraiment 
essentiel, sera en possession d'une science que la connaissance 
des traits isolés ne lui aurait jamais donnée. 

Pour mieux préciser la sphère d'action des médicaments, nou» 
avons donné un nombre plus considérable de symptômes que dans 
les éditions précédentes. Parla, il est vrai, le coup d-'œil en est 
devenu plus difficile ; mais par les observations cliniques qui se 
trouvent en tête, et les symptômes imprimés en caractères itali- 
ques, on aura toujours des points d'appui qu'il suffira de faire res- 
sortir davantage^à la vue, pour avoir un résumé infiniment plus 
concis, sans cependant pour cela être privé du reste. Il ne faudrait 
pas croire pourtant que les symptômes marqués en caractères 
italiques dussent fixer le choix du médicament à l'exclusion de 
tous les autres. Tout a une valeur sous ce rapport, mais rien n'en 
A d'une manière absolue. Tout ce qui est caractéristique, dans la 
pathogénésie d'un médicament, ne l'est que relativement aux 
médicaments qui n'ont pas ce symptôme; et le même symptôme 
qui, dans telle ou telle série de comparaisons, n'a aucune valeur 
distinctive, parce qu'il se trouve commun à tous, acquiert la plus 
haute importance dès qu'on compare le médicament avec un autre 
groupe. 

En général, nous avons distingué de cette manière les phéno- 
mènes qui paraissent prédominer sur les autres dans un même 
organe, ou les sensations qui semblent se retrouver le plus sou- 



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4 INTRODUCTION. 

vent dans les organes les plus différents, etc. Souvent aussi nons 
avons distingué, entre deux effets alternatifs^ celui qui paraît avoir 
lieu le plus fréquemment, quoique, dans presque tous Jes cas, 
l'un et l'autre de ces effets aient une importance égale. C'est ainsi 
que la diarrhée et la constipotion dans la Noix vomique, la soif et 
Vadypsie Âàns la Pulsatille^ la douleur brûlante et la sertëation du 
froid glacial dans VArseniCy sont les unes et les autres également 
caractéristiques pour le choix du médicament, lorsque le reste des 
symptômes convient à la maladie. C'est même un phénomèneplus 
constant qu'on ne se l'imagine ; tous les médicaments, principale- 
ment lespolychrestes, qui ont quelque symptôme bien prononcé, 
ont également le phénomène opposé en qualité de symptôme alterna- 
tif; et, en général, on a tort de considérer l'un comme primitifs 
l'autre comme secondaire ou consécutif : car, en réalité, l'un ou 
l'autre (selon les individus) peut se manifester le premier. Et ne 
voyons-nous pas le même fait dans un grand nombre de maladies 
sui generis ? Le typhus, par exemple, ne produit-il pas tantôt l'in- 
somnie la plus complète^ tantôt un coma profond, ou bien tantôt 
l'hébétude, et tantôt le délire, ou encore la constipation la plus 
opiniâtre ou la diarrhée la plus violente, suivant la constitution 
de V individu qui en est atteint ? La question des semblables et des 
contraires n'est pas dans le rapport de quelques symptômes isolés, 
mais bien dans l'ensemble des phénomènes et dans l'aspect gé- 
néral de la maladie et de la pathogénésie du médicament. Mais 
ce n'est pas ici le lieu de vider cette question pour laquelle nous 
voulons simplement prendre date, et que nous ne faisons qu'ef- 
fleurer en passant, pour répondre à ceux qui auraient voulu 
qu'entre tous les effets opposés ou contradictoires, nous eussions 
distingué celui qui est primitif de celui qui est consécutif. 



III. — eu» I^CS ATIfl CliIIVI^IJES 9IJI 0« TBOVTKMT 
KH VlitVE DK CHAUVE lUtiDICAllIBlIT. 

Dansles trois éditions précédentes, nousavionsencore mentionné 
parmi les symptômes quelques noms de maladies, dans lesquelles 
on avait employé ou recommandé un médicament. Notre intention, 
en cela, n'était nullement de le désigner comme spécifique contre 
ces maladies, auxquelles on a souvent donné des noms tout à fait 
impropres, mais seulement d'appeler l'attention du médecin, en 
l'invitant à examiner l'opportunité d'un médicament dans un cas 
dQnné. Cela étant» dussent mênie les noms avoir été mal appliqués, 



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INTRODUCTION. 5 

il 1)6 pourrait en résulter d'autre inconvénient que de faire perdre 
quelques minutes au médecin ; mais malheureusement il n'en a 
pas été ainsi. Des débutants malavisés, ont, en dépit de toutes les 
règles, administré ces médicaments suivant le nom seul des ma- 
ladies ; et naturellement ayant échoué dans leur traitement, ils 
s'en sont pris à notre ouvrage, semblables en cela à Tinsensé qui 
bat la pierre contre laquelle il se heurte en se promenant le nez 
au vent. 

Mais abusus nontollit usum» Pour ceux qui suivent nos principes 
et ne font usage d'aucun médicament sans en avoir consulté la pa- 
thogénésie, ces indications ont l'immense avantage de leur mon- 
trer^ parmi les deux cents médicaments de notre matière médi- 
cale^ un cercle fort restreint qui leur offrira presque toujours de 
bonnes raisons pour se déterminei*. C'est pourquoi nous n'avons 
pu nous empêcher de donner, dans cette édition aussi, un aperçu 
de ces faits cliniques; mais nous les avons placés cette fois sous le 
titre Clinique, en tête de lapathogénésie, et en rappelant constam- 
ment les limites excessivement restieintes de leur emploi. Nous 
les avons même quelquefois fait suivre d'un point d'interrogation, 
lorsque le médicament n'a pas encore été employé dans le cas où 
il est recommandé; tandis que nous avons distingué^ par des ca- 
ractères italiques, les affections contre lesquelles le médicament 
a été plus d'une fois employé. 

La nomenclature nosologique dont nous nous sommes servi 
est, en général, celle des anciens médecins^ chez lesquels un mot 
a souvent un sens plus étendu Du plus restreint que chez les mo- 
dernes. Nous aurions sans nul doute préféré celle des écoles mo- 
dernes, si les auteurs eux-mêmes étaient toujours d'accord sur la 
définition précise des termes. Mais pour faire éviter les erreurs au- 
tant que possible, nous avons donné au commencement de cet ou- 
vrage une table (voy. Table IV) des expressions dont le sens dans 
lequel nous les avons employées pourrait être douteux; et ordinai- 
rement c'est le sens le plus large que nous avons adopté^ parce que 
le médecin^ en consultant les synnptômes, trouvera le moyen do 
préciser ce qu'il y a de nécessairement vague dans l'expression gé- 
nérale. Rien de plus indifférent que le nom donné à une affection ; 
les vrais disciples de Hahnemann le savent bien : tout médicament 
guérira s'il est indiqué par les symptômes ; et le premier diagnos^ 
ticien du monde ne trouvera pas, dans cette science seule, le moyen 
de suppléer à leur examen. C'est donc aux Tableaux des Symptô- 
mes que nous renvoyons en dcfinilive tous ceux qui voudraient 
avoir des renseignements sûrs et précis sur les cas spéciaux dans 
lesquels ils pourraient avoir recours à tel ou tel médicament. 
Toutes les citations qui se trouvent^a l'article Clinique, bien qu'elles 



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6 INTRODUCTION. 

reposent sur des faits constatés, i?ont d'autre but que de conseiller 
au médecin homœopathe d'examiner tel ou tel médicament, pour 
voir si, en l'examinant en détail, il le trouverait peu^-etre indiqué. 
Envisager la chose sous un autre point de vue, considérer ces 
noms comme des indications infaillibles, et les prendre pour 
guides da,ns la détermination du choix, ce serait en faire l'abus le 
plus déplorable, abus contre lequel nous ne saurions jamais pro^ 
tester avec assez de force. 



IV. — SVB IiB0 DO0BS HOMOBOrATHI^lIBS UmËTÛEm. 

Outre la pathogénésie et le résumé des cas cliniques, on trou- 
vera en tête de chaque médicament, quelques mots sur les doses 
usitées et sur leur durée d'action. Pour les doses usitées, nous 
avons indiqué celles qui se trouvent chez nos auteurs, quoique, 
quant à nous, nous ne regardions ces chiffres que comme des ci- 
tations historiques, et nullement comme des règle^ absolues. La 
question de la dilution sera toujours secondaire par rapport à 
celle du médicament. Hahnemann employait, pendant quelque 
temps, de préférence la trentième, d'autres celles qui se trouvent 
dans les pharmacopées, d'autres passent d'une dilution à une 
autre, surtout en cas de répétition. Le docteur Mure * a voulu 
réservé l'emploi des premières (basses) atténuations aux maladies 
aiguës, et celui des dernières aux maladies chroniques. Nous- 
même, dans la préface de notre première édition (traduction de 
Paris, 1833), avions exprimé des idées semblables sur l'opportunité 
des difiérentes dilutions, et aujourd'hui même nous sommes en 
quelque sorte encore de cet avis, en ce sens que, s'il y avait une 
distinction à faire pour la pratique, nous penserions qu'en général 
Jes premières atténuations conviendraient mieux aux maladies 
dont la marche est rapide, et les dernières, à celles dont les pro- 
grès sont plus lents. Mais une autre question serait de savoir si, 
dans les pas qui semblent exiger des atténuations plus basses (tels 
que quelques formes primitives de syphilis, de gonorrhée, etc.), 
on n'obtiendrait pas tout ce qu'on pourrait désirer, en adminis- 
trant les dernières dilutions en doses réitérées, et surtout en solu- 
tion dans l'eau à prendre par cuillerées. Car quel que soit Tac- 
croissement d'énergie qu'éprouvent nos médicaments par le 
frottement et les secousses, il n'en est pas moins vrai qu'il y a en 

t Bibliothèque Komceopathiqui de Genève. 



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INTRODUCTION. 7 

même temps perte de force, de manière qu'un volume quelcon- 
que de la trentième sera toujours plus faible qu'un volume ëgal 
de la première. La chose est évidente lorsqu'on compare les effets 
que produiraient dix gouttes de teinture mère d'arsenic, à ceux 
qui résultent de dix gouttes de la trentième dilution. Mais aussi 
pour les substances dites inertes dans leur état naturel^ l'observa- 
tioB est la même en ce que, si Ton prenait un grain de lycopode ou 
de ehcÊrbomfWy mais suffisamment broyé pour être devenu actif» 
ce grain agirait plus qu'un volunoie égal de la trentième dilution 
de ces substances. Mais, d'autre part, ce qu'il y a d'acquis, c'est 
qne^ par ces dilutions, le corps des substances a été plus dilaté 
eneurûice : et de cette manière^ non-seulement il affecte une plus 
grande partie de nos organes, lorsqu'il est pris, mais encore il dé- 
veloppe tous ses atomes, qui resteraient inactifs dans l'état com- 
pacte, et, par suite, leur permet de déployer toute leur action. 
C'est ainsi, par exemple, que cent gouttes de la première dilution 
produisent, ensembk, un effet infiniment plus prononcé que ne 
saurait faire la seule goutte de teinture mère qui s'y trouve dis- 
soute ; et cependant, dans ces cent gouttes de la première dilution, 
il n'y a pas plus de matière médicamenteuse que dans la seule 
goutte de la teinture mère. C'est encore ainsi que, bien qu'une seule 
goutte de la trentième soit en elle-même plus faible qu'une goutte 
de la première^ un certain nombre de ces gouttes peut constituer 
une dose qui, par l'étendue de ses atomes actifs^ non-seulenient 
égale, mais encore surpasse la force des premières dilutions. Du 
reste, rien de plus difficile que de distinguer les hautes dilutions 
quanta leur force; la huit-millième agit encore tout aussi bien 
que la trentième; ceci est un fait; mais dire si elle a une action 
plus forte, nous ne le pouvons^ et personne ne le peut* 



Dans un autre ouvrage * nous avons traité plus à fond de la di- 
lution à employer, question qui cependant nous parait beaucoup 
moins importante pour la pratique, que celle de la multiplicité des 
doses, ou de la répétition par rapport à son opportunité. Car es- 
sayez, pendant un certain temps, de donner pour doses, à tous 
vos malades, 10, 12, 15 globules, et même une goutte entière des 

1 Nouvelle Pharmoeopée homaopathique ou Histoire naturelle et préparation 
des médicaments bomœopathiques et Posologie ou de Tadmiaistration des doses ; 
%• édition accompagnée de 155 figures intercalées daos le texte. Paris, 1855, in-ii. 



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8 INTRODCCTION. 

premières dilutions : er^voiis abstenant de répéter ces doses yi&quk 
ce qu'il survienne une nouvelle indication, vous ne remarquerez 
pas d*aggravation plus fâcheuse que si vous aviez administré 
quelques globules des dernières dilutions, et, en tout cas, la dif- 
férence ne sera nullement en proportion avec le volume relatif 
delà substance médicale ingérée. 

Changez au contraire votre expérimentation ; prenez un seul 
GLOBULE d'une dilution quelconque^ soit de la première, soit delà 
trentième, faites-le dissoudre dans iO, 12, 15 cuillerées d'eau^ et 
donnez à vos malades cette solution pa^ cuillerées : les aggrava- 
tions qui en résulteront dans certains cas, et surtout dans quelques 
affections chroniques, seront beaucoup plus fortes et bien;moias 
faciles à combattre que celles qui surviennent à la suite d'une 
goutte entière même delà première dilution, lorsque celle-ci n'est 
priBe qu'en une seule fois. C'est là du moins ce que nous avons 
cru remarquer plus de cent fois dans nos observations ; et Haune- 
MANN lui-même nous a confié que, suivant son opinion, il n'y avait 
pas de dose plus faible ni plus douce, que i , 2 globules pris à la 
fois, tandis que ces mêmes globules dissous dans unequantilé d'eau 
et pris par cuillerées, avaient bien plus d'action, sur l'organisme. 
Souvent, il est vrai, le malade peut prendre pendant une quin- 
zaine de jours, tous les soirs ou tous les matins, une cuillerée 
d'une solution semblable, sans qu'il en résulte aucun accident; 
mais souvent aussi, dès que la solution est finie, il survient une 
aggravation d'autant plus violente que l'état du malade aura été 
plus satisfaisant pendant le temps qu'il prenait son médicament, 
aggravation qui, dans bien des cas, ne cède à une nouvelle dose 
en solution que pour revenir ensuite avec une nouvelle intensité, 
agissant ainsi absplument comme des soulagements par des pal- 
liatifs. C'est poui^uoi, quelque salutaire et quelque préférable que 
soit, dans beaucoup de cas, ce mode d'administrer les médicaments 
à doses réitérées, il n'est cependant pas toujours applicable et de- 
mande, pour être employé avec succès, à être basé sur des prin- 
cipes et sur des règles fixes. Ces règles, nous le savons fort bien, 
ne pourront être établies avec certitude que par la comparaison 
d'un grand nombre d'observations les plus opposées; et si nous 
essayons ici d'exprimer notre opinion à ce sujet, ce n'est que dans 
le but d'offrir ainsi quelques idées de plus à examiner dans la so- 
lution de cette importante question. Nos idées sur ce point sont 
du reste les mêmes que celles que nous avons exprimées dans 
notre première édition, et que nous ne faisons ici que mieux 
préciser. 

Le principe dont il faut partir, suivant nous, et conformément 
aux bases de notre science, pour envisager la question sous son 



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INTRODUCTION. 9 

véritable aspect, c'est que ce n'est jamais par Vaction directe du 
médicament^ mais par la réaction de la nature que s'effectuent les 
guérisons véritableSj durables et radicales ; et de là il résulte, 
comoie première conséqiience géiaérale, que toute répétition de 
doses est au moins superflue^ sinon tout a fait déplacée, tant que 
cette réaction suit son cours. C'est ainsi que nous voyons dans un 
grand nombre de lésions de fonctions pas trop invétérées, s'établir, 
après une seule prise du médicament convenable, une améliora- 
tion qui, avec des interruptions sans importance, continue en gé- 
néral jusqu'à la cessation complète des souffrances. Administrer 
dès l'abord, dans ces cas, des doses réitérées, ou renouveler la 
première prise à chaque léger ralentissement momentané que su- 
birait cette amélioration, ce serait contrarier la nature dans son 
travail et retarder à coup sûr la guérison. Même dans quelques 
cas de lésions organiques récentes ou peu intenses, on obiendra 
souvent une guérison beaucoup plus prompte par l'administration 
d'une seule dose. Mais il en est bien autrement dans tous les cas 
de lésions organiques d'une forte intensité, et surtout de celles 
qui résultent de l'action énergique de quelque virus, de quel- 
que miasme, ou même de substances médicamenteuses. Dans ces 
cas, la maladie semble avoir une sorte de force vitale qui lui est 
propre, qui domine la force vitale de l'organisation et en empê- 
che ou en neutralise promptement la réaction, laquelle a besoin, 
pour se soutenir, d'être constamment provoquée de nouveau jus- 
qu'à ce qu'elle Pait emporté sur la maladie. C'est ici qu'on admi- 
nistrera avec le plus grand succès des doses réitérées, soit des 
premières dilutions, soit des dernières en solution, pourvu qu'on 
ne les continue que le temps nécessaire pour voir s'établir la 
réaction victorieuse du principe vital. Il en est de même de toutes 
les lésions organiques qui, par leur nature, entretiennent un 
foyer continuel d'irritation dans les parties affectées, telles que les 
inflammations avec suppuration, les ulcères, quelques espèces 
de désorganisations, etc. Dans tous ces cas, les doses réitérées peu- 
vent être de la plus grande utilité. 

Dans quelques cas de maladies chroniques caractérisées par 
une sorte d'inertie et un manque de réaction, on pourra quelque- 
fois avoir également recours aux doses réitérées de quelques glo- 
bules dissous dans l'eau ; mais ce sera pour une tout autre raison 
et en vue d'un but tout différent que dans les cas précédents. Car 
tandis qu'il s'agissait là de combattre la violence de la maladie 
qui l'emportait sur la réaction, il s'agit ici d'aggraver, pour ainsi 
dire, la maladie, afin de la tirer de son étal d'inertie et de pro- 
voquer ainsi la réaction de ta vitalité de l'organisme. Cependant 
ces essais ne sont pas toujours sans danger^ et il faut procéder 



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10 INTRODUCTION. 

avec beaucoup de précaution pour que Taggravation, venant à se 
déclarer, ne soit pas trop violente pour rendre insuffisante la 
réaction de la force vitale. C'est pourquoi on fera sagement d'ad- 
ministrer, dans des cas semblables, les doses réitérées aux inter- 
valles le plus courts possible, et de s'arrêter dès qu'on verra sur- 
venir les premiers signes d*une aggravation. 

Enfin il est encore un autre cas dans lequel on pourra répéter 
les doses ; c'est lorsqu'après un temps de mieux plus ou moins 
prolongé; la maladie commence à se relever, ci que les symptô- 
mes indiquent encore le même médicament plus que tout autre. 
Mais ces cas ne se présentent guère que lorsqu'on a donné une 
seule dose une fois pou/r toutes, ou bien plusieurs cuillerées jusqu'à 
aggravation, dont on a ensuite attendu les effets sans rien faire, 
et encore faut-il qu'on soit bien certain que l'aggravation ne ces- 
sera pas bientôt d'elle-même, avant d'avoir recours à la ré- 
pétition. 



TI. — 1»B IaJL l»IJIt£lS 1»B Ii'aCTIOH BEfi III^DICAllIKlVWi. 

/ 

Ce que nous venons de dire de l'époque où la répétition d'une 
seule dose pourrait sembler indiquée, s'applique également au 
choix d'un nouveau médicament. Car toute aggravation, après un 
temps de mieux, n'est pas toujours une aggravation naturelle de 
la maladie : souvent au contraire elle n'est due qu'à une nouvelle 
excitation provoquée par le médicament qui agit encore ; et, dans 
ce cas, il n'y a rien de mieux à faire que d'attendre, puisque or- 
dinairement elle cesse sous peu de jours pour faire place à un 
mieux beaucoup plus prononce. C'est ce que nous voyons arriver, 
fréquemment, surtout dans les màleLàies chroniques^ après Fadrai» 
nistration d'une seule dose, une fois pour toutes. Souvent les deux 
et trois premiers jours soat bons ; puis survient une légère aggra- 
vation qui disparaît et se renouvelle alternativement pendant 
quelque tenips ; en sorte que généralement dans la première 
quinzaine, et surtout dans la seconde huitaine, le nombre des 
jours mauvais dépasse celui des bons, jusqu'à ce qu'enfin, vers la 
quatrième semaine, la chose change : les jours bons l'emportent 
sur les mauvais ; un bien-être plus durable ne tarde pas à s'éta- 
blir, et continue souvent jusqu'à la septième et huitième semaine, 
époque vers laquelle les restes de la maladie, qui n'ont pas été 
complètement détruits, commencent à reparaître. Cependant il 
est des cas où cette aggravation même n'est qu'un dernier effort 
. de l'action du médicament, effort qui ne manque pas de cesser au 



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INTRODDGTION. 1 1 

bout de quelques jours^ laissant la maladie^ sinon entièrement 
guérie, du moins dans un état tel qu'on n'en saurait obtenir un 
meilleur par aucun autre mo^en. Administrer^ dans de pareils 
cas, un médicament nouveau, ayant qu'on soit sûr de ce qui va 
arriver, ce serait donc souvent gâter toute son affaire ; tandis 
qu^en sachant attendre et comprendre la marche de la réaction 
vitale, on obtiendra souvent plus en deux mois ayeame seule dose 
d'un seul médicament^ que ne pourraitfaire en deux ans celui qui^ 
par un changement continuel de ses médicaments ou par une 
multiplication inopportune de ses doses, voudrait accélérer la 
guérisoQ, Telle est Texpérienceque nous' avons faite bien des fois^ 
en suivant les préceptes que Hahnemamn a donnés à ce sujet dans 
son OrgcMùn et dans te premier volume de ses mdadies chroni- 
ques ;ei c'est là ce que nous recommandons sérieusement è Tat- 
tention de tout médecin homœopathe. Jamais dans aucune ma- 
ladie chronique il ne faudrait changer de médicament sans avoir 
observé, au moins pendant cinq ou six jours, Taggravation qui 
semble l'exiger, et même celles qui surviennent quelquefois après 
la cessation d'un médicament administré par cuillerées devraient 
être traitées de la même manière, c'est-à-dire en laissant agir le 
médicament aussi longtemps qu'il y a encore quelque bien à en 
espérer. 

Toutefois^ quelque indispensable quMl soit constamment de 
laisser un médicament salutaire épuiser toute son action, et de 
ne pas se laisser abuser par des aggravations momentanées, il ne 
faut pas non plus hésiter à intervenir lorsque les circonstances le 
demandent, soit que le médicament donné ne produise aucun 
effet, soit qu'il en produise de fâcheux. Le premier de ces cas se 
révélera au médecin attentif, lorsqu'il n'ohserverdLaucunsymptâme 
propre au médii^ament^ret qfle l'état de la maladie restera station- 
noire ou s'aggravera progressivemerU sans s'améliorer sous aucun 
rapport, ne présentant que des symptômes appartenant à une pé- 
riode avancée de la maladie. C'est alors que le médecin fera bien 
de répéter d'abord la dose du médicam£nt administré, jusqu'à ce 
que i:elle-ci produise un changement quelconque. S'il se pro- 
nonce un mieux^ fût-ce même le plus léger, on attendra en ob- 
servant les altemations de bien et de mal, comme nous l'avons 
indiqué plus haut ; si, au contraire, l'état est empiré après cette 
répétition, on observera si cette aggravation est salutaire ou si 
elle est due à un médicament mal choisi* de l'action prolongée du- 
quel on n'aurait à attendre que desrésultats fâcheux. Ce dernier cas 
sera facile à reconnaître, en ce que l'aggravation survenue, bien 
qu'elle soit mêlée de symptômes du médicament, n'est ni précé- 
dée, ni interrompue par aucun moment debien^tre, et qu'en même 



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12 INTRODUCTION. 

temps lamaladie originaire fait des progrès dans le sens de sessymp' 
t&mes généraux. Dans ce cas, le médecin devra se hâter de songer 
à remplacer ce médicament par un autre qui réponde mieux à 
l'ensemble des symptômes de la maladie et de ceux qui ont ap- 
paru sous riniluence du premier médicament. 

On peut poser en principe que, Vétat général, et surtout le mo^ 
rai du malade s'améliorant, le médecin devra attendre et laisser 
agir son médicament, quel que soit d'ailleurs Vétat des signes lo- 
caux ; tandis que lorsque le malade sera plus mal sous ce rapport, 
sans qu'aucun moment de bien annonce une fin fayorable, on de- 
vra changer le médicament. Le temps qu'on devra consacrera ob- 
server^ avant de se prononcer pour ou contre, est, dans les ma- 
ladies chroniques^ au moins de 5, 6, 8 jours, comme nous l'avons 
dit plus haut^ et, dans les maladies aiguës, de 24, 42, 6 heures, 
jusqu'à 30, 15 minutes^ suivantle degré de violence et le plus ou 
moins de rapidité de la marche de la maladie. C'est en exami- 
nant ainsi l'état du malade^ que souvent on verra l'action salu- 
taire d'une seule dose se prolonger jusqu'à 6, 42, 24, 48, 96 heures 
dans les maladies aiguës, et jusqu'à 7 ou 8 semaines dans les ma- 
ladies chroniques. C'est là ce que nous avons voulu faire connaître 
en indiquant la durée d'action de cha|[ue médicameut. 



^ Y II. - DKS ]II]£DICA]!KfiliT« AMALOttilKS. 

Un médicament salutaire ayant épuisé son action, il laissera 
souvent la maladie dans un état qui se distinguera moins par le 
genre des symptômes que par la diminu^n de leur intensité, en 
sorte que Ton pourrait croire devoir répéter le même médicament. 
Cependant en examinant plus attentivement le malade, on remar- 
quera constamment quelques nuances, fût-ce même les plus lé- 
gères ; et c'est dans ce cai que sera indiqué souvent un médica* 
ment qui, dans sa pathogénésie, a beaucoup de rapport avec le 
premier. C'est ainsi que Haunemann aindiqijé Cakarea ou Nitri 
oaduw comme convenable après Sulfur; Lycopodium après Cc^ 
carea, etc. Le docteur Héring a encore augmenté ces indications 
que nous avons eu soin d'ajouter aux tableaux des médicaments, 
afin de faciliter aux médecins les recherches de toute nature. Et, 
pour les mettre à même d'utiliser d'autres affinités que celles que 
Hahnemann et Héring ont indiqué «, nous avons donné entête de 
chaque médicament, sous la rubrique : Comparer avec^ une liste 
de ceux qui paraissent avoir le plus d'analogie, et qui, au besoin, 



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INTRODUCTION. 18 

peuvent non-seulement être admitiistrés après^ mais encore servir 
d'antidote à ce raédicameqt. Cette liste diffère souvent de celle 
donnée per Bœnninghausen, parce que dans les faits de pure ap« 
préciation, nous ne connaissons point d'autre autorité que la 
nôtre. 

Du reste^ le principal avantage que pourrait tirer le médecin 
de ces indications^ serait de faire des études comparées de ces 
médicaments analogues, pour mieux établir leurs points de dis- 
semblance, et se mettre ainsi à l'abri d'une foule de déceptions qui 
De manqueraient pas d'arriver, si on les confondait, et qu'on ad- 
ministrât Fun pour l'autre, comme par exemple^ Lachesis au lieu 
de Mercure, Veratrum ou China au lieu d'ArseniCy et«. Un abus 
déplorable de ces indications serait, au contraire, de les prendre 
pour guide absolu dans le choix, et de donner des séries de médi- 
caments analogues, sans autre raison que cette analogie, ou même 
défaire précéder encore le médicament indiqué, parun autre qui 
ne le serait pas, seulement parce qu'il serait réputé plus efficace 
après l'usage de celui-ci- ta foi fondamentale, pour l'emploi de» 
médicaments, est toujours lu similitude des symptômes et la né- 
cessité de laisser tout médicament épuiser son action. Ce n'est qu'a- 
près sa cessation que Ton pourra songer à un médicament ana- 
logue, et encore faut-il que, par la comparaison des symptômes, 
on se soit bien convaincu de son opportunité avant de l'employer. 

Dans l'article des àntidoies^ nous avons indiqué aussi les mé- 
dicaments, dont celui en question est lui-même l'antidote, per- 
suadé que nous sommes^ que, dans bien des cas, les rapports an- 
tidotaires de deux médicaments sont réciproques, et que par les 
uns, on pourrait souvent subvenir aux autres. Du reste, il en est 
du choix des antidotes comme de celui des médicaments à suivre 
dans leur série, ou du choix des médicaments en général. Le 
meilleur antidote sera toujours celui qui répondra le mieux aux 
symptômes ; et, en général, on fera beaucoup mieux de ne pas 
perdre le temps à la recherche d'ua antidote, mais de faire de 
suite usage du médicament qui répond le mieux possible à Ten- 
semble de tous les symptômes que présente le malade. Si ce md* 
dicament se trouve faire partie à la fois et des antidotes et des 
afûnités du premier, tant mieux ; mais si aucun de ceux-ci ne 
convient, il ne faut pas hésiter à s'adresser à un autre qui con- 
tienne mieux. 



6» BDIT. — T. I. 2 

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1 4 INTRODUGTKW. 



VIII. — eiJB IiB COWTimiI ÎDB CET OIJiritACfrB 
BM «lÊNiSiftAIi. 

Dans la traduction de notre ancien manuel par MM. Mouztn et 
Noirot, il se prouvait divers articles qui n'étaient pas de nous, mais 
que ces messieurs avaient cru convenable d'y ajouter. Au sujet de 
plusieurs de ces articles, tels que la. Répémon des doses^ etc., 
nous venons de donner nos propres opinions; et quant au Régime 
homœopathiquey etc., c'est dans notre petit traité intitulé : Notions 

ÉLÉMENTAIRES SUR l'hOMC^OPATHIE ET LA MANIÈRE DE LÀ PRATIQUER 

(3* édition, 1853), oue le lecteur les trouvera, quoique nous 
soyons persuadé qu\vant tout il faut connaître et méditer les 
œuvres de Hahnemann ^^ "afin de pouvoir se servir avec aviûatage 
de ce manuelw 

Les traducteurs de ce manuel avaient encore ajouté à chaque 
«médicament quelques notions sur la manière de le préparer. Nous 
tenons ces indications pour cotnplétement inutiles, parce que 
ceux qui ne craiddront pas les frais qu'exigera la préparation de 
ce médicament préféreront^ sans nul doute, se procurer une 
pharmacopée complète. 

Les expressions françaises que nous avons employées, pour 
rendre le sens des mots allemands, demandent la plus grande in- 
dulgence de la part dû public, indulgence que personne ne nous 
refusera^ si Ton considère les difficultés immenses, inséparâ;bles 
de pareilles traductions. Souvent nous avons Consulté des Français 
bien v^sés dans leur langue, et lis nous ont rendu d'immenses 
services ; mais souvent aussi nous avons dû avoir recours à des 
expressions peu usitées, afin de rester fidèles aux expressions ori- 
ginales, qui, même en allemand, né sotat souvent que des expres- 
sions populaires qui n'ont pas d'équit&lent dans le langage scien- 
tifique. Dans la partie intitulée : Clinique, nous avons employé 
constamment les termes seierUifiques ; mais dans le texte courant 
des symptômes, nous avons évité autant que possible toute expres- 
sion pathologique, réservant ces noms pour la dénomination des 
maladies qui se trouvent consignées en tête. Du reste, dans l'ex- 

t Exposition de la Doctrine médicale homœopathiquey ou Organon de Fart dé 
guérir^ traduit de l'allemand, par le docteur A.-J.-L. Jourdan ; 4« édition augmen- 
tée de Commeataires, par le docteur Léon Simon. Paris, 1855, in-S». — Doctrine 
et traitement homœop ha tiques des maladies chroniques ; t* édition augmentée, 
traduit par A.-J.-L. Jourdan, Paris, 1846, S vol. in-8o. — Traité de matière médi'- 
cale pure, traduit par A.-i.-I* Jourdan, Paris. 1834, 3 vol. in-8<>. — Étudu de 
médeciM homœopathique, Paris, 1850, in-8o. 



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INTROpUCnOII. 15 

plicatioii des fermes scientifiques (Table IV), on trouvera aussi 
œile de quelques mots extraordinaires, ou peu usités, dont nous 
avons fait usage pour désigner des symfitômes. 

Vordre dans lequel les symptômes se suivent est celui que nous 
avons adopté dans la composition de notre précédente édition, et 
selon lequel ce ne sont plus les signes de la tête qui sont les pre- 
miers, mais les symptômes généraux suivis de ceux de la peau, du 
sommeil^ de la fièvre et du moral, et après lesquels les autres se 
suivent dans Tordre accoutumé. Cet ordre est, en général^ le même 
pour tous les médicaments ; seulement nous avons quelquefois 
réuni, «ous une même rubrique, deux ou trois articles contenant 
peu de symptômes; mais alors, nous Tavons indiqué par les titres. 
Du reste, nous avons encore donné (Table 111) un aperçu de Tordre 
que nous avons suivi, avec Tindication de ce que contient chaque 
article. Les titres ont ét^ choisis le plus courts possible, afin qu'ils 
a*occupent pas trop d*espace, et que^ surtout, ils ne soient pas 
quelquefois plus longs que Tarticle lui-même. 

Quant au format de cet ouvrage, nous aurions désiré le rendre 
eecore plus .portatif; mais cette nouvelle* édition étant trois fois 
plus volumineuse que la première, le livre eût été informe et sans 
nulk proportion. 



I3L. — suit MtJL MAlVlBItlI DE SB MSBTl» DB 
€B nAMIJBfli. 

(Test dans la préface du répertoire, que nous avons donné une 
instruction sur Yusagepratiqw de ce manuel ; mais ici nous avons 
également quelques motè à dire sur la manière dont on pourra 
s*en servir pour Tétude des médicaments. On devra commencer 
par jeter un coup d'œil sur les cas cliniques sur lesquels on a re- 
commandé ou employé un médicament, en ne prenant d'abord en 
considération que les cas qui se distinguent par des caractères 
italiqttes^ et en qomparant chacun de ces cas avec les symptômes 
de la pathogénésie qui s'y rapportent et qui pourraient indiquer 
le médicament dans un cas donné. Cette étude une fois faite pour 
les cas qui se distinguent, on fera de même pour le reste,etTon 
terminera en cherchant enc(M*e d'autres cas que nous n'avons pas 
citÀ, mais qui ressortent de l'ensemble des symptômes. De cette 
manière, on se familiarisera peu à peu avec Je médicament, et 
on commencera à en avoir une connaissance générale assez com- 
plète. Pour arriveir à cette connaissance, il serait sans doute fort 
utile de faire soi-même un extrait de ce manuel ; mais si Ton est 



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16 INTRODUCTION. 

occapé par la pratique, on pourra abréger ce travail et se conten- 
ter de souligner en rouge tous les cas cliniques, ainsi que les 
symptômes que nous avons distingués par des caractères italû 
ques.Siûu d'avoir tout de suite quelques points de mire, et un 
cadre que Ton remplirait au fur et à mesure que Ton avancerait 
dans cette étude, en ayant, soin de souligner constamment en 
rouge les mêmes symptômes que nous n'avons pas distingués. 

Agissant ainsi pour tousles médicaments, et comparant entre elles 
les substances les plus analogues, le eommençant, effrayé d'abord 
par la masse des symptômes, trouvera bientôt quMl n'en a pas 
assez, et devra avoir recours à la matière médicale même, pour y 
continuer ses études et se procurer de plus amples détails sur les 
symptômes qui distinjguent en dernière analyse. 

Nous avons publié ^ des renseignements sur la meilleure ma- 
nière d'étudier la matière médicale ; nous y renvoyons les lecteurs 
que ce sujet intéressera, et ils y verront que la connaissance com- 
plète de la matière médicale n'est pas aussi difficile à acquérir 
<lu'on le pense en général, et que tout dépend delà manière dont 
on s'y prend. En procédant d'une manière méthodique, et en allant 
progressivement du général au particulier, on finit par s'approprier 
les connaissances les plus compliquées. On peut même suivre une 
marche progressive, en ne s'occupant d'abord que des médica- 
ments les plus usités, et en y ajoutant peu à peu la connaissance 
des autres. Que Thomœopathe n'exclue aucun médicament lors- 
qu'il s'agit de faire un choix pour un cas maladif^ mais qu'il les 
prenne tous également en considération, nous ne pouvons que 
l'en louer ; et, pour la pratique, il est indispensable d'agir ainsi. 
Mais dès qu'il s'agit d'une étude à faire, nul ne saurait exiger qu'on 
étudiât tous les médicaments à la fois, et mieux vaut encore n'en 
étudier qu'un, que de n'en pas étudier du tout. 

C'est afin de faciliter aux médecins le choix des médicaments à 
étudier que dans la Table I, nous avons indiqué ceux qui sont les 
plus usités, et qu'après cette table nous en avons donné encore une 
autre (Table 11) qui contient une classification des médicaments 
selon leur importance. Ces classes sont au nombre de cinq, dont 
chacune est divisée en quatre parties, excepté la dernière qui ne se 
compose que de médicaments encore presque totalement in- 
connus. À la fin de cette table, on trouvera enfin un plan d'étude 
que nous avons distribué de manière qu'en le suivant, en même 
temps qu'on approfondira l'étude des médicaments, on étendra 
ses connaissances à un plus grand nombre. Nous l'avons divisé en 

1 Journal de ia Doctrine hahnemannienne , Paris, 1840, t. I«r, pages 161, SIS ; 
t. II, pages 1, 161. 



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INTRODUCTION. 17 

(rois parties : la première de sept études, pour tout ce qu'il y a de 
plus important, et les deux autres, chacune de onze, pour lesdé« 
tails. En consacrant une semaine à chacune de ces études, on 
pourra parvenir en huit mois à posséder le contenu de notre ma- 
nuel, lors même qu'on y joindrait la comparaison des médicaments 
oMlogues, travail qui, en tout cas, se fera avec beaucoup plus de 
fruit concurremment avec l'autre. 

Que le commençant en homœopathie se mette donc à ce tra- 
vail, qui est presque indispensable pour parvenir à un certain 
degré de sécurité dans la pratique. Voir tous les médecins ho- 
QUBopatbes donner à Tétude de notre science Timportance qu'elle 
mérite, ce serait sans contredit la plus belle récompense que nous 
puissions désirer de toutes les veilles et de toutes les peines que 
le nouveau remaniement de notre ouvrage n'a pas manqué d'exiger 
de nous. 



Paris, le 15 mai 1840. 



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AVIS. 



On troQvera à la tête de chaque substance, aprds le nom de Tautear 
qui a publié et étudié le médicament, les abréviations suivantes : 

BùU nat. et prép, Pbarmac. homœop., p, 153. 

Ceci veut dire : 

« Pour ce qui concerne Vhistoire naturelle et la ftéparation de la 
substance. Voy, notre ouvrage ayant pour titre : 

Nouvelle Pharmacopée homoœpathique, ou histoire naturelle et pré- 
paration des médicaments, et Posologie ou de l'administration des 
doses ;' ^e édition, accompagnée de 135 figures intercalées dans le texte. 
Paris, 1853. 



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MANUEL 



DE 



MATIÈRE MÉDICALE HOMŒOPATfllQUE, 



I. - AGONITUM NAPELLU8. 



ACON. — Aconit napel.— HiBiriHAKic. — Hial.naf.êt prép, Pfaarmac. bomœop., 
p. 15S. — Doiti uMtUei: S, 24, 50. — Durée d'action : 8, 16, 24, 48 hcares, sui- 
vant les ctrconstaoees. 

AimikOTBs: Aeet. Tioum. para? — On t'emploie comme antidote de: Cham. coff. 
B-Tom. petroL suif. sep. veratr. 

CoMriiJta AVBG : Agar. anac. ant-crud. am, are, asar. belL hry. eann, cantk. caus. 
eham, coff, colch. croc, dros. dule, graph. hep. fayos. ipec. merc. nitr. ac. 
%-vom, op. pho$. put. puis. rut. sabin. êep. tpig. tpong. stram. tul/. veratr, 
— C'est surtout après am. et evl/, que l'aconit se trouve quelquefois indiqué 
comme remède intermédiarre. — Après l'acooil, soit qu*on l'ait donné dès l'abord 
ou dans le courant du traitement, on trouvera souvent convenable : Am, ars, belU 
bry. eann, ipee. epong, eulf.^ etc. 



CLINIQUE. — Etant indiqué par XeMemhlt des sympt&mes^, 
ce médicament pourra quelquefois être utile dans l'un ou Taulre 
cas des affections suivantes ' : — Inflammations locales aiguës ; 
Inflammations rhumatismales^ et arthritiques avec gonflement; 

1 Vota. En faisant ci-dessus une énumération des affections dans lesquelles on a 
employé on recommandé ce médicament, nous ne touIods ni justifier lee nome palho~ 
hçiquee dont les auteurs se sont servis, ni répoodre d'aucune manière de l'efficacité 
fbsolue da médicament dans ce cas. Tout ce que nous voulons dire, c'est que. dans 
une affection pareille, le médecin pourrait s'adresser à ce médicament, iu>n pour Tem- 
pUiyer comme Èpéeijlque^ mais seulement pour e*aeeurer, pat la eemparaieon dee 
eympt&mue, e'il y a réellement indication eufjleante ou non peur y avoir recoure. 
Agir aotrenent, ce serait non-aeulement le meilleur moyen de ne jamais obtenir aucune 
gnérison, maie ce eerait aueei faire Vabue le plue déplorable de noe citations, aboi 

COBTBB LBQUBL KOUS rBOTBSTONS ICI Ulf B POIS rOOB TODTBS, BT POUB TOUS LBS HAdI- 
I OU ROUt AT Oia SORICB UKI éllUBÉBÂTION PAaiII.LB. 



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2 AGONITCM. 

affections principalement des personnes pléthoriques, d'un carac' 
tère vif, constitution bilieuse et nerveuse, yeux et cheveux bruns 
ou noirs, teint fortement coloré, eic^ ^Congestions sfinguines ac- 
tives, névralgies el accès de spasmes, principalement chez les 
jeunes gens (et surtout chez les jeunes filles) d'un tempérament 
sanguin,ei menant une vie sédentaire; suites fâcheuses d'un re- 
froidissement dans un froid sec (vent d'est) ou par un courant 
d'air; affections par suite d'une frayeur ou d'une colère; Accès 
de convulsions; Tétanos?; Trismus?; i4ccès d'évanouissement; 
Accèi de catalepsie?; Brûlures; Eruptions miliaires; Miliaire 
pourprée ; Roséole ; Rougeole ; Période éruplive de la petite vérole; 
Inflammations érysipélateuses ; Eruptions urticaires; Fièvres tn- 
flammatoires, même avec symptômes bilieux ou nerveux; Fièvre 
catarrhale avec un caractère inflammatoire; Somnambulisme?; 
Somnolence comateuse?; Aliénations mentales avec idées fixes 
d'une mort prochaine ; Congestions cérébrales avec vertiges ; Apo- 
plexie sanguine ; Céphalalgies congestives, caiarrhales, nerveu- 
ses, etc. ; Migraine ; Encéphalite ; Hydrocéphale aiguë ; Opkthalmies 
aiguës, même celles par Tintroduction de corps étrangers; Proso^ 
palgies et odontalgies congestives ou nerveuses; Angines aiguës 
phlegmoneuses ou catarrbalcs; Angine scarlatine; Dentition dif- 
ficile avec fièvre ; Souffrances bilieuses ; Vomissement des femmes 
enceintes ou hystériques ; Vomissements de vers ; Hématémèse ; 
Ictère; Hépatite; Entérite; Péritonite; Orchite,h la suite d'une go- 
norrhée ; Mélrorrhagies et règles trop "copieuses par suite de plé- 
thore ; Péritonite puerpérale; Métrite ; Flueurs blanches; Hernies 
incarcérées; Catarrhe ordinaire et grippe dans la période inflam- 
matoire ; Croup, première période ; Coqueluche, première période ; 
Accès d'asthme congestif; Asthme de Millar ; Laryngite et bron- 
chite aiguës ; Pleurésie ; Pneumonie ; Hémoptysie ; Affections de 
cœur ; Palpitations, etc. 



SYMPTOmES GÉNÉRAUX. — ^Douleurs lancinantes %\i rhu- 
matismales qui se renouvellent par le vin ou autres causes 
échauffantes. — '^Souffrances qui, prindpalemeM la nuit, pa^ 
raissent insupportables, et qui, pour la plupart, disparaissent 
dans la position assise. — *Accès de douleurs avec soif et rou~ 
geur des joues, — '^Sensibilité douloureuse du corps et surtout 
des parties malades, à tout mouvement el au moindre contact. 
— ^Douleur de meurtrissure et sensation de lourdeur dans tous 
les membres. — Tiraillement avec faiblesse paralytique aux 
bras et aux jambes. — Manque de force et de solidité, douleur^ 



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AGONtrUM. 2 1 

et craquement dans les articulations, principalement des jambes. 

— Chute rapide et générale des forces. — * Accès d'évanouisse^ 
ment, principalement en se redressant de la position couchée, 
®el quelquefois avec congestion de sang à la tète, ^bourdonne- 
ment des oreilles, ^pâleur mortelle du visage et frissonnements. 
— > * Malaise çomïïie par suite d'une transpiration supprimée ou 
par suite d'un refroidissement, avec mal à la tête, bourdonne- 
ment des oreilles, coliques et rhume de cerveau. — Sensation 
de froid et de stagnation du sang dans tous les vaisseaux. — 
Secousses dans les membres. — Accès caUileptique avec cris, 
grincement de dents et hoquet. — Gonflement et couleur noi« 
ré^re de tout le corps. 

Feaa. — Formication à la peau, avec prurit et desquammation, 
principalement aux parties malades. ^*Peau sèche et brûlante. 
— ^Gonflement et chaleur brûlante des parties blessées.— *CoU' 
leur jaunâtre de la peau. — Elancements avec sensation d^exco- 
riation par-ci par«là. — Taches semblables aux piqûres de 
puces, aux mains, à la figure, etc. — ^Petits boutons rouges et 
larges avec prurit brûlant, — ^Hiiliaire pourprée, — ^Rougeole. 

•onmiell. — Grande envie de dormir^ parfois en se prome- 
nant, et principalement après le dîner. — Somnolence avec 
rêvasserie anxieuse et respiration rapide. — '^Rêvasseries et 
idées confuses, ayant les yeux fermés sans dormir. — ^Insomnie 
par anxiété, avec agitation et jactation continuelles, — '^Sur- 
sauts pendant le sommeil. — Rêves anxieux avec cauchemar. 

— Rêves avec une sorte de clairvoyance. — Sommeil léger. 

— impossibilité d'être couché sur le côté. — £n dormant, on 
est couché sur le dos, la main sous la tête, ou dans la position 
assise, la lète penchée en avant. 

PIÀirre. — * Chaleur sèche, ardente, avec soif eœtrême précédée 
quelquefois (principalement au début de la maladie) de frissons 
avec tremblement, — - ^Chaleur principalement à la tête et au 
visage, avec rougeur des joues, horripilation par tout le corps, 
mal de tête pressif, humeur pleureuse, plaintive et contrariante; 
'^ou sensation de chaleur par tout le corps, avec rougeur des 
joues, mal à la tête en tournant les yeux et gaieté folâtre. — 
* Frissons pour peu que Von se découvre pendant la chaleur. — 
Froid par tout le corps avec chaleur interne, front chaud et 
lobes d'oreilles chauds ; ou *avec rougeur des joues et douleurs 
dans les membres; ou avec roideur de tout le corps, chaleur et 
rougeur d'une joue et froid et pâleur de l'autre, yeux ouverts et 
fixes, pupilles contractées et se dilatant difficilement. — Froid 
et frissons aux doigts,^ suivis de crampes aux mollets et aux 
plantes des pieds. — Chaleur du visage avec tristesse, exaspé- 



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tt AGOMrTOM. 

ration et envîe de Tomir, précédée de (Mû et de fk*is80ii8 aux 
pieds et aux maîns. — Chaleur génèrcâe avec facepdle. — r ^Hor- 
ripilations fréquentes ayec chaleur ardente et sèche de )a peau. 

— Sueur continuelle, surtout des parties couvertes. — Sueur 
acide. — ^Pouls dur, fréquent et accélérée 

If oral. — *Grande agitation et jactation Kyec angoisse, exaspé- 
ration inconsolable, cris, pleurs, gémissements, plaintes et repro- 
ches. — *Appréhensions et crainte d'une mort prochaine. — 
Pressentiments comme en étal de clairvoyance. — Anthropo- 
phobie et misanthropie. — *Grande disposition à se fâcher, à 
s^effrayer et à se quereller. ^ Le moindre bruit, même la mu- 
sique, pai::aU insupportable. — Humeur changeante : on est 
tantôt triste, accablé, contrariant et désespéré; tantôt gai, 
exeité, plein d'espoir et disposé à chanter et à danser. -^ "^Accès 
aUernalifs de rires et de pleurs. — inquiétude sur sa maladie 
et désespoir de la guérrson. — Peur de spectres; — *Disposi- 
tioDS à s'enfuir de son, lit. — Esprit comme paralysé, avec im- 
possibilité de réfléchir, et sensation comme si toutes les fonctions 
intellecluelles s'accomplissaient dans la région précordiale. — 
Accès de manie et de fDiie. — Instabilité des idées. — *J)élires 
principalement la nuit, — Faiblesse de mémoire. 

TAte. — Tète entreprise au front comme si le cerveau était 
bouché, principalement à la chaleur delà chambre. — Vertiges, 
surtout en se redressant, ou bien en se relevant de son siège, en 
se baissant, en remuan t la tête, et souvent *avec sensation d'i- 
vresse ou tournoiement à la tète, perte de connaissance, obscur- 
cissement des yeux, nausées et sensation de faiblesse au creux 
de l'estomacr — "^Sensation comme si le cerveau ballottait dans 
le crâne, augmentée par le moindre mouvement, et même en 
parlant et en buvant. — *Mal à la tète avec envie de vomir et 
vomissement. — Tète comme brisée avec sensation de brisure 
dans les membres. — * Douleur stupéfiante à la tête avec sensa- 
tion de compression et de eonstriction crampoîdes^ principale- 
ment au front et à la racine du nez. — * Pesanteur et plénitude 
au front et aux tempes, avec pression expansive comme si tout 
allait sortir par là, principalement en se penchant en avant. — 
Secousses , *ëtoncemenf 5 et battements dans la tête, — Cépha- 
lalgie traciive, quelquefois semi -latérale. — Sensation comme 
si une boule montait dans la tète en y répandant de la fraîcheur. 

— ^Congestion de sang à la tête, avec chaleur et rougeur du 
visage, ou avec sensation de chaleur au cerveau, sueur au cuir 
chevelu et pâleur de la face. — Ardeur et bouillonnement dans 
la tète; comme s'il y avait de l'eau bouillante dans le cerveau. 

— Bruissement et craquement dans la tète. — Sensation au 



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ACONITCM. 28 

▼ertexy comme si I'oq éfadt tiré par les cheveux. — Mal de tète 
comme par suite d'un refroidissement ou d'une iraospiration 
supprimée, avec bourdooDement des oreilles, rhume de cerveau 
et coliques. — ''Aggravation des maux de tète par le mouvement, 
en parlant, en se redressant de la position couchée et en buvant ; 
amélioration au grand air, 

Yeox. — *Yeuœ rouges, enflammés^ avec roiigeur foncée des vais- 
seaux sanguins el douleurs insupportables. «- * Larmoiement abon- 
dant, — Chaleur el ardeur dans les yeux, avec Mouleurs pressives 
et <^lancinanxçs, surtout en remuant les globes. — ^Gonflement 
des yeux. ♦— ^Pupilles dilatées. — Sécheresse , pesanteur et 
'^gonflement inflammatoire des paupières. ^ ^Yeux étinoelants, 
"convulsés el proéminents. — Regard Rie. — *PhcftophMe 
excessive, 'ou grand désir de la lumière. — Taches noires et 
brouillard devant les yeux. i— Accès de cécité subite. -^ Trac- 
tion dans les paupières avec somnolence. 

Oreilles. — Tintement el ^bourdonnement dans les oreilles^ — 
Chatouillement et douleur vive dans les oreilles. — Sensation 
comme si quelque chose était placé devant les oreilles. — Sen- 
sibilité excessive dç Touîe; tout bruit est insupportable. 

lies. -^ Compression étourdissante à la racine du nez. — *Sai^ 
gnement de nez, -r Sensibilité excessive de l'odorat, — Ëternue- 
ment violent, avec douleur au ventre et dans le côté gauche. 
— Coryza avec catarrhe, mal à la tète, bourdonnement dans 
les oreilles et coliques. 

Tisaipe. — *Face bouffie, chaude et rouge, ou "bleuâtre, ou ^al- 
ternativement rouge et pâle, — En se redressant, le visage, jus- 
qu'alors rouge^devient d'une pâleur mortelle. — Rougeur d'une 
joue av^c pâleur de Tautre, ou *plaque rouge aux deux joues. — 
Sueur au front, à la lèvre supérieure et à la joue sur laquelle on 
est couché. — Contorsion des traits. — Douleur formicante et 
sensation de gonflement aux joues. — Douleur d'ulcération dans 
les pommettes! -> '^ProsopaJgie semi-latérale, avec gonflement 
de la mâchoire inférieure, -r- *Lèvres noires el sèches. — Dou- 
leurs brûlantes, fourmillement etlancinationsavec tiraillements 
successifs dans les mâchoires. 

Dent». — Secousses lancinantes, ^o\x douleurs pulsativbs aux 
j>ENTS^ souvent avec congestion de sang vers la tête et chaleur 
du visage. — <^Maux de dents à la suite d'un froid, par un vent 
âpre el sçc. — ^Odontalgies rhumatismales, 

Bouclie. -r- '"Sensation de sécheresse ou sécheresse dans la bou- 
che et sur la langue. -*- ^Langue blanche. — Fourmillement, 
picotements et sensation brûlante à la langue, avec accumulation 
de safive daps la bouche* — Paralysie de la langue. — '^Parole 



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24 AGONITUtt« 

tremblante etbalbutiante. — Douleur d'excoriation aui orifices 
des conduits salivaires, comme s'ils étaient ulcérés. 

ttorgre. — *Mal à la gorge avec rougeur foncée des parties affec- 
tées et déglutition difficile. — Grattement, fourmillement, sen- 
sation d'étranglement, brûlement et picotement dans la gorge, 
principalement en avalant. — Sensation de contraction dans 
la gorge, comme par des matières acres. 

Appéllt. — Goût de la bouche amer ou putride. — Goul amer 
de tous les aliments et de toutes les boissons, à l'exception de 
l'eau. — * Soif excessive et ineMnguible, quelquefois avec désir 
de la bière. — ^Ferte d'appétit et dégoût des aliments, — La 
bière pèse sur l'estomac. 

Bstomac^ Hoquets. — Renvois à vide et rapports avortés. — 
'^Écoulement d'eau de Testomac, comme des pituites, avec mal 
au cœur. — Envie de vomir comme après avoir mangé quelque 
chose de douceâtre ou gras. — *Von}^issements bilieux, verdâtres 
ou muqueuœ et sanguinolents. — Vomissement de sang pur. — 
Vomissement de lombrics. — '^Douleurs dans l'estomac après 
avoir bu et mangé. — *Sensation de gonflement, tension et 
pression tomme par un poids, dans la région précordiale et dans 
Vestomac, quelquefois avec gène de la respiration. — Sensation 
de contraction dans l'estomac, comme par des substances acres. 

Ventre. — Constriction, Hension et' pression aux hypochàndres, 
quelquefois avec plénitude et sensation de pesanteur. — *Dou- 
leur brûlante, élancements, points et *pression dans la région 
hépatique, avec gêne de la respiration. — ^Sensibilité doulou- 
reuse de la région du foie au toucher, — * Ictère, — Douleurs 
tractivesau centre, en s'accroupissant. — Constriction, pince- 
ment et '^brûlement dans la région ombilicale , 'quelquefois 
avec rétraction du nombril. -^ Tranchées insupportables, le 
matin au lit. — Tension et ballonnement douloureux du ventre, 
principalement à l'épigastre. — ^Gonflement du ventre, comme 
dans Tascite* — *Sensibilité douloureuse du ventre à tout contact 
et au moindre mouvement. — Colique flalulente, principale- 
ment la nuit, avec pression, tension^ borborygmes et gr<»nde- 
raent dans le ventre. 

Selles. — ^Suppression des selles, — Petites selles fréquentes, 
' molles, avec ténesme. — *Selles diarrhéiques, aqueuses. — 
*Selles blanches, avec urines rouges. — Selles involontaires, par 
paralysie de l'anus. — Avant et après les selles diarrhéiques, 
nausées et sueur. — Douleurs au rectum. — Pression et picote-^ 
ment à l'anus. — Hémorrhoîdes saignantes. — Diarrhée avec 
flux d'urines et coliques. 

Uriaes. -— Suppression des urines, avec pression dans là vessie 



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AGONITUM. 25 

et douleurs aux reins. •— Envie fréquente d'uriner avec aniiété 
et douleurs. — Flux d'urine, avec sueur, diarrhée et coliques. 

— Emission involontaire des urines, par paralysie du col de la 
vessie. — * Urines rares, brûlantes, rouge foncé, el avec sédi- 
ment couleur de brique. — Dépôt sanguinolent dans les urines. 

— Ardeur et ténesme au col de la vessie. 

Parties viriles. — Appétit vénérien alternativement aug- 
menté et diminué. — Accès erotiques. — Fourmillement aux 
parties. — Douleurs de contusion aux testicules. — Prurit au 
prépuce. — Elancements et pincements au gland en urinant. 

BéiPles. — ^R^les trop abondantes. — Fureur à Tapparition 
des règles. — Perte de sang par la matrice. — Leucorrhée 
visqueuse et jaunâtre. — Augmentation du lait dans les ma- 
melles. 

liarynx. — Sensation d'engourdissement dans la, trachée. — 
Accès de paralysie de Tépiglotte, avec facilité à s'engouer. — 
*£ndolorissement du larynx. — «Voix croassante. — Envie con- 
tinuelle de tousser, produite par une irritation ou un chatouil- 
lement au larynx* — Toux pour avoir bu ou fumé. — *Touœ 
courte et sèche, principalement la nuit. — ^Touœ convulsive ou 
rauque et croassante, quelquefois avec péril de suffocation et 
conslriction du larynx. — Expectoration de matières épaisses et 
blanchâtres %\} de mucosités sanguinolentes, *ou crachement de 
sang par la toux. — *En toussant, élancements et douleurs dans 
la poitrine. 

Poitrine. — * Respiration courte, principalement pendant le 
sommeil ®el en se redressant. — *Respiration pénible, anxieuse 
et gémissante, ou rapide et superficielle, ou forte, bruyante et à 
bouche ouverte. — Respiration lente pendant le sommeil. — *Ha- 
leine fétide. — *Constriction et oppression anxieuse de la poi- 
trine avec gène de la respiration. — *Accès de suffocation avec 
anxiété. — Sensation de pesanteur et de compression à la poi- 
trine. — ^Points douloureux dans la poitrine, principalement en 
respirant, en toussant et pendant le mouvement (même des bras 
seuls). — "Points de côté, avec humeur pleureuse et plaintive, 
soulagés un peu étant couché sur le dos. — Fourmillement dans 
la poitrine. — Douleurs de meurtrissures au sternum et aux 
côtés. — ^Sensation d'angoisse dans la poitrine qui coupe la 
respiration. — '^ Battements de cceur avec grande anxiété, chaleur 
du corps, principalement au visage, et grande lassitude danâ 
les membres. — ^Elancements dans la région du cœur pendant 
le mouvement el en montant l'escalier. — Sensation de com- 
pression et coups dans la région du cœur. 

Trône. — Douleurs de meurtrissure au dos, aux reins et à la 
6« tbîT. T. I. 3 



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2-6 ACONITUM. -— A6ARIGUS. 

nuque. — ^Raideur douloureuse de la nuque, des reins el des 
articulations coxo'-fémorales. — Douleur de térébralion au dos 
et aux reins. — Fourmillement et picotement au dos. — Fai- 
blesse et douleur de meurtrissure dans la nuque. 

Bras. — Douleur de meurtrissure et faiblesse dans les bras, prin- 
cipalement dans les épaules^ atec gonflement. -— Pesanteur des 
bras, avec engourdissement des doigts. — Faiblesse paralytiqoe 
du^ bras et de la main, surtout en écrivant. ^ Tiraillements 
aux bras. — Mains mortes^ — Gonflement des mains» •— Cha- 
leur aux mains avec froid aux pieds. — Sueur fraîche au plat 
des mains. — Fourmilletnent aux doigts, principalement en 
écrivant. — *^6onflement inflammatoire du coude, avec engour- 
dissement el état paralytique des^ doigts. 

«ia miles. — Douleur de meurtrissure dans les articulations 
coxo-fémorales, surtout après avoir dormi ou être^ resté couché. 
•*- Tiraillement avec faiblesse pafalytique dans les jambes. — 
^Douleur lancinante dans l'articulation coxo^fémorale, jusqu'au 
genou ; douleur qui force à crier à chaque pas. — * Mane^ de 
force et de solidité dans les articulerions de la kcmche et du genou. 

— ^onflemem inflammatoire du geaoïi, avecrougeur luisante, 
douleurs lancinantes, immobtUté et grande sensibilité au tou- 
cher. — Sensation de roideur dans les jambes en. les remiiant. 

— Endolorissement du coud&^éd avec désespoir et crainte de 
la mort, — ËngourdisseoieHt des jambes. — Lourdeur^^es 
pieds. — Froid aux pieds, principalement aux orteils, et sueur à 
la plante des pieds. 



2. — AGARIGUS MUSGARIUS. 

AGAB.^Âgaric. — HAHifBMAnn.-- ffût. nat. etprip. Pharmac. homœop., p. iStt. 

~ Doi€ usitée : 30. — Durée iVaeiion : jusqu'à 40 jours dims quelques aflfeetions 

chroniqujes. 
AirtiDOTis : Camph. coff. pils. vioum. 
CoMPARBK ÂYBc : AcoD. bcll. cojf, graph. phos. pult. 



CLINIQUE. — Les affections dans lesquelles on a jusqu'ici fait 
usage de ce remède sont : — Amblyopie amaurotique ; Odontalgie ; 
Faiblesse par abus du coït ; Douleurs ostéocopes aux jambes ; Con- 
vulsions et tremblements des membres ? ; Accès épileptiques^ Érup- 
tion comme des grains de millet ; Engelures. 

SSJ^» Voy. la note, page 17. 



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AGAEICI]». %! 

SYMPTOMES GÉNÉRAUX. ^ Boolmirs crampofdes aux mas- 
cleSy étant assis. — Tiraillement aux membres, principalement 
pendant le repos, soit assis, soit debout, et disparaissant par le 
mouvement. — Symptômes qui se manifestent en croix (par 
exemple au bras droit et à la jambe gauche), en marchant len- 
tement, amélioration. -^ Grande sensibilité de tout le corps ; la 
pression la plus douce produit des douleurs continues. — Dou- 
leurs de meurtrissure aux membres dans toutes les articulations 
après un exercice même modéré. -^ Douleurs térébrantes dans 
différentes parties du corps, principalement à la tête, avec en- 
vie de dormir, et accablement étant assis.— Grande faiblesse et 
lourdeur dans tous les membi^s'. — Tremblement. — Convul- 
sions. — Accès épileptiques. — Grande sensibilité à l'air frais. 

Peaa. — Prurit et démangeaison qui forcent à se gratter. — 
*Prfiri*^ douleur brûlante, et rotigrgtir comme par des engelures, 
àdiverses parties du corps. — *Ernptipn miliaire, blanchâtre 
et à grains rapprochés avec prurit eteessif. 

SoÉMmeil. — Envie de dormir le jour, surtout après le repas. 
— Bâillement violent suivi de vertiges. — Le matin^ on n'a pas 
assez dormi, et Ton a beaucoup de peine à se lever. 

néwrm. — Disposition excessivement frileuse, et frissons au 
grand air, ou en soulevant la couverture du lit, bien que sou- 
vent on ait les membres chauds. — Frissons violents et trem- 
blement par tout le corps avec chaleur au visage et froid aux 
mains. — Sueurs fiar une marche même modérée et en ne 
faisant que peu d'efforts. 

Moral. — Aversion pour la conversation. — Horreur du tra- 
vail. — Disposition à faire des vers et à prophétiser. — Manie 
timide ou fureur avec grand déploiement de force. 

Vèi«. — Vertiges, comme par ivresse, principalement au grand 
air, le matin et en réfléchissant. — La lumièire vive du soleil 
produit instantanément un vertige à faire tomber. — Douleurs 
lérébrantes à la tète étant assis. — Douleur sourde principale-^ 
ment au front avec traction des paupières. — Douleurs ttrat7- 
Umtes à la tête jusqu'aux yeux et à la racine du nez, principa- 
lement le matin en se réveillant. — Douleur comme si un clou 
était enfoncé dans la tète.— Fouillem eut et sensation de meur- 
trissure au cerveau. — Céphalalgie semi-laiérale, tiraillante et 
pressive avec embarras à la tète. — Battement au vertex avec 
désespoir presque furieux. — Pression à la tête jusqu'au fond 
du cerveau, augmentée par la pression ou le contact des che- 
veux, et accompagnée d'un découragement complet. — Sensa- 
tion de froid glacial à la tète. — Tressaillement au front et aux 
tempes. 



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38 A6ARIGUS. 

Yenx. -^ Démangeaison aux yeux. ^ Sensation brûlante aux 
angles internes des paupières, avec endolorissement au loucher. 
Pression dans les yeux. — Chassie dans les angles des yeux, et 

^ agglutination des paupières. — Rétrécissement de la fente des 
paupières. — Palpitation dans les yeux et les paupières, — 
"^Faiblesse et trouble dans la vue comme par un brouillard de- 
vant les yeux. — *Taches brunâtres {comme des moucha) devant 
les yeux, — Myopie. — Diplopie. 

Oreilles. — Olalgie provoquée et aggravée par l'accès de Tair 
libre. — '^Prurit aux oreilles avec rougeur et douleur brûlante 
comme des engelures. — Bourdonnement des oreilles. 

mes. — Excoriation et inflammation des narines avec sensibilité 
douloureuse. — Prurit à l'intérieur et à l'extérieur du nés. — 
Mouchement de sang et saignement de nez. — Exaltation de 
Todorat. — Éternuement fréquent sans coryza. — Sécheresse du 
nez. — Écoulement d'une eau limpide par le nez, sans coryza. 

— Couleur bleuâtre du ne?. 

Tisane. — ^Douleurs lancinantes ou tiraillantes aux mdcfcot- 
réSj aux joues et au menton, — Prurit, rougeur et ardeur aux 
joues comme par des engelures. — Palpitation et pulsation aux 
joues. — Traits altérés. — Lèvres bleuâtres. — Gerçures brû- 
lantes à la lèvre supérieure. — Tiraillements crampoïdes au 
menton et à la mâchoire inférieure. 

Dents. — Douleurs déchirantes aux dents, aggravées par le 
froid. — Gencives gonflées, douloureuses et saignant facile- 
ment. 

Bonelie. — Douleurs d'excoriation dans la bouche et au palais. 

— Excoriation de la langue. — (Après le repas], langue par- 
semée d'aphthes d'un jaune sale, avec sensation, comme si la 
peau allait s'enlever. — Ulcère au filet de la langue.— Mauvaise 
odeur de la bouche comme si l'on avait mangé du raifort. — 
Écume à la bouche. — Écoulement de salive d'un goût acre. 

Appétit. — Goût fade et fétide dans la bouche. — Inappétence 
pour le pain. — Faim avec manque d'appétit. — Accès de bou- 
limie, principalement le soir. — Après le repas, pression dans 
Testomac et le ventre, avec plénitude. 

Bstoinac. — Rapports à vide alternant avec hoquet. — Rap- 
ports avec le goût des aliments qu'on a pris. — Nausées avec 
tranchées. — Envie de vomir immédiatement après le repas. — 
Pression à l'estomac et dans la région précordiale après le repas. 

— Douleur crampoïde et pesanteur pressive à l'estomac. 
Ventre. — Elancements dans la région hépatique. — Points 

dans la région splénique pendant et ^hors le temps de l'inspira- 
tion. ~ Tranchées et pincements dans le ventre comme par une 



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AGARIGDS. 39 

diarrhée. — Mouvemenls et grandcmenls dans le ventre. — 
Eoopulsion abondante de flatuosités d*une^ odeur fétide comme 
celle de Vail. — Tranchées violentes avec diarrhée, angoisses, soif 
ardente, traits altérés, sueurs froides, pouls petit et irrégulier, 
selles très-fétides, tremblement et délire. 

aelle«. — Selles dures d'une couleur foncée, après un temps de 
constipation. — "^Selles diarrhéiques, en forme de bouillie, avec 
beaucoup de flatuosités et de fortes coliques, — Pendant les 
selles diarrhéiques, traction douloureuse à l'estomac et au yen- 
tre. — Fourmillement à Tanus. 

Urines.— Urines rares et peu abondantes.— Urine limpide et d*un 
jaune citron. — Ecoulement d'un mucus visqueux par Turèthre. 

Parties viriles. — Exaltation de l'appétit vénérien avec flac« 
cidité de la verge. — Éjaculation insuffisante dans le coït. — 
* Après le coït, grande faiblesse avec sueur nocturne, — Prurit 
aux parties génitales. — Tiraillements dans les testicules. 

liarynx. — Expectoration de petits globules de mucosités, près* 
que sans toux. 

Poitrine. — Respiration courte et oppressée^ avec difficulté 
à marcher même lentement. — Respiration difficile, comme si 
la poitrine était pleine de sang. — Oppression constrictive de la 
poitrine avec besoin de respirer souvent et profondément. — 
Douleur, principalement dans la partie inférieure de la poitrine, 
comme si tout y était comprimé. — Points douloureux dans la 
poitrine. — Battements de coeur douloureux. — Sueur nocturne 
abondante à la poitrine. — Prurit aux mamelons. 

Bam» — Douleur de courbature et de luxation au dos, à la nuque 
et aux reins, surtout étant assis ou couché. — Faiblesse doulou- 
reuse des muscles du dos. — Douleur paralytique aux reins, 
augmentée par la marche où en restant debout. 

Bras. — Bras faibles et sans vigueur. — Douleur brûlante 
aux bras^ suivie d'une '^éruption de petits boutons blancs avec 
desquamation de l'épiderme. — Tremblement des mains. — 
Déchirement aux doigts. — Douleur crampoîde au pouce. — 
Pâlissement et torpeur des doigts, qui sont en même temps très- 
sensibles au froid. — *Prurit, douleur brûlante et rougeur des 
doigts comme par des engelures. 

«iamtoes. — Jambes lourdes et fatiguées, surtout aux cuisses. 
— ^Tiraillement dans les jambes comme dans Tinlérieur des os, 
surtout étant assis ou debout, et amélioré par le mouvement. — 
Sensation douloureuse dans la hanche en marchant. — Tirail- 
lement aux jambes. — Dou}eur lancinante aux pieds et aux or- 
teils. — Pression tractive dans les malléoles. — *Pruril bru- 
lanl et rougeur aux orteils, comme par des engelures. 

3. 



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30 AGNUS GASTOS. 



5. - AGNUS GASTUS. 

AGIT. "— Gatillier commun. — Archives deSxkn. -^Hial, nat. etprép. Pharmac. 

iKMOBQMJp., p. < 56. — Doté Mtitée: 8.0. — Durée tTaûtion ; -8 à 15 joQfB dans quel- 

q^uescas. 
AirriDOTss : Camph . 
(^KPÂRBa AYBC : Bot. cûpr. natr-m. nîtr^ac. oleaod. plat.selea. sep. 



■ €LIBIIQUE. — Les principales affections dans lesquelles on a 
employé on recommandé ce médicament sont : Impuissance ; Go- 
norrhée secondaire ; Règles supprimées ; Agalaxrtie, Ulcères dans la 
^uehe et aux gencives; Gonflement et induration de la rate 
Ascite; Flatuosilés; Excoriation et crevasses à Tanus (application 
extérieure) ; Gonflement et induration des testicules ; Flueurs blan- 
ches; Luxations; Nodosités arthritiques; Gonflement inflamma- 
toire, rhumatismal, des articulations ; Stérilité, etc., etc. 
31^^* Voy, la notCf page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. -^ Démangeaison picotante à diffé- 
rentes parties. — Somnolence. — * Sommeil agité avec réveil en 
sursaut. — Rêves anxieux ou lascifs. — Frissons avec trem- 
l^ment^^iuoique le corps spit^ chaud au toucher. — Frisson- 
nement sans soif, avec froid aux mains. -^ Le soir, «a lit, 
, chaleur passagère au corps avec froid aux genonx. 
Woral. — Humeur mélancolique et hypoçhondria^e ,. avec 
. apathie, absence d'idées et incapacité de faire quoi que ce soit. 
— État d'exaltation alternant avec mépris de soi-même. — Dé- 
. couragement complet et désir de la mort. — .Grande tristesse 
. avec idée fixe d'une mort prochaine. — Grande distraction^ ab- 
- sence d'esprit et élourdissement. — Conception difficile des dis- 
. cours des autres. — Accès d*augoissè avec faiblesse et sensation, 

comme si une diarrhée allait s'établir. 
.Vête. — - Douleur contractive dans la tête, principalement en 
lisant. — *^Mal de tête comme lorsqu'on est resté longtemps 
dans une chambre pleine de fumée,. avec sensation de pesan- 
teur, améliorée en fixant les yeux sur quelque objet. — Tirail- 
lement pressif principalement au front et aux tempes, augmenté 
par le mouvement. — Douleur de contusion comme si on avait 
reçu un coup à la tempe. — Cuisson lancinante à la léte < 



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ACIIIDS CASTUS. 31 

dans les os, principalement le soir» et sensible même pendant 
le sommeil. — Prurit et démangeaison lancinante au cuir che- 
Telu. — .Tension et frissons aux téguments de la tète, qui, ce- 
pendant, paraissent chauds an toucher. 

Yeox et Oreilles. — Sensation brûlante aux yeux^ le soir, 
en lisant. — Prurit et picotement aux paupières et autour des 
yeux. — Pupilles fortement dilatées. — Tintement et bour- 
donnement des oreilles. 

Mes. — Odeur de musc ou de hareng, devant le nez. — Pression 
à la racine du nez, disparaissant par la Compression. 

irtoaye ei Dents.— Fourmillement et démangeaison pruriteuse 
aux joues. — Douleur déchirante dans la mâchoire inférieure. 
— Mai aux dents excité par des boissons ou des aliments chauds. 

Voaclie et Gorge. — Sécheresse de la bouche avec salive 
visqueuse. — Rougeur de la luette et du voile du palais. — 
Grattement dans la gorge qui force à tousser, avec expecto- 
ration d'un mucus très-visqueux. — ^Ulcères dans la bouche 
et aux gencives. 

Appétit. — Goût métallique ou cuivreux dans la bouche. — 
Faim et appétit augmentés. •— Absence de soif et aversion pour 
toutes sortes de boissons. — Après le dîner, plénitude et bal- 
lonnement. — Hoquet fréquent, avec disposition à se fâcher. 

Ventre. —Malaise d'abord au creux de Testomac, puis dans le 
ventre, comme si toutes les entrailles descendaient. — Pres- 
sion dans )a région hépatique augmentée par le loucher. — 
Borbprygmes dans U ventre pendant le sommeil. 
•elles et Urines. — Selles diarrhéiques ou molles, r- Selles 
dures et constipation. — Selles difficiles sans être bien dures. 

— Prurit et démangeaison au périnée. — "-Crevasses et rhagades 
profondes à Tanus. — Urines plus fréquentes et plus abondantes, 
sortant d'un jet plus fort. 

Pnrtles génitales.— Affaiblissementdes fonctions génitales. 

— Les organes génitaux sont froide, insensible^ et peu dis- 
posés au coït. — Tiraillements dans les cordons spermatlques. 

— ^Écoulement blennorrhéique par Vurèthre *avec irianque d'ap^ 
petit vénérien et îTérections. — ^Écoulement jaunâtre par Tu- 
rètbre. ^ Écoulement de la liqueur prostatique pendant une 
selle difficile. — (Augmentation de Fappélit vénérien, avec 
érections fréquentes et accompagnées d'une espèce de fureur; 
effet alternatif?). — Règles supprimées avec douleurs tractives 
dans le ventre. 

Poitrine. — Toux, le soir au lit, avant de s'endormir. — Pres- 
sion dans le sternum, surtout en respirant profondément. 
IBxtréultës. — Douleur de luxation dans les articulations de 



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32 AGNU8 GA8TIJS. — ALDMINA. 



répaule, de la main et du genou. — Tiraiilement aux pieds et 
aux orteils principalement en marchant. .— Torsion facile des 
pieds en marchant sur le pavé. — Pesanteur traclive des pieds. 
— GonAement et tirail:lement arthritique aux articulations des 
doigts. 



4. - ALUIUIVA. 

ALUM. — Argile. — HABNiHÂirtc. — Hùl, nat, et prép, Phann. homœop., p. 75, 
— Dose utitie : SO. — Durée d'aetion : Plus de 40 jours, dans quelques cas. 

Artipotbs : Bry. camph. cham. ipee. 

CoMPARBK Avxc: Ars. bar. bell. cale, ehatn. %g%. ipec, laeh. led. magn. merc. 
n-yom. pkos. plmnb. rhus. sil. suif. — C'est surtout après Bry. loch, et ««(/. que 
ce médicament contient quelquefois de préférence, tandis qu'après Valuminef la 
bryont est souvent d'une grande utilité, lorsqu'elle est indiquée. 



CLINIQUE. — Étant indiqué par Vensemhle des symptômes, 
ce médicament pourra quelquefois être utile dans Tun ou l'autre 
ca^ des affections suivantes : — Faiblesse intellectuelle ; Cépha- 
lalgie congestive et céphal. nerveuse ou hystérique avec vomis- 
sement; Strabisme?; Olorrhée; Ozène; Odont algie des femmes 
enceintes ; ulcération des gencives; Angines aiguës ; Douleurs 
hépatiques ?; Colique saturnine ; Constipation des femmes enceintes 
et des nourrissons ; Écoulement de liqueur prostatique ; Flueurs 
blanches; Coryza chronique; Spuffrances par suite de contra- 
riétés ; Rhagades ; Panaris : Dartres humides et rongeantes ; Souf- 
frances mercurielies, etc., etc. 

B^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Douleurs tiraillantes aux mem- 
bres. — Sensation de constriction dans plusieurs organes. — 
Aggravation des souffrances par les pommes de terre, et sou- 
vent tou« les deux jours. — Plusieurs souffrances se montrent 
après le dîner et durent jusqu'au soir, où elles disparaissent ou 
sont remplacées par d'autres, qui commencent alors seulement^ 

. — Les souffrances qui ont apparu le matin ou le soir, s'amé- 
liorent après le repas. — ^^Souffrances par suite de contrariétés. 

— *Trerablement et mouvements convulsifs des membres et 
même de la tète. — Spasmes avec pleurs et rires aliernatifs. 

— Exaltation de tout le système nerveux. — Tremblement de 
tout le corpS; avec envie de se coucher, ce qui cependant aug- 



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ALUMINA. S 3 

mente la fatigue. — Grande fatigue générale, même après une 
petite promenade à pied, mais principalement après avoir parlé, 

— ^Pendiculations fréquentes, étant assis. — ^Manque de cha- 
leur vitale. 

Peao. — Éruption miliaire aux bras et aux jambes, avec beau- 
coup de prurit, et saignement séreux après avoir gratté. — Les 
moindres lésions de la peau cuisent et s'enflamment. — ®Tubé- 
rosités lépreuses. — «^Croûtes et dartres suintantes, 'ou pruri- 
teoses^ principalement le soir. — Renouvellement des symp- 
tômes cutanés à chaque nouvelle ou pleine lune. — ^Rhagades. 

Sommeil. *- "^Sommeil tardif et 'insomnie avarU minuit, — 
*Sommeil nocturne trop léger, agité, avec sursauts fréquents. 

— *Sommeil étourdissant, non réparateur, avec envie, le matin,, 
de dormir davantage. ■— Réveil fréquent la nuit. — *Réves fré- 
quents, "anxieux, avec paroles, rires, pleurs, lamentations', 
gémissements, somnambulisme. — Rêves de chevaux, de que- 
relles et de vexations, d'incendie, de mariages, de spectres, de 
morts, de voleurs, — Rève^ avec crainte de la mort après s'être 
réveillé. — Cauchemar. — La nuit, anxiété, agitation ; ou cha- 
leur, mal aux dents, mal à la tète, spasmes et oppression de la 
poitrine, qu diarrhée avec douleur à f estomac et frissons. — 
Après le sommeil, le matin^ en se réveillant, moral accablé par 
des idées chagrines, ou nausées avec fadeur dans l'estomac et 
mouvements fébriles. 

Fièvre. — Frissonnement, même d la chaleur du poêle, et la 
nuit, au point de ne point se réchauffer. — Fièvre vers le soir 
avec prédominance du froid, — ^Apparition du froid immédiate- 
ment après avoir mangé la soupe à midi. 

Moral. — "Humeur chagrine, 'triste, avec désespoir de la gué- 
rison. — Pleurs involontaires. — *Angoisse et anxiété, comme 
si l'on était menacé de quelque accident fâcheux ou qu'on eût 
comnais quelque crime. — "Appréhensions. — Disposition à 
s'effrayer. — Air triste et morose. — Mauvaise humeur avec 
^inaptitude au travail. — Disposition à se fâcher. — Entêtement 
et humeur contrariante. — On prend tout en mal. — Humeur 
changeante, tantôt courageux, tantôt craintif. — ■ Faiblesse de la 
mémoire, — Distraction, inadvertance et impossibilité de suivre 
une idée. — "Absence d'idées. — On se trompe toujours en par- 
lant. — Grande vivacité jl'esprit, alternant avec inadvertance 
et insensibilité de la vue et de l'ouïe. — Sensation comme si la 
conscience de soi-même était en dehors du corps. 

TéCe. — Vertiges tournoyants, le plus souvent à faire tomber, 
quelquefois avec nausées, ou tension à la nuque. — État dM- 
vresse, après avoir fumé du tabac ou avoir pris la plus faible 



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84 ALUHINA. 

boiss(ôn spiritaeuse, et principalement le matin. — *Mal à la tête 
comme si Ton était tiré par les cheveux, ou élancements vifs au 
cerveau, *avec envie de vomir. — Pesanteur de la tète af ec pâ- 
leur du visage et fatigue. — Céphalalgie compressive, -*^ Batte- 
ments et pulsations dans la tète. — <»Congestion de sang vers les 
yeux et le nez, avec ^pression au front et épistaxis. — Le mal de 
tête augmente pendant la promenade au grand air. -^ Lors- 
^'on appuie doucement la tête, étant couché, le mal de tète 
8*améliore. — *Prurit au front. — Douleur d'excoriation au cuir 
chevelu. — <^Croûtes suintantes aux tempes. -^ Sécheresse' des 
cheveux. — - Prurit au cuir chevelu qui s'écaille beaucoup. 

Yeox. — Pression dans les yeua> avec impossibilité de les lever. 
— "Pression, comme par un grain de sable/ dans l'angle de 
l'œili le soir. — '^Sensation de brûhire auœ yeux, avec 'ag^u- 
tination nocturne des paupières <et larmôiemera diurne, — ^^Sensa- 
tion de froid aux yeux^ en se promenant au grand air. — Parar 
lysie de la paupière supérieure. — (Orgelet.) — Chute des 
sourcils. — • Traction spasmodique des paupières, la nuit^ avec 
douleurs aux yeux en les ouvrant. — Photophobie. — Trouble 
de la vue comme par un brouillard, et scintillement devant les 
yeux. — Aspect jaune de tous les objetis. -— Reflet coloré autour 
de la bougie, le soir. — Strabisme des deux yeux. — Clarté 
devant les yeux en les fermant. 

Oreilles. — Élancements aux oreilles, principalement le soir bu 
la nuit. — Prurit et sensation de brûlure aux oreilles. — Le 
soir, souvent, chaleur et rougeur d\ine seule oreille. — Écoule- 
ment purulent des oreilles. — Crépitation et "bourdonnement 
dans les oreilles, principalement en mâchant, mais aussi en 
avalant. 

IVes. -^Douleur à la racine du nez et au front. — "Endolorisse- 
ment, gonflement et rougeur du nez. — Corrosion et croûtes 
dans le nez. — «Sortie de morceaux solides, jaunes, verdâtres, 
par le nez. — "Accumulation et écoulement d'une matière 
épaisse, jaunâtre par le nez. — "Narines ulcérées. —Obturation 
du nez. -— Furoncles au nez. — Mouchement de sang et "épis- 
taxis. —Odeur aigre dans le nez. — Odorat ou excessivement 
fin, ou ^affaibli. — Coryza fluent d'une narine avec obturation 
de l'autre. — Coryza, alternativement sec et fluent. — *Obtu- 
ration du nez. 

Face. — Air sombre, morose. — AUernation rapide de rougeur 
et de *pâleur du visage. — Rougeur cuivrée des joues, copomc 
chez les ivrognes. — * Fourmillement au visage, et tension 
comme s'il était couvert de blanc d'œuf desséché. — ""Sensation 
de gonflement et de apesanteur du visage. — tache rouge dou- 



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ALUMINA. 3 6 

loureuse à la joue. — Âprelé de la peau du visage, surtout au 
front. — Prurit et éruption de petits boutons à la face. — *^Croûtes 
suintantes aux tempes. — - "^Tiraillement lancinant dans la pom- 
mette des joues. — Chaleur passagère du visage. — Furoncles 
aux joues. — ^Tubérosilés lépreuses au visage. «-Lèvres sèches 
et geicées avec exfoliatioa de la peau. •*-> Gonflement des lèvres. 
•*-> Boulons et éruption» sroûteuses aux lèvres. — Gonflement 
des màehotres avec douieur teosivb en. ouvrant la bouche et en 
mâchant* ^-<-: Racceurcissemeot de la mâchoire inférieure. 

Dents. — DouleùrS'jOMœ derUs, en mâchaml^ ou le soir^ au liL — 
Déchirement a«ix dents, jusque dans Tos ^ygomatique et dans 
le front et les tempes. — Douleur térébranle dans les dents ca- 
riées. — Ulcéralba des racines des dents. «^ Ulcère aux gen- 
cités. — Gonflement et saignetneot facile des gencives. — Sen- 
sation d'alàoi^ge««ai des .denls/>^ ûdontalgie avec irritation 
nerveuse, comme-après un jrefroidissemeiit, ou après Tusage de 
la camomille. 

■•oelie. -« Douleur d'excoriation dans la bouche, au palais, à 
la langue et aux gencives, qui empjèche presque de manger. — 
Petits ulcèt*es daiiâ la4»oucbe. -«^ ^Sécheresse de la bo^ucfae 'prin- 
cipalement ein se réveiUanU -r^ AcounmkUien d'une salive doxk- 
ceàtreou aiqre dansla homke^u^mm^MXïQ véritable salivation. 
-—Odeur putride- de <la bouche, —t Langue chargée d'un enduit 
blanc ou jaunâtre» ^H^S^peetorâtioa de mucosités sanguiBolentes. 

CU»rse. — Mal de gorge qui s'aggrave le soir et la nuit, et qui 
s'améliore enppeiiant quelque diosede chaud, ainsi. que dans 
la mattnéev'^*^^i)atiietiri coffOracbivee ou lancinantes^ à k^rge, 
prinù^Umemit en avala/ni^i ^^^DégkUition difficile^ comme par 
rétrécissementâe kù g&rga, -^ °Mal de gprge avec gonflement des 
gencites et du'voile du- palais, acpompagjaé de douleur d'érosion 
dans toute la bouche, empêchant d'avaler jusqu'au < moindre 
liquide. — Pression craœpolde et serrement dans l'easophage. 

— Gonflement des amygdales. «- Grande sécheresse dans la 
gorge. —^Accumulation d< un ikiiieâs épais et visqueux dans la 
gorge, avec difficulté de Tetpecto^er. 

Appétit..— Goût douceâtre ou goût de sang, dans la bouehe; 
-** Goût âpre, astringent, ou amer et fade. -*• *Àppétit irrégu" 
lier; tantôt trop fort, tantôt trop faible. — JiisipiMé des oit- 
mentSj surtout le soir, et principalement du pain et de ta viande. 
'^ Dégoût de la yiande. — - Faim avec manque d'appétit. -— 
Boulimie. — Désir de légumes, de fruits et d'aliments tendres. 

— Après avoir mangé, et principalement le soir, hoquet^ pres- 
sion dans Testomacet le ventre, dégoût, nausées et lassitude. — 
Les pommes de terre excitent des nausées et des rapports amers. 



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a 6 ALtJltlNA. 

Esloinac. — * Rapports aigres, acres et pyrosis. — ^Disposittoa 
chronique à avoir des rapports. — ^Rapports fréquents. — 
^Nausées fréquentes 'et envie de vomir, principalement en par- 
lant, en rentrant dans la chambre après s'être promené, et le 
matin. — Pression dans l'estomac, principalement le soir et 
après avoir mangé. — Contraction et.constrictiondans la région 
de l'estomac^ souvent jusque dans la gorge et la poitrine^ei quel- 
quefois avec oppression de la respiration. — ^Douleur d'exco- 
riation dans le creux de l'estomac et aux hypochondres, princi- 
palement en se retournant au lit, ou en se baissant. 

Tepitre. — ""Sensibilité douloureuse du foie^ en se courbant, 
'suivie quelquefois d^élancements. — (Coliques, après tout re- 
froidissement du corps. — Coliques tiraillantes^ principalement 
le soir, ou la nuit, ou après dîner. — ^Tranchées, principale- 
ment le matin. — Colique flatulente. — Les coliques s'améliorent 
par la chaleur extérieure. — ^Sortie et incaiirération des her- 
nies inguinales. 

•elles. — ^Selles dures, rares et trop peu abondantes, quelque- 
fois avec douleur à l'anus.—- ^Constipation et resserrement du 
ventre. — *Selles difficiles, par inactivité des tntesttns.— Sortie 
de beaucoup de glaires avec la selle, pendant les coliques. — 
Selles diarrhéiques muqueuses avec mal au ventre et ténesme. 
-— Sortie de sang pendant et après les selles. — Brûlure et 
'^prurit à Vanus, — Hémorrhoîdes. — Pression et élancements 
au périnée. 

Urlaes.— Douleurs dans les reins^ principalement en marchant 
et en se baissant. — Sensation de faiblesse dans la vessie et les 

' parties génitales. — Envie pressante d'uriner^ avec évacuation 
augmentée et aqueuse, accompagnée quelquefois de Sensation 
de brûlure. — Urines moins abondantes ^ avec un sédiment 
rouge et sablonneux. — ^Pissement nocturne. — Urines troubles, 
blanches, comme si on y avait mis de la craie. — Sédiment 
épais, blanchâtre dans les urines. 

Pal*fle« wlrlles. — ^Appétit vénérien exalté, ~ou supprimé. 
— Fréquentes pollutions et érections nocturnes. — Sécrétion 
abondante derrière le gland. — Excoriation du prépuce. -— 
Douleur contractive dans le cordon spermatique, avec contrac- 
tion du testicule. — Dureté et sensibilité douloureuse d'un des 
testicules, — ^Ecoulement de liqueur prostatique pendant des 
selles difficiles. — Douleurs au périnée, pendant le coït et pen- 
dant les érections. — Augmentation des souffrances après les 
pollutions. 

li4^Sle«. — *Règles trop peu abondantes, "trop hâtives et de trop 
courte durée. •— Règles trop abondantes avec ballonnement du 



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ALUM1NA. 97 

veolre. — Peadanl les rhgïe^, sommeil agité, avec beaucoup de 
rêves, bouillonnement de sang, chaleuf au visage, mal à la tête 
et palpitations de cœur. — Avant et "pendant les règles, coliques, 
mal à la tête et autres souffrances. — Après les règles, grande 
fatigue. ^ — "Flueurs blanches corrosives, avec< cuisson aux par- 
ties génitales. — Tlueurs blanches avadt ou après les règles, 
'et souvent avec tremblement, fatigue et coliques. — Flueurs 
blanches incarnates, ou aqueuses et roidissant le linge. 

Larynx. — Toux sèche, principalement le malin, et quelque- 
fois suivie plus lard d'expectoration. — *Toux courte, sèche. — 
*Touœ avec gêne de la respiration, ou avec douleur à la tête et 
à la nuque. — "^Catarrhe du larynx et des bronches, avec grat- 
tement dans la gorge. — Enrouement subit, avec aphonie, le 
matin et le soir. 

Poitrine. — *Oppression de la poitrine. — *Dyspnée, étant 
assis. — Pression nocturne à la poitrine. — Sensation de con- 
striction de la poitrine, principalement étant assis dans une po- 
sition courbée, ou en se baissant. — Douleur d'excoriation dans 
la poitrine et le creux de l'estomac, quelquefois avec toux. — 
^Palpitations et •secousses au cœur. — •Douleur au slernura en 
7 touchant. 

Vrone. — *Mal aux reins, pendant le repos. — Douleur de 6ft- 
sure auœ reins et au dos. — Élancements au dos, — Sensation 
au dos, comme si Ton y enfonçait un fer chaud. 

Bras. — "Douleurs aux bras tant qu'on les tient pendants ou 
étendus au lit. -^ Déchirement dans le bras, depuis l'épaule jus- 
qu'aux doigts. — Douleur de brûlure comme par un fer chaud, 
dans les coudes et les doigts. — "Pesanteur paralytique aux 
bras, — Gonflement du bras^et des doigts. — "Dartres et 
croûtes suintantes aux avant-bras. — Desquamation farineuse 
des mains. '— "Gerçures aux mains, qm saignent facilement. 
— Douleur rongeante sous les ongles, quelquefois avec fourmiU 
lement dans le bras. — Les ongles se cassent facilement quand 
on les coupe. — ^Panaris. 

ïambes. — "Roideur, engourdissement et insensibilité des 
jambes, la nuit. — Déchirement dans presque toutes les parties 
des membres inférieurs. — "Grande lourdeur et faiblesse des 
jambes, "principalement aux hanches. — Douleur tractive aux 
genoux en montant l'escalier. — Tension aux mollets en mar- 
chant, et crampes en croisant les jambes et en appuyant les 
orteils par terre. — "Douleur de fatigue aux articulations des 
pieds, étant assis. • — Douleurs aux plantes des pieds en mar- 
chant. — Froid aux pieds. Prurit et rougeur aux orteils, 
comme par des engelures.— "Sensation de brûlure sous lesorteils* 
G« Bi»rr. T. i. ♦ 



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38 AMBRA. 



5. - AMBRA GKISËA. 

AMB. — Ambre gris. — Hihhkkanb. — i?t<x. nat. e/prep.Pharm. hoiDœop.,p. 504. 

— DoBe usitée ; 50 : — Durée (taelion : jusqu'à 40 jours dans quelques cas de 

maladies chroniques. 
AifTiDOTis : Camph. n-Tom. puis. — On remploie comme anlidoée de : Stapb. u-vom. 
CoMFARiE ▲Tic:Calc. cham. graph. lyc. n-vom. phos. puis, sabad. sep. siaph, 

terstr. yerb. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Yensefmble des symptômes, 
on verra si ce médicament est à consulter dans Tun ou l'autre cas 
des affections suivantes : — Mélancolie; Épislaxis ; Grenouilletle ! ; 
Douleurs hépatiques ? ; Ictère ? ; Hémorrhoïdes? ; Leiicorrhée ; 
Souffrances par suite d'un coryza supprimé ; Coqueluche?; Toux 
convulsive, surtout chez les personnes maigres; Souffrances 
asthmatiques, surtout chez les enfants ou les personnes scrofu- 
leuses ; Maladies de cœur? ; Souffrances des vieillards et des per- 
sonnes d'une constitution sèche et maigre ; Douleurs arthritiques 
et rhumatismales?; Podagra, etc., etc. 

33^* Voir la note, page 17. 



SYMPTOMES GËi^ÊRAUX., — Crampes et Hressaillements 
dans les muscles, — Douleurs déchirantes, principalement aux 
articulations, et souvent d'un seul côté. — Engourdissement 
facile de plusieurs parties. — Plusieurs souffrances apparais- 
sent pendant le sommeil et diminuent après qu'on s'est levé. 
— > Beaucoup de souffrances sont soulagées par la promenade au 
grand air, ou lorsqu'on est couché sur la partie malade. — Le 
soir et à la chaleur, beaucoup de symptômes sont aggravés. — 
^Sensation et tiraillement par tout le corps. — *Douleur incisive 
aux mains et aux pieds. — Ballonnement et pulsation par tout 
le corps j avec grande faiblesse après la promenade en plein air. 
— Après avoir beaucoup parlé, agitation et tremblement par 
tout le corps avec insomnie. — *Fatigue, surtout le matin, au 
lit, et la nuit, en se réveillant. — Sensation d^engourdissemenl 
et de torpeur de toute la surface du corps, principalement 
le matin. 

Peau. — *Prurit et sensation de brûlure à plusieurs parties de 
la peau, comme par la gale. — ""Les dartres çl les éruptions 
galeuses reparaissent pendant l'usage de ce médicament. — 
""Sécheresse de la peau. — «"Dartres brûlantes. 



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AMBHA. 39 

Sommeil. — ^Eavie de dormir le jour. — - Insomnie nociurne. 

— Sommeil agité à cause du froid ^u corps et de tressaillement 
aux membres. — *Sommeil plein de rêves anxieux et de révaS' 
séries. — Kn s'endormant, sursauts avec effroi. 

Fièvre. — Frissonnement, surtout le malin, avec fatigue et 
somnolence, amélioré par le dîner. — *Frissons fébriles à di- 
verses parties, suivis de chaleur au visage. — ^Chaleur passa- 
gère, quelquefois avec anxiété au cœur. — *Sueur continuelle 
le jour, surtout au ventre et aux cuisses (en marchant). — 
Sueur nocturne après minuit, surtout au côté malade. 

Moral. — ^Tristesse inconsolable. — Anxiété surtout le. soir. — 
«Timidité. — Désespoir et *dégoûl de la vie. — ^Répugnance 
pour le rire et la conversation. — Excitation, agitation, préci- 
pitation, principalement pendant des travaux intellectuels. -— 
Imagination occupée de figures à grimaces et d'images lasci'ves. 

— Absence d'idées. — Conception difficile. — ^Embarras en 
société. . 

Tête. — Accès de vertiges surtout en marchant au grand air. — ^ 
Vertiges qui forcent à se coucher, avec sensation de faiblesse 
à l'estomac. — Le malin, mal à la lêle comme après une dé- 
bauche nocturne. — Sensation de faiblesse dans la tête, avec 
frissonnement à Textérièur. — Douleur pressive à la tête, tous 
les deux jours, avec chaleur à la têie, ardeur aux yeux et pâleur 
du visage. — Pression au front avec crainte de perdre la raison. 
-^ Serrement pressif, avec embarras, principalement au front 
et à l'occiput. — Congestion de sang à la tête, surtout en enten- 
dant de la musique. — Tiraillement aigu dans la tète avec 
ulcères au cuir chevelu. — Douleur à la tète comme après 
s'être donné un tour de reins. — '^Endolorissement du cuir che" 
velu au toucher, avec chute des cheveux. 

Yeus:. — Pression aux yeux avec pesanteur, et sensation comme 
si les yeux étaient trop enfoncés^ avec difficulté de les ouvrir 
le matin. — Chatouillement insupportable autour des yeux. -7 
Prurit à la paupière, comme si un orgelet allait sortir. — *Rou- 
geur inflammatoire de la sclérotique, avec injection des vais- 
seaux. — *Trouble de la vue,, comme un brouillard et obscur- 
cissement devant les yeux. 

Oreilles. —Tiraillement aigu dans les oreilles. —Tension aux 
oreilles. — Fourmillement et chatouillement dans l'intérieur 
des oreilles. — ^Tintement et bourdonnement devant les 
oreilles. •— *Dureté de l'ouïe d'un seul côté. 

Hé». — Spasmes aux ailes du nez. — "Hémorrhagie nasale, prin- 
cipalement le malin. —Croûtes de sang desséché dans le nez. 

— Eternument fréquent. — Sécheresse et "obturation du nez 



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40 AMBRA. 

"avec douleur d'excoriation. — *Coryza sec. — ^Suppression 
chronique d'un rhurtic de cerveau. 

Visage. -- Rougeur et chaleur (quelquefois passagère) du i;i- 
sage, — *Face ictérique. — Tremblement et mouvements con- 
vulsifs des muscles de la face. — Démangeaison fourmillante 
et pruriante à la face, avec éruption de boutons, même au front 
et dans la région des favoris. — Taches rouges sur la joue. — 
Convulsions aux lèvres. — Lèvres chaudes. 

Dents. — "Douleurs tradives lancinantes j principalement dans 
les dents cariées, et surtout au grand air, augmentées en pre- 
nant quelque chose de chaud. — Saignement des dents et des 
gencives. — Gonflement douloureux des gencives. 

Boaelic. — Le matin, en se réveillant, sécheresse et sensation 
d'engourdissement à la bouche^ à la langue et aux lèvres. — 
Démangeaison et cuisson dans la bouche. — Vésicules dans la 
bouche avec douleur brûlante. — Nodosités avec douleur d'écor- 
chure au-dessous de la langue. — Langue chargée d'un enduit 
blanc ou gris jaunâtre. — Mauvaise odeur de la bouche. ; 

Ctorgo. — Sensation comme s*il y avait un tampon dans la 
gorge, avec difficulté d'avaler. — ^Etranglement dans la gorge, 
en avalant les aliments. — ^Corrosion, ®et grattement dans la 
gorge. — Accumulation de mucosités grisâtres dans la gorge, 
avec vomiturition et vomissement en renâclant. — ^Le malin^ 
renâclement de mucosités. 

Appétit. — *Goût fade ou rance. — *Manque d'appétit. — Ai- 
greur dans la bouche après avoir pris du lait. — Après avoir 
mangé, pression à la fossette du cou, comme si un morceau s'y 
était arrêté. 

Bstomae. — ^Rapports avortés. — Rapports fréquents, et sou- 
vent aigres, ou avec le goût de ce que l'on a pris. — Hoquet 
après avoir fumé du tabac. — Pyrosis, principalement Ijs soir, 
ou en se promenant au grand air ou après avoir bu du lait. — 
"Nansées et vomissement. — Pression et douleur crampo!de à 
Tesiomac. — Sensation de brûlure à l'estomac et à la région 
précordiale. 

Ventre. — "Douleurs hépatiques, le plus souvent pressives. — 
Douleur pressive dans l'épigastre et dans le bas-ventre. — *Pe- 
santeur dans le ventre. — Tension et "ballonnement du ventre, 
'principalement après avoir bu et mangé. — Compression dans 
le ventre, quelquefois le matin. — Tranchées le soir» après mi- 
nuit, et le matin au lit^ avec diarrhée. — ^Douleur de blessure 
dans les muscles abdominaux en toussant et en tournant le 
corps. — ^Sensation de froid dans le ventre, quelquefois d'un 
seul côté. -^ Le soir, tressaillement dans le» muscles abdomi- 



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AMBKA. 41 

oaux. — ^Flatuosirés incarcérée^ -^ Colique flalulcnlc nocturne. 

Melie». — Constipation et selles tardives. — Envie inutile 
d'aller à la selle, avec anxiété et impossibilité de supporter 
rapproche de personne. — * * Selles irrégulières , intermittentes, 
souvent seulement tous les deux jours. — Selles molles (diar- 
rhéiques) brun clair. — Après la selle, pression dans le bas- 
ventre. — Écoulement de sang avec la selle. — *Bouton8 
héroorrhoîdaux à l'anus. •— Prurit et chatouillement à Tanus et 
au rectum. 

Vrlnos. — Le matin, après s'être levé, envie pressante d'uriner. 
'-Sécrétion d'urine augmentée, principalement la nuit et le ma- 
tin. — Urines d'un brun jaunâtre, et troubles, avec sédiment 
brun. — Nuage rougcâlre dans l'urine. — Urines sanguiriolenles. 
— *Odeur acide de l'urine. — Brûlement dans rorifice de l\i- 
rèihre. 

Parties wlrilcu. — Vive sensation de volupté et prurit aux 
parties génitales, sans excitation extérieure. — Brûlure à la 
région des vésicules spermatiqnes. -^ Érection le matin, avec 
engourdissement des parties génitales. 

Rèfies. — Règles trop hâtives. — Écoulement de sang hors le 
temps des règles. — Pendant les règles, gonflement des varices, 
avec pression dans les jambes. — ^Leucorrhée "épaisse, mu- 
queuse, précédée d'élancemcnls dans le vagin. — Sortie de 
matières blanches, bleuâtres, par le vagin. — L'a leucorrhée est 
plus abondante la nuit. — Brdlementj douleur d'écorchure et 
prurit aux parties sexuelles de la femme. 

larynx. — Toux avec coryza et expectoration d'un mucus 
blanchâtre et salé. — Toux nocturne, excitée par un vif cha- 
touillement au gosier. — Toux le soir, avec douleurs sous les 
côtes gauches, comme si on y arrachait quelque chose. — 
*Toux convulsive, "avec rapports et enrouement. — *En tous- 
sant, mal de tète pressif aux tempes. — Voix rauque, enrouée, 
et accumulation de beaucoup de mucosités épaisses dans les voies 
aériennes. 

Poitrine. — "Haleine courte, — * Oppression de la respiration. — 
'Haleine fétide, le matin après s'être réveillé. — Sifflement dans 
la poitrine. — "Oppression douloureuse à la poitrine et au dos. 
—'Pression à la poitrine, principalement dans la région<lu cœur. 
— *Seosaiion de corrosion dans la poitrine. — *La nuit, trem- 
blement à la poitrine. — Batternent de cœur, souvent en se pro- 
menant au grand air, avec pâleur du visage, et pression dans 
la poitrine comme par une masse. — Douleur de brisure, rhu- 
matismale, à la poitrine. 

Vronc. — Mal aux reins, lancinant. — * Roideur aux reins apiès 



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42 AMMONIUII GARBONIGCM. 

être resté assis. — Pesantffur au dos avec douleur au ventre 
comme si les iiilestihs étaient comprimés. — Douleur pressive, 
tiraillante à la nuque et au dos. . 

Bra». — * Les bras s* engourdissent facilement ^'soii que Ton s'ap- 
puie dessus, ""ou que Ton pointe quelque chose, ou même la quit, 
avec sensation de torpeur. — "Tiraillement paralytique, comme 
de luoDotion, aux articulations scapulaires, aux coudes, aux 
avant'bras et aux mains. — ^Tremblement des bras. — *Dou- 
leur ostéocope du coude au toucher. — "^Crampes aux mains en 
saisissant quelque chose. — Froid prolongé des mains. — Con- 
traction des doigts. — Le soir, accès de tremblement au pouce. 
— Le matin, la peau au bout des doigts est ridée. — Faiblesse 
nocturne des doigts. — Dartre pruriteuse entre les doigts. 

«V^mlies. — Sensation de torpeur aux jambes, avec marche mal 
assurée. — Pesanteur, enroidissement et laxilé des jambes. — 
^Crampes aux jambes, et, la nuit, aux moWeis. -^YTiraiUement 
aigu aux jambes^ depuis le sacrum jusqu'aux pieds, avec im- 
possibilité d'appuyer le pied par terre; la Jambe malade parait 
plus courte que l'autre, ^-r- Excoriation aux jarrets, avec dou- 
leur, principalement le soir. — Bourdonnement dans les mol- 
lets et dans les pieds. — Douleurs arthritiques dans les articu- 
lations des pieds et des gros orteils. — ""Roideur des articula- 
tions des pieds. — ^Douleur d'ulcération. aux plantes des pieds, 
en marchant. — ""Brûlement à la plante des pieds. — *Gonfle- 
ment des pieds. •— ""Elancements aux engelures des orteils. — 
Douleur d'écorchure aux cors. 



6. — AMBIONIUM GAKBONICUM. 

AHM.~ Carbonate d'ararnooiaque. — HÀHxmANif. — ffist, nat. etprip. Pharmac. 

homdeop., p. 75. ~- Dose uniée: 50. ~ Durée tPaetûm: jusqu'à 40 jours dans 

4)uelque8 cas de maladies chroniques. 
Antii>otis : Ârn. camph. hep. 
Comparse avic: .^m-mttr. arn, ars. bell. bry. cbîn. fer. graph. hep. ka). iaur. lyc. 

mang. merc. n-Ton(k. phot, puis. rhus. siU suif. 



CLINIQUE* — Se laissant guider par Vensemble des symptd* 
mes, on verra si ce médicament est à cousulter dans les affections 
suivantes: — Migraine?; Céphalalgie par suite de congestion san- 
guine; Catarrhe nasal ; Orgelet; Amblyopieamaurotique; Myopie; 
Parotide?; Éruptions (et dartres?) à la face ; Ozène?; État scorbu- 
tique des gencives; Dyspepsie; Gastralgie; Hématémèse; Douleurs 



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AMliONlUli GARBONICUIII. 4 3 

hépatiques; fii^morrftotViej; Douleurs dans les testicules; Dysmé- 
norrhée (Stérilité); Leucorrhée; Hémoptysie; Souffrances asthma- 
tiques; Hydrolhorax; Goitre; Podagra?; Douleurs par suite de 
luQcation; Convulsions?; Tétanos?; Inflammations locales?; Scro- 
fules; Rachitisme; Éruptions miiiaires; Scarlatine; Verrues ; Dar- 
tres farineuses; Fièvres typhoïdes? etc., etc. 
3S5^* Voir la note, page il. 



SYMPTOMES GÉNÉHAUX. — Douleurs d'ulcération dans dif- 
férentes parties , ou élancements et tiraillement aigu, s'amélio- 
rant dans la chaleur du lit . — Douleurs de luxation ou ""tiraille- * 
ment et tension aux articulations, 'comme par raccourcissement 
des tendons. — Le côté droit du corps parait être plus affecté 
que le côté gauche. — La plupart des souffrances apparais- 
sent ou le soir et la nuit, ou le matin. — *Le soir^ agitation 
générale dans le corps. — Besoin d'étendre les bras et les jam- 
bes. — En parlant beaucoup et en écoulant parler, on*se fatigue 
beaucoup. — Fatigue, courBalure et * grande faiblesse des mem- 
breSy principalement en se promenant au grand air, ~ou le soir, 
et quelquefois avec besoin de se coucher. — ""Répugnance pour 
la promenade. — Convulsions. — Inflammations locales. — 
Tétanos. — Dyscrasie scorbutique. — Disposition du sang à se 
décomposer. — Amaigrissement, — Grande sensibilité au froid 
et au grand air, avec beaucoup de souffrances après la prome- 
nade. 
Pean. — Fort prurit par-ci par-là, avec des vésicules et des 
boutons brûlants après avoir gratté. — ^Éruptions miiiaires, 
^chroniques. — Rougeur sur toute la partie supérieure du corps, 
comme de la scarlatine. — *Scarlatine, — "Éphélides. — 'Brû- 
lement, élaucements et tiraillements aigus au corps. — Exco- 
riation de la peau (entre les jambes, à l'anus et aux parties gé- . 
nitales). — Ganglions. — Gonflements de glandes. — Rachitisme. 
Komniell. — ^Somnolence diurne. — *lnsomnie et 'sommeil 
tardif, surtout lorsqu'on se couche tard. — ""Cauchemar en 
s'endormant. — Réveil fréquent avec effroi, 'et difficulté de se 
rendormir. — Sommeil plein de rêves tant anxieux que roman- 
tiques, historiques et lascifs. — Rêves de spectres, de mort,àe 
vermine et de querelles, — Sommeil agi lé et qui ne délasse 
point. — La nuit, accès d'angoisse, vertiges, congestion de sang 
à la tête, céphalalgie, mal aux dénis, nausées, gastralgie, coli- 
ques, envie d'uriner, crachement de glaires, douleurs aux gros 
, orteils et aux ganglions, secousses dans le corps, douleurs aux 



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44 AMMONIUM CARBONICUH. 

membres, prurit et picotemeot dans la peau, agitation, bouil- 
lonnement de sang, chaleur sèche, sueur, surtout aux jambes, 
frissonnement et froid. 

Symptômes r^^lirtle». — ^Accès de frissons le soir. — 
Avant de s'endormir, violent frisson avec tremblements — 
^Chaleur fébrile à la tète avec froid aux pieds. —- Sueurs toutes 
les nuits et vers le matin. 

Moral. — Tristesse avec humeur pleureuse, apfMréhensions, et 
angoisse qui disparaît souvent vers le soir. — ""Inquiétude le 
soir. — *Anxiété avec faiblesse, "et cauchemar nocturne. — Ca- 
ractère craintif. — ^Dégoût de la vie. — Mauvaise humeur le 
matin, et lorsqu'il fait mauvais temps. — Humeur morose el 
colère. — ""Caractère désobéissant et difficile à conduire. — 
Gaieté excessive .^^ Inadvertance. — Grande distraction et man- 
que de mémoire. — *0n se trompe en parlant, en écrivant, 
en calculant. — ^Diminution des facultés intellectuelles. 

Tête. — ^Vertiges, *en lisant dans la position assise, 'ou le ma- 
tin, ou le soir, quelquefois avec nausées. — *Maux de tête opiniez 
très. — '*Mal de tête avec nausées. — Les maux de tète appa- 
raissent souvent le soir, après la promenade bu grand air, ou 
le matin, ou après le repas. — Douleur d'ulcération à la tète, 
principalement en remuant la tète ou en la pressant. — * Mar- 
tellement, 'pression et battements dans la tête, avec ^sensation 
comme si tout allait sortir par le front, 'ou que la tête dût écla- 
ter. — Elancements au fond du cerveau. — Mal de tète comme 
par le gaz carbonique. — Sensation comme si le cerveau vacil- 
lait. — Endolorissement du cuir chevelu et des cheveux. — 
Prurit à la tète, — *Chule des cheveux. 

l'etix. — *Br<Jâemenit aux yeux, principalemenl^'le soir, ou le 
matin avec photophobie. -— ^Sensation de froid aux yeux. — 
Orgelet. — Agglutination nocturne des paupières. -^ "Chassie 
sèche aux paupières. — Immobilité des yeux. — *Vue trouble 
avec scintillement devant les yeux. — «Myopie. — «Cataracte* 

— Diplopie. — ""Points noirs et bandes lumineuses devant les 
yeux. — Larmoiement. 

Orclllcii. — Bourdonnement dans les oreilles, particulièrement 
la nuit. — "Bruissement el tinlemenl aux oreilles. — *Dureté 
de l'ouïe, avec suppuration et démangeaison de roreille.— "Gon- 
flement dur des glandes du cou, "et des parotides. 

Hem. — Pesanteur au bout du nez, en se courbant^ comme par 
congestion de sang. — "Prurit et bouton purulents au nez. 

— Furoncle au bout du nez. — Gonflement^ sensation d'exco- 
riation et sensibilité douloureuse des narines. -« Ëcoule- 
ment de pus par 1 e nei.— Excrétion de mucosités sanguinolentes. 



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AMMONIUM CARBOMCUM. 4 5 

— ^Saignement de nez, parliculiërement le matin en se levant, 
ou "après le repas. — Sécheresse opiniâlre du nez. — '^Coryza 
opiniâlre. * Coryza sec, 'et obturation du nez, principalement 
la nuity avec péril de suffocation. 

Vidage. — ^Bouffissure cl pâleur de la face, avec nausées et 
fatigue du corps et de l'esprit. — *Teint maladif. — Chaleur au 
visage pendant des travaux inlcllcciuels. — Tension el ^lirallle- 
mentsalgus^ avec élancements au côté droit du visage. — Ten- 
sion dans la peau du visage, comme si la face était gonflée. — 
Gonflement dur des joues. — Contorsion des traits. — *Erup- 
tionsau visage ®avec prurit. — Furoncles aux joues. — **Ephér 
lides. — Eruptions dartreuses avec desquamation de la peau, 
aux joues; autour de la bouche et au menton. — Lèvres se- 
ches, gercées^ brûlantes et saignantes. — Gonflement doulou- 
reux des glandes seus-maxilaircs. 

Ilenld. — Mal aux dents en les serrant, ou le soir après s'être 
couché^ ou quand Tair y pénètre, ou pendant les règles ; les 
douleurs sont pour la plui^avi tiraillantes^ on tressaillantes^ ou 
lancinantes ; ou comme d*ulcéralion, et souvent elles se propa- 
gent jusque dans les joues et les oreilles. — Douleur lancinante, 
opiniâlre aux dents. — Pourriture, allongement et ^vacillement 
chronique des dents.— Gonflement inflammatoire, suppuration 
el saignenaenl facile des gencives. 

Bouclie. — Rougeur, inflammation, douleur d^excoriatioa et 
sensation de gonflement dans l'intérieur de la bouche. — Érup- 
tion de bulles dans la bouche et sur la langue. — Parole diffi- 
cile, comme par faiblesse des organes Grande. sécheresse 

dans la bouche, principalement la nuit. — Accumulation de 
salive dans la bouche et crachement continuel. — Mauvaise 
odeur de la bouche qu'on sent soi-même. 

(>orge. — Mal de gorge comme s'il y avait un corps étranger 
là dedans, principalement le matin et le soir. — '^Douleur d'exco^ 
riation et grattement dans la gorge. — Gonflement des amyg- 
dales, avec difQculté d'avaler. -^ Après avoir bu, les muscles 
antérieurs du cou se contractent spasmodiquement. 

Appétit. — Goût sanguinolent dans la bouche. — '^Goût amer, 
principalement après avoir mangé, "ou le matin, après le ré- 
veil. — Goût acide des aliments, et après avoir pris du lait. — 
Goût métallique dés aliments. — *Soif continuelle. — Impossi- 
bilité de manger sans boire. — Beaucoup de faim et d'appétit. 

— *Manquc d'appétit le matin. —En mangeant, on est bientôt 
rassasié. — Répugnance pour le lait. — ^Goût excessif pour le 
sucre. — "^En mangeant, vertiges étourdissants 'et chaleur au 



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46 AlWONlClt GABBONIGUII. 

visage. — *Aprè8 le repas, pyrosis avec grattement dans la 
gorge, 'et envie de dormir. 

Eslomac. — ^Renvois aigres "ou à vide, ou avortés. — ^*Renvois 
avec le goût des aliments ingérés. — *Pyrosis. — ^Renvois et vo- 
missements. — Nausées et vomissements toutes les fois qu'on a 
mangé, avec pression au creux de reslomac. — Vomissement 
sanguinolent, violent. — Pression à l'estomac, principalement 
après le repas, avec nausées et sensibilité douloureuse du creux 
de reslomac. — *Gastralgie. — *Douleur cpntractive au creux 
de Teslomac, en s'élendant. — Chaleur el sensation do brûlure 
à Testomac. — ®Tout vêtement sur Pestomac^si insupportable. 

Tcnirc. — Pression, douleur d'écorcbure et obrûlement dans la 
région hépatique. — '^Élancements térébrants dans le foie, le 
soir étant assis. — *Mal au ventre avec. diarrhée. — ^Coliques 
contractives, spasmodiques, avec nausées et accumulation d'eau 
dans la bouche. — ^Douleur de commotion dans le bas-ventre 
en marchant. — *Bruit dans le ventre. — Gonflement élastique 
dans l'aine, comme une hernie venteuse. — Colique flatulente, 
douloureuse. 

Sellos. — ^Constipation. — *Selles difficiles. — Selles tardives, 
dures, en petits morceaux. — Selles molles ou diarrhéiques, 
muqueuses, suivies ou précédées de tranchées. — Après et*pen^ 
dant la selle, sortie de sang par Vanus, — *Hémprrho'tdes sai- 
gnantes, 'avec douleurs cuisantes. — Sortie des hémorrhoïdes 
du rectum pendant la selle, avec beaucoup de douleurs après. 

— Brûlement nocturne et *prurit à l'anits. — Ècorchure entre 
les jambes et à Tanus. 

Urines. — Envie continuelle d'uriner, même la nuit, avec éva- 
cuation peu abondante. •— Le soir surtout, pissement fréquent 
et abondant. — *Pissement nocturne. — *Pissement au lit. — 
Urines blanches, sablonneuses. — Urines rougeâtres, comme de 
l'eau mêlée de sang. — Ecoulement de sang par Turêthre. 

Orgtknem sënltaax. ^ Violent appétit vénérien, sans idées 
lascives ni érections; ou '^manque d'appétit vénérien et répu- 
gnance pour le sexe. ^Pollutims fréquentes, "et étranglement, 
tiraillement et pesanteur aux testicules. — Sortie de liqueur 
prostatique après une selle difficile. 

Bègle». — Gonflement, prurit el brûlement aux parties géni* 
taies de la femme. — ^Excoriation de la peau aux parties et à 
l'anus.— /îègfies trop hâtives et trop fortes, d'un sang noir et acre. 

— Avant et *pendant les règles, coliques et maux de reins. — 
*Pendant les règles, mal aux dents, pression sur la matrice, tran- 
chées, tiraillements aigus au dos et aux parties génitales, *be- 
soin de se coucher, "pâleur du vi0age, frissonnement, coryza et 



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AMMONIUII GARBONICCII. 47 

tristesse. — Ecoulement séreux de la matrice* — "Leucorrhée 
acre, corrosive, ~ou brûlante. 
Larynx. — Raucilé el enrouement avec difficulté de parler. 
•— Catarrhe avec dureté de Touîe et brûlement à Kestomac. 
— * Toux avec enrouement. — Toux sèche, comme par liu 
duvet dans la gorge. — *Toux avec oppression asthmatiquej 
particulièrement le soir au lit. — *Toux chatouillante avec 
expectoration, — *Touœ seulement la nuitj ou seulement le 
jour, «ou le soir avant de s'endormir, ou le matin vers les 
3 ou 4 heures. — ®En toussant, élancements aux reins, "au 
ttternum, ou au creux de Testomac. — "^Toux avec eœpecto- 
rationmuqiÀeuse, sanguinolente, haleine courte, et sensation d'un 
poids à la poitrine. — Expectoration de sang pur par la toux. 
Poitrine. — ^Haleine courte 'avec étouffement, prificipale- 
ment en montant un escalier. •— Gène asthmatique de la respi- 
ration, et dyspnée principalement à la chaleur de la chambre, 
ainsi qu'après un effort quelconque, parfois avec battement de 
cœur. — Dyspnée nocturne. — Sensation douloureuse d'asthme 
spasmodique avec toux cotfrle et sourde. -^ *Élancements dans 
la poitrine et dans les côtés, particulièrement en respirant, en 
chantant, en se baissant, en marchant, ou la nuit, avec impos- 
sibilité de rester couché sur le côté malade. — Poitrine comme 
fatiguée. — Congestion versla poitrine, — Sensation de pesanteur 
À la poitrine. — ^Brûlement dans la poitrine. — Souvent un 
point douloureux au cœur. — *Battentents de cœwr, principale- 
ment après un effort, et quelquefois avec rétraction deTépigastre 
et faiblesse au creux de l'estomac. 
Vronc. — ^Elancements dan3 les téguments de la poitrine. — 
Miliaire pourprée et furoncles à la poitrine. — Maux de reins 
ei *douleurs à la nuque, le plus souvent tiraillantes, •— * Tension 
tractive au dos et aux reins. — "Tiraillements aigus depuis le* 
côté jusqu'à l'articulation scapulaire. — i^Gonilemeni douloureux 
des glandes du cou el des glandes axillaires. — "Goitre. 
liras. — *Bras et doigts morts et roides, la nuit, ainsi que le 
matin, et en saisissant quelque chose. — Pesanteur el faiblesse 
paralytique des bras. — Tiraillement aigu dans les articulations 
des bras, des mains eî des doigts^ amélioré par la chaleur du 
lit. -^ *Douleur de foulure au poignet, — Accès delremblement 
des mains. — Veines gonflées et couleur bleuàire aux mains, 
après les avoir lavées à Teau froide. — *Exfoliation de la peau 
des mains. — La peau dès mains devient dure et gercée. — 
Crampes aux doigts. — ''Engourdissement des doigts. — "En- 
flure des mains len laissant tomber les bras. — Gonflement des 
articulalioBS des doigts. 



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4 8 AMMONIUM GARBOMIGUM. — AMMONIUM MURIATICUM. 

#aml>ef . — ^ Tension dans les jambes,, comme si les tendons 
étaient trop courts. — Tressaillement et contraction des jambes. 

— '^Grande fatigue dans les jambes. — Douleur de courbature 
dans l'articulation çooco-fémorale et les cuisses, particulièrement 
le matin au lit, améliorée par la marche. — ^Crampes aux 
pieds, 'aux mollets et au tibia. — Tressaillements dans les ge- 
noux et lés jambes. — '^Douleur Iractive aur jambes, étant assis. 

— Tiraillement aigu aux articulations des pieds, amélioré par 
la chaleur du lit. — - Douleur d'ulcération et '^élancemenls aux 
talons. — Sensation de brûlure aux pieds^ — ^Gonflement des 
pieds, — *Sueur des pieds. — Froid et frissons aux pieds, prin- 
cipalement le soir en allant au lit. •— *Douleur (de luxation) 
dans le gros orteil^ principalement la nuit au lit, en le remuant. 

— Le soir, rougeur, chaleur et gonflement du gros orteil, comine 
par des engelures. 



7. — AlttAIONIUM MURIATIGUH. 

AMM-MUR.— ' Muriate d'ammoniaque. ^ HAHifixAifir.— fftsl, nat. el prcp. Pharraae. 

homœop., p. 76. — Dotes usitées ; 12, 30. — Durée d^acUon : jusqu'à 7 semaines 

dans quelques cas de maladies chroniques. 
AifTiDOTBS ; Camph. hep t. 
CoMPiaBR Àvxc; Jmm arn» ars. bell. bry. chin. fer. graph. hep, kal. laur. lye. 

mang. merc. n-vom. pkos, puis. rhus. sil. suit. 



CLIJVIQUE. — Se laissant guider par V ensemble des symptô- 
mes, on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament con- 
tre: — Mélancolie; Migraine; Amblyof>rê amaurolique; Hémor- 
rhoïdes; Dysménorrhée; Toux chronique; Douleur de luxation; 
Glandes engorgées; État scorbutique des gencives; Podagra?; 
Panaris? , etc.^ etc. 

B^* Voir la note, page 17. 



SYJklPTOx^ES GÉIVÉRAUX. — "Douleur d'ulcération à plu- 
sieurs parties du corps. — Tension dans les articulations comme 
par raccourcissement des tendons. — Le côté droit du corps 
parait être plus affecté que le c6té gauche. — Les souffrances de 
la tète et de la poitrine s'aggravent principalement le malin; 
les souffrances, gastriques et abdominales après le dîner, elles 
douleurs dans les membres, les affections cutanées^ ainsi que 



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AMMONlUai MCRIATIGOII. 4 9 

les symptômes fébriles, le soir et la nuit. — * Bouillonnement de 
sang avec anxiété. — * Faiblesse paralytique et ^ fatigue^ prin- 
cipalement aux extrémités inférieures, ^quelquefois avec étour- 
dissement, ou avec tension et liraillement aux jambes. — Ca- 
chexie scorbutique. — Disposition du sang à se décomposer. — 
Douleurs ostéocopes^ tiraillantes, nocturnes. — ^Déchirement 
tressaillant dans les membres, surtout dans les doigts et les 
orteils. ' 

pean. — Prurit et démangnaison, afec besoin de se gratter, sui- 
vis d'éruption de boutons. — Eruption miliaire. — f Eruptions 
vésiculeuses qui forment des croûtes. — Exfoliation delà peau 
dans plusieurs endroits. 

••■amell. -—^Somnolence diurne, avec paresse et horreur du 
travail. — Le soir, ^e bonne heure, envie de dormir. — In- 
somnie avant n^inuit. — * Réveil de trop bonne heure. -^ Beau- 
coup de rêves anasieux^ effrayants ou lascifs. — La nuit, tran- 
chées, éternuments fréquents, fourminement dans la gorg'e, 
pesanteur et pression à la poitrine (cauchemar?), mal aux 
reins violent et douhurs au tronc et aux membres^ froid aux 
pieds, chaleur à la tête, frisson et prurit à la peau. 

FMvre. — Froid et frissons, le plue souvent le soir YerS'6 heures. 
— Chaleur avec soif et face rouge, bouffie, -r- *Sueurnoctumêy 
<*après minuit. 

Moral. — Grande angoisse et état mélancolique comme par du 
chagrin ou des soucis, avec *humeur pleureuse. — '^Humeur 
morose^ apathique, 'avec répugnance pour la conversation.— 
Irritabilité et disposition k se fâcher. — Antipathie pour certaines 
personnes. 

Vête. — Elourdissement et vertige qui disparaissent le plus sou- 
vent au grand air. — Sensation de plénitude dans la tête e\ pe- 
santeur au front, principalement le matinen se levant. — Pres- 
sion au front, vers la racioe du nez, avec sensation comme si 
le cerveau était meurtri. — Tiraillement aigu semt-iatéral à la 
tète el au visite. — Congestion de sang à la lête avec chaleur 
intérieure. — Prurit au euir cheveluf qui force à se gratter con- 
tinuellentent. 

Yc^nx. — Brûlement aux yeux et dans les angles des yeux le 
soir au crépuscule, ou le matin di\ec photophobie. — Palpitation 
aux paupières. '*- Vue trouble comme par un brouillard. — » 
*Taehes et points voltigeant devant lesyeux, ^le jour et le soir à la 
lumière des bougies. — Taches jaunes devant les yeux, en re- 
gardant fixement quelque objet. 

#relllea. — Elancements aux oreilles d€ dedans en dehors, 
surtout au grand air.— Tressaillement térébranl aux oreilles.-— 

6« ÉDIT. — T. 1. 5 



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50 AMMOMICH MURUTICIW. 

Éruption aux oreilles. — Écoulement parles oreilles. — •Dureté 
de Touïe. — *Tinterpenl et bourdonnement devant les oreilles. 

nr^B. — Gonflement et sensibilité douloureuse du nez au tou- 
eber, avec douleur d'ulcération et croûtes sanguinolentes dans 
les narines. — °Ëternument avec élancements à la nuque et 
jusque dans les épaules. — Coryza avec obtliration du nez et 
perle de Todorat. — Ecoulement d*eau claire; corrosive, pen- 
dant le coryza. 

TiMige. — Tiraillement aig^, violent dans les os zygomatiques. 

— Chaleur brûlante de la ftice. — Eruption au visage. — ^Ul- 
cération des coins dé la bouche et'delalèvre supérieure. — Lèvres 
luisantes, comme par de la graisse. — Lèvres sèches, ridées, 
gercées, excoriées, avec douleur brûlante. — * Douleur tensive 
dans Tarticulation sous-maxillaire en mâchant et en ouvrant 
la bouche. -^ Gonflement des glandes sous-maitUaireB, avec 
douleur pulsative. 

Dents. — Tiraillement aigu aux dents. — Gonûeilaent des gen- 
cives avec douleur lancinante. 

Itooelie. — Vésicules brûlantes au bout de la langue. -^ Dou- 
leur lancinante à la gorge en avalant. — Mucosités tenaces dans 
la gorge, principalement le matin. 

Appétit. — Goûtamer dans la bouche, principalement* le matin, 
avec renvois amers et anxiété. — Manque de faim et d'appétit. 

— Beaucoup de soif, surtout le soir. — Après tout repas, nau- 
sées, écoulement d'eau par la bouche avec horripilation, diar- 
rhée avec coliques et douleurs aux membres, et quelquefois avec 
battement dans la poitrine, chaleur au visage et inquiétude. 

Estomac. — *RenvoiSy le plus souvent améfsoa à vide. -^Ré- 
gurgitation de ce que Ton a pris ou d'une eau amère et acide. 

— Hoquet fréquent, violent, souvent avec élancements à la 
poitrine. — ^ Pituites de l'estomac. — Douleurs tractives ou ron- 
geantes à l'estomac, comme par des vers. — .Sensation de brû- 
lure à l'estomac et dans la région précordiale. 

Ventre. — *Élancements dans la région splénique, ^partiinilière- 
ment le matin en se réveillant, avec dyspnée qui force kse re- 
dresser. — Ballonnement du ventre. — Pincement dans le 
ventre. — Tension et gonflement aux aines. — *En touchant, 
sensation de gonflement et douleur d'ulcération aux aines. 

Selles. — ^Constipation. — Selles dures ou fréquentes et molles. 

— Diarrhée avec douleur d'excoriation ou de meurtrissure au 
ventre. — Selles diarrhéiques, muqueuses, verdâtres. •« Avant 
la selle, mal de ventre autour du nombril. —-* Sortie de sang 
avec la selle. — *Douleur d'excoriation dans le rectum» •étant 
assis. — Douleur au périnée en marchant. 



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AnORlCM MUBIATICDM. SI 

Vrlites. ^ Ëracaation d'urine augmentée, fNrineipalement la 
nuit. — Urines rougeâlres, claires, sans dépôt. 

Parties Virl les. — Elancements et battements au cordon 
spermatique. — Erections fréquentes. 

Belles. — *Règles trop hâtives et trop fortes, *av€c mal aux 
reins et douleurs (compressives et contractivcs) au dos. -* ®Pen- 
dant les règles, vomissement et diarrhée, tiraillement aux pieds, 
"ou sortie de sang avec selle. — Flueurs blanches avec ballon- 
nement du ventre, ou comme du blanc d^œuf, précédées de pin- 
cement autour du nombril, ou muqueuses, brunes, sortant après 
avoir uriné. 

liarynx. — Enrouement avec sensation de brûlure au larynx. 

— * Toux violente, 'principalement le soir et la nuit, étant cou- 
ché sur le dos. — *Toux sèche le matin, ®avec expectoration de 
matières blanchâtres et épaisses. — ®La toux est plus forte après 
le repas ainsi qu'après avoir bu froid et lorsqu'on est couché la 
tête basse. — Toux en respirant profondément^ surtout étant 
couché sur le côré droit. — En toussant, élancement dans la 
poitrine et aux hypochondres. — Expectoration de sang précé- 
dée de démangeaison à la gorge. — ^Toiix opiniâtre venant du 
fond de la poitrine. 

Poitrine. — État asthmatique en remuant fortement les bras 
et en lès baissant. ?— Pesanteur ei oppression de la poitrine, avec 
gène de la respiration, principalement au grand air ou la nuit. 

— Pression et élancements dans la poitrine. — Pulsations dans 
la poitrine, étant debout. 

Trône. —Tension et douleur de courbature ^ Textérieur de la 
poitrine — ^Eruption et "taches rouges, brûlantes et priiriantes 
à la poitrine. — Douleurs de courbature aux reins^ principale-' 
ment la nuit, étant couché^ en marchant et après s'être baissé. 

— '^Roideur douloureuse aux reins 'qui force à marcher courbé. 
— ^Elancements aux omoplates, "surtout en respirant. — * Ti- 
raillements aigus aux côtés du cou et aux clavicules. — Roideur 
du cou, avec douleur en le remuant, depuis la nuque jusqu'aux 
épaules. 

Bros. ^ Bras lourds et roides, comme paralysés. — La nuit, ti- 
raillement aigu aux bras comme si c'était dans les os.-- Tirail- 
lement aux épaules. — Gonflement dès poignets avec douleurs 
tiraillantes. — Vésicules au poignet qui forment des croûtes. — 
Douleur de luxation au poignet. — Tiraillement tressaillant ou 
élancements, battement, fourmillement et douleur d'ulcération 
au bout des doigts. — Exfoliallon de la peau entre les doigts. 

«Vomlies. -^ Tension dans les hanches et les jarrets. — "Elan- 
cemenls, douleur de luxation et ^tiraillement à la hanche. — 



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52 AHIIO.NIUII MUR. — ANACARDiOll. 

"Raocoiircissemenl des tendons des Jarrets et roideur de l^rti<» 

culatiou du genou. — La nuit,' tiraillement aigu aux jambes 
comme dans les o^. — Douleur lancinaote aux mollets, après 
avoir marché longtemps. — * Jamjbes mortes et insensibles. — 
^Douleur d'ulcération et tiraillement aux talons. — * Froidaux 
pieds. — Sueur fétide des pieds. — Tiraillement tressaillant 
ou élancement, battement et fourmillement au bout des or- 
teils. 



8. -^ ANACAUDIUM ORIENTALE. 

ANAC. — Fève de inalac. ~Habn«]iahii. —Hitt. nat, el prép. Pharmac Honiœop., 
p. 160. — Do$e uiiiée) SO. — Durée i<'a«<tOA ; jusqu'à 90 jours dans quelques 
afTections chroniques. 

ANTiDOTftS : Camph. n-jugl f . 

Compatis a^bg : Acod. ars. ealc, oleand. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par V ensemble des symp- 
t&mes, on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament 
conire : — ÀUéMtion menttUe et démence allant jusqu'à la fureur ; 
Mélancolie; Imbécillité?; Hystérie et Hypochondrie?; Céphalalgie 
par suite de travaux intellectuels trop fatigants ; Amblyopie; Du- 
reté de Touîe ; Otorrhée ; Dyspepsie ; Hémorrhoides^ Coryza chro- 
qique ; Faiblesse nerveuse et physique? ; Coqueluche ? ; Souffran- 
ces asthmatiques ? ; Paralysie ; Suites fâcheuses de l'abus du^^oU ? ; 
Souffrances par suite de chagrin ?, «te. 

SS^F* Voir la note, page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Douleurs pressives comme par 
une cheville ou par un tampon, à plusieurs endroits. — Les 
souffrances apparaissent le plus souvent périodiquement. — La 
plupart des souffrances disparaissent pendant lediner, mais peu 
de temps après elles se renouvellent et il en apparaît beaucoup 
d'autres. — Le moindre mouveipenl fatigue beaucoup. — 
Grande fatigue, '^tremblement et faiblesse extrême dans les mem' 
bres et principalement aux genoux, "augmentant jusqu'à la pa- 
ralysie. — Grande lassitude en marchant et en monUint Tesca- 
ealier. — . "Disposition à se refroidir facitment, ei graudeseu- 
sibllilé pour le froid et le courant d'air. 



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ANACAUmiU. 53 

Peiiti. — Prurit brûlant ; augmealé par le grallemenl. -^ Peau 
difficile à exciter par des irrilanls. — Douleur d'abcès aux par- 
ties malades. 

Somincll. — SoDinolencn comateuse jour et nuit. -— Ëuvie de 
dormir de bonne heure, avec sommeil nocturne agité. — *Sonii- 
meil tardif. — ^i{et;e^ aTmatio;^ dégoûtants ou horribles, avec 
cris^ rêves vifs avec méditation et activité de Pe^prit, suivis de 
douleur de meurtrissure à la tète après le réveil. — Rêves de 
projets, de feu^ de maladies, de morts et de périls. — La nuit, 
mal aux dents, douleurs aux membres et dans les os, diarrhée, 
crampes aux mollets et tressaillemenl de la boiiche et des doigts 
pendant le sommeil. 

Fièvre. — '^Grande dispos^itian au frissonnement, 'et frissons 
continuels, même à la chaleur de la chambre. — Froid et trem- 
blement, avec tiraillement à la tète^ mauvaise humeur et agir 
tation, tous les deux jours. — Froid intérieur avec chaleur 
extérieure. — Chaleur du visage, toutes les après-midi vers 
les 4 heures, avec nausées el fatigue. — ^Sueur diurne étant 
assis. — Sueur nocturne. 

■oral. — ^ "Tristesse hypodiondriaqu^e, et idées mélancoliques. 

— ^ Anthropophobie, — "Anonété, appréhensions et crainte d'une 
mort prochaine. — Crainte et méfiance de l'avenir, avec ^décou- 
ragement et désespoir. — Disposition à prendre tout en mal, à 
contredire et à se mettre en colère. — Manières gauches, sottes. 

— Disposition à rire des choses sérieuses et à garder son sérieux 
où il y aurait à rire. — ^Etat comme si Ton avait deux volontés 
dont l'une rejette ce que l'autre exige.— •^'Manque de seatiment 
moral (scélératesse , impiété, dureté de cœur, cruauté). —*En- 
vie irrésistible de blasphémer et de jurer. — ^Sensation comme 
si Tcsprit élail.séparé du corps. — Faiblesse de l'esprit et de la 
mémoire. — Absence d'idées. 

Veto. — •Tête embarrassée. — Élourdissements.— Vertiges en 
marchant, comme si tous les objets étaient trop éloignés ou va- 
cillaient. — Vertiges tournoyants avec obscurcissement des 
yeux en se baissant. — "^Mal de tète à l'occiput par le bruit el à 
chaque (faux) pas. — Mal de tête avec étourdissement et ver- 
liges, aggravé par le mouvement. — Mal de tête à la suite d'un 
travail intellectuel, avec douleur de meurtrissure au cerveau ou 
pression tractive dans le front. — "Douleurs pressives, prtnct- 
palement aux tempes. — Douleurs cgnstrictives à la tête. — 
Tiraillement dans la tète, principalement du côté droit et sou- 
vent jusqu'au visage et au cou, suivi de bourdonnement des 
oreilles. — Le soir, fouiliement dans la tète, disparai$sant en 
s'endormant. — Démangeaison au cuir chevelu. 

6. 

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54 ANAGABDIDII. 

Venx. — Pression douloureuse sur les yeux. — Pholopbobie. — 
Conlraclion des pupilles. — ^Faiblesse et trouble de la vue, — 
Myopie» — «'Filels el lâches noires devant les yeux. — Auréole 
autour de la chandelle, le soir. 

Oretllos. — Otalgic lancinante et tiraillante. — Pression dou- 
loureuse dans les oreilles. — Douleur d'ulcération dans les 
oreilles, principalement en serrant lés dents et en avalant. — 
*Écoulement (brunâtre) par les oreilles. — *Détnangeaison dans 
les oreilles. — *Dureté de Vouïe. — ^Bourdonnement et bruis- 
sement.dans les oreilles. — ""Gonflement douloureux de Toreille. 

We». — *Epistaxis. — *Anosmie. — Odeur continuelle devant le 
nez, comme de la fiente de pigeons, ou de ramadou brûlé. — 
^Obturation, du nez, avec sensation de sécheresse dans les na- 
rines. — *Ooryza et écoutemenl muqueux du nez, chroniques. 
— Coryza violeftt avec fièvre caiarrhale, tension aux mollets 
et aux jambes, et agitation au cœur. 

Visage. — Face pâle, maladive, avec yeux creux, enfoncés et 
cernés. — Pression sur les pommettes. — Taches râpeuses, dar- 
treuses et farineuses^ autour de la. bouche et aux joues, avec 
démangeaison formicante. — Sensation de brûlure autour du 
menton. 

Dent». — Odontalgie tiraillante, tressaillante^ principalement 
en prenant quelque chose de bien chaud dans la bouche. — 
Douleurs tensives crampoïdes, aut dents jusqu'aux oreilles, le 
plus souvent le soir vers les 10 heures. — Gonflement et sai- 
gnement facile des gencives. 

Bonclie. — *Mauvaise odeur de la bou^che, sans s'en apercevoir 
soi-même. — Lourdeur et gpnflement de la langue avec parole 
difficile. — Langue blanche, rude. — "^Accumulation d'eau dans 
la bouche. — Sécheresse dans la bouche et à la gorge. 

Appétit. — Goût fade de tous les aliments. — Goût amer avec 
sécheresse de la bouche et de la gorge. — **Goût fétide de la 
bouche. , — Soif violente, continuelle , avec ciouffemenl en 
buvant. — Manque d'appétit. — ^Faiblesse de la digestion. — 
Après le repas, humeur hypochondriaque, chaleur du visage, 
pression et tension dans la région précordiale, à Vestomac et au 
ventre; envie de vomir ou d'aller à la selle; répugnance pour 
le travail ; grande fatigua el envie de dormir. 

Estomac. — Le soir, pituites de Tesiomacet vomissement suivi 
d'aigreur dans la bouche. — *Nausées matu^tinales. — Pression 
à Vestomac, principalement après le repas, ainsi qu'en médi- 
tant et en travaillant de tête. — Le malin, en se réveillant, 
pression dans la région précordiale. — Élancements au cretiœ 
de l'estomac, principalement en respii'ant. — Glou.ssement et 



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ANACARDipif. 5& 

fermenlation au creux de l'estomac. — Après le repas, commo- 
tion dans la région précordiale à chaque pas. 
ITentre. — ^Pression dans le foie. — Coliques dans la région 
ombilicale, le plus souvent pressives, ou lancinantes obtuses, 
aggravées par la respiration, la toux et la pression extérieure. 

— "^Dureté du ventre. — Colique flalulente avec pineemeniaet 
borborygmes dans le ventre, et envie d'aller à la selle. 

•elle*. — Envie inutile d'aller à la selle. — Sortie difficile, 
même des selles molles, à cause de Tinertie du rectum. — Selles 
d*une couleur pâle.— «Soriie de sang avec la selle. — ®Hémor- 
rhdMes douloureuses à l'anus.-^ ^Prurit à Tanus. — *^Suintement 
du rectum. 

CJrlnes. — Evacuation fréquente d'une urine claire, aqueuse. 

— Pissement nocturne. — ^Pendant et après Tévacuation. d'u- 
. rine, sensation de brûlure au gland* — Urines troubles, couleur 

d'argile. 

Parties virllos. — •Erections sans cause, le jour. — Pollu- 
tions. * — Prurit voluptueux au scrotum. — Appétit vénérien 
exalté, ou inexcitable. — Manque de jouissance pendant le 
coït. — Écoulement de liqueur prostatique pendant les selles, et 
après avoir uriné. 

Règles. — ^Flueurs blanches, avec prurit et excoriation aux 
parties. 

I^aryiiv. — Raucité et sensation d'excoriation dans la gorge, 
principalement après le repas. — Toux avec chatouillement 
dans la gorge et étouffement. — Toux après le repas, avec vo- 
missement de ce que Ton a pris, ou le soir, au lit^ avec conges- 
tion de sang à la tète. — Toux ébranlante, comme la coqueluche, 
principalement la nuit, ou à force de parler. — ^Toux (courte) 
avec expectoration purulente. — Expectoration de sang avec la 
toux. — En toussant, élancements à la tète. — Après une 
quinte de toux, bâillement. 

Poitrine. — Haleine courte et respiration asthmettique. — Op- 
pression de poitrine, avec chaleur intérieure et angoisse qui 
pousse à chercher le grand air. — • Pression et sens£^tion d'exco- 
riation dans la poitrine. -^ Élancements dans la région du cœur. 

— "ftâlement dans la trachée-artère, étant couché sur le côté 
gauche. — Inquiétude au ccBur. 

VroBC. — Douleurs au dos et entre les omoplates, pour la plu- 
part traotives et lancinantes ou pressives. — Fourmillement 
entre les omoplates. — Pression sur les épaules comme par un 
poids. — Roideuc de la nuque. 

Bras. — ""Faiblesse et douleur tensive au bras. — ''Tremblement 
de la main 'et du bras. » Douleurs pressives dans les musclM 



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56 ANAGARDIUM. — AN6LSTURA. 

et les os des Lras, avec faligae. ^- Elancement et pesanteur 
dans Tavant-bras. -^Douleurs crampoïdes dans tes os «t les 
articulations des mains et des doigts. — Sensation de séche- 
resse aux mains çt aux doigts. — Sueur visqueuse à la paume 
des mïiins. — Torpeur des doigts. 
«iamlies. — Roideur des jambes, comme si elles étaient enve* 
loppées, avec agitation en dedans. — Tremblement, tiraiHe" 
ment et tressaillement attx genoux et dans les cuisses,- comme 
après avoir fatigué les jambes par la marche. — Pression ca- 
dencée dans les cuisses. — Sensation de paralysie aux genoux. 

— Eruption pruriteuse autour du genou jusqu'aux mollets. — 
Tressaillements et pression crampoïde aux mollets et aui jambes. 

— Douleur tensive aux mollets, le jour, en tnarchant, et la 
nuit, au lit, avec insomnie. — ""Brûlement à la plante des 
pieds, "et aux jambes. — Froid aux pieds en marchara, particu- 
lièrement le matin. 



9. — ANGU8TURA. 

ANG. •> A.ug^ustiire traie (écorce dù]^onplall4ia trifoliata). ~ Habnbmirn. — Hùt. 

nal. et prép, Pharmac. Iiomccop., p. 162. — Dose usinée : 30. --^ Durée d'ation : 

jusqu'à 4 jours quelquefuis. 
AT<TiDOTaa : CofT. 

CoiipiniR lYEc : Caotli. cufT. bruc. carb-an. plat. 
N^B. — Les syiuptômes mis entrfdcux pareolbèses, sont regardés par quelques-uns 

comme appartenant à Xh/ausse Angutture, 



SYMPTOMES GÊNÉ K AUX. — Sensationr de faiblesse et d^ 
roideur dans tout le corps. — Roideur et extension des mem- 
bres. — Tension dans les muscles en marchant. — Paralysie de 
différentes parties. — Tressaillements convulsifs, — Acpès de 
t^tahos^ provoqués le plus souvent par le toucher^ en buvant et 
par le bruit. — Convulsions, se terminant par le bleuissement 
des joues et des lèvres, respiration difficile et haletante, gémis- 
sement, et resserrement des paupières. — Commotion du trône 
(comme par des secousses électriques). — Accès (hystérique?) 
avec envie de vomir, sensation spasmodiqûe dans Testomaç et 
la poitrine, vertige et sensation de gonflement de la matrice. 

— Craquement dans les articulations. — ^Caric, et ulcères dou« 
loureux qui attaquent les os et les perforent jusqu'à la moelle. 

— Douleurs en plusieurs endroits comme par des coups, 
fiommcll, — • Le soir, grande envie de dormir, suivie dltr- 



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ANGUSTDRA. 67 

somnîe ayant minuit. — Sommeil agité avec rè?e8 fréquents. 

— Le soir, au Ht, sensation anxieuse, comme si tout le côté 
gauche était engourdi. 

FMvre. — ^Horripiiation à la partie malade. — Le soir et la 
nuit, chaleur avec embarras et douleur à la tête. 

■oral. — Caractère peureux et disposition à s'effrayer. — Pusil- 
lanimité, et manque de confiance en soi-même, — Mauvaise hu- 
meut et mécorUentement avec grande susceptibilité aux offenses. 

— Excitation ea^réme et gaieté eccaltée, — Distraction et rêve- 
ries. — Vivacité de l'esprit, principalement après midi. 

Tête. — Tète entreprise, et hébétude comme après Tivresse* — 
Vertiges à Tair libre, ou en passant sur un courant d'eau. — 
Vertiges comme sile corps était tourné en arrière. — La tète 
est tirée en arrière, avec des bâillements qui soulageut. — 
Après le mal de tête, le cou semble gonflé. ~ Pendant la 
marche, la tête est souvent tirée de côté. — Le soir, mal de tête 
pressif, avec chaleur du visage. — Douleur de meurtrissure au 
cerveau. — Douleurs crampotdes dans la tête, — Térébration 
aux tempes. — Les maux de tête apparaissent le plus souvent 
au crépuscule, et durent jusqu'à ce que rpn s'endorme. — Sen- 
sation de torpeur aux muscles temporaux, avec tension en ou- 
vrant la bouche. 
Yeux. — Tension et pression aux yeux, comme par une lumière 
trop vive. — Sensation de sécheresse et douleur d'excoriation 
aux paupières. — Rougeur, chaleur et hrûlement aux yeux, 
avec agglutination nocturne des paupières. — (Ecarlement 
spasmodique des paupières. — Yeux fixes, proéminents, im- 
mobiles.] — Vue trouble comme par un brouillard, ou comme 
si la cornée était obscurcie. — Myopie. 
Oreilles. — Douleur crampoïde aux oreilles. — Tressaillement 
tiraillant devant et dans les oreilles. — Sensation comme si 
quelque chose était placé dans ou devant les oreiller. — Cha«- 
leur aux oreilles. :— Diminution de l'ouïe. 
Visage. — (Chaleur et rougeur bleuâtre du visage.) — Ten- 
sion des muscles faciaux. — Douleurs crampotdes aux pom- 
mettes et àuxmasseters. — Trismus, avec lèvres fortement écar- 
tées et dents découvertes. — (Après les spasmes, la face et les 
lèvres . restent encore bleuâtres pendant quelque temps.) — 
Exostose à la mâchoire inférieure. 
Dents. — Odontalgiç tractive. — Battement dans les dents 

creuses. 
BoncHe. — Sécheresse de la bouche et des lèvres. — (Le soir) 
mucosités visqueuses, fades et putrides d^ns la bouche, avec 
envie continuelle de boire. — Langue blanche et comme rude. 



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58 AMGCSTURA. 

— Sensation de brûlure à la langue. — ËcoUlemeut abondant 
de salive. 

Appétit. — Goût amery principalement appès le diner, et après 
avoir fumé du tabac. — Soif de boissons froides, ou sensation 
de soif sans désir de boissons. — *Dégoût des aliments, princi- 
palement des aliments solides, avec désir irrésistible de prendre 
du café, ou avec une faim insatiable. — *Dégout du porc. — 
Après avoir mangé^ renvois avortés, avec sensation de plénitude 
à la poitrine. — Perle d'appétit avec désir de différentes choses 
qui répugnent lorsqu'on les a obtenues. 

Estomac. — Renvois bilieux. — Nausées en dînant^ ou en se 
promenant au grand air, avec malaise à s'évanouir. — Douleur 
d'excoriation incisive à Testomac^ particulièrement au commen- 
cement du repas. — Douleur crampoïde au creuœ de Vestomac. 
^^ Sensation de vacuité dans Testomac après avoir bu. 

Ventre. — Douleur de meurtrissure au ventre. — Coliques 
crampoides, — Tranchées, principalement après avoir pris du 
lait (chaud). — Douleur lancinante dans le ventre. — Borbo- 
i-ygmes et fermentation dans le ventre, comme pour la diarrhée. 

Selles. — Selles fréquentes^ abondantes. — 'Diarrhée mu- 
queuse avec tranchées. — Douleur pressive et contractive à 
Tanus, avec gonflement des hémorrhoïdes. — Brûlement à 
l'anus pendant la selle. 

Parties génitales. — Descente de la- matrice, avec élance- 
ments, le matin, au lever. — Sensation comme si la matrice se 
gonflait ou se renversait. — Ecoulement d'un liquide laiteux du 
vagin. — Parait avoir une forte action sur le système utérin. — 
Pression dans Tovaire droit. — Sensation comme si quelque 
chose de rond était dans le vagin et allait s'enfler. — Boutons 
pruriieux aux lèvres.— Prurit aux parties, avec grande irritation 
intérieure ; après avoir gratté, il s'écoule du sang, ce qui soulage. 

Urines. — Envie fréquente d'uriner, avec évacuation peu abon- 
dante, ou évacuation fréquente d'urines abondantes, précédée 
par une pression sur la vessie et suivie de lénesme. — Urine de 
couleur orange, et qui ne tarde pas à se troubler. — Prurit 
violent aux parties génitales. 

Larynx. — Enrouement par des mucosités dans les voiiîs 
aériennes. — Voix faible, timide. — *Toux sèche, avec râle- 
ment et grattement dans la poitrine. — Toux violente, profonde, 
avec expectoration de mucosités jaunâtres. 

Poitrine. — Respiration convulsive (intermittente). — Oppres- 
sion de poitrine, en marchant vite et en montant. — Secousses 
incisives,, ou élancements dans la poitrine, et dans la région du 
cœur. — Baitemenl violent de cœur, étant assis et penché en 



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ANGU8TDRA. — ANTIMONIUU. 59 

avant^ ou le soir, au lit, étant couché sur le côté gauche. — 
^Battement de cœur avec augoisse. — Seusation de conuraction 
douloureuse du cœur. -^ Crampes de poitrine, aTec spasmes 
douloureux des muscles de la poitrine. — Élancements dans le 
pounaon droit, avec sensation comme si le poumon se retournait. 

Tronc. — Douleur de meurtrissure dans les muscles de la poi- 
trine, en remuant les bras. — Maux de reins, comme brisés, 
le plus souvent la nuit^ et principalement vers les 4 heures du 
matin. — Roideur douloureuse à la nuque et entre les omo- 
plates, le matin, au lit. — Opisthotonos, — Prurit violent le 
long du dos. 

Bras. — Bras las et lourds, comme paralysés, avec roideur du 
coude. — Faiblesse paralytique des coudes et des mains. — 
Tiraillements crampoïdes dans les avant-bras, les mains et les 
doigts. — Froid aux doigts. 

«ittiiil»es. — Douleur de luiation^ ou de crampe à Tarticûlation 
coxo-fémorale, aux jambes et aux pieds. — Douleur de cour- 
bature aux cuisses et aux jambes, en marchant, comme si elles 
allaient se briser. — Tension au sacrum et dans la hanche jus- 
qu'au genou, comme si ces parties étaient trop courtes. — Tirail- 
lement pressif dans toutes les parties des extrémités inférieures. 
— *Ën posant le pied^ douleur à l'articulation du pied, qui 
force à boiter, — Paralysie des articulations des pieds. 



iO. - ANTlMOmUM GRUDUM. 

4NT-CRUD. — Antimoine cru. — HAnifiMANN. — Hist. nat, et prép. Pharmac. 
homoeop., p. 7^, — Doses usitées : 12, 30. — Durée (Vaclion ; jusqu'à 4 semaines, 
et même plus longtemps dans'fes maladies chroniques. 

Antidotis : Hep. merc. 

CoBPARiR Avsc : Acon. ars. asa. cham. coff. hep, ipec, mère, n-vom* puis, $ep, 
suif, —Ce sont surtout pu/t. et merc. qui, après Taotimoine, conviennent quel- 
quefois bien, si toutefois ils sont indiqués. 



CLINIQUE. —Se laissant guider par V ensemble des symptômes ^ 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
•^inflammation rhumatismale des muscles; Affections arlhrili- 
ques avec gonflements, et avec même nodosités; Fongus articu- 
laire; Affections hydropiques?; Coma somnolent; Ulcères fîslu- 
leux; Eruptions miliaires et urticaires?; Varicelles conoides?; 
Fièvres intermittente»; Mélancolie noire ? ; Blépharophthalmie ; 
OdojQtalgie ; Suites fâcheuses d*une indigestion ; Anorexie chroni- 



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60 ANTIMONIDtt« 

que ; Souffrances gastriques et bilieuses ; Gaslrile aiguë ? ; Gastral- 
gie; Enlérile?; Coliques; Constipation alternant avec diarrhée 
chez les personqes âgées ; Diarrhée des femmes en couche ; Blen- 
porrhée du rectum e( de la vessie; Aphonie; Souffrances asthma- 
tiques; Cors et indurations calleuses aux pieds; Fongus au ge- 
nou?, etc., etc. 
SSSI^* Voir la note ^ page 17. 



SYMPTOHIES GÉNÉRAUX. — Douleurs rhumatismales, et 
*inHammation des tendons ayec rougeur et contraction de ta par- 
tie affectée, — ^Tiraillements. ou élancements et tension, prin- 
cipalement dans les membres. — Les symptômes s'aggravent 
à la chaleur du soleil, après avoir bu du vin, après le repas, la 
nuit et le matin ; amélioration pendant le repos et à Tair frais. 
— ^Grande sensibilité au froid. — Pesanteur de tous les mem- 
bres. — Faiblesse générale, surtout la nuit, en se réveillant. — 
^Amaigrissement, ou forte obéstité. — ^Gonflement hydropique 
de tout le corps. 

Peau. — Démangeaison, surtout au cou, à la poitrine^ au dos 
et aux membres. — Eruptions qui apparaissent principalement 
le soir ou qui démangent à la chaleur du lit; et empêchent de 
dormir. — '^Éruptions miliaires et urticaires, — "Bosses et am- 
poules comme par des piqûres dMnsectes. — Erupticms sembla- 
bles aux varicelles Conotdes, avecdouleur lancinante en pressant 
dessus. — Pustules avec croûtes jaunâtres ou brunes. — Ephé- 
lides. — Taches hépatiques. — Ulcères fistuleux. — *Cors aux 
pieds et excroissances calleuses. -^ Ongles décolorés et diffor- 
mes. — Gonflements rouges et chauds. — Dégénérescence de la 
peau. 

j^k^mmetl. -r- Forte envie de dormir le jour, et "somnolence 
comateuse principalement le soir ou le matin. — Coma avec 
délire. — Réveil avec effroi la nuit. — Rêves anxieux, horribles, 
voluplueut, ou pénibles et pleins de querelles. 

Fièvre. — *Fièvres intermittentes, avec affections gastriques 
ou bilieuses, principalement avec dé^oti^^nai/sëes^ vomissements, 
renvois, langue chargée, amertume de la bouche, et soif modé- 
rée, diarrhée ; tension et pression aii creux de Pestomac avec 
tranchées. — "Fièvre tierce, — Sueur chaude, le matin de bonne 
heure tous les deux jours. — Pouls irréguHer, tantôt accéléré, 
tantôt lent. — •^Forte chaleur sous le soleil. 

Horal. — Réflexions tristes sur son sort. — Dégoût de la vie 
avec tendance à se brûler la cervelle, ou à se noyer. — Disposi- 



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ANTIMONIUU. 6 1 

lion à s'effrayer. ^ ^Humeur chagrine^ mauvaise humeur. — 
Les regards et le toucher sont insupportables (à un enfant). — 
Désirs et amour exaltés. — Esprit obtus, imbécillité. — Ifame. 
— Démence. 

Vêle. — Embarras de la tête, comme après un long travail au 
froid. — Ivresse. — Vertige avec nausées. — Attaque d'apo- 
plexie avec salivation écumeuse. — Céphalalgie après s'être 
baigné dansTeau courante. —Céphalalgie avecétourdissement, 
par la fumée du tabac. — SensatioA comme si le front allait 
éclater. — Douleur sourde dans lesiuciput et le vertex, augmen- 
tée en montant un escalier. — - Douleur crampoide dans la tête, 
améliorée par la marche au grand air. — Douleur térébrante 
dans le front et dans les tempes. — ^Congestion à la tête, dou- 
loureuse et suivie d'épistaxis. — Douleur ostëocope au vertex 
comme par un gonflement du périoste. — ^Détnangeaison in- 
commode à la tète, avec chute des cheveux. 

TeaaL. — Elancement dans les yeux. — * Paupières rouges, en-, 
flammées, — Inflammation des yeux, avec démangeaison et ag- 
glutination nocturne des paupières. — Léger suintement de la 
peau près de Tangle externe de l'œil. — Chassie dans les angles 
des yeux. — Agrandissement des yeux. — Sensibilité des yeux 
à la lumière du jour. — Cécité. 

Oreilles. — Elancement dans les oreilles. — Rougeur, gonfle- 
ment et chaleur de l'oreille. — Fouillement et bruissement dans 
les oreilles). — Surdité, comme si on avait un bandeau sur To- 
reille. — Bourdonnement daris les oreilles. 

Mes. — Eruption au nez. — *Eoccoriation des narines et des 
coiils du nez. -^ Narines gercées et croûleusês. — *Obturalion 
du nez. — Saignement de nez, surtout le soir. — Sécheresse 
du nez, principalemenl en se promenant au grand 'air. — Ac- 
cumulation de mucosités épaisses Jaunâtres dans les fosses na- 
sales. — Sensation de froid dans le nez en in8t)irant l'air. 

irisaipe. —7 "^Chaleur du visage, et principalement des joues^ 
avec démangeaison. — Eruptions de la face, suppurantes, rouges, 
brûlantes, avec cro&tes jaunâtres. — Bosses et ampoules sur la 
face, comme par des piqûres d'insectes. — Eruptions granulées, 
jaunes comme du miel, sur la peau du visage. -^ Eruptions 
semblables aux varicelles conoïdes, au visage et au nez. — Sen- 
sation d'excoriation au menton. — Gerçures douloureuses aux 
commissures des lèvres. — Boutons sur la lèvre supérieure. -^ 
Sécheresse des lèvres. 

Dents. — * Douleurs dansles dentscariéeSy avec picotement sourd, 
tiraillements successifs, et rongement jusque dans la tête, re- 
nouvelées après chaque repas, augmentées par l'eau froide et 

6« *DIT. — T. I. G 

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02 ANTIMOMIUM. 

soulagées au grand air. — Maux de dents tressaillants le soir, 
au lit, et après le repas. — Grincements des dents en s'endor- 
mant étant assis. — Saignement des dents et des gencives, qui se 
décollent. 

Bopclie. — Sécheresse de la bouche, — Accumulation d'eau sur 
la langue et daus la bouche. — Salivation, — ^Langue char- 
gée d'un enduit blanc. — Douleur d'excoriation aux bords de ta 
langue. — Vésicules sur la langue. — Mal de gorge, comme 
s'il y avait un tampon dedans. — Impossibilité d'avaler. — Sé- 

. cheresse et grattement, ou accumulation de mucosités visqueuses 
dans la gorge. — Salive d'un goût salé. 

Appétit. — Goût amer, — Soif^ principalement la nuit. — *Perte 
deVappétit, — Sensation de faim et de vacuité à l'épigaslre, le 
matin surtout, et ne s'àpaisant pas en mangeant. — Après le 
repas, abattement, lassitude, plénitude et tension dans le ventre. 

Bstomac. — *Renvois avec goût des alimervts, "ou bien acres. 
— Régurgitation d'un liquideaqueux. — Hoquet en fumant du 
tabac. — *Dégoût, nausées et envie de vomir, comme par suite 
d^une indigestion. — Nausées après avoir pris du vin. — ^Vo- 
missement de mucosités et de bile, 'quelquefois accompagnés 
de diarrhée, grande anxiété et convulsions. — Douleur brû- 
lante ei^crampoïdeau creux deVestomac, quelquefois avec dé- 
sespoir et envie de se noyer. — ^Tension et pression au creux 
de Testomac. — "^Sensation douloureuse comme si l'estomac 
était surchargé d'aliments, — Endolorissement de la région de 
l'estomac au loucher. 

ITentre. — Ballonnement du ventre avec sensation de plénitude, 
principalement après le repas. -^*Tranchées violentes, quelque- 
fois avec manque d'appétit, urine rouge, et selles dures. — Sen- 
sation de vacuité dans le ventre, comme après une diarrhée vio- 
lente. — Sensation de gonflement et de dureté dans la région 
inguinale, au toucher et à la pression. — Accumulation de fia- 
tuosités dans le ventre, avec grondement et borborygmes. 

Selle». — Evacuation difficile de selles dures. — Envie pressante 
d'aller à la selle. — Selles de consistance de bouillie. — *Diar' 
rhées avec tranchées, généralement aqueuses, — *Sécrétion con- 
tinuelle de mucostï^s blanc jaunâtre par Vanus: — Ecoulement 
d'un sang noir par l'anus. — Boutons hémorrhoïdauxdiscûgies 
et fluents^ avec brûlement et fourmillement. — Démangeaison 
brûlante et gerçures à l'anus. — Pression expansive dans le 
rectum et l'anus. — Furoncle brûlant au périnée. 

Urines* — Envie fréquente d'uriner, avecémisîrion peu abon- 
dante. — * Emission fréquente et abondante d'urine, ^avec écou- 
lement abondant de mucosités, brûlementdans Vurèthre,etmaux 



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ANTIMOMIUM. 63 

de reins, — En toussant, émission involontaire des urines. — 
Urines aqueuses^ ou de couleur doré,e, ou brun rougeâtre, et 
quelquefois mêlées de petits corpuscules rouges. — Douleur 
incisive dans Turèthre, en urinant. — *»Gravelle. 

Parties viriles. — Excitation de l'appétit vénérien et grande 
lascivité. — Pollutions. — ^Atrophie des testicules^, douleurs 
dans les testicules. 

Bègles.— Métrorrhagies._Ecoulem,entâcreetcorrosirpar le vagin. 

Larynx. — Forte chaleur dans la gorge, pendant le niouve- 
raenl au grand air. — Grande faiblesse ou perte entière de la 
voix, principalenaent en s'échauffant. — Sensation d*un corps 
étranger dans le larynx, avec impossibilité de rexpectorer. — 
Spasme violent au larynx, avec sensation d'excoriation. — 
Toux avecbrûlement dans la poitrine. — Touxmatutinale, sèche 
et ébranlante. 

Poitrine. — Oppression étouffante, et orthopnée paralytique. 

— Respiration profonde et suspirieuse. — Elancement dans la 
poitrine, pendant le temps et hors de la respiration. — Douleur 
de contusion dans le grand pectoral^ en levant les bras et en 
pressant dessus. 

Vrone. — Traction crampoïde dans les muscles du cou et de 
la nuque. — Douleurs rhumatismales à la nuqvs, — Miliaire à 
la nuque, ^aux omoplates, et derrière les oreilles. 

Bras. — Douleurs rhumatismales dans les bras. — Vésicules 
rongeât res au bras, avec démangeaison. — ^Inflammation dou- 
loureuse des tendons du coude, avec forte rougeur et courbure 
du bras, —i ^Gonflement chaud et rouge de ravant-bras, avec 
tension lancinante. — traction dans l'avant-bras, les doigts et 
les articulations des doigts. — Dqule^irs arthritiques dans les 
articulations des doigts. — Sensibilité douloureuse de la peau 
sous les ongles, et croissance lente de ceux-ci. 

J[anil»es. — Tiraillement dans les membres inférieurs, surtout 
dans Tarticulation coxo-fém orale. — Bosses avec auréole rouge, 
aux fesses et aux jambes. — ^Douleurs violentes aux extrémités 
inférieures.. ~ ^Engourdissement des jambes après être resté 
assis. — Douleur lancinante au genou et au tibia. — Roidçur 
douloureuse du genou, qui ne permet pas d'étendre la jambe. 

— Vésicules au genou après Tavoir gratté. — Sensibilité de la 
plante des pieds en marchant sur le pavé, -r- Enflure rouge du 
talon, avec élancements brûlants, qui s'aggravent par la mar- 
che. — *Cors à la plante des pieds, et excroissance calleuse à la 
naissance des orteils. — Douleur pressive dans les cors. — Brû- 
lement à la partie charnue du gros orteil. — *Excroissance cal- 
leuse sous Tongle du gros orteil. 



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64 ARGENTIM. 



ARGENTUM. 

ARG -^Argent.— HAairiiBANN.— Hitt. nat. etprép, Pharmac. hoiuœop., p. 79. 
— Dose usitée : SO. — Durée tCaclion : i à 5 semaines, dans les maladies chro- 
niques. 

Ahtidotis : Merc, puis ?. 

CoMPAiBa AYBC : Asa. aur« chin. merc. nitr-ac. n-vom. puis. plat, slram. 



CLINIQUE. — Jusqu'à présent on n'a encore employé ce mé* 
dlcament que contre des Angines 'par l'abus du mercure j el avec 
beaucoup de succès conlre les laryngites chroniques surtout des 
avocats, des prédicateurs et eu général des personnes qui sont 
obligées de parler longtemps sans discontinuer. 

JSJg^ Voir la note, page 17, 



8YMPTOME8 GÉNÉRAUX. — Pression crampoïde, tirail- 
lante, principalement dans les membres et les os. — Douleur 
de brisement, principalement dans le sacrum et les articula- 
tions des membres inférieurs. — Abattement et sensation de bri" 

. sure, surtout le matin et particulièrement après le réveil, — 
Sensation d'excoriation de la peau et des organes internes. — 
Sensation d'engourdissement et de roideur dans les membres. 
— Attaques d'épilepsie. — Sensation de commotions électriques 
surtout dans les membres du côté gauche. — Ëxacerbation des 
symptômes tous les jours après midi. — Démangeaison brûlante 
à diverses parties de la peau, et prurit ou picotement, comme 
par des puces ou des étincelles électriques. — Eruption bouton- 
neuse, avec douleur brûlante d'ejccoriation. — Sommeil agité 
avec rêves anxieux et terribles. — Horripilation et froid, sur- 
tout après midi et la nuit. — Sueur nocturne. — Inquiétude 
qui force à marcher vite. — Mauvaise humeur et aversion pour 
la parole. — Idée fixe que Ton allait être frappé d'apoplexie. 

Tête. — Hébétude et sensation de vacuité dans la tète. — Ob- 
scurcissement comme par de la fumée, et sensation d'ivresse avec 
fourmillemerU dans la tête, — Vertige avec obscurcissement de 
la vue ou avec assoupissement et chute des paupières. — Dou- 
leur tractive et pressive à Toçciput, comme causée par un corps 
étranger, avec sensation de roideur dans la nuque. — Douleurs 
tractives semi-latérales, comme dans le fond du cerveau. — 
Pression engourdissante au sinciput. *-^ Accès de compression 



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ARGENTUH. 65 

dans le cerveaU) avec nausées et brûlement à i'épigastre enli* 
sant et en se tenant debout. •— ^Douleurs crampoïdes et élance- 
ments dans la tête. — Douleur d'excoriation au cuir chevelu, à 
la plus légère pression. — Douleur osléocope, crampoïde et 
pressive, dans la tète. — Tressaillement douloureux dans les 
muscles des tempes et du front. — Boutons aux tempes, avec 
douleur d'ulcération. 
Yeax« — Prurit aux yeux et principalement dans les angles. — 

— Gonflement et rougeur du bord des paupières. 
Oreilles. — Elancements dans les oreilles^ avec douleur incisive 

qui s'étend jusqu'au fond du cerveau. — Prurit rongeant à IV 
reille extérieure, lequel porte à se gratter jusqu'au sang. — 
Sensation d'obturation des oreilles. .-* Violents élancements et 
tiraillements dans la fossette derrière le lobe de Foreille. 

Nés. — Epistaxis après s'être mouché, ou précédée de fourmille- 
ment et de chatouillement dans le nez. — Obturation du nez, 
avec démangeaison dans les narines. — Violent coryza fluent, 
avec éternument fréquent. — Écoulement de matières puru- 
lentes^ mêlées de caillots de sang par le nez. 

Tlsage. — Rougeur de la face. — Douleurs ostéocopes rori' 
géantes, crampdides et ftressiveSy dans la face, — Battements et 
sensation de gonfiement dans la joue gauche. *— Gonflement 
de la lèvre supérieure, immédiatement au-dessous du nez. 

Dents. — Maux de dents, comme si elles étaient déchaussées. 

— Sensibilité douloureuse des gencives au toucher. — Gencives 
décollées et saignant facilement. — Les dents inférieures se col- 
lent aux supérieures, comme par le moyen d'un enduit visqueux. 

Boaclie. — Sécheresse de la bouche, — Sensation de sécheresse 
à la langue, bien qu'elle soit humide, elle se colle au palais. — 
* Accumulation d'une salive visqueuse «'adhérente au palais, ou 
dans la t)ouche, avec horripilaiion. — Vésicules sur la langue» 
avec douleur brûlante d'excoriation. 

Clorsc. — Mal à la gorge, comme provenant d'une tumeur dans 
le gosier, avec difficulté d'avaler. — Raucité et grattement dans 
la gorge. — inflammation de la gorge, avec sensation d'exco- 
riation et de rétrécissement en avalant et en respirant. — Té- 
rébration et fouillement dans la gorge. — Accumulation de 
mucosités grisâtres et visqueuses dans la gorge, avec expecto- 
ration facile. 

Appétit. — Répugnance pour tous les aliments, même en y 
pensant, avec prompte satiété. —Appétit prononcé, même quand 
l'estomac est chargé. — Faim rongeante, qui ne peut être cal- 
mée par les aliments, avec mal au cœur et sensation de vide 
dans l'estomac; 



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66 ARGENTUM. 

KMtonae. ^.Pyrosis. -^ Hoquet en fuinant du tabac. — ^ Nau* 

. sées et. malaise continuel. — Vomiturition et vomissement de 
matières acres, d'un goût désagréable, et qui laissent dans la 
gorge une sensation de grattement et de brûlure. — Pression à 
l'épigastre. 

Ventre. — Pression violente dans tout le bas-ventre, jusqu'au 
pubis, apparaissant dès que l'on commence à manger, aggravée 
en inspirant et soulagée en se levant. — Ballonnement pressifet 
douloureux du ventre. — Tranchées. — Contraction des mus- 
cles de Tabdomen en marchant. — Borborygmes bruyants dans 
le ventre. — Ballonnement tympanique de tout le côté droit. 

Selles. — Envie fréquente d'aller à la selle, avec évacuation 
peu copieuse de matières molles. — Selle sèche, sablonneuse. 

— Vomissements pendant la selle. — Après une selle, le matin, 
douleur de contraction dans le ventre. — Sensation comme si 
un ver perçait Tanus. ( 

Urines. — Envie fréquente d'uriner, avec émission abondante. 

— Douleur de meurtrissure dans les testicules. — Pollutions. 
liar^-nx. — Douleur d'excoriation dans le larynx, surtout en 

toussant. -- Le soir au lit^ en s'endormant, craquement <ians le 
larynx ayant presque un son métallique. — En mangeant, sur- 
. tout en mangeant des pommes, il entre facilement quelque cfiose 
dans le larynx ; ^à\i haut du larynx, à la partie antérieure, 
petite place répandant une sensation de froid, -r ^'Sensation 
comme d'une peliie écorchure dans le larynx, aux environs de 
la fossette du cou, plus forte en parlant et en chantant. — Ac- 
cumulation de mucosités dans la trachée -ar 1ère, qui se déta- 
chent lorsqu'on se baisse, qu'on rit, ou qu'on monte un esca* 
lier, et qui s'expectorent facilement. — Accumulation abondante 
de mucosités dans la poitrine. — Toux excitée par une douleur 
incisive dans la trachée-artère, avec expectoration de matières 
séreuses. — Accès de toux courte et râlante, le jour, avec expec- 
toration facile de matières épaisses et blanchâtres. — Toux 
excitée en riant ; «^pendant la toux, sensation comme si la gorge 
était au vif. 

Poitrine. — Pression à la poitrine. — Pression et élance- 
ments dans le sternum et aux côtés. — Douleurs incisives dans 
les côtés de la poitrine, en inspirant et en se penchant en 
avant. — Douleurs crampoîdes dans les muscles de la poitrine 
et dans les côtés. — Palpitations spasmodiques fréquentes, sur- 
tout étant couché sur le dos. 

Tronc. — Douleurs de brisement, ou de tiraillement aux reins. 

— Douleurs crampoîdes dans les épaules et les omoplates. 
Brus. <— Tension et tiraillements aigus, crampoîdes et pressife. 



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ARGENTIM. — ARGENTUM NITRIGUH. 67 

dans les bras et les mains. •;— Douleurs crampoïdes et pressivcs, 
dans les os et dans les articulations des mains et des doigts. — 
Contraction des doigis. 
«ïambes. — En marchant douleur lancinante, pressive et 
comme paralytique, à rarliculalion coxo-fémorale. — Tressail- 
lement des muscles des cuisses. — Douleurs crampoïdes, aiguës 
et incisives, dans les genoux et les malléoles. — Crampes dans 
les mollets, avec sensation de raccourcissement des muscles, 
en descendant un escalier. — Douleur de brisement et pulsa- 
tion dans les articulations du pied. — Douleurs crampoïdes dans 
les os et dans les articulations des pieds et des orteils. — Sen- 
sation d'engourdissement dans le talon et au tendon d'Achille. 



11. — ARGENTUM NIÏRICITJII. 

AKG-N. — Nitrate d'argent. — Joarnal de Vienne.— Hist. nal. et prép. Pharmac. 

homœop., p. 80. — Durée d* action î. 
Antidotss : Ar$ nair'tn. 
CoMPiaBR AVKC : Ar*. aur, ehi/i' iod, tnerc, natr-m. pkosph, puh. ràus. slann. zinc. 



AVIS CLINIQUES. — Jusqu'ici on a principalement em- 
ployé ou recommandé ce médicament contre les affections sui- 
Tanles : Tremblement nerveuaù ; Epilepsies; Catalepsie; Danse de 
Saint-Guy; Convulsions hystériques; Paralysies; Hémorrhagies ; 
Affections syphilitiques, mercurielles, scrofuleuses,etc.; AfiFections 
lépreuses; Scorbut ; Psoriasis ; Herpès ; Ulcères cancéreux ; Brû- 
lures; Engelures; Erysipèles ; Ulcères atoniques; Petite vérole ; Sup- 
purations opiniâtres; Abcès ; Etat léthargique ou comateux; Fièvres 
typhoïdes ; Rage camne; Manies et folies; Apoplexie ^Hydrocéphale; 
Méningite; Migraine; Ptérygion; Maladies de la cornée; Fistule 
lacrymale ; Amaurose ; Surdité ; Olorrhée ; Ozène ; Prosopalgie ner- 
veuse; Lupus de la face ou du nez ; Erysipèle de la face; Menta- 
gre ; Impétigo des lèvres; Aphthes ; Salivation et ulcères mercuriels 
de la bouche ; Angine membraneuse {Dipfilhérite) ; Amygdalite 
chronique; Pyrosis et aigreurs d'estomac; Mélène; Ramollisse- 
ment de Peslomac ; Cancer de l'estomac ; Colique de plomb ; Diar- 
rhée de dentition ; Dyssenterie ; Affections vermineuses; ^lux hé- 
morrhoïdal ; Catarrhe de la vessie ; Gonorrhée ; Crampes utérines ; 
Phlhisie laryngée ; Coqueluche ; Phthisie tuberculeuse ; Asthme 
convulsif; Panaris; Coxalgie; Tumeur blanche. 



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Û8 ARGEKTIM KITRICUM. 

SYMPTOMES GÉNÉUAUX. — Marche vacillante, avec man- 
que de solidité dans les membres. — Grande fatigue et lassi^ 
tude des jambes, avec horreur du travail, somnolence et mau- 
vaise ■ mine. *~ Monter lea escaliers fatigue surtout. — 
^Tremblement des membres, — Sensation de distension des 
membres et de la tête. — Convulsions tioleates. ^- ^Attaque 
d'épilepsie. — ^Paralysie et ^hémiplégies. — Cachexie, amai- 
grissement, hydropisie. 

Pcan. — Prurit piquant, lancinant, particulièrement aussi la nuit 
à la chaleur du lit. — Eruptions scabéiformes, saignantes, avec 
croules sanguinolentes après s'être gratté»— Pustules ecthyma- 
leuses. — Excroissances verruciformes. 

Hommell; ^- Grande envie de dormir en étant assis, surtout 
le soir. — Bâillements plafonds, fréquents. — Etat soporeux. — 
Beaucoup d'images, avant de s'endormir. — Surexcitation ner- 
veuse, la nuit, avecinsomnie.— Sommeil agité, plein de rêves, 
avec beaucoup de jactation. — Rêves pénibles, pleins d^horreurs, 

— La nuit : céphalalgie, mal à la gorge, flatuosilés. 
Fièvre. — Frissons et horripilalions dans la matinée. — Pen- 
dant les frissons, teint jaunâtre, avec nausées et renvois d'air. — 
Fièvre avec céphalalgie violente, comme un tapage daps la 
tête, avec nausées, envie de vomir et désir de choses salées, 
acides ou piquantes. — Sueurs nocturnes abondantes ; sueurs 
le matin. 

Horal. — Anxiété, avec soupirs et sensation d'un profond ma-> 
laise. — Scrupulosité alternant avec indifférence. — Apathie et 
manque de confiance en soi-même, avec grande faiblesse et 
fatigue nerveuse. — Humeur hypochondriaque sombre. 

Intellect et Cervèaa. — Vertiges tournoyants^ comme 
dans un cercle. — Vertiges avec céphalalgie, nausées, cécité 
et bourdonnement d'oreille^ — Ivresse vertigineuse et étour- 
dissement. — Vertige avec défaillance. — Stupidité et incapa- 
cité de méditer, avec manque d'expressions convenables. — 
Démence avec sourires niais, manières imbéciles et visions de 
grimaces en fermant les yeux pendant le jour. — Embarras 
confus de la tète, avec cudolorissement, surtout après avoir 
pris du cafél 

Vete^ — Pesanteur et plénitude douloureuses dans la tète, par^ 
ticulièrement aussi le malin, en s'èveillant. — Céphalalgie 
comme si la tête allait se fendre, à la suite d'efforts intellectuels» 

— Sensation d'un souffle frais qui parait traverser le cerveau. 

— Déchirement semi-latéral dans la tète, depuis le front jusqu'à 
la face, et Tœil gauche , avec larmoiement, rougeur et brille- 
ment de rœil. — La plupart des maux de tête se manifestent 



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ARGENTUM NITRICUM. 69 

d'tm seul côté et principalement à droite. -^ Congestion forte a 
la tête, avec pulsation des carotides, mélancolie, stupeur et 
inaptitude à la méditation. — *Céphalalgie continuelle. — Le 
grand air augmente les maux de tête ; la Compression de la tête 
par un bandeau les soulage. — La plupart des maux de tète 
sont accompagnés de frilosité. 

Calr clàevela. — Beaucoup de prurit au^uir cheyelu, avec dé- 
mangeaison et fourmillement, comme par des poux. — Papules 
enflammées et suintantes à la tète, avec prurit violent et dou- 
leurs d'excoriation, -r- Eievures comme des bosseâ au cuir che- 
velu et à la nuque, :avec prurit. 

Yeux. -*- Inflammation des yeux, avec pression^ mucosités qui 
forcent à s'essuyer les yeux , rougeur écarlate, ramollissement 
de la conjonctive, vue trouble et rétrécissement de la fente des 
paupières. — Agglutination ndcturne des yeux. — Accumula- 
tion abondante de mucosités dans les yeux. — Angles des yeux 
couleur rouge de sang, avec gonflement de la glande lacry- 
male, comme un morceau de chair rouge, et formation d'un 
faisceau de veines procédant des angles. -^ Conjonctive rouge, 
et boursouflée.. — Amélioration de Tophthalmie à Tair libre et 
frais; douleurs insupportables à la chaleur de la chambre — 
Lippilude. — Accès de cécité subite, au crépuscule, avec plaintes 
à haute voix. — Scotomie fréquente et confusion des lettres en 
lisant et en écrivant. — Presbyopie en lisant. — Cornée trou- 
ble, avec une tache blanche dessus. 

Oreilles. — Otalgie. — Son de cloches, tintement et bourdon- 
nement dans les oreilles. — Dureté de Touïe et occlusion fré- 
quente des oreilles. 

IVcff. — Douleur de meurtrissure aux os du nez. — Prurit violent» 
continuel, dans les narines, forçant à se gratter jusqu'au sang. 

— Mouchementde sang et de mucosités sanguinolentes, puru- 
lentes. ^— Croûtes douloureuses, saignantes^ dans le nez. — 
Odorat émoussé. — Obturation du nez avec beaucoup de prurit. 

— Ëternument fréquent. — Coryza avec frissons, mauvaise 
mine, larmoiement, éternument et céphalalgie stupéfiante 
forçant à se coucher. 

Visasse. — Face creuse, pâle, bleuâtre. — Air maladif, vieilli. 

— Déchirement et tiraillement d'un côté de, la face. — Con- 
vulsions des muscles de la face, avec serrement de la mâchoire. 

— Gonflement de la lèvre supérieure, au-dessous du nez. — 
Nodosités enflammées et pustules aux lèvres et aux coins de la 
boucfie. — Lèvres bleuâtres. 

Dents. — Grande sensibilité des dents à l'eau froide. — Maux 
de dents surtout pendant la mastication et au contact des choses 



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70 ARGBNTCM NITRIGUM. 

froides ou acides. — Exfoliation des deûls. — Gencives décol- 

lées» saignant facilement. 
BoaLcbe. — Sécheresse de la langue, surtout le matin. ^ Langue 

chargée d'un enduit bleuâtre ou jaune grisâtre. — Langue 

râpeuse, par éreclion des papilles. — Gonflement de la langue 
" avec douleur d'excoriation. — Fétidité de la bouche, le matin. 

— Beaucoup de salive visqueuse dans la bouche. — Parole dif- 
ficile et bégayante, par sécheresse du palais. - 

doripe. — Rougeur foncée de Tarrière-bouche et de la luette. 

— Excoriation, sécheresse râpeuse et douleur d'excoriation dans 
la gorge. — Douleur comme une écharde dans la gorge, en ava- 
lant, — Accumulation abondante, dans la bou^che et la gorge, 
d'un mucus épais et visqueux, avec renâclement continuel, — 
Crampe et étranglement dans la gorge. — Crampe dans Voeso» 
phage, avec envié douloureuse de rendre des rapports; douleur 
d'estomac, nausées, défaillance et accumulation d'eau dans la 
bouche. 

Appétit et Goût. — Goût amer de la bouche, quelquefois 
astringent ou "métallique, ou pâteux et fade. — Perte de Tap- 
pétit; le manger n'a pas plus de saveur que la paille. — Désir 
de fromage fort ou de sucre. — Grande faiblesse de digestion 
avec sensation continuelle de plénitude d'eslomac; 

€ta«tro0es. — Bapports d'air fréquents et violents, accompa- 
gnant presque toutes les autres souffrances. — Nausées et dé- 
goût continuels, jusqu'à. la défaillance. — Vomissements qui 
teignent le linge en noir. — Vomissements avec angoisse, diar- 
rhée et coliques violentes. 

Estomac. -^ Pression douloureuse à l'estomac, particulière- 
ment la nuit aussi, comme par une pierre, et suivi de vomis- 
sement. — Sensation de plénitude comme si restomac allait 
crever. — Gastralgie, parfois avec .frissonnement interne et 
mauvaise mine, ou dérangeant surtout le sommeil de nuit, — 
Brûlement et cramponnemenl dans l'estomac, ou rongement et 
douleur d'excoriation. — Inflammation, ulcération et ramol- 
lissement de la muqueuse de Testomac. 

Ventre. — Pression et plénitude dans la région du foie. — 
Elancements dans le foie et la région splénique. -^ Tiraille- 
ments pressifs dans le ventre, comme par une aseite. r— Dou'i' 
leur d'excoriation et d'ulcération dans le ventre. — Sensation 
d'une boule montante. — Coliques crampoïdes. — Sortie fré- 
quente de vents, suivie de soulagement de tous les symptômes! 

Anns et Selles. — Selles diarrhéiques muqueuses, verdâtres 
et très- fétides.— Diarrhées jaunâtres, d'odeur putride. — Après 
avoir mangé du sucre, diarrhée nocturne, aqueuse, avec beau- 



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ÀRGENTUM NITRIGUM. 71 

coup de borborygmes et de gargouillements. — - Diarrhées mu- 
queuses el sanguinolentes, avec grande débilité. — Ulcération 
des intestins, phthisie intestinale. — Beaucoup de prurit à 
Tanus, forçant à se gratter jusqu'au sang. — Sortie d'dscarides 
el de morceaux de yer solitaire. 
Urines. — Envie fréquente avec émission abondante d'une 
urine d'un jaune pâle. — Pissemenl nocturne fréquent. — Sen- 
sation comme si l'urèthre était bouché par gonflement, avec 
émission de quelques gouttes après avoir uriné. — Sensation 
de rétrécissement du méat urinaire^ en urinant. — Douleur 
d'excoriation en urinant, et en dehors du temps de la miction. 

— Inflammation et gonflement de l'urèthre avec écoulement 
inuqueux, priapisme, miction sanguinolente et fièvre. — Hé- 
maturie. 

Parties viriles. — Ulcères semblables au chancre, au pré- 
puce. — Hypertrophie et dureté du testicule droit. — Pollu- 
tions fréquentes. — Manque de désirs sexuels et parties géni- 
tales racornies. 

Parties de la femme. — Règles plus abondantes, avec 
maux de reins et douleurs dans les aines. — Métrorrbagies. — 
Âvortement. — Engorgement vultueux des glandes mammaires, 
avec douleur d'excoriation. 

LarjrniL. — Sifflement dans le rhythme du pouls, dans le la- 
rynx, après le repas, dans la position couchée. — Enrouement 
nocturne, avec expectoration de mucosités sanguinolentes, après 
quelques coups d'une toux sèche. — Toux excitée par un cha- 
touillement dans la gorge. — La fumée de tabac est insuppor- 
table pendant la toux.— Tpux avec vomissements la nuit.— Toux 
suffocante, après midi. — Excitation persistante à la toux, avec 
hémoptysie et oppression. 

Poitrine. — Oppression avec soupirs. — Dyspnée avec an- 
goisse. — Accès de suffocation. — Pression et pesanteur dans 
la poitrine. -^ Palpitations violentes, particulièrement la nuit 
aussi, ou avec nausées et défaillance. 

Vronc. — Douleurs dorsales, nocturnes, avec tension et serre- 
ment. — Maux de reins violents, comme par luxation, le matin, 
soulagés par la station el la marche. — Pesanteur paralytique 
dans la régiop lombaire jusqu'à l'articulation coxo-fémorale. 

— Endolorisseraent des glandes axillaires. 

Ex.t remîtes supérieures. — Douleur ostéocope nocturne 
dans le cubitus. — Vésicules jaunâtres sur une base rouge, pré- 
cédées d'élevures rouges, au dos de la main droite. 

Bxtrémltes Infé^rlenres. — Pesanteur paralytique et las- 
situde des jambes. — Tiraillement crampoide périodique de- 



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72 ARGENT. NIT. — àRMORAGIA RUST. — ARNICA. 

puis la hanche jusqu'au genou, tellement douloureux qu'il force 
à crier. — Douleur de la hanche jusqu'au cou-de-pied. — Amai- 
grissement et faiblesse paralytique des jambes. — Papules aux 
cuisses, avec prurit nocturne. — Fouillement déchirant et dou- 
leur furieuse dans les genoux. — Grande lassitude et fatigue 
tensive dans les mollets, comme après une longue marche. 
— Douleur arthritique dans le pied. 



15.— ARMORAGIA RUSTIGANA. 

ARMOR, — CochUatea armùraèea^ Raphanuà nutiçu»^ RaiCord ofGdaal, Grand 
ndford, Cranson, Grande Bretagne. — HUt*^nat, et pr4p» Pharmac. homœop., 
p. 166. 



GLINIQUE. — Ce médicament, encore très-peu connu dans 
fies effets, a cependant été employé avec succès contre des gonor- 
rhé^ récentes et anciennes. 



SYMPTOMES. — Rougeurs fugaces et inflammatoires à la peau, 
avec éruptions huileuses. — JlforaM rès-iirrésol u ; stupidilé et 
impossibilité de rassembler ses idées; méditation difficile le 
soir: •-^ Tête souffrante de douleurs pressiyes et térébrantes, 
cotnme si le front devait éclater ; pression au fond du cerveau, 
aggravée en ouvrant largement les yeiix. — Yeux gonflés ; lar- 
moiement. *— Accès de perte de la vue. — Dents comme trop 
molles et vacillantes pendant la mastication. — Nausées et envie 
de vomir, avec grattement dans la gorge; renvois pénibles, 
avec odeur de soufre et d'ail ; vomissements et régurgitations 
de matières àpaères. — Urines plus abondantes; dysurie et 
hématurie ; ^gonorrhées avec cuisson et brûlement violent pen^ 
dant la miction, et sécrétion muqueuse peu abondante; ^gonor- 
rhées chroniques et négligées. — Haleine fétide. 



14. - ARNICA MONTANA. 

ARN-— Arnica des montagnes» — HÂHniMiifif. — HUt, nat, elprép, Pharmac. 

homœop., p. 167; — Doses vsitées : 0, 6, 12, SO. —-Durée d* action : jusqu'à 

M jours dans quelques cas de maladies chroniques. 
AAtidotis ; Camph. ign. — On V emploie comme antidote de : A mm. chin. cic. fer. 

ipec. seneg. — Zevinen aggrave les souffrances. 



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AftNlCA. îl 

CoBPABSft k-nc : Jam^ amm. an. bell. bry. cano. capf.'cbam. ekin, cie, «t». 
coloe, eupbras. yêr. hep. ign. ipee. merc ttair, n'Vom, puU, rhua. r»/.,samb. 
sabin. seoeg. staph, sul/-ac, veratr, — Ctest surtout après aeon» ipee. veratr, 
que l'aroîca sera souTcrut d'uue grande utilité, lorsqu'il est indiqué. ^ Après Tar- 
nica, conTiemieot quelquefois t Aeon,ip«c, rhua, tu^f-^û. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensembîe des symptâ- 
meSy on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament, 
contre : — Affections surtout des personnes pléthoriques à face 
rouge ; ou biea des personnes lymphatiques ou épuisées^ à face 
pâle, jaunâtre, terreuse ; Affectioris rhumatisrnales et arthritiques^ 
ayec gonflement inflammatoire et érysipélateux des parties affec- 
tées; Atrophie des enfants?; Affections par suite de lésions mécof 
niqiies (chute^ commotion^ coups, etc.); Blessures, principalement 
par des instruments obtus; Morsures; Excoriations; Ecorchure des 
malade salités; Contusions; Luxations; Entorses et fractures ; Acci- 
dents par suite d'un tour de reins ; Epilepsie par suite de lésions mé- 
caniques? ;Trismus ; Tétanos ; Convulsions traumatiques ; Sugilla» 
tions; Piqûres d'insectes; Furoncles; Cors (par application exté- 
rieure après les avoîlr extirpés); Cachexie par l'abus du quinquina; 
Paralysie apoplectique ; Fièvre intermittente ; Fièvre traumatique; 
Fièvre typhoïde? ; Aliénation mentale ; Congestion cérébrale, avec 
vertiges et perte de connaissance ; Apoplexie sanguine ; Cépha- 
lalgie congestive ; Céphalalgie nerveuse; Migraine? ; Commotion 
du cerveau ei de la moelle épinière; Hydrocéphale aiguë?; Ophthal- 
mie traumatique; Hémorrhagies du nez et. de là bouche ; Odon- 
talgie avec gonflement de la joue; Hématcmèse ; Splénalgie ; 
Coliques, surtout celles provenant d'un tour de reins; Péritonite 
puerpérale?; Diarrhée ; Lieutérfe ?; Gonflement inflammatoire des 
testicules ;Uématocèle; Douleurs après Taccouchement ; Inflam- 
mation des parties génitales, par suite d'un acouchemeni labo- 
rieux; Inflammation érysipélateuse des mamelles, et excoriation 
des mamelons; Coqueluche?; Grippe?; Pleurodynie; Pleurésie?; 
Hémx)ptysie; Gonflement inflammatoire désarticulations, princi- 
palement des genoux et des pieds; Tumeur blanche?; Poda- 
gra, etc., etc. 
35J^* Voir la note, page 17. 



SYHPTOmES GÉNÉRAUX. — ^Tiraillement aigu, ou picote- 
ment formicant ou douleurs paralytiques et sensation de meur- 
trissure dans les membres et les articulations, ainsi'que dans 
les parties lésées. — '^Douleurs de lu(cation, — ^Douleurs rhu- 
6« iwt. — T. I. ^ 

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74 JiRNIGA 

maliBi^ales et arlhriiiqoeâ, — Inquiétude dans les parties ma- 
lades, qui force à les remuer constaminent. — Aggravation des 
douleurs le soir ella nuit, ainsi que par le mouvement, et même 
parle bruit. — Douleurs vagues qui passent rapidement d'une 
articulation à l'autre. — Courbature douloureuse de tout le 
corps, avec fourmillement. — - Roideur des membres après des 
efforts, r- Tressaillement musculaire. — Lourdeur et ^lassitude 
de tous les membres. — ^Sensafioti d'agitalion et de tremble- 
ment dans le corps, comme si tous les vaisseaux étaient en pul- 
sation. -^ SensibiUté exaltée de tout le corps, principalement 
des articulations et de la peau, — ^Bouitlohnenient de sang, et 
congestion à la tête, avec chaleur et ardeur dans les jpariies su- 
périeures du corps, et froid ou fraîcheur dans les parties infé- 
rieures. — *Accès de défaillance avec perle de connaissance 
<*par suite, de lésions mécaniques. — ^Convulsions, trismus et 
tétanos tranntratiques. — Chute générale, d^ forces. -^ °Etat 
paralytique (du côté gauche), par suite d'apoplexie. — ^Sensa- 
tion comme si les parties malades étaient partout couchées trop 
durement. . . ' 

Peau. — *Beauboup de petits furoncles. — ^Gonflement chaud, 
dur et- luisant des parties affectées. — ^Taches rouges, bleuâ- 
tres et jaunâtres, comme des sugitlations', — Eruption miliaire. 

Sommeil. — ^ Grande somnolence le jour, sànspouYolr dormir. 

— Envie dé dormir le soir de bonne heure. — **Somnolence 
comateuse, avec délire; — Sommeil non réparateur et plein de 
rêves anxieux et terribles^ avec réveil e^n sursaut et effroi. — 
Rêves de lâoris, de corps mutilés, de reproches, d*indécision. 
— ^Pendant le sommeil, gémissements, paroles, respiration ron- 
flante^ selles et urines involontaires, — Etat d'élourdissement 
en se réveillant. 

Symptôme» félirlles. — Fns^on^^ "principalement le soir, 
et quelquefois avec sensation comme si Ton était aspergé d'eau 
froide. — Chaleur le soir et la fiùit, avec frissons en soulevant 
seulement un peu la couverture du lit, et souveut avec douleur 
au dos et aux membres.— *Ftéi;re avec beaucoup de soif, même 
avant les frissons. — Avant la fièvre tiraillement dans tous les 
os. — Pendant Tapyrexie : Douleur à Testomac, manque d*appétit 
et dégoût pour la viande. — Sueur nocturne, acide. 

Moral. — * Anxiété hypochondriaque avec crainte de mourir et 
humeur maussade. — ^Grande agitation et angoisse avec gémis- 
sements. — Inaptitude au travail et indifférence pour les affaires. 

— Appréhensions et désespoir. — - Surexcitation et sensibilité 
morale, excessive. — Disposition à s'effrayer. — Humeur con- 
trariante, querelleuse. ^ Pleurs. — * Résistance opiniâtre. — 



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ARRiGA. 76 

"^Me gaieté, légèreté et méchanceté. — Absence d'idée». -* 
Distraction et rêveries. — *Pcrle de connaissance. — *Dé- 
lires. . . 

T#te. — ^Vertiges tournoyants avec obscurcissepient des yeux, 
principalement en seredressq,i^^ entemuant la^te on-en arar«» 
chant. — * Vertiges avec nausées^ **«- Watla^t;{6t^ preisifs, 
principalement^ au front, *^ *Compre$sion crampdids au fronts 
comme si le cerveau était contractéen masse dure, principale- 
ment près du feu. — Douleur comme si un clou étart enfoncé 
àms le cerveau. *^*TiraiUement$ tre^sa^ltante eh-Mancements 
dans la tète, principalement aui tempes. *^ Douleur incisive à 
travers la tète. ^ 'Douleur à la (jête au-dessus d'an œil, avec 
vomissement verdàtre (après un tour de reins). ^^ *€hal0ur et 
ardeur à la tête, avec absence de chaleur au corps* «^ Pesanteur 
et faiblesse de la tête. -* Aggravation et apparition des douleurs 
de tète principalement en marchant, en montant, en méditant 
et en lisant, 'ainsi qu'après ie repas.-^ Fourmillement au vertex. 
.-^ Fixité et immobilité du cuir chevelu. 

Yeax. — * Douleur d'excoriation aux yeuxet nux paupières, 
^vec difficulté de les remuer, -r- ^Yeux rouges^ enfiammiés, — 
BrûLem^nt abx yeux et écoulement de larmes brûlantes. — 
«^Paupières gonflées, ecchymosées. — ^Popiiks contractées.— 
^Yeux ternes, troubles et abattus. — ^Yeux proéminenis, ou 'à 
moitié fermés, r-r Regard fixe, anxieux. «^:<>0b8curcissementde 
la vue.. .....•....'.. ■..^ 

Oreille». — Douleur de contusion aux oreilles. ^ Tiraillement 
aigu dans les oreilles. ---■•Ekui^cemmt.danseê derrière Us veilles, 

— Dureté de Tome et bourdonnement 4evant tes oreilles. 
mes. — Doulepr de contusion au nez. — FoDrmiUement dans le 

nez. — *Nei gonflé %i ecchymose, w- *Hé$norrhaffie nasale, — 
Narines ulcérées. — Coryza avec brûlemc^t au^nez. 
Vifiaire. -^ '^Face pàU, cr6iM^,«*^ou jaune et bouffie; ^^Gholeéur 
au visage sans chateur du corps, <«-^Gonftement dur,- rougeur 
luisante et chaleur d*une joue avec douleur pulsative. -^ Four- 
roillement autour des yeux, aux joues et aux lèvres. -^'Eruption 
pustuleuse au visage, principalement autour des yeux. -^^Sé- • 
cheresse, chaleur brûlante, gonflement et gerçure des lèvres. 

— Ulcération des coins de la bouche. — Etat paralytique de la 
mâchoire inférieure. — Gonflement douloureux des glandes 
sous-maxillaires et de celles du cou. — ^Trismusavec houche 
fermée. 

Dents. — ®Mal aux dents avecgonflement de la joue et fourmiU 
lement aux gencives. -— Tiraillemenl aux dents en mangeant. 
■ -^ Vacillement et allongement des dents. 



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76 ARNICA. 

Bouclie. — Sécheresse de la bouche avec soif. — Salive san- 
guinolente. — Sensation d'excoriation et démangeaison à la 
langue, -r- * Langue sèche ou chargée d'un enduit blanc, — *Le 
matin, odeur putride de la bouche. 

CM»rse, -r Sensation comme s'il y avah quelque chose de dur 
dans la gorge. — Déglutition empêchée par une espèce de nau- 
sée. — Bruit pendant la déglutition. — Brûlement dans la 
gorge, avec anxiété comme par une chaleur intérieure. — Mu- 
cosités amères dans la gorge. 

Appétit. — *Goét putride ou amer ou glaireux. — Soif d'eau, 
ou envie de boire avec répugnance pour toute boisson. — 
*Dégoût des aliments^ principalement (du lait?) de la viande, 
du bouillon et du tabac. — *Goût pour le vinaigre. — Manque 
d'appétit avec langue chargée d'un enduit blanc ou jaunâtre. — 
(Le soir) appétit immodéré, avec sensation de plénitude etpres- 
.sion crampoîde au ventre, immédiatement après le repas. — 
Humeur chagrine et pleureuse après le repas (du soir). 

Bstomae. — * Rapports putrides ou amers ou violents et à vide, 
ou avortés. — Régurgitation d'un mucus amer ou d'eaux salées. 

— "Nausées avec envie de vomir^ principalement le matin. — 
'^Vomiturition^ même la nuit, avec pression dans la région pré • 
cordiale. — '^Vomissement d'un sang coaguléei de couleur foncée. 

— ^Après avoir bu (ou mangé), vomissement de cequ'on a pris, 
souvent mêlé de sang. — Pression, plénitude,* contraction et 
douleur crampoi'de dans Vestomac et dans la région précordiale, 

— ^Ëlanceinents au creux de Testomac, avec pression jusque 
dans le dos et constriction de la poitrine. 

Ventre. — Elancements dans la région splénique avec gêne de 
la respiration. — Pression dans la région hépatique. — * Ventre 
dur et gonflé^ >vec douleur d'excoriation incisive dans les côtés, 
soulagée par l'émiâsion des vents principalement dans la ma- 
tinée.— "^Douleur dans la région ombilicale pendant le mouve- 
ment. — Chocs à travers le bas-ventre. — * Douleur de contusion 
dans les côtés. — Flatuosités d'odeur d'œufs pourris. — *Goli- 
ques avec ischurie. 

Ana«. — ^Constipation avec envie inutile d'aller à la selle. — 
Selles en forme de bouillie, d'une odeur acide. — Diarrhée avec 
ténesme. — Fréquemment de petites selles muqueuses. — 
*Selles involontaires^ principalement la nuit, — * Selles de ma- 
tières non digérées. — Selles purulentes, sanguinolentes. — Hé- 
morrhoïdes. — Pression dans le rectum. — Ténesme. 

Tôle» Qrlnalreii. — Ténesme. -^ Rétention d'urine spasmo» 
dique, avec pression dans la vessie — Envie inutile d^uriner. 
^ "ffmis^ion involontaire d'urine^ la nuit au lit et le jour eo 



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AftNIGA. 77 

courant. — *Urine rouge brunâtre avec sédiment couleur de 
brique. — ^Pissemeot de sang. 

Organes génitaux. -- «"Gonflement rouge bleuâlre de la 
▼erge et du scrolum. — «Gonflieraenl inflammatoire des testicu- 
les (par suite de contusion). — <»Hydrocèle.— «"Gonflement dou- 
loureux du cordon spermatique, avec élancement des testicules 
jusque dans le ventre. — Appétit vénérien augmenté, avec 
érections^ pollutions et perle séminale à la moindre excitation 
erotique. 

Régies. — Sortie de sang de Tutérus hors du temps des règles^ 
avec nausées. — - «"Excoriation et ulcération des mamelles, ou 
inflammation érysipélateuse. — «"Vagin et matrice enflammés, 
après un accouchement laborieux. 

IToie» aériennes. — *Toux sèche, courte , produite par une 
titillation au larynx. — Toux la nuit pendant le sommeil. — 
«"Accès de toux s^annonçant par des pleurs, et Houx chez les en- 
fants après avoir pleuré et sangloté par caprice et méchanceté. 

— Même les bâillements provoquent la toux. — * Toux avec 
expectoration sanguinolente ; «"le sang est <;lalr, écumeux, mêlé 
de massescoagulées et de mucosités. — «"Même saus toux, expec- 
toration d'un sang noir coagulé, après chaque effori corporel. — 
'^Impossibilité d'expectorer les mucosités; il faut avaler ce que la 

. toux a détaché. — En toussant, élancement à la tête, ou douleur 

de meurtrissure à la poitrine. 
Poitrine. — * Respiration courte, haletante,*dif/icile etanxieuse. 

— Ràlement dans la poitrine. — * Oppression de la poitrine et 
gêne de la respiration. — Souvent respiration lente et profonde. 
-* ^Haleine dune odeur putride. — * Elancements dans la poi- 
trine et les côtés, avec gêne de la respiration, aggravés en tous- 
sant, en respirant profondément et parle mouvement. — "Doih 
leurs de meurtrissure et compression de la poitrine,— Battement 
et palpitations de cœur. — Toinls douloureux au cœur avec 
accès de défaillance. 

Trône. — Dçuleurs de meurtrissure et de luxation au dos, à la 
poitrine et aux reins. — Fourmillement au dos. — Faiblesse 
des muscles du cou ; la tèie tombe en arrière. . — Gonflement 
douloureux des glandes du cou. 

Bran. — Douleur de courbature et fourmillement aux bras et auxc 
mains, — Douleurs de luxation dans les articulations des bras 
et des mains. — Tressaillement dans les bras. — Veines gon- 
flées aux mains, avec pouls plein et fort. — Manque de furce 
dans les mains en saisissant quelque chose. — Crampes aux 
doigts. 

^amlies. *- Douleur de courbature ou de luxation, ou liraillc- 



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70* ARNICA. — AIMNIGCM ALBUM. 

ment aigu dansies différentes parties des meihbres inTérieurs. 
— '^Faiblesse douloureuse, paralytique, dans les articulations, 
principalement de la hanche et du genou. — Manque de force 
au genou, avec fléchissement en marchant. — Tension au ge- 
nou, comme par raccourcissement des tendons. — Gonflement 
pâle du genou.— * Gonflement inflammatoire, érysipélateuœ des 
pieds, avec endolorissement et aggravation des douleurs par le 
mouvement. — *Gonfl£ment chatui, douloureux, dur et iuisant 
des gros orteils. — Fourmillement aux pieds. 



iiS. — ARSENIGUJII ALBUM. 

ARS.— ArBeDic.<»HÀBK«iiiifK. — Eut, nat, et pr^;7.Pharmac. homoeop., p. St. 
— Dose usitée: 50, 40. -^ Durée d'action : 56 à 40 jours, dm quelques affec- 
tions chroniques. 

AnfiDons: Chm. fer. bep. ipec. n-vom. samb. veralr. — Contre Vmpoiaonnê» 
ment par de/ortet.dosea : L*oxy-hydrate de fer, ou une Solution du foie de soufta» 
du Ifiit gras pris en abondance, du carbonate de potasse mêlé d'huile, la bouillie de 
savon. — On emploie V arsenic comme antidate de : Carb-veg. chin. graph. ipec. 
lach. Teratr. - 

CoMPAnn AVBC ! Acon. am, bell. bry. cale. earh'V, eham, eAin, coff. dig. dulc. 
/err, graph, hell. hep. iod, ipee, lac h. lyc. merc. natr-m. n^vom, phos. ptUs. 
fhus. samb, sep. sul/, teratr. — C'est surtout après : Acon. am. 9êll, chin, 
'ipee, lach. veralr, que l'arsenic fkitdu bien lorsqu'il est indiqué. -^ Après i'ar- 
senic, on trouvera quelquefois convenable :. Chin,. ipec. iM)0». $u^,,V0ra^, . 



ClilNIQUE. -*■ Se laissant guider par Yensenibledes èyrriptâmés, 
on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament contre : 
— Affections surtout des personnes épuisées, de constitution ner- 
veuse ou kucophlegmatique, avec disposition à des catarrhes 'et 
des blénnorrhées, ou à des affections hydropiques; ou bien affec- 
tions des personnes de constitution lymphatique, avec disposition 
à des éruptions, des dartres, des ulcérations et des suppurations; 
ou des personnes de constitution bilieuse, de tempérament coléri* 
que et vif, ou avec disposition à la mélancolie, etc. ; Souffrances 
des ivrognes ; Suites fâcheuses d'un refroidissement dans Teau ; 
Cachexie par Vahus du quinquina et de. Viode; Atrophie des en- 
fants scrofuleux, et Marasme des personnes adultes^ Affection» 
scrofuleuses ; Ictère; Chlorose?; ^/fecteons hydropiques yFaMessQ 
nerveuse des personnes hystériques, aivec accès d'évanouissement; 
Spasmes et convulsions; Convulsions épileptiques; Paralysies?; 
Faiblesse musculaire avec tremblement des membres; Tremble^ 
ment des ivrognes ; Éruptions miliaires, urticaires et galeuse^ ; 
Dartres phlycténoïdes et furfuracées ; Dartres rongeantes; Ulcères 



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ABMSNIGOIH ALBUM. 79 

puttideè, earciwmuaeuœ 4t gangrénenar; Charbm^iPemphigw san^ 
guineuœ; Yarioloîdes et petite vérole; Verrues!; Engelures?.; 
Varices; Coma Tigil et coma somnolent; Bèvre» éntermittentes, 
même celles par l'abus du quinquina^ et principalement fièvres 
tierces et quartes^ Fièvres typkoides avec sympiiHf^ de putriditi; 
Fièvres inflammatoires ayec. état bijieui, ou. fnuqneux ; Fièvres 
lentes, hectiques ; Fièvres gastriques ; Mélancolie religieuse» Mi" 
lanoolie noire^ mime, avec penchant a,u suicide; ÀliénçHon fnen- 
taie des ivrognes; Manie?; Imbécillité; RamoUissement du cerr 
veau.?; Migraine; Teigne, avec . gonflement des glandes de la 
nuqne et du cou; Op^tjbaimj^s. (arthritiques ?), scçofuleuses?, 
rhumatismales ) ; OphOialmies à là suite de la grippe4)a d'un re- 
froid j^sement dans Teau; Taches ei uloèires. de kk cornée; Cancer 
au nez, au visage, ou.auoi letires;. Croûtes dç )aii;.C;6^pero8e au 
visage;' Dartres farineuses à la taca;.Fros0paègie; Coryza chro- 
nique; Engorgement des glandes, sous-aiaxillaires.; $tomacace ; 
Aphthes dans la bouche; Gonflement inflaoïioaloire de la langue ; 
Angines, même celles^par suite de la petite nérole; Angine gan-. 
gréneuse?; État dHndigestion par suite d*itti refroidissement de 
Testomac par des glaces, des acides,. etc. ; Malde fner ; Souffrances 
par suite d'un bain de mer; Dyspepsie avec, vomissement des ali- 
ments; Hém^atémèM; Vomissement des ivrogneset des femmes 
enceintes; ÀffecUùns gastriques et bilieusts;: Melœna,; Gastrite 
aiguë; Squirrhe de Vestomaeî; CholMne; Choléra jçisiatique; 
Souffrances à la sniti^ du eholérà ; Coliques; CoUques^ spasmodi- 
ques;- Carreau des enfant»; .isoiee; Buhc^s scrofuleux; Dias^hées, 
même celle des eofonts pendamt la dentition f et cellea k la «uile 
de la petite vérole; Dyssenterte; Lientérie?; SoufTraafies hémor- 
rholdales; Inflammation du reeium; Isehurie; Paralysie de ia 
vessie; ^surie; Inflammation et gonflemeiH des parties géni- 
tides ; Erysipèle an scrotum?; Papules au scrotum ; Aménorrhée; 
Flueurs blanches; Cancer et squirrhe de l'utérus?) Nauséea et 
vomissement des femmes enceintes ; Grippe ; Laryngites aiguës et' 
chroniques ; Coqueluche? ; Hémoptysie? ; Symptômes phlhisiques; 
Hydrothorax; Affections asthmatiques, Àsèhme spasmodique; 
Asthme de Miliar?; Angine de poitruie; AffSeciions organiques du 
cœur ; î^olalgie ; Sciatique ? ; ' Ulcères auoo jambes ; Tumeur i^lan- 
che?; Inflammation pblegmoneuse des pieds; Coxalgie; Ongles 
décolorés ; Goutte aux pieds ; Bhagaàes aux mains, 
' ^oy. kl Hoto^ page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. ^ ""Accès de souffrances avec 
anxiété, froid, chute rapide-des forces, et besoin de se concher. 



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SO ARSENIGUM ALBUM* 

*Brûlement principalement dans Vintérïeur des parties affectées, 
ou douleurs vives et Iraclives. — "Douleurs nocturnes qui sont 
ressenties même pendant le sommeil, et qui sont tellement insup- 
portables qu'elles portent au désespoir et à la fureur. — *Aggra- 
▼ation des souffrances en entendant parler, ainsi qu'après le 
repas, le matin en se levant, le soir au lit, en se couchant sur la 
partie affectée, ou pendant le repos, après les exercices prolon- 
gés; soulagement par la chaleur extérieure, ainsi qu'en restant 
debout, ou par !a marche et le mouvement du corps. — *i4ppa- 
rition des souffrances par intermittence ou accès périodiques. — 
^Gonflement oedémateux , avec douleur brûlante aux parties 
affectées. — Grande paresse et horreur de tout mouvement. — 
^Manque de force, faiblesse excessive et asthénie complète jus^ 
qu*à la prostration, quelquefois ®avec paralysie de la mâchoire 
inférieure, yeux ternes et enfoncés, et bouche ouverte* — *Chute 
rapide des forces, et «ensation de faiblesse comme par manque 
de nourriture. — ^Impossibilité de marcher, et besoin de rester 
couché. — "^Ëtant couché, on se sent plus fort, mais dès qu'on 
se lëve> on tombe de faiblesse. — ^Amaigrissement et atrophie 
de tout là corps avec sueurs colHiputtives, grande faiblesse, face 
terreuse et yeux enfoncés et cernés. — *Accès de convulsions 
violentes ; 'spasmes et tétanos. — *Aceès d'épileps^, précédé de 
bfûlement à i*estomac, pression et chaleur au dos qui remontent 
jusqu'à la nuque et au cerveau, avec vertiges. — /"Enflure œdé- 
mateuse et gonflement de tout le corps, principalement de la 
tête et du visage, avec grosseur du ventre et engorgement des 
glandes. -^ '^TremblemeM des membres, priocipalemenl des bras 
et des jambes. — Roideur et immobilité des mertibres, quelque** 
fois avec douleurs vives, rhumatismales. *- Paralysie et con- 
traction des membres. — - Accès d'évanouissement^ quelquefois 
avec vertiges et enflure du visage. «- Sensation de torpeur 
dans les meinbres, comme s'ils étaient morts. 
Peaa. -^ Desquamation de la peau du corps. — *Peau sèche 
comme du parchemin, froide et bleuâtre. — ""Couleur jaunâtre 
; de là peau. — Elancements, prurit brûlant, et brûlement violent 
à la peau. — .*Taches rougeâtres ou bleuâtres à la peau. — 
*Pétéchie8. — Taches enflammées, comme des morbiiles, prin- 
cipalement à la lète,au visage et au cou. — Éruptions miliaires, 
rouges et blanches. — Boutons conoïdes ; biancfaâlres ou rou- 
geâtres, avecprurti brûlant. — ""Eruptions urticaires. — Erup- 
tion de pustules noires, douloureuses. — Eruption de boutons 
galeux, petits et pruriluux. — °£ruplion de pclils boulons 
rouges, qui crèvent et passent en ulcères rongeauts se couvràul 
d'une croûte. — ^Pustules remplies de sang el de pus. — ^ <^Ta- 



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ARBBNIGUM ALBUM. 8 1 

ches dartreuseâ couvertes de phlyctènes et de forfures, avec 
douleurs brûlantes nocturnes, — *Ulcères à bords élevés et cal- 
leux, entourés d*une auréole rouge et luisante, à fond lardacé 
ou d'un bleu noirâtre, et avec douleurs brûlantes ou lancinantes, 
principalement lorsque les parties affectées se refroidissent. -^ 
*Odeur fétide^ suppuration ichoreuse, saignement facile, pulri- 
dité et couleur bleuâtre ou verdâtre des ulcères. — <>Charbon 
malin. — ^GrQÛies minces ou chairs luxuriantes aux ulcères. — 
Manque de sécrétion dans les ulcères. — <^Tumeurs inflamma- 
toires avec douleqrs brûlantes. — Verrues. — «Ulcères en forme 
de verrue. — Engelures. — ^Varices. — Ongles décolorés. — 
^Tumeurs froides. 
Sommeil. — Envie de dormir continuelle, avec bâillements 
forts et fréquents. — *Insomnie nocturne, avec agitation et jac- 
tation continuelles, — Somnolence le soir. — *Coma vigil, sou- 
vent interrompu par des gémissements et des grincements de 
dents. — Sommeil non réparateur; le matin, il semble qu'on 
, n'ait pas assez dormi. — Pendant le sommeil, sursauts avec 
effroi, gémissements, paroles et querelles, grincements de dents, 
mouvements convulsifs des mains et des doigts, sensation d'un 
malaise général et jactation . — En dormant, on est couché sur 
le dos, la main sous la tête. — Sommeil léger; on entend le 
. moindre bruit, quoique Ton rêve continuellement. — Rêves 
fréquents, pleins^ de menctces, de soucis, d'appréhensions, de re- 
pentir et d'inquiétude ; rêves anxieux, horribles, fantastiques, 
vifs et fâcheux ; rêves d'orage, d'incendie, d'eaux noires et 
. d'obscurité; rêves avec méditation. — *La nuit, tressaillements 
des membres, chaleur et agitation, brûlement sous la peau, 
comme s'il y avait de l'eau bouillante dans les veines, ou froid 
avec impossibilité de se réchauffer, élouffement au larydx, 
accès asthmatiques, grande agitation et angoisse au cosur, 
— <^Réveil fréquent, la nuit, avec difficulté de se rendor- 
mir. 
Fièvres. — Froid de tout le corps^ quelquefois avec sueur 
froide, visqueuse, — ^Frissons et horripilation, principalement 
le soir, au Ut, ou en se prometiant au grand air, ou après avoir 
bu ou mangé, et souvent avec apparition d'autres souffrances, 
telles que dotUeurs vives dans les membres, pendiculations, mat 
à la tête, oppression de la poitrine H gêne de la respircUion, ti- 
raillement dans les membres, anxiété et inquiétude. — ChcUeur 
univ.erselle, principalement la nuit, et souvent avec anxiété, in- 
quiétude, délires, pesanteur et embarras à la tète, étourdisse- 
menis, vertiges, oppression et points dans la poitrine, rougeur 
de la peau, etc. — "Accès fébriles, principalement le matin ou 



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8^ ÀMIHiQDll ALBUM. 

le soir» Mut^ent avec frissons et chaleur peu dévelappé»^ soif ar- 
dente, ou adypsie compUtej type quarte ou tierce, ou, quelque- 
fois, quotidien ; souffrances avant l'accès et sueurs après, en 
s'endormant ; apyrexie (ou frissons ou chaleur) avec grande fai- 
blesse, affections hydropiques, endolorissement des régions du 
foie et de la rate, mal à la tête, étourdissant ou lancinant, dou- 
leurs vives et tractives aux membres, au dos et à la tête, pression, 
plénitude, tension et brûlement à l'estomaù et à Vépigastre, 
points dans la poitrine et dans les côtés, gêne de la re^ration, 
anxiété, face bouffie, terreuse, etc. — "^Pouls irréguliet, ou ac" 
céléré, faible, petit et fréquent, ou supprimé et tremÛant. — 
*Sueurs fréquentes, colliquatives, ou froides et visqueuses; 
* sueur la nuit, ou le soir en s^endormant, ou le matin en s'é- 
veillant; sueurs partielles, principalement au visage et aux 
jambes. — Transpiration qui colore le linge et la peau en 
jaune. — Pendant la sueur^ pesanteur à la téte^ bourdonnement 
des oreilles, et tremblement des n^embres. 
Meral. — ^Mélancolie, quelquefois avec des idées religieuses, 
tristesse, soucis, chagrin, cris et plaintes. *-^ * Anxiété, inquié- 
tude et angoisses excessives qui ne permettent de rester nulle 
part, principalement le soir au lit, ou le matin en s'éveillant^ 
et souvent avec tremblement, sueur froide, oppression de la 
poitrine, gène de la respiration etoccé; d'évanouissement. — 
"^Anxiété de conscience, comme si l'on avait commis un crime. 

— Angoisse inconsolable, avec plaintes et lamentations, — Hu- 
meur hypochondriaque, avec inquiétude et anxiété. — *Peurde 
la solitude, de spectres et de voleurs, avec envie de se cacher, — 
Indécision et humeur changeante, qui demande tantôt ceci> 
tantôt cela, et rebute tout après l'avoir obtenu» — ^Décourage- 
ment, désespoir, dégoût de la vie, penchant au suteide ou 

. *crainte excessive de la mort, qu'on croit quelquefois très-pro- 
chaine. — Trop grande sensibilité et scrupules de conscience, 
avec idées tristes comme si Ton avait offensé tout le monde. «^ 
Mauvaise humeur, impatiçnce, dépit, dispodtion à se fâcher, ré- 
pugnance pour la conversation, envie -de cntif i»«r> et grande 
susceptibilité. •— Esprit caustique et moqueur. -^ Sw-mpres- 
sionnabilité de tous les organes; tout bruit, toute eonversatioâ, 
toute lumière vive, sont insupportables. — Grande apathie et 
indifférence. — Grande faiblesse de mémoire. — Stupidité et 
hébétude. — "Délires avec grande afHuence d'idées. — Perte de 
connaissance et des sens; radotage, aictions maniaques et fureur. 
T4^te. -*- * Pesanteur, sensation de faiblesse et embarras dans la 
tête, principalement dans la chambre; amélioration au grand air. 

— Stupeur et élourdissement. — Vertiges, principalement le 



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AASBNIGOM ALfiOlI. BS 

soiTj en. fermant les yeux, en marchant, ou au grand air, et 
quelquefois avec chancellement et péril de tomber, ivresse, perte 
des sens, obscurcissement des yeux, enyie de vomir, et mal à la 
tête. — * Douleurs pul^atives^ oppressives, étourdissantes, ou 
tractives, lancinantes et brûlantes^ à la 1ète,souvent seulement 
d'uncétéj et principalement au-^dessns d'un œil, ou à la racine 
du nez, ou à Toeciput, et quelquefois avec en^ie de vomir, ~et 
bourdonnement des oreilles. — Tension, serrement et douleur 
de meurtrissure dans la tête. — ^Lesmauœ de tête apparaissent 
sauvent périodiquemetit, et surtout après dutqùe repas, le matin, 
la nuit, et le soir au lit, et qudquefoi» ils sont insupportables, 
®avec pleurs et gémissettietils, 'étarit soulagés momentanément 
parTeau froide, et se redouyelantd'autanft plus fortement après. 
-^ Sensation, en remuant la tête, comme si le cerveau frappait 
contre le^rènei «^ Craquement ou bruissement dans la tête. — 

— *End0lorissement du cuir ckevelwet des téguments de la tête, 
coiQo^ s'ils étaient ulcérés ou meurtris, augmenté fortement par 
le moindre cùntact,'--Gonflenu!nt esècessif de la tête et du visage, 

— Prurit rougeant ou'brûlant, *érupfions croûteuseSj pustiUes et 
ulcères rongeants aïk euir cheyeltt. . 

Yeux. «• Douleurs pressiteB, brûlantes et lancinantes dans les 
yeux, ^aggravées par Iœ lumière, "^ainsi que par le mouvement 
des yeux, et quelquefois' avec-besoin dé se coucher ou avec an- 
goisse qui ne permet pas de rester au lit. — *Yem) enflammés, 
rouges, avec rougeier delà conjonctive ou de la sclérotique, pi in- 
jection des veines de la conjonctive. — Gonflement des yeux. — 
^Gonflement inflammatoire, ou œdémateux, des paupières. — 
Grande sécheresse des paupières',pru\c\ps\emen\ aux bords, et en 
lisant à la lumière (des bougies). — ^Larmes corrosives. — 
^AggUiti nation des paupières. — '^Occlusion spasmodique des 
paupières; quelquefois par Teifet delà lumière. — *Pkotophobie 
eœcessive,-'^ *Tachcs et ulcères de la cornée. — Yeux convulsés, 
proéminents ; regard fixe et furieux. — Pupilles conlractéeà. — 
Couleur jaunâtre de la sclérotique. — Couleur jaune, taches ou 
points blancs et étincelles deVant lès yeux. — Faiblesse, obscur- 
cissement et perte de la vue. -^ Yeux ternes et enfoncés. 

Oreilles. — Serremetil, douleurs viveis, élancements, fourmille- 
ment voluptueux et brûlement aui^ oreilles. —Tintement, bruis- 
sement, bourdonnenlent et son dé cloches dans les oreilles. •— 
Sensation comme si les ore^^ies étaient bouchées, et dureté de 
Toulie, surtout pour la parole kwmaifie. 

IVesE. — Douleurs ostéocopes au nez. — Gonflement du nez. — 
Saignement de fie^ violenta i— Desquamation de la peau du 
nez, en fùrfures, -r- •Tùmeuis noueuseaf dansf les narines. — Ul- 



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84 AKSBNICUIII ALBUH. 

cératioD au haul des narines^ avec écoalemebi d'une humeur 
ichoreuse, fétide et d'un goût amer. ^Odeur de poix ou de soufre 
devant le nez. — Eiernument violent, r- Grande sécheresse des 
narines. — *Coryzafluent avec obturation du nez,' hrûlement aux 
narines et sécrétion d'un mucus séreux fet corrosif. 
Visage. — *Face pâle, crettse et cadavéreuse. — *Couleur jaunâ-' 
tre, bleuâtre ou verdàlre du visage. — *Teint plombé etterreux, 
avec taches et stries verdàtres et bleuâtres. — *Face décomposée, 
avec distorsion des traits, ou avec yeux cernés et enfoncés et néz 
pointu. — ^Rougeur et bouffissure du visage. — Gonflement 
dur et élastique du visage^ principalement au-dessus des pau^ 
pièreSj et surtout le matin. — Enflure du visage, avec accès 
d'évanouissement et vertiges. — Papules, boutons, '^ulcères 
croûteuûOj ''couperose et dartres farineuses au visage. — Teint 
noirâtre autour de la bouche. — *Lèvres bleuâtres ou noirâtres, 
^sèches et gercées. — Fourmillement dans la lèvre excoriée, 
comme s'il y rampait quelque chose de vivant. — Bande bru- 
nâtre à la partie rouge des lèvres. -^ Peau rude, dartreuse au- 
tour de la bouche. — ^Eruption à la- bouche et aux lèvres^ au 
bord delà partie rouge. — ^Nodosités dures et ulcères carcino- 
mateuœ, avec croûte épaisse et fond lardacé, aux lèvres. — 
Lèvres excoriées, ^vec sensation de fourmillement. — Enflure 
et saignement des lèvres» — "Gonflement des glandes sous* 
maxillaires, avec douleurs de contusion, et endoiorissement au 
toucher. — ^Paralysie de la mâchoire inférieure. 
Dent». — Douleurs vives^ pressives, ou tiraillements successifs 
dans les dents et les gencives, principalement la nuit, se propa- 
geant quelquefois jusqu'à la joue, à l'oreille et aux tempes, 
avec .gonflement de la joue et douleurs insupportables qui por- 
tent à un désespoir, furieux, ou qui s'aggravent lorsqu'on se cou* 
che sur le côté malade, et qui s'améliorent par la ehaieur du feu, 

— Grincement convulsif des dents. — Sensation d'allongement 
et vacillement douloureux des dents, avec gonflement et ^sai- 
gnement des gencives. 

Boucbe. — "^Mauvaise odeur de la bouche. — *Grande séche- 
resse de la bouche, ou accumulation d'une salive quelquefois 
amère ou sanguinolente. — ""Langue bleuâtre ou blanche. — 

— Torpeur et insensibilité de la langue, comme si elle était 
brûlée, — ^Langue bnmâtre, ou noirâtre^ sèche, gercée et trem- 
blante. — ^Langue d'un rouge vif. — Ulcération de la langue 
au bord antérieur. — ^Aphthes dans la bouche. — Parole ra- 
pide, précipitée. 

Clorge. — ""Grattement, douleur vive et brûlement dans la gorge, 

— Inflammation et gangrène de la goi^e. — Constrictûm spas- 



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ARgElflCUli ALBI3II. 85 

modique de la gorge et de l'œsophage, avec impossibilité d'avaler* 

— Déglutition douloureuse el difficile, comme par paralysie de 
. l'œsophage. — Sensalion degranUe sécheresse dans la gorge et la 

bouche, qui force à boire constamment, — * Accumulation de mu- 
cosités grisâtres ou vérdâtres d'un goût salé ou amer, dans la 
gorge. 
Appétit. — *Goiit amer de la bouche y i^rincl^alemeni après avoir 
bu ou mangé, ou bien k -cnalin. — Goût astringent, putride, 
ou acide, dans la bouche. — Goûl acide des aliments. — Goût 
fade ou trop salé des aliments. — ^insipidité des aliments. — 
Goût amer des aliments, principalement du pain et de la bière. 

— *Adypsie complète, ou soif violente, ardente, étouffante, et 
inextinguible, avec besoin de boire continuellement, mais peu à 
la fois. — * Désir de l'eau froide, des acides, de l'eaUrde-vie, du 
café et dijblait. — Manque d* appétit et de faim, souvent avec 
soif ardente. — Dégoût insurmontable de tous les aliments^ prin- 
cipalement de la viande et du beurre. — *Tout ce qu'on avale 
cause une pression dans Fc^sophage comme si cela y était arrêté. 

— **Faim continuelle, avec manque d'appétit et prompte satiété. 
— * Après le repas, nausées^ vomissement, rapports^ douleurs à 
l'estomac, coliques et beaucoup d'autres souffrances. — *Après 
avoir bu, frissons ou horripilation, renouvellement des vomis- 
sements et de la diarrhée, rapports et coliques. 

, Estomac. — Rapports fréquents, priffcipalement après avoir bu 
ou mangé, le plus souvent à vide, acides, ou amers. — Régur- 
gitation de matières acres, ou de mucosités atnères, vérdâtres. 

— Hoquet fréquent et convulsif^ principalement la nuit. — 

— Nausées fréquentes et eoscessive^, quelquefois remontant jus- 
qu'au cou, avec envie de vomir, besoin de se coucher , sommeil, 
accès de défaillance, tremblement^ horripilation ou chaleur, 
douleurs aux pieds, etc. — ^Ecoulement d'eau de Testomac, 
comme des pituites. — * Vomissements quelquefois très-violents^ 

^ et principalement après avoir bu ou mangé, ou la nuit, vers le 
matin ; tvomissements des aliments et des boissons, ou des ma- 
tières muquteuses, bilieuses ou séreuses, de couleur jaunâtre, 
verdâtre^ brunâtre ou noirâtre; *vomissemeni de matières san- 
guinolentes. — ""En vomissant, douleurs violentes à Testomac, 
sensation d'excoriation dans le ventre, cris, chaleur intérieure 
ardente, diarrhée et crainte de la mort. — ''Ballonnement et 
tension de la région précordiale et de l'estomac. — Endoloris- 
sernent excessif de Vépigastre et de l'estomac^ principalement au 
toucher. — * Pression dans l'estomac comme par une pierre, ou 
comme si le cœur devait éclater ^ et angoisse excessive dans la 
région précordiale, avec plaintes et lamentations. — ^ ""Sensation 
6« iDiT. — T. I. 8 



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.86 AR»1IIG0II ALBOM. 

deeonstftelioo, dfotfletirs crampcfides, "tiratlleméni, térébration 
et rongementdans restomac, — '^Sensation de froid, om chaleur 
et brûlement insupportables dans l'estomac et la région précor- 
4iale. -*- ^Les douleurs à l'estomac se manifestent principale- 
ment après le repas,, ou la nuit. — Dartres au creux de Tesiomac. 

Ventre. — Compression dans la région du foie. — Gonflement 
de la rale.-^ Watfo? de véatre excessifs^ principalement du côlé 
gauche, et souvent atec grands angoisse dans le f>entre. *- *Bal- 
lonnement du yenVte. '^*€hnfiement du ventre comme dans 
Vascite. — ^Tranchées vioimtes, douleurs crampoïdes^ fouille- 
ment, tiraillement, déchirement et rongeilieat dans le ventre. 
— >^Les coliques se manifestent principaletnent après avoir bu 
ou mangéj ou lanuit^'d sont souvent accompagnées de vomisse- 
ment, ou de diarrhée^ avec froid, chaleur interne ou sueur 
froide. •— ^Sensation de froid /bu brûlement- insupportable dans 
le ventre. -^ ^Douieor de plaie dans le ventre, principalemen 
en. toussant et en riant. -^ «t^onfiement et induration des glan 
des du mésentère. — Beaucoup d&ilatuosités, avec borborygmes 
et grondement dans le ventre. — Flataosités d'une odeur pu- 
tride. -^ Gonflement douloureux des glandes inguinales. — **Ul-> 
cère au-dessus du nombril. 

ftelle». — Constipation, avec envie fréquente, mais sans effets 
d'aller à la selle. — Ténesme, avec brâlement à Tanus. — Sor- 
tie involontaire et inaperçue des selles. -^ ^Diarrhées violentes^ 
avec selles fréquentes, nausées, vomissement, soif, grande fai- 
blesse, coliques et ténesme. —*lHarrhées nocturnes, et renou- 
vellemfent de la diarrhée «^jprès avoir bu ou mangé. -"^Selles 
brûlantes et corrosives ; *selles muqueuses, bilieuses, sanguino- 
lentes, séreuses, etc., etc., decoùkur verdâtre, jaunâtre, ^blan^ 
châtre, ou *brunâtreet noirâtre ;'^selles fétides et putrides ; ^Ues 
avec matières non digérées. — Sortie de mucosités par Tadus, 
avec ténedmè. — Chute du rectum, avec beaucoup de douleurs. 
— ^*Pruril, douleur d'eoccoriaiion eibrûlem^ent au rectum et à Ta- 
nitô^ ainsi qu'aux botxtons hémorrhoïdauœ, priReipakment la 
nuit. — Elancements dans les boutons hémorrhoîdaux. 

Urine».— '^Rétention d*urine, comme par paralysie de la vessie» 

— Envie fréquente d'uriner, même la nuit, avec évacuation 
abondante. -^Incontinence d'urine ei évacuations involontaires, 
même la nuit, au Ut: — ^Emission difficile et douloureuse des 
urines. —^Urines rares, couleur jaune foncé* — Urines aqueuses, 
verdàtres, brunâtres ou troubles, ^avec sédiment muqueux. 

— '^Urines sapguinolevtes. — ^Brûlement dans l'^rèthire, en 
urinant. 

Parties tririlcii* ^ Prurit, élancements et broiement au 



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AmNKWH HUBDM. 87 

glaod et aa prépuce. -^ Inflcmittation, goiiflemènl donloorenx 
et gangrène des parties génitales. — r Gland gonflé^ gercé et 
bleuâtre. — Gonflement des testicules. -- Poikitions nocturnes. 
«— Ecoulement de liqueur prostatique pendant les selles diar- 
rbéiques. 

IKéirl^** — Désir Yénértea ckez la femme. -«- '^Règle$ trop hâtives 
st trop abondantes, a?ec beaucoup de souffrances. ^^ Règles sup- 
primées, avec douleurs au sacrum et aux épaules. •* ^Flueurs 
blanches, acres, corrosiyes; "épaisses et jaunâtres. 

Iiarynx. — Catarrhe^ urec enronenymt/cQryfih ei insomnie. — 
-^ Voix rauque et enrouée. — Voix tremblante^ ou inégale, 
tantôt forte, tantôt faible. -« ^Mucosités tenaces dans le larynx 
et la poitrine. •— ""Sensation de sécheresse et brûlement au^ la* 
rynx. — ^^Constriction spasmodique d« larynx. — *rofia? sècfcc^ 
quelquefois profonde, fatigante et ébranlante, principalement 
le soir après s'être couché, ou la nuit, avec besoin de se re- 
dresser, ainsi que le matin, ou bien après avoir bu, en étant à 
l'air libre et froid, pendant le mouvement, ou en expirant, ei 
souTcnt avec gêne de la respiration, étouffement, douleur con- 
tractiTe ou sensation d'excoriation dans le creux de l'estomac 
et la poitrine, douleur de meurtrissure au ventre, élancements 
aux hypochondres^ à l'épigasire et dans la poittrae, eic — Toux 
excitée par une sensation de constriction £t d'étouffement au 
larynx, comme par la vapeur du soufre. — -^ Accès de toux pé- 
riodique. — ""Toux avec expectoration de mucosités sanguino- 
lentes, ^quelquefois avec chaleur brûlante par tout le corps. — 
Expectoration difficile ou peu abondante et écuineuse. — °Toux 
dès qu'on se couche. — Toux avec expectoration rare.écumeuse. 

PelSrlne. — ^Haleine courte, gêne de la respiration, étouffement, 
dyspnée et accès de suffocation, quelquefois avec sueur froide, 
constriction spasmodique de la poitrine ou du larynx, angoisse, 
grande faiblesse, corps froid, douleur au creux de i*estomac et 
accès de toux. — Apparition des souffrances, principalement 
*le soir au lit, ou là nuit, étant couché, ainsi que par un temps 
venteux, àTair libre et froid, ou <^Ja chalepr de la chambre 
ou en s'babillant chaudement, ~ea se fatiguant, en se fâchant, 
*en marchant, en se remuant, et même en riant. — ^Respiration 
anxieuse, gémissante et sibilante. — * Oppression de poitrine, en 
toussant, à Tair froid, en marchant et en montant l'escalier. — 
^Constriction et compression de la poitrine, quelquefois avec 
grande anxiété, impossibilité de parler et accès de défaillance. 
— Tension et pression dans la poitrine. — *Élancements dans 
la poitrine et dans le sternum. — . Frissonnement ou grande 
chaleur et brûkment dam la poitrine. «— "Battements violents 



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88 ARSENIGUH ALBUM. — ASK FOBTIDÀ. 

et insupportables du ccsur, principaiemeat étant couché sur le 
4o$, et surtout la nuit. — ^Battements irréguHers du cœur, 
quelquefois avec angoisse eaxiessivè. 

Trône. — Taches jaunâtres à la poitrine. — Douleur violente et 
brûlante au dos, fortement aggravée par le contact. — Douleurs 
tractives aiguiës, dans le dos et entre les omoplates, avec besoin 
d'être couché, — Gonflement œdémateux et non douloureux du 
cou et de la mâchoire inférieure.-- Dartres entre les omoplates. 

Bras. — Douleurs tractives aiguës dans les bras et les mains. — 
^Gonflement du bras^ avec pustules noirâtres à* o&mr putride, — 
""Douleurs tractives, aiguës, la nuit, partant du coude et répon- 
dant jusqu'à Taisselle. — Tiraillement aigu et lancinant dans 
les poignets. — Crampes dans les doigts. -^ ®La nuit, sensation 
de plénitude et de gonflement dans la paume des mains. — 
^Excoriation outre les doigts. — Gonflement dur des doigts, 
avec douleurs ostéocopes. — **Ulcères au bout des doigts avec 
douleur brûlante. — Ongles décolorés. 

Jambe»* — Crampes dans les jambes. — ^Douleurs tractives 
aiguës dans les hanches, jusque dans les aines, les cuisses, et 
s'étendant quelquefois jusqu'aux malléoles, avec inquiétude qui 
t>b}ige à remuer constamment le membre. — Douleur rhuma- 
tismale aux jambes et surtout au tibia. — Faiblesse paralytique 
de la cuisse. — ""Douleur de brisement dans rarliculalion du 
genou. — Raccourcissement des tendons du jarret. — *Dartres 
au jarret. — Crampes aux mollets. — '^Ulcères brûlarïts et lan- 
cinants à la jambe. — "Fatigue des jambes et des pieds. ^ 
^Gonflement du pied, brûl<mt, dur et luisant, avec vésicules 
brûlantes couleur bleu noirâtre, sur le cou-de-pied. — "Vési- 
cules rongeantes et ulcérées à la plante des pieds et aux orteils. 
— Douleurs à la partie charnue des orteils, comme s'ils étaient 
usés par la marche. 

16. — ASA FOETIDA. 

ASA. — Gomme résine de férula. ~ Habhkhank.— Hist. nat. et prép, Phannac. 
homœop., p. 160. — DoêeM usitéeÊ : S, 6, 0. — Durée d* action : 4 à 6 semaines dans 
quelques cas de maladies chroniques. 

A,NTiDOTRi : Caus. chin. electric. — On l'emploie comme antidote de : Merc. puis?. 

CoHPiaia AVBC : Ant. aur. caus. chin. coff. con. merc. n-vom. phos. plat, puis, 
xhus. rut. thui, tart. — C'est surtout après thui. et puis, que i'asa mérite la pré- 
férence lorsqu'il est indiqué. — Après I'asa , conviennent quelquefois : PUls. et 
caus, __««_« 

CLINIQUE. — Se laissant guider par Verksemble des symp- 
t&mes, on verra les cas où ce médicament pourra être consulté 



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ASA FQBTIDA. 89 

contre : — Affections serofuleuses et rachitiques ; Inflammations, 
ramollissement, déviation, suppuration et cane des os; Suppura- 
tions ickoreuses ; Engorgement des glandes*, Souffrances hystéri- 
ques et hypocbondrnaques; Hémorrhagies? ; Suites fâcheuses de 
l'abus du mercure; Danse de Saint>Guy; Otorrhée et dureté de 
]'ouïe après l'abus du mercure; Opbthalmie, ozëne et phlegmon 
du nez des enfants scrofulenx ; Souffrances gastriques et bilieuses ; 
Gastrite? ; OEsophagite ? ; Carreau? ; Ascite avec hydropisie géné- 
1 aie, dépendant d'affections organiques dans le ventre ; Affections 
asthmatiques des personnes serofuleuses, provoquées par des ef- 
forts, k coït ou des repas trop abondants; Affeetions organiques 
et battements du cœur, etc., etc. 
jSSJ^* Voy» la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — DùuUurs saccadées, rhythmi-^ 
ques, le plus souvent tractives, aiguës, avec tiraillements suc- 
cessifs, ou bien pressives avec élancements sourds, ou bien 
encore douleurs vives qui se manifestent du dedans au dehors, 
améliorées ou changeant de nature par le toucher, et accompa- 
gnées de sensation d'ejfigourdissement. — Douleurs dans, les 
muscles fléchisseurs. — Les symptômes apparaissent élànt assis 
et s'améliorent par le mouvement au grand air. — Palpitations 
et frémissements de quelques muscles et fibres musculaires. — 
Grattement et térébration dans le périoste. — inflammation 
douloureuse et ulcération des os. — ®Garie. — Gonflement 
chaud et rouge des parties afiectées. — ""Gonflement des glandts. 

— Sensation de lourdeur dans tout le corps. 

Peau. — Ulcères avec bords durs, bleuâtres et très-sensibles au 
toucher. — *Pus séreux, fétide et sanieux. 

Sominell. — Forte disposition à dormir, — Affluence de rêves 
généralement gais. — Sommeil non réparateur avec jactation 
et réveil fréquent. 

Flèirre. — Sensation de chaleur au visage après le repas, sans 
soif, avec angoisse et envie de dormir. — Hprripilation passa- 
gère. — Pouls accéléré. 

Moral. — Inquiétude et angoisses hystérique et hypochondriaque. 

— Versatilité. — Mauvaise humeur et peude goût pour Je tra- 
vail. — Grande irritabilité avec indifférence pour toutes choses. 

T#le. — Confusion et tournoiement dans la tête. — Embarras de 
la tète avec forle pression et difficulté de penser. — Êmousse- 
ment des sens sans perte de connaissance. — Maux de lèie qui 
chanqent de nature ou si* di8sj|Minl au IoiicIut — T»;nsi«»n 



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90 A84 rosnDA. 

étourdissante dans la tè(e. — Élancements obtus o\i,pression 
dans les côtés de la tête, les tempes et le front j corn oie celle d'un 
tampon qui presserait du dehors en dedans. — Douleurs con- 
stricUves dans la tête. -— Congestion à la tête avec battements. 
-— Douleurs crampoldes dans le front au-dessus des sourcHs. 

Yeux. -— Douleurs aui yeux comme s'il y avait du sable de- 
dans, ^vec sensation de froid. — Brûlement dans les yeux, avec 
traction des paupières comme par le sommeil. -«-Sensation pé- 
nible de sécheresse ou sécheresse réelle des yeui. -^ Frémisse- 
ment des paupières.— Obscurcissement de la vue en écrivant. 

Oreille». — Douleurs pressives dans Toréille. — ^Dureté de 
Tome, avec écoulement purulent. 

IVes. — Douleurs pressives dans le nez et principalement dans les 
ailes du nez. — Tension avec sensation d'engourdissement dans 
les os du nez. — ^ÉcoulemerU purulent par le nez, de matières 
fétides^ verdâtres. 

Visage; — Douleurs à la face, généralement tensives, avec sen- 
sation d'engourdissem^ent dans les os de la faoe, principalement 
à la pommette. — Sensation de plénitude pressive dans le visage. 
— Pression engourdissante au merUan, — Douleurs tractives 
aiguës à la mâchoire inférieure. 

Bouelie. — Lèvres gonflées avec lancination brûlante. — Sé- 
cheresse de la bouche avec sensation de brûlure 6t douleur 
d'excoriation. '— Sensation de sécheresse quoique la bouche 
soit humide. 

dorgpe. — Maux de gorge, comme si un corps étranger montait 
dans l'oesophage avec pression. — Sensation de brûlure, de sé- 
cheresse et d'excoriation dans la gorge avec tension pendant la 
déglutition. 

Appétit. — Goût généralement amer ou rance comme de la 
graisse. — Goût fade et dégoût comme après une indigestion 
causée par des aliments trop gras. — Aversioii pour la bière qui 
semble avoir un goût muqueux. 

Bstomac. — Renvois comme après avoir mangé de Tail, ou 
bien avec goût acre et rance. — Pression à V estomac avec ten- 
sion et sensation comme si quelque chose montait dans rœsô- 
phage, même après le repas. — Douleurs crampoîdes, conirac- 
tives, à l'estomac. — - Douleur de brisement et sensation de 
plénitude à la région de l'estomac. ^^ Sensation de brûlure à 
i'estomac et au diaphragme. — ^Pulsation visible et sènsrble à . 
Vépigastre. — Dérangement de Teslomac par des aliments 
gras. 

Ventre. — Douleurs hépatiques généralement pressives ou lan- 
cinantes. — Lancinations fouillantes dans les hypochondr<es, se 



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ASà F(BTI»A. -*-• ASAKim. 91 

dirigeant ters le dehors en respirant. -*- Maui de ventre a?eo 
grand malaise dans t'hypogastre et inquiétude anxieuse. — 
Pression et lancination dans les côtés du ventre. — Fort balion<- 
nement du ventre. — Pesanteur dans le «e««r«, avec froid à 
l'intérieur, principalement après avoir bu. — Élancements dans 
la région ombilicale. — Coliques venteuses avec pincement, 

flSelles. — Constipation avec émission abondante de vents fétides. 
'• — Envie pressante d'aller à la selle, avec constipation et selles 
lentes^ dureç et difficiles. — Selles diarrhéiques de consistance 
de bouillie, brunâtres ou jaunâtres et félidés, le plus souvent 
accompagnées de mtiuœ de ventre et d'émission abondante de 
vents. — Pression au périnée. 

Urines. — Urine brunâtre, d'odeur acre, piquante. — Crampes 
de la vessie pendant et après l'émission des urines. 

Parties viriles. — Sensation comme si tout se portait vers 
les parties génitales avec douleurs dans les testicules. 

Règles.— Règles trop hâtives et tirôp faibles. — Pression vers Tufé- 
rus comme pour l'enfahlement. — Inflammation des parties, avec 
enjgorgcment des niamelles et sécrétion laiteuse des dernières. 

Poitrine. — Toux courte, rau que, avec sensation de vapeur dans 
les bronches. — Oppression de lapoitrine^ principalement étant 
couché et après le repas, avec respiration accélérée et pouls pe- 
tit. -^ Accès d'asthme spasmodique comme si les poumons ne 
pouvaient pas asâez se dilater. — Pression sur la poitrine avec 
lancinations, surtout étant couché, avec respiration gênée et 
sanglotante. ^ Pression au thorax. — Elancements vers le de- 
hors, à la poitrine. — Pulsation et battement dans la poitrine, — 
Palpitations de cœur. 

Membres. — Maux'^de reins très-Violents. *— Douleur lanci- 
nante dans les muscles lombaires. — Tressaill&ment fréquent 
dans les muscles des bras et des mains, — - Roideur et iorpeur des 
mains. — Tressaillement des muscles, des jambes et des pieds. — 
Roideur et torpeur deg pieds. — Gonflement froid autour des 
malléoles. — Pulsation très^ensible dans le gros orteil. 



17. — A8AEUM EVROP^UM. 

ASàR«— Àiaret d'Europe.— BAHHSMAinr.— J7û/. nat. $t prép. Pharmac. homœop., 
p. {79. ~Z>OM« Htitéés : 12, l^S.^Durie d*aclioH : jusqu'à 1 S jours, dans quelques 
cas de maladies chroniques. 

Autidotbs: Camph. aeetum. 

CoMMin A^BC : Acoa. htp, pulSé lep. stram« 



CLïWIQUE,— En étudiant les symptômes, on verra si Ton 

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92 A9AR13II. 

peut consulter ce médicameDl contre quelques cas. de: — Mi- 
graine ; Ophihalmie ; Affections gastriques et bilieuses; Ueimin- 
thiasis ; Lientérie, ete., etc. 
23^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GENER AUX. — ""Susceptibilité excessive de tout 
le sjfstème nerveux, — *Douleurs iractives, aiguës, tiraillements 
successifs et traction crampoîde, principalement dans les mem- 
bres, avec vomissement et lientérie, après des opérations. — 
Grand abattement, principalement après le diner, avec noncha- 
lance et aversion pour le travail. —Faiblesse le soir et envie de 
vomir avec désir de se coucher. — Grande agilité de tous les 
membres; il semble qu'on vole au lieu de marcher. — Les souf- 
frances se dissipent en se lavant le visage avec de Teau froide. 

— Envie de dormir le jour. — On ne peut s'endormir le soir à 
cause d'un bouillonnement de sang. — Rêves fâcheux^ désa- 
gréables. — Froid, frissons et frémissements. — "Alternalion de 
froid et de chaleur brûlante. — Humeur chagrine, mélancolique. 

— Tristesse avec disposition à pleurer. — ^Grande surexcitation 
morale. 

Tête. — Embarras pressif avec tension et hébétude de la tète et 
incapacité de travailler. — Les idées se perdent. — Vertige 
comme par ivresse en se levant de son siège ou en marchant. — 
Douleurs à la tête provoquées ou aggravées par la fatigue in- 
tellectuelle. — Traction étourdissante ou pression dans li téte^l 
principalement aux tempes, au front et au-dessus de la racine 
du nei. — Compression dans les parties latérales de la tôte. — , 
'^Accès de céphalalgie au côié gauche de la tête, tous les jours 
vers 5 heures du soir. — Pulsation^ et battements dans la tète, 
et surtout dans le front en se baissant. — Tension du cuir che- 
velu avec endolorissement des cheveux. 

Yeux.. — Douleurs dans les yeux comme si on écartait forte- 
ment les paupières en lisant. — Douleurs vives, pulsatives 
dans les yeux. — Sensation du froid dans les yeux — ^Sensation 
de sécheresse aux yeux ou brûlemenl et larmoiement, surtout, 
le soir dans l'appartement. — *Yeux enflammés avec larmoie- 
ment abondant. — *L'air froid fait du bien aux yeux^ mais le 
vent et la lumière du soleil sont insupportables. — Fixité des 
yeux. — *Yeux ternes, abattus. — Tressaillements des pau- 
pières, — Obscurcissement de la* vue. — Rougeur de la con- 
jonctive avec élancements dans les angles des yeux. 

Oreilles. — Tt'usion douloureuse, pras e à l'orificf* du con- 



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A8ÀRU1I. 93 

duil auditif. — Chaleur de l'oreille à l'extérieur. — Dureté 
de l'ouïe comme par obstruction ou resserrement du conduit 
awiitif, 
Konclie. — Sensation de froid dans les dents ineisiyes (supé- 
rieures). — Chaleur brûlante dans la bouche et sur la langue. 

— Contraction dans la bouche avec accumulation de salive frai- 
che, séreuse. -— Accumulation de mucosités visqueuses dans la 

. bouche et dans la gorge. 
IBatomac. — Amertume du pain et du tabac. — Éructation 
d'air et rapports à vide. — Faim avec sensation de plénitude à 
Teslomac. — ^Rapports putrides. — *Pyrosis avec rapports 

- acides qui agacent les dents. — *Nausée$ avec dégoût et fré- 
missement. -^ Envie de vomir avec pression dans le front et 
accumulation abondante d'eau dans la bouche. — Violente vo- 
mituritioh avec exacerbai ion de tous les symptômes. — Vomis- 
sements avec efforts violents et douleur à Teslomac, à Tépiga'stre 
et à la (êle avec forte angoisse. — Pincements dans Testomac. 

— Pression dans la région de l'estomac, et à Tépigaslre. — 
GoHSlriction dans la région du diaphragme. 

Vcnire. — Ballonnement du venlre avec sensation de pléni- 
tude. — «Cuisson et douleur de plaie dans la rate. — "Pince- 
ment dans le côté gauche du venlre qui s'étend jusqu'au dos. 
^ — Tranchées dans la partie supérieure du venlre. — Coliques 
douloureuses avec vomissement» — Hernie inguinale. 

Selle». — Selles diarrhéiques^, de mucosités blanches , vis- 
queuses, avec expulsion d'ascarides. — Selles gris blanchâtre, 
couleur de cendre. — «Écoulement d'un sang noir et épais 
pendant la selle. — «Diarrhée aVec évacuation de matières 
. non digérées, principalement après avoir mangé des pommes 
dé terre.— «Tranchées avant la selle.— Chute du rectum pen- 
dant la selle. — «Après la selle, pression sur le rectum, avec 
écoulement de mucosités tenaces blanchâtres et sanguinolentes. 

Urines. — Envie presque continuelle d'uriner. — Pression sur 
la vessie^ pendant et après l'émission des urines. 

Beugle». — «^Règles trop hâtives et de trop longue durée^ 
avec écoulement d'un sang noir. — «A l'apparition des règles^ 
violentes dou4eurs dans les lombes, qui coupent la respiration. 

Poitrine. — Toux, excitée par un chatouillement dans la 
gorge, avec expectoration abondante de mucosités. — Respira- 
tion courte, par constriclion de la gorge. — «Gène de la respi- 
ration, comme par suffocation. — Pression à la poitrine. — 
Constrictibn dans les poumons. — Lancination dans les pou- 
mons, en inspirant.— Tressaillements successifs des muscles de 
la clavicule. 



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»i. ASARinMf. 1^ ASIKRIAS. 

Vr#ttte. — DooletirsdemeurtnABure et sensalion^ dé faiblesse pa- 
ralytique aux reins» aa ûostl&mûmopïBLie&.^t-€ontracti(m cram- 
poide au cou et à la nuque, — Crampes dans les muscles do-cou 
qui foBt porter la tète de côté. **-* ^Stieur acide sou» les aiftseHes. 

Bras* -^^ Douleur d'entorse dans l'artiéulation scaputaire, en 
remuant le braa. «-*- Ttraillement mêc sensoUon de faibltasse 
paralytique dans les orHoulaéions de la main ei des doigts. 

Jambes. — Douleur pressive^ obtuse à l'articulation coxo-fé" 
morale et à la cuisse, principalement en s'appuyant sur le pied 
et en marchant. — Crampes dans -les cuisses. -*- TiraillemBnt 
au genou et dans les tendons du jarret. — .^Lassitude des cuisses 
et des genoux avec înarche chancelante. — Tressaillements suc- 
cessifs dans les mollets. — ^ Elancements au cou-de-pied. 



18. — ASTERJAS RUBENS. 

AST.- Astérie rouge. Etoile denier. {Rotk^mal. med. III^ 246).-r0biwrvatettr : 

Petroz, -^ Sût» nat, el prep. Pharmac. homOeop., p. 505. 
Antidotks? 



8YMPTOMES PARTIGULIEES. — Augmenlation des symp- 
tômes après midi, surtout vers le sotr ; '^paraît agir favorable- 
ment contre quelques cas d'épilepsie ; besoin de grand air, avec 
anxiété et impatience dans la chambre ; ^Ulcères scrofuleux ; 
Éruption de taches rouges, furfuracées, sèches el circulaires. 

ttomiiiell plein 4e rêves d'une vivacité extraordinaire, Comme 
si Ton voyait et touchait réellement les personnes dont on rêve. 

Caloriflcatlan augmentée pendant toute la durée d'action; 
grand désir de lotions froides et de boire froid. 

Moral extraordraairement gai le soir; tristesse alternant avec 
excitation morale qui porte à vouloir travailler et agir beaucoup ; 
sensation d'angoisse, comme par appréhension d'ua malheur; 
irritation, colère et besoin de se quereller ; envie de mordre ; 
sensibilité morale avec grande disposition aux pleurs. 

Téie pesa/rite; congestion de sang, sensation de plénitude et cha- 
leur à la tête; douleurs pressives au front; au-dessus de rœii 
gauche douleur délirante qui force à froncer le sonrcil ; au vertex 
sensation de gène surtout pendant un effort intellecluel ; sensation 
au sommet de la lète comme si le crâne se brisait ou qu'-on écrasât 
la tête; à la fin de la journée les douleurs de tète augti[ientent et 
forcent à se coucher ; endolorissement de toute la botte osseuse 
du crâne. 



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ÂSTEaUg. --* ÀURCM. 95 

Yeux, faeil^paent fat^ués par la lumière ; yeux iirés en arrière. 

Dans les Oreilles, bruit de vagues, avec ouïe obtuse. 

IVes saignant à plusieurs reprises. 

liangue gonflée ; embarras de la langue ^ et répugnance à parler ; 
salive plus abondante ; sensation d'irritation ei ^l'ïidstfiction k la 
gorge. 

Appéilt seulement pour les choses piquantes, les metsépicés, 
les liqueurs, le eafé^ le thé; le fromage fort, etc. 

.Ventre alternativement gonflé et diminué de volume; toliques 
avec frissons et bouffées de chaleur, on suivies de diarrhée. 

Selles difficiles; eonstipatton ; selle liquide partant comme un jet 
violent; fluœ hémorrhoïdal (pendant deux jours). 

Urines pliis aboodanteset plus fréquentes; urine épaisse, vis- 

, qij^eus^.r-^ Appétit vénérien BxaUéj obsession de désirs sexuels. 

.JHèffles en retard; sensation de pression sur les organes infé- 
rieurs du.ne&tre; sensation d'angoisse sur la matrice, comme 
quelque ^hosé qui. pousse en dehors; douleurs tractives dans les 
seins ; ^parait agir très-favorablement contre les affections squir- 
rheuses et cancéreuses surtout dû sein gauche. 

Dans la région du Cnear^ anxiété causée par des battements on- 
duleux dans la poitrine; sensation de plénitude dans la poitrine 
qui fait craindre la syncope^ palpitations fréquentes; batte- 
ments de cœur peu perceptibles et sourds, comme si le coeur 
avait cessé de. battre. 

. Membroii» inférieurs faibles, avec diminution de la sensibilité; 

^paralysie incomplète des membre» inférieurs améliorée ; douleur 

Jancinantcy comtxkQ de la goutte, aux orteils , avec chaleur et 

rougeur de la peau, augmentation par la chaleur et sensibilité 

excessive au moindre contact. 



19. - AURUM. 

AGR.-'Or métallique.— HAHiijiMiirN.-~i7û^ nal. elprép. Pharmac. homœop., p* 8S. 
r* Dotes usitées : S, 9, it, SO. — Durée d'aelion .* jusqu'à 40 jours, dans quel- 
ques cas. 

AifTiDOTBs: Bell. chin. cupr. merc. — On PetnpUne comme antidole de : Merc spig. 

CottPAHU ATKC : Asa. bell. chin« cupr. merc, nitr-ac. puis. spig. — C'est 8uri(»ut 
après rosage de belL chin, pnli. que l'or cooTiëot de préférence, si toutefois il est 
indiqué. 

CLINIQUE. — Se laissant guider par Y ensemble des symptômes, 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
— Ictère ; Souffrances mercurielles (et syphilitiques) ; GouTulsions 
et spasmes hystériques ; Goutte noueuse l; Âfftctionsscrofuleuses ; 



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96 AUaUM. 

AiBKUons hydropiques? ; Inflammation et carie des os, pftnctpd- 
lement par Vabtis du mercure ; Rhagades ; Mélancolie religieuse ; 
Hypochondrie ; Uysiérie ; Maux de tête hystériques ; Fatigue de la 
léle par des travaux inleilectuels; Migraine ; Exostosesnu crâne; 
Ophthalmies ; Abcès et fistule lacrymale ; Taches de la cornée? ; 
Amblyopie amaurôtique ; Olorrhée par carie des os de l'appareil 
auditif; Ozène avec carie des os du nez ; AtTeciion carcinomateuse 
du nez ; Gonflement et ulcération du nez et des lèvres, principale- 
ment chez des sujets scrofuleux; Prosopalgie inflammatoire par 
Tabus dn mercure ; Ulcération et carie du palais ; Odontalgie con- 
gesiive ; Maladie des gencives ; Boutons de mauvaise nature aux 
lèvres; Gastrite et gastralgie; Entérite et entéralgie; Hépatite; 
Induration du foie ; Affections hémorrhoïdales ; Engorgement de 
la prostate; Maladies de l'utérus ; Vaginite ; Hernie des enfants; 
Ischurie; Orchite; Induration des testicules; Chute et indura- 
tion de la matrice; Asthme congestif ; Hydrothorax et affections 
organiques du cœur, principalement celles par Tabus du mer- 
cure, etc., etc. 
JSS^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX» — Douleurs de meurtrissure aveo 
tiraillements aigus et faiblesse paralytique dans les membres 
en général, et principalement dans les articulations, surtout 
en découvrant la partie affectée, le matin en se réveillant, et 
dans le repos, se dissipant lorsqu'on se lève. — Douleurs lan- 
cinantes dans les membres atec grand abattement. — ^Inflam^ 
motion des os avec douleurs nocturnes. — ^Exosloses à la tète, 
aux bras et aux jambes. — Grande acuité et finesse des sensa- 
tions avec sensibilité excessive à la moindre douleur. — Spasmes 
hystériques, parfois avec pleurs et rires alternatifs. — Grande 
sensibilité au froid, ou grand désir d'aller au grand air, même 
lorsqu'il fait mauvais temps, parce qu'on s'y trouve soulagé. 
Sommeil. — Envie de dormir après le repas. — Somnolence 
continuelle. — Sommeil nocturne jusqu'à 4 heures du matin 
seulement. — Le matin, en se réveillant, fatigue et faiblesse. — 
Sommeil inquiet, rêves anxieux, pénibles, fatigants, -r Rado- 
teries nocturnes en forme de questions. 
Ftévre. — Frissons fébriles par tout le Corps, le soir au lit, non 
suivis de chaleur ni de soif. — Froid de tout le corps avec cou- 
leur bleuâtre des ongles, goût nauséabond et envie de vomir 
suivi parfois d'un accroissement de chaleur. — Chaleur de la 
face avec froid aux mains et aux pieds. -— Forte sueur générale, 
le matin de bonne heure* 
Moral. — ^Mélancolie avec inquiétude et désir de la mort. -^ 



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AURUM. 97 

Désir de la solitude. — Envie irrésistible de pleurer. — Désir 
de revoir les siens, comme une sorle de nostalgie. — Besoin de 
changer de place, d'aller et de venir. — *Grande angoisse qui 
va jusqu'à porter au suicide, avec contraction crampoïde dans 
Tabdomen. — Scrupules de conscience excessifs. — On déses- 
père de soi et des autres. — Mauvaise humeur et aversion pour la 
conversation. — Humeur grondeuse, querelleuse.-^ Colère et em- 
portement. — Alternalion de gaieté, d'irritabilité et de mélan^ 
colie. — ^Humeur bypochondriaque. — Faiblesse des facultés 
intellectuelles. — Faiblesse de la mémoire. — Exaltation religieuse. 
Tête. — ^Fatigue de la tête par des travaux intellectuels. — 
Élourdissemeut subit avec perte des sens. — Violents étourdis- 
sements en sie baissant. — Migraine tous les 3, 4 jours, avec 
élancements^ bat|ements dans un côté du fronts nausées et vo- 
missement de bile* — * Douleur de meurtrissure au cerveau, 
surtout le matin, ou pendant un travail intellectuel, et allant 
quelquefois jusqu'à rendre les idées confuses. — ^Douleurdans 
la tête, comme si Tair traversait le cerveau, lorsqu'on ne la 
tient pas très-chaudement. — Brûlement dans toute la tête, 
plus fort à Toccipui. — Douleurs tractives aiguës dans la tête. 
-— Douleur battante et martelante dans un seul côté de la tête. 

— *Congestion de sang à la tête. — ''Bourdonnement dans la 
tête. -— Douleur pstéocope dans le crâne, surtout étant couché. 

— *Exostoses à la tête. — Chute des cheveux. — Eruption de 
petits boutons blancs sur tout le cuir chevelu, avec chaleur et 
prurit. — Fort brûlement continuel au sommet de la tête. 

Yeax. — Douleur aux yeux aggravée par le toucher, comme si le 
globe de l'oeil était pressé en dedans. — Tension dans les yeux, 
avec diminution de la vue. — Douleur brûlante et rougeur aux 
yeux. — ^Obscurcissement de la vue. — Taches noires devant 
les yeUx. — Yeux très-proéminerUs. — Brûlement, élancements, 
tiraillements et prurit aux paupières et dans l'angle interne des 
yeux. — Rougeur de la sclérotique. — Rougeur des paupières 
à l'approche des règles. — Agglutination des paupières le ma- 
tin. — Ulcération des paupières, avec grande difficulté de les 
séparer le matin. — Sensation continuelle de sable dans les 
yeux. — Larmoiement continuel. — Flammes et étincelles de- 
vant les yeux. — Hémiopie; on voit les objets coupés en ligne 
horizontale. 

Oreilles. — Douleurs aux oreilles^ comme une tension inté- 
rieure. — Brûlement,^ picotement, prurit et suintement derrière 
les oreilles. — Brûlement et élancements dans les oreilles. — 
Carie des apophyses mastotdes. — - «^Écoulement d'un pus fétide 
par les oreilles. -*- *Dureté de l'ouïe °par hypertrophie des 

6« ÊDIT. — T, I. 9 



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d8 AtJRUM. 

amygdales avec parole embarrassée. -^^ Bruissement dans les 
oreilles, sifflement, bourdonnement et bruit dje cloches. — Gon- 
flement des parotides. 

IVes. — Douleur ostéocope du . néz au toncher. , — Picotements 
rongeants dëns le nez ; prurit et brûlement à Textérieur. — 
Bouton:» rouges sur le nez. •— Gonflement inflammatoire et rou- 
geuf du nexj ' suiVis de desquamation, — Tâcbes foncées, rouge 
brun, sur le nez. -<- '^ Carie des os du nez. -^ * Fosses nasflles 
ukérées el eoubertes-de croates épaisses. — ^Écoulement par le 
nez, d'un pus fétide jaune verdâtre. — * '^Obturation du nez. — 
Coryza fluent, épais comme du blanc d'oeuf. ^^ Éternument 
fréquent. —Desquamation furfuraoée de i'épiderme du nez. 
— > Exaltation bu absence de l'odorat. — Odeur douceâtre pu- 

^ tride, ou odeur d'enu-de- vie, devant le nez. — Prurit, brûle- 
ment^ éiancemètots et cuisson dans le nez. 

Ylsa9e.«-Facé bouffie, luisante comme par la sueur.— Rougeur 
de la figure. -^ Figure marbrée de plaques rouges et tioleiles. 

— Figure vuUueuse. ->- «"Inilammation des os delà faee. — 
'^Enflure de joue. — Gonflentent des os du frottt,deiaimâchoire 
supérieure et du nez. ^--* Éruption rouge, *qui s'écaille, au 
front et au nez.-^- Gros boutons rouges sur la figure. — Trac- 

' tion dans les mâchoires avec enflure des joues. — ^Douleur 
tensive à la mâchoire supérieure. — Boutons aux lèvres^ avec 
brûlement, élancement, picotement et forte démangeaison. — 
^Engorgemeut douloureux des glandes sous^maxillaires. * 

Dents* — Odontatgie avec chaleur et congestion à la tête. — 
'Dents vacillantes. — "^Ulcère aux gencives avec enflure dès 
joues. — Gencives rouges, gonflées et saignant facilement. 

llottclfte. — Odew de la bouche fétide, comme du fromage fort. 

— Chaleur, cuisson et aphthes dans la bouche. — Gène pour 
manger. -^ (Salivation abondante.) -^ Douleur térébraute au 
Yoile du palais. — oCarie au palais, a^ec ulcères couleur 
bleuâtre. — *Tonsilles gonflées oqi ulcérées. — Les boissons 
sortent par les narines. — Prurit, élancements, brûlement, 
tiraillement^ et grattement dans la gorge. 

Appétit. — ^ Goût laiteux ou dduceâtre. — Dégoût pour les ali- 
ments, et surtout pour la Tiaude. — Grand désir tle^ café. — 
*Faim et soifeœcessive^; désir de boissons froides^ ou bien de 
boissons alcooliques. — Envie de vomir après avoir mangé, ou 
même en mangeant. — Hoquets. — Rapports aqueux. 

JSstomac. — Douleur à l'estomac, comme provenant de la faim. 

— Sensation d'uù, malaise indicible dans Tépigaslre. — Gon- 
flement de répigastre et dès hypochondres , avec douleurs 
lancinantes au toucher. — Brûlement, ttraUlement ^ douleurs 



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8éc&Dtes à restomae. -* Etouffeoieàts bie^lôt après 4e râpas- 

Ventre. -* Coliques avec seasaUoa d'un grand malaise dana le 
ventre et besoin d'aller à la selle, t- Pression lessive et plé- 
niludé dans le ventre. -^Ventre ballonné. >— Çxostoses dans 
le bassin. — "^Disposition des hernies à soriir, 'quelquefois avejb 
douleurs crampoîdes et incarcération de flatuosités. — Coli- 
^fues venteuses noctumesy avec pincements, grondements, et bor- 
borygmes. — Émission fréquence de verUs très*fétides. — Cha- 
leur et tiraillements dans le ventre. — Sensibilité du ventre au 
toucher. — Pesanteur sur le pubis. «—Douleur de-tension dans le 
ventre pendant et avant les selles. -^ Brûlement et douleurs 
sécantes à Thypochondre droit. — Point douloureuiL dans 
l'hypochondre gauche. — Chaleur et sensibilité à Thypogasire. 
— Douleur sécante, chaleur et grattement dans les aines. — 
^Sorties' des hernies inguinales. 

Helle». -*- *iSelfe« copieuses. — * Diarrhée noa^urne, — Diarrhée 
jour et nuit ; selles verdàires. — Brûlement et douleurs arra- 
chantes à Tanus. — Selles nocturnes^ diarrhées jaune grisâtre. 
*-*- Hémorrhokles externes, avec écoulement de sang pendant 
les selles. — Chaleurs et douleurs sourdes au périnée. 

Urines. — • ^Rétention douloureuse des urines, avec envie pres- 
sante d'uriner et pression sur la vessie. -- Emission fréquente 
d'urines aqueuses. — Urine trouble, comme du petit*-lait, avec 
sédiment muqueux, épais. — Urines rares, jaunâtres, en petite 
quantité. — Urinés rouges, chaudes, contenant du sable. —^ 
Urines épaisses, d'une forte odeur ammoniacale, et se décom- 
posant promptement. — - Forte diminution des urines. — Dou-^ 
leurs en urinant. — Beàoin continuel d'uriner. — Brûlement, 
élancement et cuisson dans Turèthre. 

Fartle» irlrlles. — Appétit vénérien fortement. exalté; -*- 
Tout le système génital est fortement attaqué. — Érections et 
pollutions nocturnes. — Erections douloureuses. — Ecoulement 
de liqueur prostatique avec flaccidité de la.verge. — * Oonfle- 
mentdes testicules^ avec douleur pressive au toucher et au frot- 
tement. — Induration des testicules. — Suintement autour du 
gland. 

Régies. — Douleurs dans le ventre, comme si les règles 
allaient venir. -^ Retard des règles. — Leucorrhée blanche, 
épaisse. — Brûlement et picotement dans le vagin. — «Chute 
et induration de la matrice. — Rougeur et gonflement des 
grandes lèvres. — Chaleur, picotement et cuisson à la vulve. 

liarynx. — Accumnlation de mucosités dans la trachée-artère 
et sur la poitrine, qui, le matin, ne s'expectorent que difflcile- 
ment. — «^Voix nasillarde. ^ Toux par manque d'haleine la 



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100 AURUM. — ADRCll MURUTIGUM. 

nuit. — Toux fréquente, forte et arrachante ; petite toux sèche, 
rare ; toux éclatante, pendant la nuit. — (Toux le matin, au 
lit^ avec expecioratfon difficile, de matière jaune, tenace.) 
Poitrine. — Grande gêne de la respiration, la nuit et en mar- 
chant au grand air, avec nécessité de respirer profondément. 

— ^Accès d'étoufifement, avec oppression constrictive de la poi- 
trine, èhule, perte des sens et couleur bleuâtre du visage. — 
Douleur, comme s*il y avait une cheville placée sous les côtes. 

— Pression permanente dans le côté gauche de la poitrine. — 
Douleur incisive et élancements obtus près du sternum. — 
•Forte congestion à la poitrine. — *Battements de cœur irrégu- 
liers ou par accès, quelquefois avec angoisse et oppression de 
la poitrine. — Brûlement et élancements dans la poitrine. — 
Accès d'étouffement avec compression de 1^ poitrine. — Chaleur 
et prurit au cœur ; palpitations la nuit, ou quand on est couché 
sur le dos. — Tiraillements' et douleurs sécantes au cœur. — 
Commotion du cœur en marchant^ comme s'il était tombé. 

Tronc. •— Douleurs généralement pressives ou tractives aiguës, 
au dos, principalement le matin, el parfois tellement violentes 
qu'on ne peut remuer aucun membre. — Engorgement inflam- 
matoire sous les aisselles. — Gêne pour tourner le cou, comme 
par le torticolis. — Chaleur.dans les aisselles, douleur de bri- 
sure et chaleur dans les reins ; brûlement depuis les reins jus- 
qu'à la vessie. 

Bras. — Douleurs pressives dans les bras et les avant-bras. — 
Douleurs crampoïdes et tractives aiguës dans les os du carpe et 
du métacarpe. — Douleurs tractives aigiAës, avec faiblesse pa- 
ralytique, dans les os et les articulations des doigts. — Brûle- 
ment, élancements, picotements et fatigue dans les bras. 

liambcs. — Douleurs vives dans les cuisses, surtout le^nàtin 
et le soir. — Faiblesse paralytique et douloureuse des genoux, 
comme s'il y avait un lien serré au-dessus ; ils sont faibles et 
fléchissent. — Douleurs tractives et tiraillements aigus^ avec 
faiblesse paralytique, dans les os et les articulations des orteils, 

— Enflure des pieds. — Rougeur et enflure des orteils. 



SO. - AURUM MUniATIGUJn. 

AUa-M. — Murtate d'or. ^Journal de méd. So.naop. du docteur Molin.— Hitt, 
nat, el prép, Pharmac. homœop., p 85. 



AVt8 CLINIQUES, OU cas pour lesquels on pourra consulter 
ce médicament : Hypochondrie ; Aflectionsbydropiques; Coryza ; 



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AUBUM MORIATIGUM. 101 

Eczéma; Couperose; Lupus des ailes du nez ; Boutons cancéreux 
aux lèvres; Rougeur et gonflement des paupières; Ophlhalmle 
aiguë; Ophlhalmies scrofuleuses ; Carie des os du nez; GonOe- 
ment des lèvrçs ; Inflammation dbs gencives ; Gastriie, gastralgie; 
Affections chroniques dû foie; Gonflement scrofuleux des glandes 
du mésentère ; Méurite; Leucorrhée ; Hémorrhoîdes ; Flux hémor- 
rhoîdal; Vaginite ; Gonflement de^ testicules; Catarrhe pulmo- 
naire ; Irritation chronique des voies respiratoires ;. Maladies du 
cœur; Maladies des os; Carie; Affections mercurielles ; Laryngite 
chronique chez les personnes syphilitiques, ou après Tabus du 
mercure. 
Ce médicament remédie aux effets produits par le chagrin. 



•ommelli — Envie de dormir pendant le jour, même en tra- 
vaillant ; inson^ûie la nuit ; rêves pénibles ; réveil en sur- 
saut. 

Moral. — Tristesse ; pleurs fréquents. — Paresse ; dégoût pour 
toute espèce de travail. — Gaieté excessive, insouciance. — Ca- 
ractère capricieux. "^ Ennui, contrariété sans motifs. — Dé- 
goût de la vie, penchant au suicide. 

TéCe. — Brûlement dans le front. — [Brûlement presque conti- 
nuel dans toute la tête, mais plus fort à gauche , tiraillements 
dans le côté gauche de la. tête ; par instants la tête est comme 
insensible]; — Etourdissements fréquents. — Sensation de fraî- 
cheur sur le sommet de la tête ; battements dans le côté gauche 
du front ; tête lourde, pesante ; la tête remue souvent. — Brû- 
lements et élancements dans le derrière de la tête. — Douleurs, 
tiraillements et prurit chatouillant au front. 

Tenx. — Rougeur et gonflement des paupières; brûlement^ 
élancements^ picotement et cuisson aux paupières; agglutina- 
tion des paupières le walin ; larmoiement ; [rougeur de la sclé- 
rotique avec chaleur brûlante et picotements ;] brûlement, pico- 
tements et déms^ngeaison aux yeux ; difficulté à tenir les yeux 
fermés. — Déchirements dans l'œil gauche. 

Oreilles. — Croûtes derrière les oreilles ; brûlement et prurit 
derrière les oreilles, surtout la nuit. — Tintement dans les 
oreilles, suivi de surdiié, comme si Finlérieur des oreilles était 
large et vide. 

We«. — Rougeur et gonflement du nez; brûlement ei prurit au 
nez ; coryza jaune, épais ; croûtes dans le nez, besoin continuel 
^'y porter les doigts. — Ecunlenient a«^ueux irritant fortement 
la lè\re et ayant une aiuuvaisr. udiur. — * lioiujcur et ivllaiti- 



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102 ACEim MURIATICIIll. 

foation du nez avec prurit et desquaroatiou; ffonfiementrMtge 
avec narines ulcérées, croûtes sècbes, jaunâtres, et sensation 
d'obturation dans le nez. — fOzène '^avec écoulement de pus 
jaune et moucheinent de sang. 
l^i«age. — Figure rouge. •— Figure pâle, marbrée de rouge. 

— Gonflement des lèvres, brUlement et prurit aux lèvres. — 
Bouche pâteuse, mauvaise. — ^Lèvres ulcérées et gonflées, --* 
Douleurs tressaillantes aux deots. 

Boaclfte. — A{^thes dans toute la bouche; hrûkment^ prurit et^ 
cuisson dans la bouehe. '«^ Rougeur et gonflement des gepcÎTes^ 
surtout pendant la nuit. — Boutons sur les lèvres; ils s'accom* 
pagnent de cuisson et de démangeaison. »-^ Soif; inappétence. 

Oorge. — Grattement et picotement dans la gorge ; difficulté à 
avaler. — Engorgement douloureux des glandes sous-maxil- 
laires. 

E»loiiiac. — . Malaise et eà)barras à Testorpac après avoir 
mangé. — Envie de vomir après avoir mangé. — Renvois ayant 
le goût de pourri. — Brûlement, élancements et douleurs ron- 
geantes et sécantes à Pestomac. -- Digestions longues. — Bâil- 
lements fréquents après avoir mangé. 

ITentre. — Sensibilité du ventre au toucher. — Coliques 
sourdes, -r- Tiraillements dans tout le ventre. -^ Brûtèment dans, 
rhypochondre droit. — Chaleur éi picotements à Thypogastre; 

— Point dans Khypochondre gauche, comme si l'on avait trop 
couru. — EtôufTemenls, pour peu qu^on soit serré. — Sensation 
continuelle de gèué dans Thypochondre droit. -i- Rougeur, 
chaleur, prurit et cuisson au nombril. — Eruptions de petits 
boutons rouges au-dessus du pubis. — Gonflement et ballonaè- 
ment du ventre. 

nubiles. — Diarrhée, surtout la nuit ; selles grises, blanchâtres. 

— Hémotrhoïdes, avec écoulement de sang, quand on va à la 
selle. 

Urines. — [Urines trop fréquentes.] — Urines peu abondantes; 
urines rouges, épaisses et contenant du sable. — Brûlement et 
cuisson dans le canal de l'urèthre, en urinant. 

Parités génitales. — Suintement continuel à la vulve; rou- 
geur et gonflement des lèvres. — Brûlement et prurit à la vulve ; ' 
sensibilité excessive de la vulve ; forte cuisson continuelle, à la 
vulve; chaleur ei prurit dans le vagin. — Gonflement et ten- 
sion dans les testicules. — Tiraillements le long des cordons 
spermatiques. -^ Chaleur et démangeaison dans le canal de 
l'urèihre. — Leucorrhée jaune clair coulant surtout le malin. 

— Quelques jours avant les règles, sortie de gros boulons rouges 
aux graiides lèvres. — Roideur dans les aines. 



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AimUM lIIJRIA11Gini.~ ACtOM SDLFURICCM. tOS 

%Mrywà%. ^-^Toûx cf>ikrd6, fréquente; tan fréquente surtout la 
•nuit; petite Aoux sèche, par quiiite», suriout la.nuit, suivie de 
chaleur à la gorge. •— Toui forie, fréquente, avec expectoration' 
blanche, mêlée de quelques filets de sang; toux continueUe, 
grasse, avec expectoration jaune, épaisse. — Parole difûcile ; 
voix rauqoe, criarde. — Sensation d*obturalioo dans le larynx, 
avec dyspnée. 

Poitrine. — Respiration gênée. — [Douleur dans le côté gauche 
de la poitrine; elle est semblable à un point, change de place 
et ne dure pas continuellement.] — Palpitations; tiraillements 
et douleurs sécantes aii ca^i^X} brûlement, et picotements au. 
cœur.^ Suffocations la nuit, -r- Ëlancements au-dess^u^ dp çosur. 

Tronc. — Picotements dans les reins; fatigue doulaiureusp dass 
les reins. — Brûlementj picotements, douleurs sécantes et'roi- 
deurdans le dos. . 

Excrëmltés snpérleares. — Brûlement et élancements 
danis les bras et les avant-bras ; roideur dans les brasj sensa:, 
tion pénible dans les épaules et les bras. — Brûlement et prurit 
dans les mains ; dif^cullé à fermer les mains ; roideur des arti- 
culations des doigts ; secousses involontaires dans les bras. — 
Mouvements convulsifs dans les bras. — Gonflement du poi- 
gnet, avec tension en renversant la main, et éiancemênts en 
saisissant un objet. — Déchirement dans le doigt du milieu, 
après le repas. 

Bxtréniités mrérlenros.— Clous aux fesses et aux cuisses ; 
roideur dans les cuisses et les jambes ; gonflement des genoux ; 
chaleur, picotements et élancements dans les genoux; enflure 
des pieds. — Brûlement dans les pieds ; douleurs sécantes dans 
les orteils en marchant; rougeur des orteils ; rougeur et gonfle- 
ment des orteils, avec brûlement, élancements et difficulté à 
poser les pieds par terre. 



SI. - AURUM SULFURIGUM. 

AUR-SIÏLV. — Sulfaté d'or. -^ Joariralda doeteur Môlin. ^ Biil, nat. etprip, 
Pharmae. bonceop., p. 85. 



AVIS CLINIQUES, ou cas contre lesquels on pourra con- 
sulter ce médicament : — L^hypochondrie, les névralgies faciales 
et dentaires, les ophthalmies, les 'inflam mations aiguës ou chro- 
niques du nez, les maladies de la bouche, la couperose, Térysipèle, 



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104 ACRCM SIJLFURIGUll. 

les maladies des lèvres, les maladies du tube digestif, les affee- 
lions hém or rhoïdales, l'incontinence d'urine, les maladies de l'u- 
térus et de ses annexes,, la chlorose, les maladies du cœur, les 
afiecliôns des seins, le goitre, le catarrhe pulmonaire, Tengor- 
gBmeni des testicules, soit aigu, soit chronique, les maladies des 
os, les affections scrofuleuses, les suites de Tabus du mercure ; il 
remédie, ainsi que les deux autres préparations d'or, aux indispo- 
sitions causées par le chagrin. 



SmiPTOHES. — Sommefll. -^ Somnolence pendant le jour, 
avec insomnie la nuit; agitation nocturne; rêves pénibles^ ef^ 
frayants ; on rêve de voleurs, d'assassins, etc. 

Moral. — Désir de là solitude; caractère sombre^ soucieux, 
méchant ; humeur désagréable, malhonnête ; [pleurs conti- 
I3uels ;] chagrin, dégoût de la vie. 

Télo. — Brûlement et cuisson au cuir chevelu; forte déman- 
geaison à la tête, surtout la nuit ; afflux continuel du sang ^ la 
tète; étourdisseme'nts; chute des cheveux ; là tête remue conti- 
nuellement ; élancements dans le derrière de la tête. 

Yenx. — Rougeur des paupières; élancements, picotements et 
démangeaisons aux paupières; les paupières sont collées le 
matin ; [ulcération aux paupières;] la lumière fait mal ; orgelet 
vers l'angle externe de Tœil ; battements dans les yeux. — Chute 
des cils. — Yeux brillants. 

Orelllea. — Brûlement et élancem^ents dans les oreilles. — 
[Bourdonnement continuel dans les oreilles.] — Douleurs sé- 
cantes et fouillantes dans les oreilles. — Dureté de l'ouïe. 

IVos. — Rougeur et gonflement du nez; élancements et déman- 
geaisons au nez ; [dartres aux ailes du nez ;] coryza sec ; éter- 
numents fréquents ; croules dans le nez ; sensibilité vive du nez 
au moindre contact; battements et douleurs sécantes au nez. . 

Visage. — Boutons rouges à la figure ; figure couverte de pla- 
ques rouges ; pâleur de la face ; prurit à la face; [visage fatigué, 
tiré.] 

Booelie. — Aphlhes à la partie interne des joues seulement, 
avec cuisson et élancements; rougeur, saignement et gonflement 
des gencives ; boulons sur les lèvres, avec chaleur et petits élan- 
cements; langue et gencives décolorées; soif vive; inappé- 
tence ; lèvres crevassées ; élancements, tiraillements et douleurs 
sécantes dans les dents ; sensation d'engourdissement dans les 
dents ; douleurs sourdes qui parlent des molaires supérieures, 
rnojiiini().uis loule la tèie, puis rede.^cenleiil dan- les deuls. 



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AURUM SULFCRIGUDI. 105 

Ckirge. — Élancements et tiraillements dans la gorge ; difficulté 
d'avaler. 

Bstomac. — Nausées. — Envies de vomir peu de temps après 
avoir mangé. — Hoquet fréquent. — Rapports aqueux, sans 
goût. — Digestions excessivement longues; renvois aqueux, 
ayant le goût des aliments. — Chaleur el élancements kVesXom&c. 

Ventre. — Ballonnement du ventre et sensibilité au toucher, 
sensation d'une boule qui roule dans lé ventre. — Élancements 
dans différents points du ventre vers la ceinture. — Sensation 
comme si quelque chose se déchirait dans le ventre. — Élan- 
cements et tiraillements à rhypochondre droit. — Douleurs 
sourdes à Thypogastre. --* Élancements à l'hypogastre.— -Sensi- 
bilité de l'utérus au toucher. 

Belles. — Constipation. — Selle3 semblables h des crottes de 
lapin. — Élancements j tiraillements, déchirement, prurit et 
douleurs sécantes à Tanus. 

Urines. — Urines jaunes, épaisses, ou rouges et sableuses. — 
Incontinence d'urines la nuit. 

Parties génitales. — Chaleur, cuisson el ^^anc^men^^ dans 
la verge ; suintement à la vulve et autour du gland. — Rougeur 
et gonflement de la vulve. — Chaleur, élancements et prurit à 
la vulve. — Leucorrhée jaunâtre, épaisse, coulant surtout le 
matin. — Gonflement douloureux des testicules. — Suppression 
des règles. — Règles irrégulières, tantôt avançant, d'autres fois 
retardant. — Impuissance. — Érections fréquentes avec désir 
de coït, mais cessant de suite. — Pesanteur sur les parties chez 
les femmes ; quand on est debout, il semble que quelque chose 
va sortir du corps. — Courbature, maux dé cœur, nausées la 
veille de l'apparition des règles. 

liarynx. — Toux sèche. — Toux criarde par quintes, la nuit. 

— Toux forte, avec expectoration d'un peu de sang pur. -^ 
Toux grasse, avec expectoration jaunâtre. -^ Enrouement. — 
Toux grasse, fréquente, surtout quand le temps est mauvais. — 
Toux grasse jour et nuit, avec expectoration jaunâtre, fade. 

Poitrine. — Respiration gênée. — Élancements et picotements 
dans les clavicules. — Palpitations en montant, en courant, et 
après tous les mouvements violents. — > Élancements au cœur. 
-*- Douleurs sourdes au cœur. — Suffocations la nuit. 

Trône. — Douleurs dans les parotides. — Douleurs en tournant 
le cou. — Élancements^ picotements et chaleur dans les reins. 

— Sensation de brisure dans les reins. — Douleurs sécantes et 
brûlement dans le dos. — Sensation de déchirement le long de 
l'épine dorsale. — Gonflement de la glande thyroïde. — Gon- 
flement des seins ; ils sont douloureui; au toucher. ^ Crevasses 



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106 AUBUM SULFUHICCV. — BARTTà GARBONIGA. 

aux mamelons. — Cuissons et élancements au bout d^ seins, 

Ventre. — Fortes coliques. -^ Diarrhée nocturne de matières 
grisâtres. 

Parties génltiUe». — Tiraillements le long des cordons 
spermatiques. 

liarynx. — • Apboaiè. 

fixtrémlté» sopérlearefl. — Élancements et douleurs dé- 
chirantes dans les bras. — Roideur des bras.^-* Douleurs sé- 
cantes dans les bras, quand on les remue. — Rougeur et gon- 
flement du dos de la main. 

Extrémités inférieures* — Roideur dans les cuisses. -«- 
-r- Élancements dans les jambes* -7 Yacillemenl ; en marchant 
on relève excessivement les jambes et on les jette un peu. — 
Faiblesse des jambes. — Enflure des pieds. ^ Marche difficile. 



28. - BARYTA GARBONIGA. 

BARTT.— Carbonate de baryte. — Hahiix mine.— Hist. nat. et p¥ép, Pharmac. 
homœop., p. 86. — Dose usitée: 50. — Durée d'action : jusqu'à plusieurs semai- 
nes dans quelques cas d'affections chroniques. 

AnrinoTM : Cainph. (nnerc. bell. dulc.)? 

CoMPAmin ATEc: Alum. bell. cale. cham. chin. dulc. magn. merc. natr. sep, sil. 
suif. tdrt. — • C'est surtout tart. que l'on emploiera souvent arec beaucoup de succès 
avant et après baryt., si toutefois les symptômes de la maladie l'indiquent. 



CLINIQUE. «^ Se laissant guider par Vensemhle des symp- 
tômes, on verra les cas où Ton pourra con^t^ ce médicament 
contre : — Faiblesse physique et nerveuse, et autres-soufi'raDces 
des enfants et des vieillards; Souffrances à la suite d'un refroi- 
dissement^ Affections scrofuleuses; Engorgement et induration des 
glandes; Atrophie des enfants scrofuleux; Tumeurs enkystée^; 
Stéatome ; Somnolence comateuse ; Apoplexie^ principalemetit 
chez les vieillards, mais aussi chez les ivrognes; Teigne; A\o^ 
pécie; Ophthalmie et bléphariie des personnes scroCuleuses ; Pro- 
SQpalgie inflammatoire ; Dartres faciales; Croule de lait?; Odon- 
talgies, principalement «elles par suite d^uii refroidissement; 
Angines phlegmoneuses ; Angine loosillalre. avec suppuration; 
Angine à la suite d*un refroidissement; Angine pendant la petite 
vérole; Dyspepsie; Squirrhe deTestomao?; Gatarrbe des voies 
aériennes; Orlhopnée paralytique des vieillards (après avoir ad- 
ministré tart.], etc., etc. 

E^* Voy. lanote, page 17. 



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BàRYTA GARBONIGA. 107 

STfKPTOMES GËNÉItAIJX. — Douleurs dans les arlicula- 
tions et dans les os creux. — Pression crampoîde, ou ttraille- 
menl airec faiblesse |>aTaljtique, ou bien tension comme par 
raccourcissement des iendons, dans différentes parties. — 
Douleurs traoti^es, aiguës, dans les* membres, ayec horripilalion. 
— *- La nuit, tresèctiHementdes musdes. — Secousses et tressail- 
lemmts de quelques membres et 'de tout le corps, le jour. — 
Les symptômes se montrent Surtout au côté ganche et lorsqu'on 
est assis ; ils se dissipent par le mouvement, ou an grand air. 

— "^Gonflement et induration des glandes. --^JLourd^r dans tout 
le oorps, *• Grand malaise et surexcitabilité de tous les sens. 

— Grande faiblesse qui ne permet pas dé se tenir debout. — 
Besoin d^étre couché on assis. — ^Faiblesse intellectuelle, ner- 
veuse Ht physique. — • ^Amaigrissement on ^bouffissure du corps 
et de ÏSL face, avec ballonnement du ventre. — *Forte disposi- 
tion à éprouver des refroidissements, qui occasionnent principa- 
lement des Inflammations de la gorge. 

Peau. *— Sensation à diverses parties, comme des piqûres d'é- 
pingles brillantes, démangeantes et fotmicanles. — La nuit, 
démangeaison et fourmillement insupportables par tout le corps. 

— Eœcoriation et suiniement à plusieurs parties de la peau. — 
*Les lésions de la peau ne se guérissent que difficilement. — 
*»Yerrues.f— Panaris. 

Somuell. — Grande envie de dormir le jour. — "Somnolence 
soporefise jour et nuit, — Sommeil nocturne agité, avec réveil 
fréquent et rêves anxieux. — La nuit, bouillonnement du sang^ 
forts battements de cœur et sensation au cœur comme sMI était 
excorié, avec grande anxiété et impossibilité d'être coucbé sur 
le côté gauche. — ^Sommeil avec rêvasserie. 

Fièvre. -^ Forte disposition frileuse, — Horripilation avec cbair 
de poule et hérissement des cheveux^ ou avec tension dans la 
face. — Horripilation qui parcourt le corps, partant de la face 
ou de l'épigasire, suivie d'une chaleur passagère par tout le 
corps. — *Suewrs nocturnes, 

Morjfti. — <>Humeur pleureuse.— «/{^^fnofioe pour les personnes 
étrangèf^ ou la société, — "^Inquiétude anxieuse sur ses affaires 
domestiques. -- Esprit scrupuleux, irrésolu^ soupçonneux, avec 
méfiance de soi-même. •— Peur et poltronnerie. — Ëloigneroent 
pour le jeu (chez les enfants). — Accès de colère subit, à propos 
de bagatelles. — Activité incessante, — *Grande faiblesse de la 
mémoire de manière à oublier facilement, — *Les enfants sont 
inattentifs à leurs études. 

VMo. — '^Vertige avec nausées, 'et mal à la lêle*en se baissant, 
'— Douleurs pressives à la tête, principalement dans le front, 

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108 3ARYTA GARBOmCA. 

*au'de$sus des yeux el de la racine du nez, ou avec tension à 
l'occiput, vers la nuque. — Douleurs lancinantes dans la lête, 
surtout à la chaleur du poêle. — Fouillement dans la tête avec 
sensation de yacillemeot du cerveau. — Sensibilité douloureuse 
du cuir chevelu. — ^Disposition à se refroidir la tête. — Déman- 
geaison et rongemenl au "cuir chevelu. — ^Éruptions **el croû- 
tes humides ou sèches à la lête. — Tension du cuir chevelu, et 
chute des cheveux. r-^Calvitie, 
Yeux. — * Pression et douleur brûlante dans les yeuXj surtout en 
se fatiguant la vue. — ''Inflammation du globe de Tœil et des 
paupières avec douleur d*eicoriation, sensation de sécheresse et 
photophobie. — Gonflement des yeux le malin, -r- * Agglutina- 
tion des paupières, — ^Trouble de la vue qui empêche de lire. 

— Points voltigeants et taches noires devant les yeux. — • Étin- 
celles devant les yeux dans l'obscurité.. — ^Ëblouissement des 
yeux par la lumière. 

Orellleti. — Démangeaison aux oreilles. — Pulsation nocturne 
dans les oreilles, en étant couché dessus. — ^Éruption aum 
oreilles et derrière les oreilles, — Parotides gonflées, doulou- 
reuses. — Dureté de Touîe. — ^Tintement et bruissement dans 
les oreilles, — Craquement dans les oreilles en avalant, en éter- 
nuant, et en marchant vite. 

lie». — Épistaxis, surtout après s'être mouché. — **Croûles au- 
dessous du nez. — Odorat très-fin. — ^Coryza fiuent avec sé- 
crétion abondante de mucosités épaisses. — ^Sécheresse pénible 
du nez. 

Visage. — Face rouge foncé, avec lèvres pourpres, et fort bouil- 
lonnement de sang. — Sensation de gonflement et tension dans 
la face, comme si elle était recouverte de toiles d'araignée. — 
*Douleurs à la face avec gonflement tensif. — *Éruptionà la face. 

— Lèvres sèches, gercées. — Eu serrant les mâchoires, douleur 
aiguë dans Tarliculation. — * Gonflement d^s glandes sous-maxU- 
laires et de la lèvre supérieure. 

Dents. — Maux de dents seulement le soir, au lit. — Tiraille- 
ments, battements el '^^ecousses dans les denls^ 'allant jusqu'à 
Toreille et la tempe. — *Ëlancemenls brûlants dans les dents 
cariées, ''excités par le contact des choses chaudes. — ^Maux 
de dents, avant les règles, avec gonflement roljge pâle des 
gencives et de la joue. — Saignement des dents et des gen- 
cives. 

Bouc lie. — Sécheresse de la bouche, — Accumulation de salive 
dans la bouche. — Mauvaise odeur de la bouche. — Vésicules 
enflammées daus la bouche et sur la langue. — Gerçures à la 
langue, avec douleur brûls^nle d'excoriation. 



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BÂfttTA GARBONIGA» 10» 

CkMrya. — *Maiuaï de gorge avec gonflement du palais et desam^* 
daleSj qui suppurent. — Sensation comme si on avait un tampon 
dans la gorge, — Etranglement et contraction dans la gorge. — 
Élancements et douleur d'eaxoriation dans la gorge, surtout pen» 
dont la déglutition. 

Appétit. -^ Goût désagréable, ou amer, généralement le matin, 
avec langue fortement chargée. — r Goût aigre, surtout avant et 
nonaprès le repas.— Soif conliauelle. — ^^jsp^^tt faible et prompte 
satiété, bien que lescUiments plaisent au goût, — "Après le diner, 
douleurs à l'estomac, malaise, paresse et éloignemeni pour le 
travail. -^ *Faiblesse4ela digestion* — Grande gourmandise. 

■ftlomae. — '^Renvois après le repas. — Renvois fréquents, à 
vide ou *aigres. — '^Écoulement pituiteux de Testomac. -* Vo- 
missement muqueux. -*- ^Nausées, principalement le matin à 
jeun, et quelquefois comme par suite d'une indigestion. — 
"Douleurs à l'estomac, à jeun, après le repas, et en appuyant 
sur répigastre. -^ Sensibilité et douleur à i'épigastre à chaque 
pas que Ton fait. — ^Pesanteur^ plénitude expression dans l'es^ 
tomac et Tépigastre, même après avoir peu mangé. — "Douleur 
d'excoriation à la région de l'estomac, avec sensation, en man- 

; géant, comme si les parties par lesquelles passent les alimeuts 
étaient toutes à. vif. 

Tentre. — Maux de ventre soulagés par des renvois, ou parla 
chaleur extérieure. — Tension et ballonnement douloureux du 
vendre. — Coliques avec rétraction du nombril. — Pincements 
et tranchées dans le ventre, avec envie d'aller à la selle, comme 
pour une diarrhée.-^Accumulation de flatuosités dans le ventre. 

Selles. — ''Selles difficiles^et noueuses, *ou dures et <*insuf- 
fisantes. — Selles dyssentériques, avec envie fréquente d'aller à 
la selle, sensation de malaise anxieux dans la région des lom- 
beSy et frissons parcourant les cuisses. — Envie pressante d'aller . 
à la selle; on peut À peine se retenir. — Sortie d'ascarides. -^ 
Sortie des boutons hémorrhoîdaux, avec douleur lancinante. — 
, ""Démangeaison, sensation de brûlure, excoriation et suintement 
à l'anus, , 

IJrtnes. — ''Envie fréquente d'uriner avec émiesion abondante, . 
— Envie pressante d'uriner ; on peut à peine se retenir. 

P«rtlC(« wirilea. — "Diminutton de l'appétit vénérien et fai- 
blesse des fonctions génitales, — On s'endort pendant le coit, 
sans que l'éjaculation ait lieu. — Excoriation et suintement 
entre le scrotum et les cuisses. 

Ilésies. — "Diminution de l'appétit vénérien chez la femme. — 
Règles trop faibles et de trop courte durée. — «^Leucorrhée peu 
avant les règles. 

6« BOIT. — T i. 10 

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f'iA BARTTA €ARlk)NI€A. 

liarynx. — Catarrhe avec toux, voit creuèie et basse, et coryza 
finent. — Enrottement H ecotinetion de la voix, par accumula- 

- tion de mucosités visqueuses dails 1)ei gorge et la poitrine, avec 
toux sèéhèV prlây^it^alemeot la tiuit;ie soir ou le matin. 

Poitrine. — Gène de la respiration et haleine courte avec sen- 
salioii de plénhfcide dans la j^oiiriner^^'bbu leurs de poitrine, 
soulagées partie par des renvois et partie par la chaleur exté- 
rienre. — Plénitude et pesanteur pressiveî là poitrine, surtout 
en montant, avec élancement en respirant. ^ Battements de 
ccBur trèsHHolmts» — Battements de conir, excités étant couché 
sur le côté gauche, ou renouvelés en y pensant. 

Vronc. -*- ^Jtfàtto? de reins ;''p\us forts quand on est assfj que 
pendant le mouvemetit. -^"^ Raideur tensive awo reins, aggravée 
le soir à tel point qu^oiï ne peut nt se lever de soin siège, ni se 
redresser. — Tetosion dans les omoplates^ la nUqùe et les mus- 

' des du cou, surtout à l'aîr âpre et froid. -^ Douleur brûlante 
«t pulsation battante dans le dos, surtout après des émotions 
morales. ^^ *Rùidewr de la nuque. -^ Elancements dans la nu- 
que. ^--Douleut ostéocûpe dans la n^aquei — ^téatome à la 
nuque, avec douleur brûlante dans le fond. -^ Gonflement et 
dureté des glandes'de la nuque.^'^ùmmt enkystée sous l'aisselle. 

Bras. — Enflure du bras avec douleur des glandes^mcillàires, — 
En levant les bras, douleur dans le muscle deltoïde. -^ "^Le' 
bras s*endort lorsqa*oil est couché dessus. — Mains froides avec 
taches bleuâtres. — Veines gonflées et rongeur des mains. — 
Mains sèches eomtne du parchemin/-^ Tremblement de la main 
en écrivant. — ^ Fourmillement et rongement violent dans la 
paume de la main, avec besoin dé se gratter. — Desquamation 
de la peau du dos de la main, et du bout des doigts. — *Les 
doigts s'endorment. — Panaris. 

Sunk^^em* — Douteux de htoocUion ou de roideur deTarticulation 
coxo'fémorale. -^Tension dans les jambes, comme si les tendons 
étaient trop courts. — ^Tractions et douleurs aiguiës dans les 
jambes, comme dans les os. — Démangeaison aux cuisses, 
même la nuit. — Elancements dans les articulations du genou. 
— Tension dans le tibia et les mollets. -^ Crampes dans les 
mollets et les orteils en étendant les membres. — Inquiétude et 
tremblement dans les jambes et les pieds.-^ Douleur dans Tar- 
tlculation du pied, comme par une foulure. — •'Stiettr fétide des 
pieds. — •Ulcères aux pieds. -—^Gonflemetît lymphatique, dou- 
loureux, à la partie charnue du gros orteil.--^ Douleur pareille à 
celle d*un cor, à la partie calleuse de la plante des pieds, surtout 
en marchant.^ Cors avec élancements brûlants et pincements* 



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BAETTA MIJHUTICA. Ml 



85. ^ BAHTTA MURIATIGA. 

.• ' > * . 
BAR4f. — Murittede baryte. — HfaiiRa.— iTttl.iialr e^ srip* Pbarmu. hom«»op.. 
p. 87. -^DûttyiMitie ; 50 ? 



. GLraïQUB. -^ En étttdiaot les- «ympttaieg suivants» le mé- 
decin verra s'il peut em^yer ee médicament contre Fun on 
Tautre eaa des affections suivante»: -^ Affections des glandes; 
Scrofules ; Eniptioûs croûteuses; Gaslrite; Entérite; Diabètes?; 
Gonorrhée ûhrooiquQ ; Âslbme humide ;fiydropisie k la suite de 
lasciirlatinetetc.fetc;;Blenoorrhée;dea poumons; Petite vérole et 
variolmdes; Angines malignes; Inflammations arlhritiqiies des 
ar ticula tions des mains et des pieds. 
SS^ Voy. la noU, page H. 



SYMPTOMES GÉRiÉHAUX. — Grande faiblesse qui force à se 
coucber. — Faiblesse et prostration, allant presque jusqu'à la 
paralysie. — Syncope. '— Roideur et insensibilité du corps^ 
avec convulsions périodiques. — Lourdeur générale. — Trem- 
blement des membres. —Tremblement convulsif. — Tressail- 
lement à la face, ou dans quelques membres, ou dans tout le 
corps. -^ Accès périodiques de convulsions avec tressaillements 
etj jaclations excessives. , 

Feàa. — Picotement à la peau. — Broiement et picotement aux 
endroits excoriés. -^ Petites éruptions galeuses à la tète, à la 
nuque, à l'abdomen et aux puisses^ — ^Glande^ enflammées et 
ulcérées. .'T-.Bémorrbagies. ' ' ., 

Fléwre. — Chaleur sèche générale, la nuit êl le jour. — Bou- 
geur et chaleur de la face. — Pouls fréquent et plein. — fièvre 
tierce. — Transpiration augmentée. — Sueur froide. 

Moral. — Forte anxiété avec gastralgie, nausées et vomiturition. 

Vé(é. — Vertiges, tournoieineot èBvanL\tes yeux. — Tête em- 
barrassée et lourde. — Céphalalgie avec vomissement. — Érup- 
tions très^purulentes au cuir chevelu. — r Eruptions croûteuses 
à la tête et au cou. — Eruption à la nuqoe. 

Yenx et Oreilles. — Teux fixes et immobiles. — Pupilles 
dilatées et insensibles, avec regard fixe. — Bleqnorrhée des 
yeux, dès oreilles et du nez. — Surdité en vomissant. ' 

Iftmtige et Dents. — Douleurs tractives dans les muscles de 



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ilî BARYT4 MURIATIGA. — BELLADONNA. 

la face. — Nodosité douloureuse au bout du nez avec un léger 
picotement. ~ Djuleurs lancinantes, pulsatives, aux dents^ sur- 
tout en se réveillant, après mionit. -*- Vacillement des dents. 

Bouclie et «orge. — Gonflement des glandes salivaires et 
du palais. — Langue chargée. — Langue et bouche sèches. — 
Fétidité de la bouche comme par le mercure. — Goût putride 
de la bouche et des aliments. — Perte d'appétit. — Soif. — 
Déglutition difficile. 

Bstomae et Tentre. — Envie de vomir. — Vomituritibn. 
^ Vomissement le matin avec anxiété. — Vomissement d'une 
petite quantité d'eau avec nausées. — Mal au cœur. — Pression 
à Tesiomac, avec spasme. — Sensation de chaleur, montant de 
l'estomac vers la poitrine et la tète. — Douleur brûlante dans 
l'estomac avec vomissement. — Les membranes de l'estomac 
sont bleu rouge, avec taches i^ouges à la partie musculaire. — 
Le fond de Vèstomac est enflammé avec ecchymoses isolées. •— 
Malaise comme par des vers. — Douleurs brûlantes à.rabdo- 
men. — Tuméfaction du foie. 

Selles et Urines. — Selles muqueuses. — Selles faciles. — 
Diarrhée lente sans douleurs* — Urines fréquenXes, involontaires 
et douloureuses. — Flux d'urines. — Sédimenjl blanchâtre de 
l'urine. — Gonflement des testicules. 

Parties génitales. — Emission fréquente de sperme. — 
Règles trop hâtives, -r Douleurs de meurtrissure dans la cavité 
pelvienne. 

Poitrine. ^ Catarrhe avec chaleur. *- Chaleur dans là partie 
supérieure de la poitrine. — Oppression . — Toiix. — Batte- 
ments de cœur accélérés.— Palpitations de cqsur. — Lé cœur bat 
mênnie après là mort et pendant longtemps. — La cavité du cœur 
est remplie de sang coagulé. 

Tronc et Meinlires. — Douleurs au dos. — Crampes dans 
les orteils. — Douleurs tractives dans les cuisses. — Tuméfac- 
tion des mains et des pieds. 



S4. — BELLADaNNA. 

BBLL. — Belladone. — HABWBUÂHif. — BUt. naL et prip. Pbtrraac. hoinœop., 
p. lit. — Dotes usitées : 12, 90. <-^ Durée d'acUûn r A et 5 jours daasies affec- 
tions aiguës, et jusqu'à 8 semaines daos quelques affections chroniques. 

AicfiDOTBB : Coff. byos. hep. vinum. (Contré des empoisonnements par de fortes 
doses : Coffea tosta). — L'application du vinaigre aggrave les souffrances. — Ce 
sont: A«oii. eupr, /er,hyos, mercplal, plumb, qui trouvent leur antidote en 
belladonna. 

CçHPÀRiia AYjtc : Acon, agar. alum. amm. arn. ars, aur. bar. cale, eanth, caui. 



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BBLLADONNA. 1 1 S 

ekam. e^tii. ctn. coff. eoloc. e<M. cupr. dig. dule. fer. hep. h^ot. lach: mero 
nilT^ae, op\ phoft. phot-ac: plat, plumh, pnU. rhus. teneg, sep* til. ttram* 
suif, valer, — C'est ^surtout après hep. lach, mère* et ni <r-ac., que belUdooiia 
est souvent convenable. Après belladonnâ, coQvieDDeat quelquefois :,CAtn. co». 
dult. hep, lach. rhus. seneg. ilram. valer. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemble des symptô- 
mes, on verra Tes cas particuliers dans lesquels on pourra consul- 
ter ce médicamenl contre : — Affections principalement des per- 
sonnes de conslituXion lymphatique ou pléthorique, avec disposition 
à l'engorgement des glandes ou à des inflammations phleymoneu- 
ses; maladies des enfants et des femmes, ainsi qiie des personnes 
à tempérament doux^ yeux bleus, cheveux blonds, teint coloré et 
peau délicate, etc., etc.; Souffrances par suite d'unrefroidissemerU; 
Affections à la suite d*une peur, d'une frayeur, ou d'un chagrin; 
Suitçs fâcheuses de Pabus delà valériane, du mercure, de la camo- 
mille ou de l'opium ; Affections rhumatismales et arthritiques, 
avec ou sans fièvre inflammatoire et gonflement ; (7owgfC5ftofw san- 
guines ; Engorgement des glandes avec suppurations ; Affections scro^ 
fuleuses et rachitiques ; Atrophie des enfants scrofuleux ; Cachexie 
par l'abus du quinquina ; Ictère; Ergotisme; Crampes, convul- 
sions, tétanos, spasmes~ hystériqnes^ éclampsie, épilepsie^ danse 
de Saint'Guy et autres affections spasmodiques ; Paralysies ; 
Affections squirrheuses et carcinomaleuses ; Ulcères scrofuleux 
et mercuriels; Charbons; Furoncles; Engelures; Piqûres d'in- 
sectes ; Pemphigusî; Érysipèles simples et phlegmoneux ; Érysi- 
pèle vésiculeux (avant rhus) ; Scarlatine; Miiîaire pourprée (aprè& 
aconit); Rougeole; Métastase de la petite vérole sur les mem- 
branes du cerveau ; Léthargie ; Ipsomnie ; Fièvres inflammatoires, 
avec affections nerveuses, gastriques, ou rhumatismales ; Fièvres 
intermittentes; Fièvres lentes; Fièvres typhoïdes; Imbécillité, de-^ 
lirium trem^ns, aliénations mentales, mélancolie, manie et autres 
affections morales, soit par suite d'une frayeur, d'un chagrin ou 
autres causes ; Hydrophobie ; Congestions cérébrales, avec vertiges; 
Apoplexie sanguine ; Encéphalite, première période ; Hydrocéphale 
aiguë ; Céphalalgie, aussi celle par suite d'un refroidissement ; 
Migraine; Ophthalmies, aussi chez les personnes scrofuleuses ou 
arthritiques; Hémorrhagie oculaire; Ophthalmo-spasme; Stra- 
bisme? ; Taches et ulcères de la cornée ; Fongus médullaire aux 
yeux ; Amblyopie amaurotique, aussi à la suite de travaux fins; 
Otite ; Parotite ; Dureté de l'ouïe, aussi par suite d'un refroidisse- 
ment; inflammation phlegmoneuse du nez ; Hémorrhagie nasale; 
Prosopalgie nerveuse; Eruptions faciales boutonneuses chez les 
enfants et les adultes ; Erysipèle de la face -, Croûtei de lail?i lu-^ 

10, 



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J14 «SIXADOHIIA. 

duration sqairrheuse des lèvres ; Odontalgie, principalement chez 
les femmes, et surtout les femmes enceintes; Dentition difficile 
des enfants ; Salivation par suite de Tabus du mercure; Tris- 
mus ; Glossite ; Balbutiement; Angines phlégmoneuses ; Angines 
tonsillaire, pharyngée et uvulaire; Anorexie, dyspepsie, vomisse- 
ment et autres affections gastriques ; Hoquet convulsif ; Hématé- 
mèse?; Gastralgie; Hépatite; Ictère ;, Coliques spasmodiques et 
flatulentes; Eniérile?; Péritonite?; Diarrhée, sans ou avec vo- 
missement, par suite d'un refroidissement; Dyssenterie; Hé* 
morrhoïdes ; Néphrite ; Métrite; Dysménorrhée; Métrorrhagie ; 
Chute, induration squirrheuse et aileclion carcinomateuse (?) de 
Tutérus; Souffrances à la suite d'un avortement; Affections mo* 
raies, odontalgie, gastralgie et coliaues des femmes enceintes; 
'Douleurs sp<tsmodiques, mais imputssantes pour accoucher, avec 
crainte et tremblement chez les femmes d'une fibre rigide ; Spasmes 
des femmes en couche ; Adhérence du placenta ; Tumeur blanche, 
nymphomanie et antres affections des femmes en couche; Péri-- 
ïonite puerpérale, principalement celle à la suite d'émotions mo- 
rales,, ou de suppression du lait ; Fièvre de lait ; tialactorrhée et 
souffrances à la suite du sevrage ; Erysipèle aux mamelles^ prin- 
cipalement à la suite du sevrage ; Gonflement, Induration (et canr 
cer?) des gls^ndes mamimaires ; Ophthalmie, cris, convulsions et 
autres souffrances des nouveau! nés; Affections catarrhales des 
voies aériennes ; Aphonie ; Grippe ; Toux, surtout la toux nerveuse 
et convulsive ; Coqueluche ; Croup ? ; Pneumonie ; Asthmes spas- 
modique, hystérique, congest^f, etc., etc* ; Hémoptysie ; roideur 
rhumatismale de la nuque ; Coxalgie, etc., etc.; Luxation sponta- 
néechez les enfants. 
JSJ^ Voy. la note, page i7. 



STMPTOMES GÉNÉRAUX. — ^Douleurs lancinantes, ou dé- 
chirantes, pressives, dans les membres. — Douleurs de meur- 

. trissure dans les articulations et les os. — Les douleurs s'ag- 
gravent principalement la nuit, ou après midi vers les 3 ou 
4 heures. — Le moindre contact^ et quelquefois aussi le mouve- 
ment, aggravent les souffrances. — Quelques-unes des souf- 
frances s'aggravent ou apparaissent aussi après avoir dormi. — 

/ Tressaillement dans les membres, palpitations musculaires et 

[ soubresauts des tendons. — Sensations dans les muscles, comme 
si une souris le^ parcourait» — ^Crampes, spasmes et mouve» 
ments convulsifs et contorsion violente des membres ; * accès de 
convulsions, avec cris et perle de connaissance; ^convulsions 
épileptiq^jies, avec ^rétraction des pouces.» * Accès d'immobilité et 



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mUDONNA^ 11$ 

de,roidêur spasmodiquedu corps ou de quelques membres, 'quel- 
quefois avec iuseusibilité, gonflement des veines, bouffissure et 
rougeur du visage , pouls plein et accéléré^ avec sueur abon- 
^Qte. — *AQcès de tétanos^ aussi avec renversement de ta tête* 
— '^Accès de spasmes, avec rires involontaires. -^ ^Âvant les 
accès de convulsions, formication, avec sensation de gonflement 
et de torpeur dans les membres ; ou coliques et pression dans 
le ventre, s'étendant jusqu'à la lêle ; après les accès, oppression 
de poitrine, comme par un poids lourd. — •Les accès se re- 
nouvellent par le moindre contact^ ainsi que par la contrariété 
la plus légère. —Grande inquiétude dans la tête et les membres» 
principalement les mains. — ^Tremblement des membres, avec 
fi&Mgueet lassitude. — '^Lourdeur dans les membres» avec lassi- 
tude» grande paresse et 'hùrreur de tout mouvement et de tout 
travail. -^ ''^Chute 4è8 forces, Caihles^e paralytique eiparalysie 
des membres.,^* Par^l^sie et insc^nsibililé de tout un côté du 
corps. 7T- Accès d'évanouis3émeDt et.de syocope, avec perte de 
tout sentiment et de tout mouye/neat, comixie dans la mort. — 
^^Bouillonnement de sang, avec <:onge$tipD à la tête et fatigue 
jusqu'à s'évaôoiiir. —Surexcitation et trop grande. impression- 
nabilité de tous les organes. — Disposition à se refroidir fa^ 
ciïement, avec grande sensibilité à Vair froid. — ^Formication 

. dans les membres. — *Conge9tion^ diverses, avec sensation 
comme si la partieaff&itée allait éclater, 

Peav. — *Gonflement avec chaleur et rougeur éeqrlate de tout 
le corps pu de plusieurs parties, principalement idu, visage^ du 
cou, de la poitripe^ du ventre et dôs mains. — ^JnflamnuUion 
éri^sipéiateusej, avec phlegmon, 'qui» quelquefois, passeà la gan- 
grène. — Gangrène eispbacèle de plju^eurs parties. — *P/a- 
ques rouges, enflammées, et taçfies écçtrlates sur plusieurs parties 
du corps, 'quelquefois avec pouls petit, accéléré» gène de la 
respiration, toux violente, délire, mémoire plus vive, besoin de 
se frotter le nez, et pupilles dilatées. — Taches rouges couleur 
de sang, par tout le cofps, principatement au visage, au cou et 
à la poitrine. — ^Eruption semblable aux morbilles. — Eruption 
de pétéchies, avec prurit et ropgeur de tout le corps. — Vésicu^ 
les qui suintent des sérosités, abondantes, et qui sont tellement 
douloureuses qu^elles forcent à crier et à gémir, t- ^Eruption 
de pustules à borda blaûchàtres» avec des escarres noires, et 
gonflement oedémateux de la partie malade. — Eruption rouge» 
squammeusé à la partie inférieure du corps. — Tumeurs et no- 
dosités froides et^dpQloureuses. — jDoulçurs d'excoriation, brû^ 
lement et tiraillement dans les ulcères, principalement au tou- 
cher» pendant le mouvement et la nuit. -^ ^Gonflement rouge. 



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116 BELLADONNA. 

chaud et luisant des parties malades, — Les ulcères sécrètent 
un pus sanieux et sanguinolent. — *Fur(mcles. — "Engelures. 
— * Gonflement douloureux des glandes. 

•ominell. — * Envie dé dormir continuelle^ quelquefois avec 
obnubilation de la tète, pendiculatlons et bâillement, et prin- 
cipalement vers le soir. — * Accès de corna somnolent et de léthar^ 
gicj -àvec sommeil profond, immobilité du corps, soubresaut 
des tendons, face pâle et froide, mains froides et pouls petit, 
dur et accéléré. — *Coma interrompu par des moments de ré- 
veil, avec regards furieux. — Après les accès de coma, forte 
faim^ chaleur brûlante et sécheresse de lal)ouche. -^Sommeil 
comateux la nuit, avec réveil fréquent et mouvements conval- 
sifs. — *Insomnie nocturne, quelquefois avec envie de dormir 
et efforts inutiles de s'endormir, le pliis souvent à cause d'une 
angoisse eOicessive^ ou d'une grande agitation, — *En dormant, 
sursauts fréquents avec effroi^ gémissements, cris, tressaille- 
ment des membres, carphologie, aggravation des douleurs, 
chant, paroles, délires et. rêves continuels. — * Rêves anxieux, 
"terribles, effrayants, vifs ; rêves d'incendie, de brigands et d'as- 
sassins; rêves avec méditation, -r- ^Én fermant les yeux pour 
s'endormir, visionà effrayantes et tressaillement des membres, — 
En s'éveillant, mal à ta tête **et aggravation des souffrances. 

Plèvre. -^ Froid de tout le corps, avec pâleur du visage, ou 
froid aux extrémités avec bouffissure et rougeur de la face. — 
* Frissons et horripilatton partielle, principalement au dos, où 
au creux de l'estomac, ou à un bras, et quelquefois avec chaleur 
à d'autres parties, principalement à là tête, ou suivît de frissons 
universels. — *Les frissons apparaissent le plus souvent le soir, 
quelquefois **avec nausées, courbature et tiraillement dans le dos 
et dans les membres, "picotement dans la poitrine et obscurcis- 
sement des yeux. — * Accès fébriles composés de frissons alternant 
avec chaleur^ ou de frissons suivis de chaleur atsec exacerbation 
nocturne ou vespertine, \y!^e quotidien,^ ou double quotidien, ou 
tierce, et adipsie complète, ou soif ardente et inextinguible. — 
*Çhaleur sèche, brûlante, souvent avec enflure des veines, pul- 
sation des carotides, chaleur, rougeur et bouffissure du visage, 
soif ardente, agitation, délire furieux, et frissons pour peu que 
Ton se découvre. — *Pouls fort et accéléré, ou plein et lent, ou 
petit et lent, ou petit et accéléré, ou dur et tendu, — Sueur avec 

' ou après la chaleur; sueur abondante la nuit, ou le matin; 
sueur seulement des parties couvertes ; sueur en dormant ; 
sueurs d'odeur empyreumatique, ou qui colorent le linge en 
jaune. 

llorffti. — *)lélancolie avec tristesse, humeur hypochondriàque» 



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bkixadonna; m 

accablement moral eidécowBgemenL^*Gr(mde angoisse Asec 
jactation continuelle, inquiétude et agitationj priDcipalement la 
nuit et après midi, quelquefois avec mal à la tête et rougeur 
du visage. — Envie de mourir et penchant au suicide. — *La- 
mentatiôns, gémissements, cris et pleurs, — ^Méchanceté avec 
pleurs (chez les enfants). — *Timidilé, caractère peureux, mé- 
fiance et soupçon, appréhension et dispositions à s'enfuir. — 
Crainte d'une mort- prochaine. — Surexcitation morale^ avec 
trop grande sensibilité pour toute impression, gaieté immodérée 
et disposition à s'effrayer facilement. — Radoteries, délires et 
manie, avec gémissements, disposition à danser, à rire, à chan- 
ter et à sifQer ; *manie avec gémissements ou avec rires invo- 
lontaires; "^délires nocturnes; "délires avec murmures; délires 
oiî Ton voit des loups, des chiens, délines furibonds; des incen- 
dies, etc.^ etCi ; délires par accès, et quelquefois avec fixité du 
regard. — Grande apathie et indifférence, désir de la solitude, 
horreur de la société et de tout bruit. — Répugnance pour la 
conversation. ~ Mauvaise humeur, caractère irritable, suscep- 
tible, avec disposition à se fâcher^ à se quereller et à offenser. 
— * Folie, avefe farces plaisantes et ridicules, gesticulations, 
actes de démence, manières impudentes. — *Fureur et rage, 
avec envie de frapper, de cracher, de mordre et de tout déchi^ 
rer, et quelquefois avec grondements et aboiements, comme 
ceux d'un chien. — Accablement et faiblesse de l'esprit et du 
Corps. — Horreur de tout travail et de tout mouvement. — 
*Démence, jusqu'à ne plus connaître les siens, illusions des sens 
et visions effrayantes, — *Perte complète de la raison, stupidité, 
inadvertance et distraction^ inaptitude à là méditation et grande 
faiblesse de la mémoire. 
Vêle. — Embarras de la tête, ohnubilation et état d'ivresse, prin- 
cipalement après avoir bu et mangé, ou bien le. matin. — Mc- 
ifès de vertiges, avec chancelîément, tournoiement dans la tête, 
hébétude, étourdissement, nausées, tremblement des mains, 
anxiété, et scintillement devant les yeux; principalement le 
matin en se levant, on en se redressant, et en se baissant. — 
^Vertiges avec angoisse, chute et perte de connaissance, 'ou 
avec lassitude et fatigue avant et après l'accès. — "Stupeur et 
perte de connaissance, ^de manière à ne reconnaître les siens que 
tout au plus par Touïe, quelquefois avec pupilles dilatées et bou- 
éheel yeux à demi ouverts. — '^Plénitude, pesanteur et pression 
violente dansia tête, principalement au front, au-dessus des 
yeux et du nez^ ou dans un côté de la tête, *et quelquefois avec 
étourdissement, stupeur et sensation, comme si le crâne allait 
éclater, ou avec mauvaise humeur et gémissements, traction 



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ItS BiSUiAllOMlU* ( 

des parères et besoin de se coueber. -— ^SeasaUon d* ballon- 
nement el d'eœpamion pressii^e dans le cerveau, — *Ooiileur$i 
vif es, traelives el lancinantes dans la td(e. — "^ÉlancemetUs dans 
la tête comme par des couteaux. -— "Battements violents dans 
la tète. — *Forte ptrisiation des artères de la tête, — * Bouillon- 
^nement eiconge^im de san^ à- la tête, "principalement en se 
baissant*.^ '^^Sensation de froid o» de chaleur à 1^ tète. «^"Sen- 
sation de fluctuation dans le cerveaci, comme s'il y avait de Teau 
. dedans. — Senaaiion, pendant les douleurci, comme si le cr&ne 
était trop mince. -<- ^Sensation d'un balan^^m^ent lourd danfi le 
cerveau, et secousses dans la tête, principalement en marchant 
- . vite et en montant. — ^Maujx de tête.qtiotidiens« depuis 4 heures 
après midi environ jusqu^au lendemain matin vers les 3 heures, 
aggravés par la chaleur du lit çt la position couchée. — *Cest 
ordinairement par le mouvement^ surtout celui des yeux, par 
des secousses» le contact, l'air libre et le couraq^ d'air, que les 
maux de. tête s'aggravent; "en renversant la tête et en l'ap- 
puyant, ils s'améliorent. — Douleur crampoîde au cuir cl^evelu. 
•— <»$uenr abondante dans les cheveux. — "Yacillement ou ren- 
versement de la tête en arrière. -?- "^En dormant, on enfonce la 
tête dans roreiller. — Gonflement de la tête el du visa|[e. 
Yeox. -— * Chaleur et brûlementaux yeux ou pression comme 
par du sable» -n * Douleurs pressives dans les yeux et les orbites 
jusque dajfis la tête. — "Sensation de pesanteur aux paupières 
.qui se ferment involontairement. -— 'Frémissement dans les 
paupières. — "Chute de la paupière comme par paralysie. — 
"Ëlancement aux yeux et dans les angles avec prurit. — *Yeux 
rmges, brillants et convulsés ou fixes, étincelants et proémi^ 
nents, *ou ternes el troubles. — * Regard fixe ou furieux et in- 
certain, -r "Spasmes et moRyements convulsifs des yeux. «-*• 
Paupières largementouvertes. — '*;lnflammation des yeux avec 
injection des veines, et rougeur de la conjonctive et de la sclé- 
rotique. .-^ jGpoflement inflammatoire et suppuration du point 
lacrymal à. l'angle de l'oBil. -^ «^Ramollissement de la scléro- 
tique. — "Taches et ulcères de la cornée. -* "Fongus médullaire 
dans l'oeil, -r- "Gonfl^meni et renverseofiept des paupières. — 
*Couleur jaunâtre die la sclérotique. — ".¥eux comme ecchy- 
moses el hén\orrhagie des yeux. *- Sensation d'une sécheresse 
brûlante aux yeux *ou écoulement de larmes acres et corrosives 
(salées). — *Pupilles immQbiles et ordinairement dilaiéeç« mais 
quelquefois aussi contractées. — "Agglutination (npcturne) des 
paufvières. — "Désir de la lumière ou *photophobie "avec mou- 
vements convulsifs des yeux, lorsque la lumière les frappe. ^ 
*Vue trouble et affaibUe ou obscurcissement et "perte entière 



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mlladomna; ti»* 

de la vae. -* Presbyopie. — BroutUard^ flanÉmes et étincelles 
devant les yeux. — '^Difibslon de la lamière des bougies qui 
paraît entourée d'une auréole colorée. *- Ktoiles blanches et 
nuages argentés devant les yeux, surtout en regardant le- pla- 
fond de la cbaoïbre. — *Le$ objets paraissent ^ht^les ou ren^ 
versés ou de cdukur rouge. — ^Cécité nocturne dès que te so- 
leil s'est couché. -^ Tremblement et seintiHenient des-lettreseir 
lisant. —'Les objets paraissent atoir un boni rouge. 

•rvlile». — *> ^érébraiion; pressiou, douleur vive, pincements, 
serrement et élancement aux oreilles, ^—Ecoulement de pus 
parles oreilles. ^ ^Tintement, bruissemeni/et bourdonnement 
dans les oreilles. <- Grande sensibilité de l\>uie. *-* ^Dureté de 
rouïerquelquefotscomijne s'il y avait une peau devant lesoreiUes. 
— ^Qanfieni$n§des parofides, *avec douleurs lancinantes et trac- 
lives, 'qui quelquefois se propagent jusqu'à la gorge. 

Hem. -^ ^Douleur de meurtrissure au nez, surtout en y touchant 
'et quelquefois avec brûlement. -*• ^Elancements nocturnes air 
nez. — 'Gonflement^' ^rougeur eb brûiemetH au bout du nez. — 
*Ulcérçilion douloureuse des narinesi-^-Nez.très^ft'oid. «r^^Sai- 
gnement de nez, "principalement la nuit el le malin. — 'Hé- 
morrhagie nasale et btfcéale. ^^ Grande sécheresse du nez. — 
*Odorat outràp sensible, "surtout poiir' la fumée du labac, 'ou 
diminué. — *Odeur putride du nez. — Coryza flueot d'une 
seule narine ou alternant avec obturation du nez. -— Odeur de 
hareng dans le nez, pendant le coryzat. 

▼liiage. -^ ""Face pâle, alternant quelquefois subitement avec 
rougeur. — ^^ce creuse avee- traits inquiets et air égaré. -^ 
*Chaléur br4larUe du visage, quelquefois sans rougeur. — *Rou- 
geur srdenteet bouffissure du visage, comme après avoir bu du 
vin. *— *È6ugewr foncée, otiécarMe, on bleuâtre du visage. -^ 

* Gonflement dur et rougeur hkuàire du visage, principalement 
{de l'une) des joués, et quelquefois avec brûlement, élanoemenls, 
térébration-et pulsations. *^ Taches écarlaies on couleur rouge 
foncé à la face. ^ ^Bfuption de boutons rouges aux tempes, 
aux coins de la bouche et au menton. *-* tBoutons purulents et 
croûteux, princtpalenent aux joues et au nez. — Epaisstssement 
de la peau du visage. -^ Pression crampoide, douleurs vives %i^ 
tractives aux pommettes. -««^ 'Douleur névralgique, violente, 
incisive, au visage , suivant le.coors du nerf sous-orbitaire. -^ 

* Palpitations musculaires et mouvements convulsifs au visage, 
principalement à la bouche qui est tirée vers Toreille. — 'Indu- 
ration et *gonflemeat de* lèvres, 'avec élancements par trn 
temps rude. — 'Rougeur foncée et sécheresse des lèvres. — 

* BoutonS; croûtef et ulcères (arec auréole rouge) aux lèvres et 



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12$ JIVLLÀDONNA. 

aux coins de la boache. ^^Serrement conTulsif des mâchoires 
avec impossibilité d'ouvrir la boucbe. — Sensation comme si 
la mâchoire intérieure s'était rétractée. — <^Douleurs vives aux 
• mâchoires ; 'élancements et tension aux articulations sous- 
maxillaires. — ^Gonflement des glandes sous-maxillaires et de 
celles du cou "avec douleurs (lancinantes) nocturnes. . 
Dents. — Grincement violent des dents. — ^Doulewrs vives et 
tractives ou tiraillements successifs aux dents, quelquefois avec 
. douleurs aux oreilles^ et principalement la nuit ou U ^oir, pe»r 
' dant un travail intellectuel, ou bien après avoir mangé. — *Le 
contact et le grand air aggravent les maux de dents. — *Maux 
de dents avec fluxion à la joue. — Térébration dans les dents 
. cariées et écoulement de sang en y suçant. — Gonflement dou- 
loureux des gencives avec chaleur, prurit et pulsations, ou 
avec douleur d'ulcération au toucher, -r- Saignement des gen- 
cives. — Vésicules aux gencives avec douleur de brûlure. 
■oaeHe. — *Sensation d'une grande sécheresse^ ou sécheresse 
réelle, excessive, étouffante dans la bouche, — '^Ecume devant 
la bouche, ^quelquefois de couleur rougeâtre , 'ou d'une odeur 
d'œufs pourris. — '^Accumulatioa et écoulement d'une salive 
"visqueuse, épaisse et blanchâtre. — *Forte accwnulation demu- 
cosités visqueuses, blanchâtres dans la boiushe et dans, la gorge. 
— Mauvaise odeur de la bouche, principalemeni le matin. — 
«^Gonflement inflammatoire et rougeur de la cavité buccale et 
de Tarrière-gorge — *Hèmûrrhagie violente de la bouche. — 
Excoriation du côté intérieur de la joue; les oriflces des conduits, 
salivaires sont comme ulcérés. — Sensation de froid, de torpeur 
et d'engourdissement à la langue. — "Langue rouge, chaude, 
' sèche ^et gercée, "^ou chargée de mucosités blanchâtres, isLùnkires 
ou brunâtres, '^rougeur des bords de la langue. — ''^Gonflement 
inflammatoire et rougeur des papilles de la langue. — ^Inflam- 
mation phlegmoneuse de la langue. — ^Endolorissement de la 
langue, surtout au toucher, "avec sensation comme si elle était 
couverte de vésicules. — ^Pesanteur, Hremblen^ent et faiblesse 
paralytique de la langue, avec parole difficile et balbutiement. 
— Mutisme. — ^Voix faible, sibilante et nasiUarde. 
Ca^rse. — *Douleur d'esccoriation , grattement et élancemeiUs 
dans la gorge et dans les amygdales, pritmpalement en ava- 
tant, °et quelquefois se propageant jusqu'aux oreilles. — ^Grande- 
sécheresse et brûlement dans la gorge et sur la langue. — Vn- 
flammation et gonflerhent de la gorge, du voile du palais, ^de 
ta luette *et des tonsilles ; ^suppuration des tonsilles. — ""Déglu- 
tition douloureuse et diffloile. — * Impossibilité complète d'ava- 
kr même le moindre liquide^ <^qui souvent sort par les narines* 



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BBLIiADOIfllibi 131 

^ ^**Beêoin continuel d'at^a^^ "avec sensation comme si Ton 
. allait suffoquer en ne le. faisapt point. — *Sensation de rétréds-- 
sèment, étranglem^. et œnstriction spasmodique dans la gorge. 
; — ''Sensation comme s'il y avait dans la gorge une tumeur ou 
uiLtampon que Ton ne pût détacher. — Faiblesse paralytique 
des organes de la déglutition. 
Appétil. — *Perte du goût, — Insipidité, ou goût trop salé des 
aliments. — '^Goût putride, ou %de, ou muqueui, ou amer, de 
. la bouche. — *Goût acide du pain de seigle, — * Manque é^ap* 
petit et dégoût pour tous les aliments, principalement pour la 
viande^ les acides, le café^ le lait et la bière. — * Soif ardente, 
excessive et insupportable, souvent avec horreur de toute boisson, 
ou envie continuelle de boire, avec impossibilité d'avaler une 
seule goutte de liquide. — On boit avec une précipitation 
tremblante. — <*Faim forte et insupportable. -» Après avoir 
mangé, ivresse, coliques, douleurs à Testomac, ohaleur et soif. 
me. — ''^Rapports fréquents, souvent amers, ou putrides, 
. ou aigres et brûlants. — Pyrosis. -• Rapports empêchés et 
: avortés. — "^Nausées et envie de vomir, principalement au mo- 
ment de manger, ou au grand air, ou après déjeuner, quel- 
quefois avec soif ardente. — *Vomiturition et vomissements 
violents, 'principalement le soir ou la nuit ; *vomiturition avec 
impossibilité complète de vomir; vomissement des aliments ou 
. de matières muqueuses ou bilieuses, ^ou acides et séreuses ; 
«^vomissement avec diarrhée ou avec vertiges, chaleur et sueur. 
— *Hoquet spasmodique, quelquefois avec sueurs et convul- 
sions. — ^Pression, douleurs crampdides et contractives, sen- 
. sation de piénKude et ballonnement, à l'estomac et dans Tépi- 
! gàstre, principalement après avoir mangé, ou en mangeaiit. ^r- 
Ëlancements, battements^ pulsations et brûlen>ent dans l'es- 
. tomac et dans la région précordiale. — Inflammation de l'es- 

tomacjGii'^u duodénum. 
Tentri». ^«Coliques avec constipation, flux abondant d'urine, 
rapports et «nvie de vomir. — ^Douleur violente dans le ventre, 
qui ne laisse reposer nulle part. ^ Ëlancements dans- le càxé 
. gauche du. ventre^ en toussant, en éternuant et au toucher, -r- 
. Douleurs et brûlement aux hypochondres. — ^Pression dans 
. l'abdomen comme par une pierre, 'principalement au bas-ventre 
et aux aines. — ""Ballonnement et tension du ventre, "princi- 
palementaui hypochondres. — *DouleurscTa/nypoides contrac- 
tives et constrictives, et pincement dan^ le ventre, surtout au- 
tour du nombril ou à Phypogaslre, avec sensation comme si 
Tune ou Paulre des parties était serrée ou saisie par des ongles ; 
les douleurs forcent à se plier, et sont quelquefois accompagnées 
«• iDiT. •— T. I. U 



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Itl MOADÔMNA. 

de Tonissement ^tm de ballonnement el taittie du eotôn^n 
forme de bourrelet. — «'FouiUement dans le Tentre. — Tran- 

. cbées et élancements dans le ventre cbmine par des couteaux. 

. ^ Chaleur et ^ande angoisse dans le ventre. -^ Borborygmes 
dans le ventre avec sortie fréquente de flatuosités sans odeUr. 
-^^Endolorissement de tout le verOre comme 9% tout ^ é^it 
eœooriéetau vif, éi Sensibilité doùlonrensé des téguments dà 
ventre au toucher .-^Élanceméhts aux aine$.^<^rDrit ato ventre. 

•elle». "^ *SeUe6 supprimées ex constipation, "quelquefois tfvec 
bailonnement du ventre> cMeur à la tète et sueurs abondantes. 
— * Sellés dures, insuffisantes. — Enme fr^quefnte d'aller à la 
seUe avec Unesme et sans rétulitat. «- PètUes s^les fréquerOês, 
souvent avec ténesme. ^- Selles blanchâtres comme de la craiie» 
ou verdâtres; selles aqueuses ^ou muqueuses. — Selles diar- 
rhéiqnea, avec envie de vomir et douleurs prëssives à restomac. 
•— *Selles involontaires^ "par paralysie du sphincter de Panus. 

Vrillée. — Ënvte fréquente d'uriner. -— "Émission fréquàite 
d'urines oèottdantes, pâtes et aqueuses, 'quelquefois avec*9uèkn's 
abondantes, soif, appétit augmenté, diarrhée et obscurcissement 
de la vue. — "Incontinence et émission involontaire d'urine, 
'même la nuit et pendant le sommeil.— <- Paralysie du col de la 
vessie. —- "Urines troubles couleur jaune, ou Hmpides, couienr 
d'or ou Âe citron, ou rates et couleur rouge brunâtre, ou cou- 
leur de sang, ou couleur rouge vif. -^ DJépôt rouge ou blan« 
chàtre et épais dans les urines. «^ Sensation d'un mouvement 
dans la vessie comme par un ver. '— Pression nocturne dar»s la 
vessie. — «^Douleurs lancinantes, brûlantes dans la région rénale. 

Fertlee vlrllee. — <^Douleur vive et tracllve dans les cor- 
dons spermaiiques, principalement en urinant. — Rétraction 
du prépuce. — * Nodosité molle^ et sans douleur, au gland. — 
Élancements dans les testicules qui sçnt rétractés. -^ Pollmlolis 
avec flaccidité de la verge.— Sueur nocturne des parties géiûfales. 
— Écoulement de liqueur prosUtique.^Âppétit vénérien dininiié' 
avec indifférence complète pour toute excitation voluptueuse. 

Béelee. — "^Pression violente vers les parties génitales comme si 
tout aUait sortir par en bas, "princi paiement en marchant et 
en étant accroupi. — ""Elancements dans les parties génitales 
internes. ^ <»6rande sécheresse du vagin. ^ <^ute et indu- 
ration de la matrice. -^ "Règles trop fortes et trop hâtive, ou 
trop tardives: — <^Règles trop pâles. -^ Avant les règles/fatigne, 
coliques, manque d'appétit et vue trouble. *-* Pendant les rè- 
gles, sueur nocturne à la poitrine, avec bâillemenl et frissons 
passagers, conques ou angoisse de cœur, soif ardente, douleurs 
vives et çrampotdee au dos et aux> bras, etc., etc. — «Écoule- 



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BEIXADOIINA. tU 

mfiOt.deMAgboirsJe tciops des règles. — "Métrorrhagie^^d'un 
saîng rouge clair avec sortie de caillots fétides. «— Flueurs blan- 
ches avec coliques^ — ^Lochies dimipuée». — .""Ëcoulement de 
lait par les mamelles. 
linrynx. — "Catarrhe avec toux^ coryza, enrooement et mu- 
cosités tenaces dans la poitrine. — * Voix rauque, faible et sibi- 
lante; ^ voix nasillarde. — *P§rie de l/a voix. — '^Grqnd mAo- 
Umss&ment du larynx, avec 'ipMl de suffocation esL.t^ia^ U 
gosier, ainsi Qu'en toussant, en parlant et en respirant — 
^Accès de constriction spasmodique du larynx, — Toiix, comme 
si Ton avait avalé de la poqssière, ou comme s'il y a^it un 
corps étranger dans le larynx, oq dans le creux de Testomac, 
qui excitât la toux, ^principalçnient la nuit, 0|^ après mi4i« ^ 
soir au lit^ et même pendant le sommeil; ""la toux est, le plus 
souvent, sèche, courte, ®et quelquefois convulsiv^, fatigante et 
ébranlante, *ou creuse ot /^aboyante, — *Avant de tousser, 
pleurs ou douleurs d'estomac ; *en toussant, élancements dans 
le v^re, pu vomiturition» ou douleur de brisement à la nuque ; 
apr^s l'accès, é^ernument. — ""Le moindremouyement, la nuit, 

' au lit, renouvelle la toux. — ^Tpux avec ràloœ^oji dans la pot- 
^ trîne, ou avec catarrhe et élancements au alernum, 'ou avec 
mal à ia tète et rougeur du visage. — "^Expectoration de mu- 
cosités épaisses et puriformes, avec la toux. — Toux avec cra- 
chement de sang. 

Poitrine. -— *Bruit, r4lement et crépitation dans les bronches. 

— * Oppression de la poitrine,^ respiration génée^ dyspnée et ha*- 
leine courte, quelquefois avec anxiété, et. principalement le soir 
au lit, ou après avoir bu (du café). — "Respiration irrégulière, 
^tantôt petite et rapide, tantôt lente et profonde. -r'^/ie^Va^ton 
courte, anxieuse et rapide. — Le matin, après le lever, manque 

. d'haldne, amélioré au grand air. — En marchant, oppression 
crampoïde de la poitrine, avec besoin de respirer profondément. 

— *Pression dams hip^ritrine^ 'aveo douleur dans les omoplates 
et haleine courte. — Tension dans la poitrine. — ^Elancements 
4ans la poitrjqe» quelquefois comme par des^ couteaux, et priD<^ 

. cipalemeat eu toussant et en bâillant. — Grande inquiétude et 
battements dans la poitrine. — "Battements de cosur violents, 
qui répondent quelquefois jusqu'à la tète. — Palpitations de 
cœur en montant, t- ^Tremblement du cœur, *avec angoisse, 
®et douleur pressivo. 

Vrone. — Vésicules douloureuses» remplies d'eau«ou petites la*>> 

ches couleur rouge foncé à la poitrine. — Douleur de luxation, 

douleurs rhumatismales et tractives, au dps «l ^ntre les oma 

. plates. — Furoncle à, l'épaule. -^ Elapoqmenls comme par des 



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itk BELLADONNA. — BENZOIS AGIDCM. 

couteaux, dans les os de la colonne Tertébrale. — Rongemént 
dans répine dorsale, avec loin. — Roideur douloureuse et dou- 
leurs crampoïdes aux reins et au dos. — *G(mflement doulou^ 
reuœ et roideur du cou et de la nuque. — 'Gonflement doulou- 
reux des glandes du cou et de celles de la nuque. -^ Douleurs 
vives aux aisselles.— Boulons rouges et purulents au dos et à la 
nuque.— Veines gonflées au cou Sueuracide, seulement au cou. 

Bras. — Bras engourdis et douloureux. — '^Pression tractive 
avec sensation de torpeur et douleurs vives aux bras. — Envie 
d'étendre les bras. — Torpeur et pesanteur des bras. — *Gon- 
flement et rougeur écarlate des bras et des mains. — *A l'é- 
paule, douleur tractive et pressive, parcourant rapidement 
depuis le haut jusqu'au bas du bras, et se manifestant surtout 
la nuit, diminuée par la pression extérieure, provoquée par le 
mouvement. — ^Tressaillements douloureux, crampes et con- 
vulsions aux^brasel aux mains. —Tremblement des mains. — 
Pression avec douleurs vives dans les os du carpe et du métacarpe. 
— Roideur arthritique des articulations de la maià. — Luxation 
fréquente des articulations des doigts. — Rétraction des pouces. 

aaiiil»e«. — «^Elancement et Couleurs brûlantes, ^'aggravant 
par accès, à l'articulation coxo -fémorale, plus insupportables la 
nuit et augmentées par le moindre contact. — Roideur à la 
hanche, après être resté assis, avec difficulté de se relever. — 
Douleurs à la hanche qui forcent à boiter. — Tremblement des 
genoux. — Douleurs tractives dans les jambes, surtout aux ge- 
noux. — *Pesaiileur et paralysie dès jambes et des pieds. — 
Fléchissement des genoux et des pieds en marchant. — Tension 
des tendons du jarret. — Gonflement des pieds. — Fourmille- 
ment aux pieds. 



91S. - BENZOn AGIDUM. 

B>tNZ. — Acide benxoique, Fleorg de benjoin. — Roth, Mat, nud. III, et 
. Tramaetionê 0/ M« Nordawur, Iiut. 0/» Bom» 1846. -> Siâl.»at, tt prèp, 
Pharmac. homœop., p. 87. 



CLINIQUE. — On a, avec plus ou moins de succès, employé 
jusqu'ici ce médicament contre : — Eruptions dartreuses; Taies de la 
cornée ; Fongus hémaiode dans Tœil ; Cancer superficiel à la face ; 
Dentition difficile avec convulsions ; Inflammation de la langue ; 
Cystite ; Dartres auxparties génitales; Métrite ; Goitre ; Aflections 
rhumatismales des articulations ; Sciatique ; Goutte articulaire 



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BGNZOIS ACrDUM. 135 

des tarses ; Pierre Yésicale ; Éourèse des enfants ; AfTectioQS re- 
belles de la peau. 



SYBIPTOBIÈS. — Douleurs brûlantes* contusives, crampoïdes, 
conlraciiYes, tressaillantes et d'excoriation dans les parties 
malades ; parait pariiculièremeiit convenir aux femmes et aux 
enfants. — ^Gonflement rhumatismal des articulations, avec 
tension, sensation de froid et douleur par^alytique. 

fiomniell profond ; réveil avec sensation de suffocation ; réveil 
après minuit, ou vers le malin, avec forte pulsation dans le 
corps, surtout du cœur et des artères des tempes. 

TWe' embarrassée, avec élonrdissemenl ; sensation de froid ou 
d'air dans la tète ; apparition des maux de tète, en se décou- 
vrant, par un courant d'air, le malin au réveil, et à la suite 
d*ane émotion ; maux de tête avec douleurs d'estomac, nau- 
sées^ vomilurilion, froid aux mains, abattement fatigant et perte 
d'appétit ; sueur froide à la lèie. «^ 

Derrière TOreille^ gonflement qui semble atteindre le périoste. 

Nea couvert de taches rouges ; rougeur aux angles ; douleur aux 

. os du nez; odeur de pou8»ère, de choux ou de fétl^H^ devfint 
le nez; odorat diminua. 

Face chaude et brûlante», quelquefois d'un côté seulement ; 
sueur froide à la face. 

Bonelie comme excoriée, surtout à la partie postérieure de la 
langue et au palais ; «^Inflammation de la langue ; ^Ulcération 

. étendue de la langue avec surface fongueuse ; Teinte, bleuâtre de 

, la langue; Enduit velouté sur la langue; ^Tumeur ulcérée xlu 
côté gaUche de la bouche, derrière les dernières dents molaires. 

CUirge comme rélrécie ou gonflée ; Déglutition difficile. 

C^ottl amer du café et du lait; goût savonneux de l'eau ; Hoquet ; 
Vomissement de matières amères ou salées ; nausées pendant 
la grossesse. , 

Selles diarrhéiques, putrides et sanguinolentes ; Selles diarrhéi- 
ques, chez les enfantsf, fétides, blanchâtres, aqueuses, très^co- 
pieuses et débilitantes, avec urine d'un rouge irès-foncé. 

lirines épaisses, sanguinolentes ; envie fréquente d'uriner, avec 
grande instabilité de la vessie ; odeur aromatique et goût salé 
des urines; "Urine fortement colorée, couleur d'eau -de-vie, 
avec très-forte odeur; "Urine d'une pesanteur spécifique aug- 
mentée, descendant, sans mélange, au fond d'un vase où il y 
avait déjà d'autres urines ; «Urine, brûlante, corrosive, d'une 
forte odeur et d'un rouj^e irès-foncé, causant une douleur in- 
supportable à son pacage. 

II. 

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ne BENZOIS AGIDIM. -r ip]|l»I8 YCLGAl». 

Régie,» suivies de faiblesse ; Lochiçs de trop longiie.4uréet 

^VoujK courte et sèche, fatigante et presque constianle ; toux 
avec expectoration de mucosités verdàtres. 

Poitrine comme gonflée à l'intérieur; Accumulation de muco- 
sités dans les bronches; Palpitations^ dans la position assise ou 
après avoir bu ; Gène des Yètements h là poitrine ; Battetùentà 
onduleux du coeor. ' ' ' 

^Doigts couverts de taches rouges ; Douleurs paralytiques dans 
les articulations. ' 

HemlirM Inférieurs comme serrés par un bandeau ; Séor 
satiçn de sécheresse dans Tarticulation du genou ; ^Afiection 
' goutteuse des tarses; ^Douleur dans les articulations des orteils, 
avec gonflement léger, et rougeur. 



96. *- BERBERIS VULGAAUU 

VBRB. ^-* ipilM-Tiiielte, — Hnn. — Hitl, nàt.etprép, Pharni. honuBopMp. fTS. 

— Dou utitie : SO. ^ Durée d'action : Plusiturs leitialnet* 
Amwon ( Can^b, 

CLINIQUE. — Guidé pur V ensemble des symptâmes, on verra 
si l'on pourra consulter ce médicamettt, conlre : •^' Affections 
rbumatismales des extrémités et cPautres parties; Céphalalgie et 
ophthalmie par suite de désordre dans les fonctions abdominales, 
ou en rapport avec des affections arthritiques et rhumatismales ; 
Souffrances gastriques; Diarrhée»; Affections du foie et souf- 
frances hémorrhoidales; Affections des voies urinaires et des par- 
ties génitales, surtout quand elles sont la suite de faiblesse ou 
d'atonie ; Grippe^ etc., etc. 

SJ^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOHES. GENERAUX. — Dçuleurs tiraillantes, lanci- 
nantes, et rongeantes^ ou douleurs de courbature aux membres, 
aggravées ou provoquées par le rifiùuvernent, — Palpitations 
musculaires. — Faiblesse paralytique daris quelques parties. — 
Gonflements lymphatiques, — Grande lassitude augmentée en 
marchant oii en restant longtemps debout. — AfTaissement 
après les moindres efforts. — Abattement au point de ireîn- 
bler. — Faiblesse, comme par évanouissement, avec vertiges, 
en marchant ou en restant debout. — Après la promenade, 
accès d*évanouissemènt; avec bouillonnement de sang, sueur 
et chaleur de la partie supérieure du corps, pâleur du visage. 



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BKBBBIB TULGABIS. f»T 

joues creuses et oppression de' poitrine avant le coucher. -^ 
Ëvanouissetnent après avoir été en voilure. 
Pean. — Petites pustules rouges, bruinantes, pruriteuses ou.laor 
cina^ntes et sjpnsibles à la pression, sur la peau de tout le corps; 
elles se changent en taches brunâtres comme des épbélides* 
•ommeil. --- Somnolence \e jour, surtout le matin ou après 
midi, —p Sommeil ipqûiet, troublé par des démangeaisons brûr 
lantes à la peau ou par des rêves anxieux. — ,|l^yeit le matin 
entre 2 et 4 heures, sans pouvoir se rendormir, avec tension et 
congestion à^ la têie^ et soif. — Sommeil très-prolongé avec 
douleur de meurlri)5sure et pression à la tète, aux reins et 
aux cuisses, -r Réveil fréquept et fatigue comme si l'on n'a* 
vait pas dormi. 
Flévreii. -r Frissons, ^vant le dîner et quelquefois après, avec 
^ pieds glacés, bouche sèche et pâteuse, et douleurs au côté 
gauche de répigasîre* r- Frissons, le matin, aii dos, aux bras 
et aux cuisses, suivis de chaleur brûlante, avec étpurdissemeaf 
^ et douleurs violçnles, lancinantes, à la tète, et mal à la gorge ; 
le troisième jour, sueur d'une odeur d'urine. — Chaleur aux 
' mains et à la tète, après midi, continuant pendant plusieurs 
jours. — Disposition à suer aiix moindres em>rts, surtout après 
midi; avec anxi^étç, — Splf avec bouche, sèche, surtout après 
midi. — Pouls lent et faible. . , 

Moral. — Humeur .indifférente, apathique. — Mauvaise hu- 
meur^ dégoût de la vie. — Mélancolie avec aversion pour la 
conversation. — Apxiété, grande peur et disposition à s^et^ 
frayer. — Dans le crépuscule, tous les objets semblent être plus 
grands qu'ils ne le sont réellement. — Les travaux de Tesprit 
se font dif6cilement et fatiguent, surtout le matin. 
Vête. — ^^ Vertiges avec sensation d'évanouissement et grande 
faiblesse* — Vertiges en se baissant et en feisant des efforts 
" avec les braSp — Ivresse et étourdissement. -^ Embarras et 
pesanteur de la tète, souvent avec pression, abattement, mau- 
vaise humeur et frissons, commençant le matin, après le ré- 
veil. — Tête embarrassée comme avant un coryza. — Sensa- 
tion comme si la tête avait augmenté de volume. — Sensation 
de gonflement à la tète. — Douleurs pressives, tensives, au 
front, aux tempes et aux yeux. — Céphalalgie au front et aux 
tempes, comme une pression de dedans en dâiors. — Douleurs 
aiguës, lancinantes, au front et aux tempes. — Téguments de 
la tète comme tendus et gonflés. — Chaleur dans la tète aptes 
le dîner et le matin. — Sueur après des efforts, en se baissant, 
ou en restant debout. — Petites taches rouges au front et aux 
joues. — Démangeaison ou élancements rongeants dans les 

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13S BfiBBBRiS VULGARIS. 

tégaments de la lête el du visage. — Pustules aux téguments 
de la lêle et au visage. 

Teox. — Yeux enfoncés, avec cercle bleu ou gris sale. — 'Pres- 
sion el sensation de brûlure dans les yeux. — Sensibilité dou- 
loureuse des yeux en lisant à la lumière des bougies. — Sen- 
sation de roideur avec pression dans les yeux. — Élancements 
aux yeux, venant d'autres parties (par exemple du front), et se 
propageant vers les yeux, et de là au front* — Brùlemenl et 
sécheresse aux yeux, qui sont ternes. — Rougeur de la con- 
jonctive avec vue trouble, comme s'il y avait un voile devant 
les yeux, le matin après le lever. ~ Vue indistincte, meilleure 
de près qu'à dislance. — Sensibilité des yeux à la clarté du 
soleil. — Douleurs vives dans le globe de l'œil et aux paupières^ 
— Pesanteur aux paupières pendant le mouvement. — Douleurs 
brûlantes ou rongeantes dans les paupières. '— Mouvements 

' cônvulsifs des paupières en lisant à la lumière des bougies. 

Oreille». — Démangeaison, tantôt rongeante, tantôt brûlante, 
tantôt lancinante^ quelquefois avec petites pustules, à Toreille 
extérieure. — ^ Petites tumeurs sous et derrière Toreille (glandes 
sous-cutanées?). — Douleurs aiguës et lancinantes dans l'inlé- 
rieur de Toreille et à d'autres parties. 

me». — Sécheresse du nez. — Coryza avec sécrétion, d'abord 
de sérosités jaunâtres, ensuite de mucosités purulentes, blan- 
châtres, jaunâtres ou verdâtres, surtout le matin. — Douleurs 
fourmillaptes ou rongeantes dans les narines. 

Tlsuye. — Chaleur bleuâtre de la partie interne de la lèvre 
inférieure. — Sécheresse des lèvres, et éxfoliation de Tépi- 
derme, avec croûte plate, Érunâlre, sur les bords. — Sensation 
de brûlure à l'extérieur des lèvres. — Sensation de fourmil- 
lement aux lèvres. — Petites pustules' aux lèvres. — ^ Douleurs 
aiguës pressives, ou aiguës lancinantes aux pommettes et à la 
mâchoire. — Grande pâleur du visage, teint gris sale, avec 
joues creuses et yeux enfoncés, entourés d'un cercle bleuâtre ou 
gris noir. — Aspect très abattu, pendant longtemps. 

Dent». — Douleurs tractives aiguës et élancements aux dents, 

' avec sensation comme si les dents étaient agacées ou trop 
grosses, ainsi qu'avec grande sensibilité des dents à l'air frai», 
surtout après midi et la nuit. — Ulcère aux gencives. — Pe- 
tites nodosités blanches aux gencives, sans douleur. — Couleur 
rouge sale du bord des gencives. — Saignement des gencives. 

Boocbe. — Sensibilité douloureuse de la langue au toucher et 

• au mouvement. — Roideur et sensation de gonflement au bout 
de la langue. — Vésicule douloureuse, blanchâtre, au bout de 
la langue. — Sensation de sécheresse, goût pâteux dans la bou- 



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BBRBERIS VULGARIS, 129 

che, plus désagréable lé matin, après le lever^ avec âprelé des 
membranes muqueuses el lang^ne blanche. — Diminution de la 
sécrétion de la ^alive, ou salive visqueuse^ écumeuse comme 
du coton. 

Appéttl. — Goût acide, amer, surtout après le repas. — Goût 
brûlant el ftcre dans la bouche et dans le gosier, comme par 
pyrôsis. — Appétit excessif, presque comme boulimie. — Man- 
que d'appétit avec goût amer, bilieux. — Insipidité des aliments. 

Bstamac. — Nausées et vomiturition avant le dtner. — Renvois 
akernant avec bâillements. — Renvois bilieux. — Frissons à 
répigastre. -^ Pressi4)n avec douleurs lancinantes à Tépigastre. 
-^Douleurs brûlantes, lancinantes, dans Testomac^ quelquefois 
jusque dans le pharynx. 

Ventre. — Douleurs crampoïdes sous le nombril. — Douleurs 
lancinantes, pressives, dans la région hépatique, augmentées par 
la pression. — Douleurs tractives, aiguës et lancinantes, dans 
la région de rhypochondre gauche. — Sensation de tension aux 
aines, comme si une hernie allait sortir, surtout en marchant 
et étant debout. — ^ Douleurjs pressives dans la région des glan- 
des inguinales, qui sont douloureuses au toucher, comme si 
elles allaient se gonfler. — Douleur avec élancements pulsatifs 
dans les aines, surtout en marchant et eh étant debout, s*éten- 
dant jusque dans les testicules, les cuisses el les reins. — Veines 
variqueuses aux aines. 

Urine». — Douleurs incisives dans Turèthre, même hors le 
temps de l'émission des urines. — Douleurs cuisantes dans Tu- 
rèthre^avec sensation d'excoriation, même pendant Téjaculation 
du sperme dans le coït. — Le mouvement excite et aggrave les 
souffrances de Turèthre. -^ Douleurs brûlantes dans Turèthne 
pendant et après, mais surtout hors le temps de rémission des 
urines. — Douleurs lancinantes dans Turèthre, s'étendant jus* 
que dans la vessie. — Douleurs pressives dans la région de la 
vessie, même quand elle est vide, et après avoir uriné. — Dou- 
leurs conlractives, tractives, aiguës, incisives et crampoïdes, 
dans la vessie. — Douleurs lancinantes, violentes aux reins, 
s'étendant jusqu'à la vessie. — Sensation de brûlure dans la 
vessie. — Pression en urinant. — Grand besoin d'uriner, sur- 
tout le malin après le' lever. — Augmentation de la sécrétion 
des urines, qui sont claires comme de l'eau. — Urines pâles, 
jaunâtres, avec sédiment muqueux, gélatineux ou farineui, 
blanc, blanc grisâtre ou rougcâtre. — Urines épaisses, jaunâtres 
comme du petit-lait ou de Teau argileuse. — Urines d'un jaune 
foncé, avec sédiment abondant. — Urines rougeâires, comme 
enflammées, avec sédiment abondant. — Urines rougeâtres, 



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JSO BEBBBRIS YUUSÀll»!. 

. sanguinolentes, avec sédiment muqueuz et. farineux ^bond^nt. 
couljBur rouge vif. — L'émission des urines est souvent accom* 
peignée de douleufs dans les, cuisses et les risins^ 

Partie» yénltales. — Douleurs brûlantes, cuisantes au 
gland. — Sensation de froid au gland et au prépu£fi, quek)uef(MS 
avec sensation de torpeur^ — Sensation de faiblesse ti d'insen- 
sibilité des parties génitales extérieures. La verge_semble être 
racornie et rétractée, — Douleurs pressives. Iractives, coniruc- 
' (i vés, aux testicu ^çs çt aux cordpns sper^matiques^ avec, coni rae- 
tioh du scrotum qui parait froid et racorni. -^ Douleurs d'exco- 
riation au scrotum. — Le moi^vemeni excite ou d^^f^^i^ la 
plupart'dès aiTeclions des parties génitales. — ; Douleurs cui- 
santes, brûlantes, lancinantes, tractiyes ou serrautes aux cor- 
dons spermatiques, s'étendant jusque vers les .testicules. -^ 
Gonflement du cordon spermatique, avec douleurs se dirigeant 
vers les testicules. — Après le coït » sensation de grande fai- 
blesse dans les parties génitales. -^ Diminution de Tappétit 
vénérien. — Éjaculation trop prompte dans le coîU 

Buffles. — Jouissance tardive chez les femmes pendant le coït, 
et souvent accompagnée de douleurs incisives ou même lanci- 
nantes.. — Sensation de brûlure et d'excoriation dans le vagin, 
jusque dans les lèvres. — Règles pâles, d'un ,sang séreux. — 
Pendant les règles, douleurs dans les parties génitales et les 
reins, ou douleurs violentes à la tête, avec sensation d'évanouis- 
sement. — Règles peu abondantes, avec douleurs aiguës, trac- 
tives, dans tout le corpsy ballonnemeut douloureux du ventre, 
mal aux reins, élancements dans la poitrine, air abattu et dou- 
leurs, violentes k la tète; ou avec mauvaise humeur, dégoût de 
la vie, abattement; douleurs cuisantes dans le vagin, sensation 
de brûlure et d'excoriation à Tanus, çt Couleurs dans les bras 
jusque dans les épaules et la nuque. . . 

liarynjL et iPoltrInè. — Enrouement avec eiidolorissemenl 
ou inflammation des glandes du cou. — Sensation d'excoriation 
dans la poiirine^-^ Oppression de la poitrine, surtout la nuit, 
avec coryza fluei^it violent. — Doulet|rs lancinantes au centre de 
la poitrine, augmentées, en respirant profondément, avec toux 
sèche, qourte. — Élancements dotiloureux. dans le côté gauche 

, de la poitrine. — Serrement avec élancements d^ns la région 
du cœur. — Battements de cœur. 

Tronc. — Douleurs lancinantes entre les omoplates^ augmentées 
par la respiration. — Douleurs tractives, aiguës, dans l'épine 
dorsale. — Pustules au dos. — Sensation de tension, de roideur 
et de torpeur dans les reins, comme s'ils étaient gonflés ou 
engourdis. — Douleurs pressivesi tensives, tractiveS|. aiguës ou 



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BEil^BRlS VUL6ARK. l3l 

. latioiiiaiiteft, aux reins. -^ Sensation de pression tensive dans 
lés reins, souvent atec pest^nteur, chaleur ou torpeur de ces 
parties. Surtout le matin au réveil^ aggravées en étant assis ou 
couché, quelqnefofS diminuées par les sellés Bu rémission de 
flatoosités. — * Douleurs tractives, aiguës, rhumatismales,, à la 
DQqoe. ^— Pustules à la nuque^ en groupes, surtout près du cuir 
cheTclu. 

Bras. — Sensation de lassitude^ de paralysie et de brisement 
dans les bras, surtout pendant le mouvement, provoquée ou 
aggravée par la pression. — Douleurs aiguës aux bras. — Dou- 
leurs à répaule, cooflbé ^ iilêéMâon' scms-cutanée. ,— Tache 
marbrée au bras, avec démangeaison brûlante. — Douleurs 
crampQÏd«s 4 rarant-braa. <*- Douleurs tractives àiguéé à favant- ' 
bras et dans les os, jusque dans là main et les articulations des 
doigts, avec pesanteur et faiblesse du bras. — Douleurs brû- 
lantes ou cuisantes à Tavant-bras^ aggravées par la Triction où 
le grattement, et suivies quelquefois d'une tache rouge. — Pe- 
tites ladMS {[^riantes comme des pétéchies. à Tavanl-bras et au 
dos d& la main, près du poignet. -^ Gonflennent lyniphatique 
de Tavant-bras, avec taches comme des pétéchies et douleurs 
brûlantes à la peau. — Douleurs tractives aiguës dans les arti- 
culations de la main et des doigts. — Douleurs pressives, fouiU , 
laules, violentes, aifdos de la main, avec sensation de jï^esan- 
teur. — Tache urticaire au dos de la main. — ^ Petites verrues à 
la partie charnue de la main, sous le pouce. — Sensation au 
bout du doigt, comme par une ulcération sous-cutanée., — 
Verrueplate au doigt. — Rougeur des mains avec démangeaison, 
comme par des engelures. 

Vanilles. — Sensation de lassitude et de courbature dans les 
jambes, quelquefois avec pesanteur, roideur et sensation de 
paralysie, comme après une marche forcée, ou comme par 
luxation des parties affectées, surtout aux parties molles, mdà^ i 
aussi dans les os, et facilement excitées par le mouvement, -r 
Grande faiblesse des jambes pendant la promenade. — Sensa- 
tion aux jambes, comme si elles étaient amaigries. — Aux 
cuisses, aux mollets et aux genoux, douleurs tensives, comme si 
les tendons étaient trop courts. — Douleur tractive, tensive 
aux jambes. — Tressaillement des muscles de la cuisse. — Sen- 
sation de iVoid au côté extérieur des cuisses, comme^si du vif- 
argent circulait sous là peau. — Sensation de lassitude, de bri- 
sement et de paralysie dans les genoux, pendant et après la 
marche, ainsi qu'en se relevant après avoir été longtemps as^sis. 
-^ Gonflement lymphatique du tendon d'Achille, avec douleurs 

'^ eo levant le pied, et sensation comme si le pied portait un 



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132 BBKBERIS VUL6ARI8. -^ WISmJTmJU. 

grand fardeau. — Gonflement du pied après le mouveoieat, 
avec sensation de brûlure, gonflement du talon ei crampe aux 
pieds. — Sensation de luxation dans les articulations des orteils. 
— Douleur brûlante à la plante des pieds, surtout le soir. — 
Douleurs tractiYes, aiguës ou brûlantes dans les orteils. — Doa- 
. leur d*exc6rialion dans les orteils, avec rougeur comme par des 
engelures. 



97. - BnMUTHUM. 

BIS. — Bismuth. — HàBRiMàHR. - But. nat. et prép. Phann. honcMp., p. 88. 

Dose usitée : 50. ~ Durée tTaùtion : 4 à 5 aeinaiiies. 
Artidotis : Cale. «aps. (nux-Tom.) 



GLINIQlJEr-T Jusqu'ici on n'a employé ce médicament pois- 
sant que contre quelques cas de Gastralgie et de prosopalgie^ 



SYHPTOHES GÉNÉKADX: — Contractions crampoides de 
tous les muscles. — Douleurs pressives ou pressives et tractives 
à la fois. — Grande somnolence le malio. après s*êlre levé. — 

— Sommeil avec réveil en sursaut avec eff^roi. — Rêves volup- 
tueux. — Lassitude quand on s'éveille la nuit* -r- Cuisson brû- 
lante à la peau. — Froid glacial de tout le corps. — Forte cha- 
leur. -^ Pouls petit, intermittent. — Mécontentement, hui^eur 
morose et plaintes. — Inconstance. — Aversion pour la soli- 
tude. — Délire. — Delirium tremens. -r- Perte de connaissance. 

— Apathie et insensibilité morale. 

Télé et Yenx. — Etourdissemenis le matin. -^ Vertiges 
Tcomme si le cerveau tournoyait. — Vertiges violents, avecpres- 
sion au front j rougeur de la conjonctive, avec trouble, pression 
dans V estomac, pouls spasmodique, et bourdonnement des 
oreilles. — Stupeur avec brouillard devant les yeux. — Mal de 
tête, principalement au sinciput, s'étendant même jusqu'aux 
yeux. — Pesanteur pressive à la tète^ surtout au front, au-des- 
sus de la racine du nez et aux tempes. — Fouillement continuel 
et térébralion au front, qui se propage jusqu'aux yeux et au 
bout du nez. — Contraction brûlante dans Ja tête, surtout au 
front et aux yeux. — Pression aux prunelles, — Chassie dans 
les angles des yeux. 



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BISMDTHUM. 1,03 

Vlsaffe. — Face terreuse, maladive et défoile, avec yeux cernés. 
— *DouIeur pressive aux pommettes. — Visage pâle, froid. 

Dent». — Odontalgie pressive^ tractive. — Gencives gonflées, 
avec douleurs d'excoriation. — Sensibilité douloureuse de i*in- 
térieur de la bouche comme par excoriation. — Sécrétion con- 
tinuelle d'une salive brunâtre^ épaisse, d'un goût métallique. 

— Inflammation de toute la gorge. — Douleur brûlante dans la 
gorge,- quelquefois insupportable. — Le matin, goût de sang 
dans la bouche, avec expuirion de mucosités sanguinolentes. 
Le soir, langue blanche, chargée. ^ Le soir, grande soif de 
boissons froides. 

Btotamnc et Ventre. — * Nausées avec envie de vomir, sur- 
> tout après avoir mangé. — Rapports violents^ d'une odeur pu- 
tride. — Yomiturition forte avec vomissement violent. — Vo- 
missement de matières brunàti^es. *- Douleurs crampoîdes et 
pressives dans Testomàc^ surtout après avoir mangé. — Bor- 
borygmes et grondement dans le ventre. — Colique avec pin- 
cernent^ pression et envie d'aller à la selle. — Grand ballon- 
nement du ventre. — Sensibilité douloureuse du ventre, au 
toucher. 

Selles et Urines. — Le soir^ envie inutile d'aller à la selle. 

— Diarrhée aqueuse d odeur putride. -^ émission fréquente et 
copieuse d'urine aqueuse. — Émission d'urine entièrement 
supprimée. — Douleurs pressives aux testicules. — Pollutions 
nocturnes, sans rêves. 

Poitrine. — Toux jour et nuit, avec expectoration abondante. 

— Pression et serrement à travers la poilriue, dans la région 
du diaphragme. — Contraction chaude, ardente de la poitrine, 
avec gêne de la respiration et de la parole. — Brûlement et téré- 
bration dans la poitrine et le dos. -^ Battement de cœur. 

Memlires. — Douleur pressive et tractive avec faiblesse para- 
lytique aux avant-bras et aux os du carpe. — Tremblement des 
mains après avoir mangé. — Douleurs tractives aiguës sous les. 
ongles des doigts. — Dessèchement excessif de la paume des 
mains et de la plante des pieds. — Contraction crampoïde des 
mains et des pieds. — Douleurs vives et pressives dans les 
os du pied. — Prurit et congement au tibia et au dos du 
pied, augmentés par le grattement. — Cuisses et pieds 
bleuâtres. 



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It4 MHAX VE.'^BTA. 



518. - 9plUSL YENETA* 

BOE. — Sou»4>orâtë de tonde. — > toàHmaAnn. — BUt. nat. et prép, PharoMc. 
-hOBUBOp. , p. 99. — Doie ntitit r SO. ^ Dutié i'atûm ; jmqu'à 4' semailles^ dlins 
qiie^uM ftSèttioBiielito^Mi. - : 

AirTi»0TU.; Gton. q«& . ■ . < ; 
GoK»Aua ATic:Ch&ni. coff, merc. natr^ puis, tulf., «t«. 



GUlflQra. -^ Jiisqo% oe jour^ on ii>*a %tWtéeÈtp\9fémiM^ 
dicameot puinant qoe contre qudlqàefr cas^ de Stomaoace, de if«- 
gu^ et d'îipfcf^ doM 2» bouche; maïs Buivant notre profire 
expérience, il se recoœmande aussi fàrteneot dans leacas sui- 
vants : Douceur» rhumatiamakê avec fièvre el gonflement ;'g0Qfle- 
ments et abcès lymphatiques ; dartres piiagédé.iilqiie»; maladies 
des nourrissons; Ophthalmies; hémarrhelUka muqtiefiues ;' oChe; 
otorrhée purulente ; affections gerofukuees. 
Voy, la note, page H. 



8ÏMPT0ME8 GÉNÉRAUX. — Douleurs iancinanlés e{ trac- 
tlTes. -^ ^Apparition et aggravation des souffrances par un 
temps mauvais et humide^ ou j>endantet après lé repas. — Souf- 
frances pour avoir été en voiture ou pour avoir tnangé des 
fruits. — Inquiétude dans tout le corps qui ne permet pas 
qu'on reste longtemps à la même place. — Inquiétude, trem- 
blement, nausées, étourdissement etvertiges après une conver- 
sation animée ou pendant la méditation. — Manque de force,^ 
surtout dans les articulations. — Accès d'évanouissement, avec 
fourmillement, tremblement des pieds et nausées. 

Fean. — Peau maladive ; toute lésion tend à s'ulcérer, -^ ïn- 
(lammations érysipélateuses, avec gonflement et tension de la 
partie affectée^ et fièvre. — *Tendai^ce des anciennes blessures 
à suppurer. — Boulons blanchàire's,~"âvec atfréolé rouge. — 
t>uption3 berpétiques.-^Vésicules purulentes et phagédéniques. 

•ommèll. ^^ Envie de dormir bien avant l'heure ordinaire^ et 
sommeil du matin trop prolongé. — Sommeil inquiet à cause 
d'un bouillonnement de sang, de colique et de diarrhée. — Ré- 
veil de trop bonne heure, avec difficulté de se rendormir, par 
chaleur et trop grande arfluence d'idées. — "^ris anxieux des 
enfants pendcmt le sommeil avec mouvements convubifs des 



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90RAxym«xf« ISS 

FléWjB, — Frissonnement^ horripilation, cl froid avec tremble 
merà, (assoupissement et faiblesse, ou avec céphalalgie et dou- 

_ leufs osléocopes ai4 fémur, suivies de chaleur. _7- J'roid, le 
plus souvent après midi ; ensuite chaleur , avec mal de tête ou 
douieur aux hypochondres, q^uélquefois suivie de sueur. — 
Soifàyçint ou pendant le froide, on bien après la sueur. — Cha^ 
leixr l^ soir^ (i^ tii^ à\ec frisson pour peu qu'on se découvre.— 
Moiteur du corps la nuit. , ; 

lloràl. — Grande, anxiété, surtout quand on est en voiture 
ou qu^n descend une montagne. — Peur d'èlre infecté de 
quelque maladie contagieuse. — Grande disposition à s'effrayer. 

— Irritabilité. — Disposition à se Tâcher, avec mauvaise b^- 
ineur et emportement. — Horreur du travail. 

9éte. — Accès de vertige, avec évanouissement. -^ Vertige avec 
plénitude dans la tète, surtout en montant un escalier, ou gravis- 
sant une élévation qiielconque. — Mal à latêle^ avec élancements 
dans les oreilles.^ifa/ à la tête^ avec nausées et envie de vomir, 
le plus souvent le matin à iO heures. — Plénitude dans la tête, 
avec pression au-dessus des yeux. — Douleurs pressiyeset trac- 
tives au front et jusque dans la racine du nez el la nuque, aug- 
mentées en écrivant, en lisant et en se haïssant. — Tiraillements 
successifs au front, avec nausées et douleurs traciives algues 
dans les yeux. — Élancements dans la tête, surtout au-dessus des 
yeux et aux teàipes. •*- Congestion à la tête, surtout à Tocciput, 
avec douleurs pulsatives. — ^^ Sensibilité des téguments de la tète 
au froid et au mauvais temps. — Cheveux entortillés» comme 
dans la plique polonaise. 

TenjL. — Pression aux yeux. — Démangeaison dans les yeux. 

— Les yeux brûlent et se contractent quand on me:t dès lunettes. 

— * Inflammation des yeux, surtout aux angles, avec excoriation 
des bords des paupières, trichiase et agglutination nocturne. — • 
Scintillement devant lea yeux en écrivant. — Trop grande sen- 
sibilité des yeux à la lumière des bougies. — Rougeur autour des 
yeux après avoir pleuré. 

Oreille».' — Élancements ati^ oreilles, avec douleur d*exco- 
riaiion. — ^Inflammation et gonflement des oreilles, ayecëoou- 
lement de pus et céphalalgie lancinante. — - Accès dVbtur^Upp 
des oreilles et de siirâité. — Bourdonnement ^, bruissement Jàvu. 
oreilles, avec douleurs tractives aiguës au sommel de la tjête. 

We*. — Démangeaison du nez, avec fourmillement. — "Narines 
ulcérées, "avec gonflement et douleur d^excoriation à la pointe 
du nez. — Croûtes sèches dans le nez. — Mouchement de sang. 
*- Hémorrhagie nasale, avec douleurs pulsatives dans la tèie. 

— Ëlternument, avec élaocemenu violents au côté droit de la 



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116 BORAX VENETA. 

poitrine. — Accumulation d^ mucosités épaisses et verdâtrès 
dans le nez. 
TlMiye. — Teint (chez un nourrisson) défait, pâle et terreux. — 
Sensation au côté droit du visage, comme s'il était couvert d'une 
toile d'araignée. — Palpitations musculaires aux coins de la 
bouche. — Inflammation érysipélateuse et gonfiem^t des joues, 
avec douleurs traclives aiguës à la pommette, aggravées par le 
rire. — Éruption boutonneuse au visage, au nez et aux lèvres. 

— Cuisson aux lèvres. — *Taches dartreuses autour de la bou- 
che, et croûtes à la lèvre supérieure. ^- Gonflement de la lèvre 
inférieure, avec brûlement et douleur d^excoriatlon. 

Dents. — Douleur pressive et crampoîde dans les dents cariées, 
surtout par un temps humide, quelquefois avec fluxion de la 
joue, ébrèchement des dents ou gonflement des gencives. *— Dou- 
leurs tractives aiguës dans les dents cariées, répondant jusque 
dans la tête, lorsqu'on y touche avec la langue, ou qu'on y 
applique de Teau froide. — Fourmillement pressif dans les 
dents, immédiatement après le souper ou le déjeuner, soulagé 
en fumant du tabac. — Douleurs lancinantes dans les dents ca- 
riées, avec élancements dans les oreilles et mal à la tête. — 
Ulcères aux gencives, avec fluxiop de la joue. — Saignement des 
gencives. 

Bonclie. — *Aphthes dans la bouche et à la langue, "qui sai- 
gnent facilement. — Roideur spasmodique et torpeur de la lan- 
gue. — Peau du palais racornie et ridée. — Sécheresse dans la 
gorge. — Mucosités tenaces dans la gorge avec expectoration 
difGcile. 

Appétit. — Goût amer dans la bouche en mangeant ou en ava- 
lant la salive. — Perte du goût. — Soif le matin. — Désir de 
boissons acides. — Faim et appétit médiocres, surtout au sou- 
per. — Nausées et inquiétudes pendant le repas, — Après chaque 
repas, ballonnement du ventre avec diarrhée et coliques. — Plé- 
nitude et pression à l'estomac avec malaise et mauvaise hu- 
meur, après avoir mangé des fruits (des poires et des pommes). 

— Colique avec disposition à 4a diarrhée, après avoir fumé du 
tabac. 

Bstamac. — Nausées avec envie de vomir, en allant en voiture. 

— VomissemerU de mucosités aigres le matin à jeun, ou après le 
déjeuner. — Pression à l'estomac après chaque repas, — Dou- 
leurs contractives à l'estomac, ou sensation comme si l'on s'était 
donné un tour de reins, avec élancements dans la colonne ver- 
tébrale et les reins. 

Tenire. ~ Douleurs dans les hypochondres, le plus souvent 
pressives et au côté gauche, et surtout pendant une promenade 



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BORAX VENETA. UT 

' en voilure. — Pression el élancemenis dans la région ûeè reins. 

— Douleurs dans les hypochondres elje bas-venire, comme si 
^es corps durs et;lranchanls s'y remuaient. — Pincement dans 
le vèntfeayec diarrhée. — Accumulation de flaïuosités dans le 
ventre et sortie fréquente de vénls^ 

0éllev.-^ Selles fréquentes^ motïes ou diarrhéiques^ avec pince- 
ments et borborygmes dans le ventre. — *Selles verdâtres (chez 
les enfants). — *Diarrhée muqueuse. — Écoulement abondant de 
glaires pâles, jaunâtres ou brunâtres, el de sang par Vanùs, 
avec maux de reins. — : Démangeaison^ contraction el élance* 
ments à l'anus et au rectum. 

Virlnea. — Envie inutile d'uriner avec douleurs incisives à Tu- 
rèlhre, el ballonnement dans la région des reins. — Envie pri^- 
sanfte d'ûrinér. — Émission fréquente d'urtnes, même la nuft. 

— *Fétidité' acre de Turine. — Cuisson dans Turèthre après 
avoir uriné el surtout au loucher, même hors le temps de ré- 
mission des urines. 

• Partie» irlrlles. — Absence de l'appétit vénérien, -r- ÉrQC- 
lions avec tension douloureuse, le matin eh s'éveillanl. 

Seules; — Règles trop hâtives et trop fortes j decouléui^ rouge 
pâle. — Pendant les règles, douleurs pulsatives à la tète, bour- 
donnetiaenl dans les oreilles, nausées avec douleurs à Testomac 
el aux reins, ou élancements et pression dans les aines. — 
*^Flueurs blanches^ corrosives el épaisses comme de l'amidon. 

— *Stérilité. — Ûouleurs aux mamelles en allaitant. — Écou^ 
lement da làil qui ise caille promptement. 

lémrjniL. — Douleurs traclives aiguës au larynx jusque dans 
la poitrine avec envie de tousser. — Ranci lé dans la gorge avec 
élancements Iractifsen toussant el en éternuant. — Toux sèche^ 
causée par un cfaaloâtllètnent et grattenhenl dans la gorge, avec 
pression à la poitrine. — Toux sèche, élique, avec élancements 
dans le côté droit de la poitrine et les aines, soulagée en se la- 
vant avec de l'eau froide, augmentée en buvant du vin. — 
Toux nocturne. — Toux avec expectoration d'une odeur et d'un 
goût de moisi. — En toussant, expectoration de mucosités avec 
stries de sang. 

Poitrine. — Respiration difficile avec besoin de respirer pro- 
fondement^ el élancements au côté droit de la poitrine. — Op- 
pression constriclive de la poitrine, surtout en montant l'esca- 
lier. — Haleine courte après avoir monté un escalier, avec 
élancements dans la poitrine en parlant. — Ëtouffement avec 
pesanteur à la poitrine. — ^Élancements dans la poitrine, sur- 
tout au côté droite el principalement *en bâillant, en toussant, 
en respirant profondément, eu courant, et à chaque elTort cor- 

12. 

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fftS BOEAX VBNftIA. — BODKAFÀ^ 

porel. -*- "Élancements trqctifs dans les muscles Mer^ostçtuBB 
*(lu côté droit» jusque dans les aines, augmentés par fé moindre 
mouvement de la poitrine ou des bras, avec impoistbtlit^ de 
rester couché^ sur le côté affecté. — Dooleun de poitrine soula- 
gées surtout étant couché traaqiiUlciBent sur le doa oii en 
marchant lentement, et en appoint avec la main syr lapiutie 
malade. — Sensatioa comme al le cœur était du côté droit et 
<ju'il dût être écrasé. - — 

Vronc. — Démangeaison et fourmillement au sacrum*. >^ Ddu- 

leurs pressives et brûlantes aux reins^ surtout en étant assis et 

en se baissant. '— Douleurs vives et tractives entre les omopltP' 

. tes, sur l'épaule et à la nuque, avec impossibilité, de se tMii«^<y. 

— Furoncle dans l'aisselle. .. 

Bra». — Sensation aux maina comme si elles étaiept cooTertea 
d'une toile d'araignée. — Douleurs pulsatiTes «u bout dp pojice» 

' le jour et là nuit^ empêchant de dormir. — Douleurs pr^jfijtes^ 
chaleur et rougeur des doigts, comme des engelures. — Pustules 
aux doigts, avec .gonflement et suppuration du iiie|Dbr6 affee^. 

àuniklbéà^— Vésicules rongeantes avec ulcéraUQ9.sp.us«ciiti|i^ 
aux fesses. —Douleur brûlante àuif: cuisses. — Jnfim^fMtim 
érysifélateu^e et gonflement de la jambe^ et du pied, pc inçipale» 
ment après avoir dansé longtemps, et quelquefois «ivéo dou- 
leurs tractives, brûlantes et ténsives, surtout au toucher, -* 
Élancements dans la plante dés pieds. — Douleur d'excorijation 
au talon. ^ Douleurs brûlantes, ^ chaleur et rougeur des orteils, 
comme par dés engçlures. — Térébration lancinante aux cors, 
surtout par un temps pluvieux. .... 



99. - BOUNAfA. 

.BOUN. — Radixhotmtif», Hadig/erulm glamem t nôkMdtf bounafti.— SUt, nat, 

€l prép. rharmic. hoo|<9op., p. 174. 
Aktibotii? 
CoMPàftBft ATric : Bell. bry. pnh. 



CLINIQUE. — Quoique ce médicament n'ait encore reçu 
qu'un petit commencement d'études, les symptômes connus con- 
tiennent cependant des indications importantes qui justifient rem- 
ploi qu'on en a fait jusqu'ici en pratique et d'après lequel on l'a 
trouvé efficace contre : -— Ophihalmies chroniques ; Gencivites ; 
Gastrites ; Catarrhes bronchiques chroniques ; Vaginite chronique. 



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BOiniAFA. -r IIOVISTA. U9 

STHPTOinS. — Ulcères indolents, chroniques. 
Moral irisie, abattu ; grande disposition aux pleurs; crainte de 
la mort; inrpaticnce et colère;, .désir ^e, la solitude; grande in- 
stabilité des pensées;'*TépugnaticelKnri^ toute occupation. 
Tête entrepi^ise; accès firéquents de vertige; cbaleur brûlante 
dans la tèté, surtojut au front ; accèai de migraine; sensation de 
froid glacial à Tocciput. 
Yenx collés,le matin ; ^inflammation des yeu^, 
iVeisTougé et sensible aiî toucher; ulcère dans lé ûez; çroûlek 

brûlantes et démangeantes dans les narines. 
Face couverte de petites papules rouges à pointes blanches, 

datiiBlesfk«ori^etlabat*be''dti>iâ«ntoii.' ' — » / • ' 
lleiii« attaquées de différentes douleuirs^ arec eiacerbation no&>- 

tume; "fnflammaiion des gencives, 
■ottciie pleine d'aphthes; sensation coinme si Ton 8*âaii brûlé 

la langue; mauyaise haleine; saliVe d'un goût amer. 
Mgeatlon lente avec renvois amers; forte soif. 
Oans TBptaame sensationi^nstafHe dQchal^r avec IrAnphéç^; 

craaap^ d'içslomac^ 
Ventre tendu et gonflé ; ardeur brûlante dans le ventre; ain- 

sation de chaleur e| de pesaateui^ duos Thypogasire* 
•elle* diarrbéîques, jour e| nuit, mais .plus fortes la nuitjéva- 
çuaiioos jaunâtres, liquides, aqueuses, ayec brûlement et ron- 
. gemen|t da^s Tanua; hémorrhoîdes ayec brûlements, élance- 
. roentg, rongemeutet picotemeqt; coliques pendant et après les 
selles. 
Béi^^ ^rop hÂtiyes et plus abondantes; leuçorrhép d'un mueue 
blanc ou jaune^ clair ou épais, avec sensation de chaleur et 
rongement dans les parties ; forte excitation de Tappétit véné- 
rif^n ; *>ipflammatioa opiniâtre du vagin. : 

VouiL sèche ou humide, surtout par un air froid ou humide; 
<H;at|rrhe broncbiiiue opiniâtre; toux forte, creuse, eçcpectara- 
tian épaisse, abondante, blanchâtre ou* jaunâtre* 
C^ar battant plus fort ; sensation de chaleur et de constriction 

dans la région du CQsur. 
Coa rpîde. 
Braa et doigts roides. 

Ilenitorea Infiérlenra roides ; furoncles aux cuissee et aux 
fesses ; sensation de froid le long du nerf sciatique. 



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140 4 BOVISTA. 



50. - BOVISTA. 

BVS. — > Boviftt. '— Haktlavb it Tkiiiks. ^ But. nat. el prcp.Phannac. homœop.« 
p. 174. ~ Doêê tuilie : 50. — > Durée d'action : jusqu'à 50 jours dans quelques 
affections chroniques. 

Amtidotis : Camph. 

CoMPAEBa AVBc : Bell. bry. carb-a. carb-veg. kal. merc puis. sep. siJ. spig. stront, 
vératr. 



CLINIQUE. — Ce médicameat a été .empbjé coptre des 
dartres^ des ulcères aux lèvres el des panaris; affectious dans 
lesquelles il a sonveni éié d'une graode efficacité, lorsque le reste 
des symptômes Tavait indiqué. 



BTtfPTQSIES GÉNÉRAUX. — Grande lassitude et manque dé 
force, surtout dans les articulations. — Bouillonnement de 

-'Sadg. 

Peau. — Peau flasque ; des instruments obtus y laissent une em- 
preinte profonde. — Prurit, surtout quand on a cbaud^ et tel 

- qu'on n'éprouve aucun soulagement par le grattement. — Bou- 
tons et éruptions miliaires avec démangeaison brûlante. — 

' 'Éruptions suintantes el à croûte épaisse. — Dartres humides. — 
Panaris. — Verrues. — Violents élancements dans les cors. 

ftommell. — ^^ Grande somnolence le matin et le Soir de bonne 
heure. — Sommeil nocturne, agité par des rêves anxieux et 
effrayants. . 

Fléirre. — Frisson avec soif, même près do feu, et la nuit au 

; lit. — Chaleur avec soif, angoisse, agitation et oppression de 

- poitrine. — Suçur le malin, surtout à la poitrine — Lé soir, 
fièvre avec frisson et horripilation dans le dos, avec maux de 

» ventre tiraillants. 

Moral. — Abattement et tristesse quand on est seul. — Mélancolie 
douce avec inquiétude et pensées sombres. — Grande suscep- 
tibilité. — Grande loquacité et caractère trop bo^muoicatif. — 

^ Faiblesse delà mémoire. — Distraciions. «— Gaucherie; on 
laisse tomber tout ce qu'on tient. — On se trompe en parlant et 
en écrivant. 

Vêle. — Ivresse après avoir bu, même très-peu de vin. — Ver- 
lige étourdrssant avec perle des sens. — Douleurs au centre du 
cerveau avec sensation comme si la tète avait augmenté de 
volume. — Mal de tète en s'éveillant, comme après un som- 



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BOVISTA. 141 

meil trop prolotigé. — Mal de lêle étourdissant avec chalerir 
dans les yeux. — Céphalalgie nocturne avec douleurs rnsup- 
porfables quand on lère la lêle. — Douleurs pressives à la lèle 
avec baltemenls comme dans un abcès. — Céphalalgie corn- 
pressive. — Douleurs vives dans la tête avec peuanieur et sf n- 
sation de meurtrissure. — Sensibilité excessive du cuir chevelu 
au loucher. — Chute des cheveux. — Plaques excoriées au cuir 
chevelu. 

Yenx. — Tournoiement douloureux dans les yeux, avec pres- 
sion sensible dans les orbites. — Agglutination nocturne des 
paupières. — Yeux ternes, sans éclat et sans feu. -^ !.es objets 
semblent être plus proches quMls ne le sont récllem^rrl. '* 

OreHiem. -^ Ulcères dans Toreille avec douleiir en avalant. — 
Éruption crqûteusc el humide aux oreilles. — Ecoulement de 
pus fétide par les oreilles. — Diminution el dureté de Touîe 
avec malentendus fréquents. 

Mes. — Excoriation dans les narines. — Narines croûleuses avec 
douleurs brûlantes. — Obturation du nez qui gêne la respira- 
tion. — Coryza. fluenl avec sécrétion de mucosités séreuses et 
embarras à la tête. 

Tlmiffe. — Chaleur aux joues comme si elles allaient éclater. 

— Visage alternativement pâle et rouge. — Extrême pâleur le 
matin au lever. — Térébration et fouillement dans les pom- 
mettes. — Gonflement forl pâle de la lèvre supérieure, du nez 
el des johes. — Lèvres gercées. — Coins de la bouche ulcérés. 

— Douleurs rhumatismales de la mâchoire inférieure, avec 
gonflement et douleurs pulsatives dans les glandes sotis- 
maxillaires. 

Dents. — Douleurs dans les dents incisives supérieures, suivies 
de gonflement de la lèvre supérieure. — Odontalgie iraclive, 
surtout dans les dents creuses, le soir et la nuit, soulagée par fa 
chaleur el la promenade au grand air. — Térébration et fouil- 
lement dans les dents. — Les gencives saignent facilement, la 
nuit, ou en les suçant. 

Bomlie. — Accumulation de salive dans la bouche. — Sensa- 
tion de lorpeui^ dans la cavité buccale. — Bégayement. — Dou- 
leurs incisives à la langue. — Ulcères aux bords de la langue^ 
avec douleurs d'excoriation. — Odeur putride de la bouche.— 
Mal à la gorge avec grattement el douleurs brûlantes. - • 

Appétit; — Goût putride dafts la bouche. — Go^t de sang. — 
Désir de boisson froide, surtout après midi et le soir. — Faim 
ardente et continuelle, même après le repas. — Grande somno- 
lence après avoir mangé, surioul après le dîner et le soir. -^ 
Hoquet av^nt el après le repas. 



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M 3 BOTISTA^ 



». — Nausées hveù disposiUon frileuse depuis le malin 
jusqu*à raidi. — Sensation de froid à restomac, comme par un 
morceau de glace. -*- pression et plénitude dans la région pré- 
cordiale avec tejDSit>n aux tempes et anxiété. 

Tentre. — Douleurs dans la région ombilicale après aToir 
mangé,. comme si le Temre était coupé par des couteaux, — 

^ Yipleniès tranchées aggravées par le repos* — Sensibilité dou- 
loureuse de l'extérieur et de l'intérieur du ventre. — Colique 

. Yiolente avec froid jusqu'à (aire trembler et claquer des dents, 
surtout après les selles. — Douleur d'ulcération et élancements 
dans le Tentre. — Sortie fréquente de vents fétides. 

Selles. —Constipation. -^ Selles dures et compactes. — Diar- 
rbéeà avec coliques, tranchées et douleurs d'ulcération m 
Tentre. 

Urines. — Envie fréquente d'uriner. — Dçuleur d'excoriation 
dans Turètbre en urinant. 

Parties i^lrlles. ~ Augmentation de Tappétit yénérien. — > 
Pollutions fréquentes.^ Après le oo!t,chancellement,emtNurras 
à la tète et engourdissement. -^ Nodosité dure, douloureuse et 
suppurante dans la verge. — Douleurs brûlantes dans les par- 
ties génitales. — "^Leucorrhée corrosive, avec tranchées vio- 
lentes. 

Bégles. — Règles trop hâtives et trop abondantes. — Les règles 
ne coulent que. la nuiX. — Écoulement de sang hors le temps 
des règles. — Leucorrhée acre et corrosive. » Excoriation dans 
le pli des aines pendant les règles. 

liaryux. ^ Enrouement le matin avec nasillement, comme par 
un coryza. — Grattement. et excoriation dans la gorge avec ac- 
cuipulaiiqn de mucosités tenaces. — Toux s^he produite par 
un chaUHiillement, dans la gorge et dans la poitrine. 

Poltriaie. — Respiration gênée et courte pendant un travail 

. manuel. — Oppression consiriciive de la poitrine; tout semble 

y être trop serré. — Points douloureux dans la poitrine. — 

Battement de cœur avec inquiétude, tremblement. Vertiges, 

nausées et mal à la tète. 

OProne, — Sueur d'une odeur forte sous les aisselles, ^ Gonfle- 
ment des glandes du cou avec douleurs teosives et traclLves. — 
""Douleur au dos avec roideur après s'être courbé. 

Bras. — Faiblesse paralytique et douleur de luxation aux arti- 
culations des bras et des mains. •» Tensions daQS.lesr arlicula- 
tiona scapulaires, comme si les tendons étaient trop courts. ^ 
Sensation de paralysie dans Tartère de Tavant-bras. — Tirail- 
lement crampoîde aux articulations des mains. — Douleurs 
lancinantes dans les articulations des mains en saisissant qoel- 



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BaOMUM. i4S 

qu6 chose: — Manqde de force dans les mains, d'e soHe qu^dlës 
laissent tomber ies objets les plos légers. -^Dartl^'humide^^u 

dos dé la lùain. ' " -, «^ > 

l«aU»e«. — Fottrmfflêfmerit A érigbnrdi^tstfmént <&ns les jambes 
atec impossibilité de se tenir cleboat. -^ Etanceméhts Idans les 
articukirons dés genoux et des pieds. — Forte tension aux moU 
letd et aux jambes, comme si tes tendons étaient trop courts. 
— Crampes aux ttidliets^ le matin an lit. — Miliaire aux 
jambes. 



9i. — BEOlfUM. 

BROM. ~ Brame. *- BBBiiia, Afebive^ dfedUpr, ^ Bitt, Ml. il prip. I^himae. 
homœop., p. 90. -» Quoi qtt*eB •i«iit4it4M divagationf dn spéemcUtii» l«i der- 
nières dilutions de ce médicament agissent, selon les obsertations profondes du 
docteur Hering, tout aussi longtemps et d'une manière tout autisi positive (^ue 
celles des substances moins Tolatiles. Toici, dn reste, ce que dit à eè sujet ^cetpb- 
aermtettr jndicieui. et habile : > « Prendre pour base la velatilité dtt;brome pour en 
eooohireaur son action pâssag^rei Ciest là une, signature par trop grossière. I^ 
substances volatiles sont celles qui se dissolvent facilement à Tair. Tous les mé« 
dicaments volatils sont absorbés par Tair, lorsqu'ils arrivent en contact avec celiu-ci 
dans le san^ Tcineux des poumofus. Mais d'abord H faut' qu'ils arrivent là, et 11 y 
a toujours un chemin à parconrir avant qu*ils y arriveat. Puis, il y a encore une 
grande différence entre le brome qui a été inspirt^ et celui qui est expiré. Quel 
champ entre ces deux phénomènes pour produire des effets 1 Entendre dire (par 
les spécificistes) que cette volatilité du brume pourrait constituer un régutalif im- 
portant pour aoâ administration dans les basses dilutions seul'ement et peur la ré- 
pétition fréquente decelles-ch% ceci sonnera très-agréablement aux preiUesde ton» 
ceux dont le plus grand défaut n'est pas précisément celui de trop raisonner. Le 
médecin dont le but se borne à faire exhaler i ses malades des vapeurs de brome, 
aura besoin, en effet, de bien obserrer le «régnlatifi cité) mait celui qui veut 
arriver à des effets curatils doit obserrer eea derniers» et alors il Terra ce qui 
arrivera. Oti les médicaments les plus Tolatils, tels que Vata /œiida, Vactdejlvo' 
riqvet la valériane, le mtue, ainsi que ceux qui sont bientôt, avec une prompti- 
tude égale, rejetés par l'urine, toutes ces substances pouvant produire des effets 
très-durable» dans l'organisme, et les mêmes dictateurs ordonnant les mêmes 
basses dilutiona et les mêmes répétitiop» fréquentes pour las médicameuts le» 
moins volatHs, il en résulte que dans cette ordonnance il y a très-peu de traces 
d'un rûsonnement éclairé. Mais ce n'est pas là non plus ce que cherchent ces 
écrivains; ils n'écrivent que |k>ur ceux qui se laissent éblouir et qui aiment mieux 
iuiTre le char des autres - que de poursuivre eux-mêmes des idées. ■ 

jkMTûOf as i G«* ammomac, ammoniaçue liquide^ vapeur t alcooliquei} contre les 
fortes doses allopathiques de cette substance : Op. magn. eamph» 



GÉMÉRALITÉS. — . Les souffrances paraîssenl plus prononcée^ 
à la chalefur de la chambre, aiusi que dans la position couchée 
OU assise, et dans le repos eu général ; le mourement Its fait 



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144 BEOMIIH. 

moins apercevoir; le grand air parait les améliorer. — Plusieurs 
symptômes, surtout ceux du poumon, semblent plus prononcés 
du côté droit ; d'aulres symptômes affectent au contraire plutôt 
le côté gauche. — Roideur paralytique des membres supérieur»^ 
, et inférieurs. — Fourmillement dans les doigts, avec tressaille-^ 
menis convulsifs.daus les muscles du pied et aulour des genoux. 
— Faiblesse, lassitude et grande /ott^ue^ continuant même après 
la cessation des autres symptômes. — Tremblement général et 
impossibilité de rester debout. 

Peaa. — Couleur jaune de la peau. — L'application extérieure 
détruit proroptement la peau, avec sensation d'un brûlemeat 
violent et inflammation après; appliqué sur des plaies, celles-ci 
prennent un mauvais aspect, et s'entourent de putréfaction ver- 
dâtre, d'odeur cadavérique. — Sensation de quelque chose de 
vivant dans la peau, surtout aux bras et aux jambes. — Furon^ 
des aux btas et à la face. — Augmentation de rembonpoint. 
*— ^^Engorgements scrofuleux. 

Sommeil. — Bâillements toute la journée, avec gêne de la 
respiration. *— Grande envie de dormir le jour, surtout le soir, 
en lisant ou en écrivant, et parfois avec la sensation comme si 
la tête était serrée dans un cercle. „— Difflculté de s'endormir 
le soir. -^ Sommeil agité avec sursauts et beaucoup de rêves. 
' -^ Rêves de morts, de cercueils, de meurtre, de querelles et de 
voyages. — Bouche ouverte pendant le sommeil. — Sommeil 
du matin très-prolongé, non réparateur et étourdissant. 

Fièvre. — Frisson grelottant avec bâillement, pendicuUUions 
et pieds froids, revenant tous les deux jours. — Tiraillement 
dans les membres et tèle embarrassée pendant les frissons. — 
Disposition très-frileuse avec froid extérieur, améliorée par la 
chaleur extérieure. — Chaleur des mains et des pieds, avec 
froid par tout le reste du corps. — Sensation d'ardeur brûlante 
intérieure, parfois comme si c'était entre la peau et la chair. — 
Disposition à transpirer à la suite du moindre exercice. 

Moral. — Humeur triste, morose, avec manque d'appétit et vo- 
missement. — Envie de se quereller. — Laconisme. — Grande 
activité et besoin de faire des travaux intellectuels. — Répjur 
gnance pour ses affaires ; on croit devoir les quitter. — Faiblesse 
de mémoire, qui fait qu'on oublie facilement. — Erreur des- 
serts t\. visions : l'on croit avoir derrière soi des personnes étran- 
gères, ou il semble que toutes sortes de choses dansent sur la 
terre devant les yeux. 

Vélo. — VertigeSy\Q soir en se couchant, mais surtout enpassant 
sur un courant d'eau, — Aggravation des vertiges par un temps 
humide. — Tête entreprise^ comme si elle était entourée d'un 



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BROMUH. 146 

cercle, avec vertiges.'-- Douleur gravative dans le »nciput^ à la 
chaleur du soleil, et dissipée à l'ombre. — Mal de tête après avoir 
bu du lait, une sorte de pulsation dure, améliorée en se cou- 
chant sur le côté droit, les bras posés au-dessus de la tète. — 
Céphalalgie pressive^ surtout au-dessus des yeux. — Douleur 
expansite^ comme si tout allait sortir de la tête. — Congestion 
veineuse et forte injection des vaisseaux du cerveau et de la 
moelle épinière chez les animaux. -— Douleur au fond du cer- 
veau^ pressant par secousses sur les yeux et la racine du nez.— 
Céphalalgie frontale, alternant avec des maux de reins. — Cha^ 
touillement aux téguments de la tête. — <>Tête maligne f. 

Yeux. — '^Élancements dans les yeux et les paupières, — "Elati- 
cements pulsalifs dans la paupière supérieure gauche, se ré- 
pandant vers les sourcils, le front et la tempe, augmentés par 
la pression, le mouvement et la position courbée, améliorés par 
le repos, et rendant tout travail impossible. — Brûlemenl dans les 
yeux, avec serrement spasmodique des muscles circulaires, lar- 
. moiement, oppression, toux et tète entreprise. — Froid et lour- 
deur des paupières, avec grande difficulté de tenir les yeux 
ouverts. — Larmoiement, surtout de rœil droit. — Inflammation 
des yeux, avec ramollissement et ulcération de la conjonctive. — 
Pholophobie. — Eclairs devant les yeux. — En lisant, le soir, 
quelquefois perte momentanée de la vue. — Pupilles dilatées 
(chez les animaux), 

Oreille*. — Brûlements, battements, élancements et bourdon- 
nement dans les oreilles. — «Engorgement chaud et dur de la 
parotide droite, avec gonflement de Tarticulation sous-maxil- 
laire, craquement dans Toreille en marchant ; mal à la gorge 
et gonflement des amygdales. 

Viem* — Boutons au nez et au fond de la langpe. — Gonflement 
douloureux au côté gauche du nez, comme s'il allait se former 
une pustule. — Croûtes et écorchure dans les narines, avec gon- 
flement des ailes. — Épistaxis, avec soulagement des souf- 
frances de ta poitrine et des yeux. — Sensation de plaie dans la 
narine comme si des poils étaient arrachés, et qu- un rhume 
allât se déclarer. — Elernument ébranlant, suivi d'obturation 
du nez. — Coryza fluent, avec obturation et excoriation surtout 
de la narine droite, et éternument fréquent. — Coryza opinid^ 
tre avec excoriation des bords des narines et de la peau au- 
dessous du nez, — Écoulement de mucosilés jaunâtres, tenaces. 

Vlsttffo. — Sensation de chaleur, surtout au-dessous du nez, 
avec chatouillement, comme si une toile d'araignée couvrait cet 
endroit. — Couleur pâle de la face. — Tressaillements convul- 
sifs à la face, par suite du grattement et du brûlemenl à la 

6« ÉDIT, — T. 1. 13 



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14 6 BROMUM. 

gorge. — Ghalouillement et fourmillement aux joues et aux 
pommettes. — Brûlemçnt à la lèvre supérieure, qui en même 
temps paraît très-lisse. — Desquamation de la lèvre excoriée. 

Dents. — Battement dans les dents. — Douleurs dans les dents 
cariées, avec^ sensation en les serrant comme sî elles étaient 
trop longues. 

Boaclie. — Boutons à la partie postérieure de la langue. — 
Sécrétion de salive augmentée. — Salivation. — Inflammation 
des glandes salivaires (chez les animaux). 

dorure. — Brûlement et douleur d'excoriation dans la gorge ; 
brûlemenl jusque dans Tœsophage et Testomac. — Etat inflam- 
matoire chronique de Tarrière-gorge. — Inflammation des mem- 
branes de la gorge, avec eacsùdation de lymphe plastique. — 
®Mal à la gorge avec gonflement rouge rosé des amygdales , en- 
gorgement dur et chaud de la parotide droile; renâclement de 
mucosités; élancements et pression dans la gorge pendant et 
hors le temps de ladéglutiliou; déglutition diffîcilé et auga>en- 
tation des douleurs en avalant des liquides. -^ Rougeur réti- 
forme de la membrane muqueuse dans la gorge^ avec de nom- 
breuses eicoriaiions. 

AppétU et Goâl. — Goût acre ou acide dans la bouche. — 
L'eau aune saveur salée,le malin à jeun. — Répugnance pour 
Teau froide. -— Appétit augmenté et bonde digestion. — Désir 
de choses acides^ après Tingestion desquelles les symptômes 
s'aggravent cependant^ suivis de diarrhée. — Répugnance pour 
le tabac à fumer, lequel produit des nausées et des vertiges. 

BstoBuac. — Nausées et envie de vomtr^ parfois avec brûlement 
dans la gorge^ depuis la langue jusqu'à Testomac. — Rapports 
fréquents, avec vomilurrtions répétées qui font remonter beau- 
coup de glaires. — Augmentation de la sécrétion muqueuse, avec 
dégoût et rapports fréquents. — Rapportis d'un goût d'oeufs pour- 
ris. — Vomissement de mucosités sanguinolentes ou de matières 
acides. — (Vomissement très-fétide et vomiturition qui épui- 
sent les forces jusqu'à faire mourir.) — Sensation de y'iûe dans 
Teslomac. — Pression dans l'estomac, comme par une pierre, 
ou avec envie de vomir, rapports, coliques et borborygmes. — 
Chaleur et brûlement dans Testomac. — Inflammation de 1-es- 

. tomac. — SuglUations, comme de petits ulcères dans restomac. 

— Après la mort^ membrane muqueuse de l'estomac, d'une 
rougeur rétiforme, ramollie ou épaissie^ et parsemée de taches 
noirâtres et d'ulcères gangreneux. 

Ventre. — Inflammation du diaphragme, delà rate et du foie, 

— Douleurs dans l'hypochondre gauche pendant plusieurs jours, 
et sensation comme s'il y avait là une boule< — ^Engorgement 



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BROMUM. t47 

et iudaratîon de la rate par suite d'une gonorrhée mal traitée, 

— Après avoir fumé du tabac, pincement violent dans le ven- 
tre, amélioré en pressant dessus, aggravé par des mouvements 
prompts. — Coliques et borborygmès» — Inflammation des in- 
testins^ avec veines injectées, rougeurs réliformes, épaississe» 
ment de la membrane muqueuse et gonflement des glandes du 
mésentère. — Adhérences prononcées entre les înlestins. — 
Inflammation du péritoiney avec exsudation d'eau et de lymphe 
plastique. — Forte extra vasation de sang dans la cavité du 
bassin, le long des deux muscles psoas. 

Ano» et Scelles. — Sortie fréquente de vents inodores. 
Selles comme le crottin de mouton, dures, tenaces, brunes et 
luisantes-. — Selles raines les premiers jours, puiâ, deux fois par 
jour, plus liquides et plus abondantes. — Selles diarrhéiques 
en forme de bouillie. — Diarrhée stercoreuse, jaunâtre, précédée 
de; tranchées et de borborygmes. — Selles liquides, la nuit, — 
Parfois beaucoup de mucosités avec le» selles diarrhéiques. — 
Selles liquides avec des points sanguinolents. — Selles verdâ- 
très ou brunâtres. — Diarrhée fétide. — Selles semblables à du 
goudron et d'une odeur cadavéreuse. — Ténesme pendant et 
hors le temps des selles. — Diarrhée stercoreuse noirâtre, avec 
boutons hémorrhoïdaux très-douloureux (allégés par caps., et en 
les mouillant de salive). — Douleurs dans le ventre et aux reins, 
comme pendant les règles, avec fréquente émission de vents. 

tJrlii«>». — Sécrétion urinaire diminuée. — Émission de quel- 
ques gouttes après avoir uriné. -^ Brûlement dans Turèthre 
après avoir uriné. 

Parités viriles. — Pincement pressif dans la verge, da- 
vantage vers le côté droit. — Activité des testicules augmentée. 

— Sensation de froid dans le testicule droit. — *Gonflem,ent 
des testicules, ®avec gonorrhée chronique, ou du côté gauche 
seulement et avec douleur d'excoriation. — Érections le matin. 

— Pollutions. — Éjaculation prompte pendant le coït. 
Règles, etc. — Sortie bruyante de vents du vagin. — Douleur 

d'excoriation dans la vulve. — Sang des règles d'un rouge vif. 

— ^'Métrorrhagie passive. — Règles trop hâtives et trop fortes. 

— ^Suppression des règles. — Avant l'époque, hiaux de reins, 
sensation de faiblesse et manque d'appétit, ou bien élancements 
dans le bas-ventre, améliorés étant couché dans une position 
courbée. — Â Ventrée des règles, céphalalgie, particulièrement 
au front, avec sensation en se baissant, comme si les yeux 
allaient sortir de la tète. — ^Douleurs spasmodiques contrac- 
tives à chaque époque, suivies de douleurs d'excoriation dans 
le ventre. — Engorgement des mamelles. 



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148 BROITOM. 

I««rynx et Voax. •— Inflammation du larynx, de la trachée- 
artère et des bronches, avec des stries rougeâtres ou des rou- 
geurs foncées, surtout là où la membrane du larynx entoure la 
glotte. -— Exsudation de lymphe plastique dans le larynx et la 
trachée-artère. — Enrouement et aphonie, avec forte sensation 
d'excoriation ei de raucilé dans la gorge. — Sensation de froid 
au larynx, surtout en ins'pirant, après le déjeuner, et améliorée 
après s*étre rasé. — Sensalion de contraction dans le larynx, 
autour de la fossette, comme si Pèn pressait sur cet endroit. 

— Chatouillement dans le larynx, excitant la toux. — Toux 
rauque, sèche, creuse. — Toux fatigante, ne permettant point 
de parler. — Toux excitée par un chatouilleçient continuel 
dans le larynx, ou bien en inspirant profondément. — Toux 
avec accès de suffocation, comme par les vapeurs du soufre, 
avec céphalalgie sourde, pressive. — Toux spasmodique, d'un 
son croupal, sibilant, rauque, avec dyspnée et éternument. — 
Toux avec vomiturition. — Dans les expérimentations faites sur 
les mammifères rongeurs, la toux ne s'élant jamais déclarée, 
le docteur Bering conclut de là, qu'il ne faudra administrer le 
brome ni contre le croup, ni contre la toux des personnes dont 
la position des dents aurait de la similitude avec celle des mam- 
mifères rongeurs. 

Poitrine et Respiration. — Oppression violerUe de la 
poitrine, parfois avec toux, mal de tète et vertiges. — Respira- 
tion difficile , avec besoin continuel de respirer l'air, plus forte 
le matin, améliorée en marchant, ainsi que le soir et la nuit. 

— Bâillement continuel pendant la gêne de la respiration, -r 
Sensation comme si la respiration était arrêtée par un obstacle 
au milieu de la poitrine. — Sensation de plénitude dans la 
poitrine et la gorge^ comme si un corps mou était entre les 
poumons et le sternum. — ^Gêne asthmatique par suite de la 
rougeole, chez une jeune fille, ne permettant ni de marcher 
vite, ni de monter Tescalier, sans produire un grand épuise- 
naeril. — Respiration très-dif/icile, avec- bouche et nez pleins de 
salive et d'écume, larmoiement^ toux, envie de vomir, vomituri' 
tion et vomissement écumeux, hurlement rauque (chez des 
chiens), battements de cœur irréguliers, grande faiblesse jusqu'à 
la prostration, tremblement et froid par tout le corps, selles liqui- 
deSy pouls très-fréquent, — Sensation de faiblesse et de fatigue 
dans la poitrine. — Douleurs (tensives ou contractives) dans la 
poitrine, surtout du côté droit, — Poitrine comme contractée, 
avec gêne de la respiration et toux sèche excitée par.un cha- 
touillement. — Élancements dans la poitrine^ surtout du côté 
droit, et parfois plus fort en marchant vite. — Inflammation 



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BROHCJM. 149 

. des poumons jusqu'à Vhépatisation, ou transformation des pou- 
mons en une substance tuberculeuse purulente. — Congestion 
irers la poitrine. — Palpitations fréquentes, parfois avec op- 
pression dans la région du cœur, besoin de bâiller et sensation 
comme si l'air inspiré était très-froid. — Les palpitations ne 
permettent pas de rester couché sur le côté gauche. — Inflam^ 
motion du cœur, avec dureté, couleur rouge foncé, accumulation 
d'un sang coagulé noir, et veines de la poitrine très-engorgées, 
sang décoloré et liquide. — ^Hypertrophie du cœur. — A Texté- 
rieur de la poitrine, chatouillement ou sensation, en y touchant, 
comme si la chair était détachée des os par un coup. 

Tronc. — ^Goitre ? — ^Engorgement scrofuleux des deux côtés 
du cou ? — Roideur du cou, empêchant de tourner la tête, ce 
qui est douloureux. — Chatouillement picotant à l'épine dor- 
sale ; tiraillement froid descendant le long du dos. — Douleur 
d'excoriation aux reins. 

Extrémités sapérteares. — Sensation de constriction 
dans les membres supérieurs. — Douleurs paralytiques dans les 
épaules et les bras. — Faiblesse dans le bras gauche qui est 
comme paralysé. — Lassitude et manque de force dans les bras. 

— Craquement dans Tarticulation du coude droit. — Douleur 
violente dans la main droite, la douleur traverse tout d'un 
couple doigt du milieu, avec battements. — Main droite chaude 
et comme gonflée. — Chaleur aux deux mains. — Déchirement 
et élancements dans les doigts. — Douleur sourde dans toutes 
les articulations de la main gauche, se propageant vers le coude 
et l'épaule. — Déchirement dans les articulations centrales du 
doigt du milieu, forçant, le doigt à s'allonger. — Nodosités au 
doigt annulaire droit. — Roideur des doigts de la main droite, 
faisant craindre de devoir laisser tomber ce que la main tient. 

— ^Arthrite chronique, avec gonflement^ immobilité et diffor- 
mité des articulations. 

Exlrémllés Inférlenres. — Battements dans les extré- 
mités inférieures, la plus forte dans la droite, avec roideur jus- 
que dans les pieds et les orteils, ces derniers sont même dou- 
loureux, le soir pendant la promenade. — Sensation de paralysie 
dans Texlrémité inférieure droite ; faiblesse dans la gauche. — 
Douleur dans le genou et la hanche du côté droit, plus sensible 
pendant le mouvement. — Brûlement et douleur rhumatismale 
dans le genou gauche. — Chatouillement aux extrémités infé- 
rieures. — Le soir, en appuyant le pied, douleur violente dans 
la partie charnue de la plante du pied gauche, avec sensation 
de paralysie dans le genou et la hanche, et suivie immédiate- 
ment de mal de gorge pressif à côté du cartilage thyroïde. *- 

13. 



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150 BROMUM. — B&UCEA ANT(-DTSENTKR1GA. 

Chaleur dans les pieds. — Sensation de froid dam le groà orteil 
gauche, la nuil aussi, au réveil, avec fourmillement. — Dou- 
leurs dans les orteils du pied droit. — Les cors au peiii orteil 
gauche devienneal doubureux el croissent rapidement. 



38. — BRUGEA ANXI-DYSENTERIGA. 

BRUC. ^ Fausse angusture ? t f — Hibutg. ^ Hitl. nai. et prép, Pbârmac. ho- 
mœop., p. 175. -> Médicament peu connu. 



SYMPTOMES GENERAUX. —Sensation de courbature danstes 
extrémités* — Pincement à pkisieurs endroits des membres. — 
Le soir, roideur aux articulations et douleurs tractives aiguës 
dans les membres^ avec élancement dans la tête, aux oreilles «l 
dans la poitrine. — Abattement. — Disposition à étendre les 
membres et à bâiller. — Grande lassitude en marchant. — Le 
soir, surexcitation nerveuse^ tremblement et chancellement en 
marchant. — Irritabilité augmentant le soir. 

Fl«>wre. — Disposition frileuse et avension pour l'air frais. — 
Frissons et froid excessif. — Sueur en marchant, malgré les 
frissons qui apparaissent principalement pendant le repos. 

fiomiiftell. — Somnolence toute la journée, surtout étant assis, 
le matin^ après le diner, et au plus haut degré après midi. — 
Somnolence le soir de bonne heure. — Sommeil plein de rêves 
avec bouillonnement de sang. — Sommeil troublé par des rêves 
confus ou affreux, effrayants. — Somnolence alternant avec 
manque d'appétit. 

Moral. -^ Ë^sprit abattu avec besoin de dormir. — Taclturnité 
et hypochondrie. — Humeur sombre, mélancolique, avec paresse 
et lassitude. — Humeur triste et sombre en s'éveillant le matin. 

Vête et Yeux. — Pesanteur et embarras à la tète^ avec som- 
nolence disparaissant le soir. — Vertiges à faire tomber, le soir. 
— Fourmillement fouillant au sommet. «*— Le soir^ mal à la tête 
après avoir marcM longtemps au soleil. — Céphalalgie derrière 
les sourcils qui semblent être gonflés^ -— Ëlancemenis dans la 
tête, empires en marchant, surtout au soleil. — Mal à la tète 
empiré étant assis, ainsi qu'après avenir mangé. — Yeux ternes, 
gonflés. — Yeux rouges aux angles, le soir. — Démangeaison 
aux paupières. -— Le matin, yeux rouges, brûlants. — Sensa- 
tion douloureuse aux yeux, comme par du sable, obligeant à les 
frotter; 



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BRG€l£\ ANTI-PT8ENTERIGA. 151 

VlMise et Boaeiie. — Dartres farineuses» pruriantes, au 
visage, suivies de desquamation de la peau. — Pâleur du vi- 
sage. — Petits mouvements convulsifs rapides aux lèvres. — 
Douleurs aiguës aux dents et aux gencives, surtout en buvant 
de l'eau froide. — Accumulation de salive dans la bouche, obli- 
geant à cracher continuellement. — Sécheresse et douleur brû- 
lante au gosier, comme par de la graisse tancé. 

Estomac. — Peu d'appétit avec insipidité des aliments, en 
dînant et en déjeunant. — Goût pâteux. — Renvois à vide. — 
Sensation dans l'estomac, comme si l'on n'avait rien mangé 
depuis longtemps. — Sensation de brûlure et chaleur au creux 
de Testomac. — Sensation de battements dans l'estomac et dans 
tout le ventre. — Pression à l'estomac immédiatement après 
avoir bu ou mangé. -^ Après le repas, battements de cœur vio- 
lents, aggravation des maux de tète, fermentation dans les in- 
testins et besoin d'aller à la selle. — Le soir, accès de nausées 
avec douleurs crampoîdes dans le ventre, vomissement des ali- 
ments, et selles diarrhéiques avec grand abattement. 

Ventre. — Pincement douloureux dans le ventre. — Serre- 
ment comme par des griffes dans le ventre, suivi de petites 
selles muqueuses, fréquentes. — Borborygmes au ventre. —^ 
Les maux de ventre cessent après la première selle. — Selles 
trop molles, en trop petite quantité, et trop claires de couleur. 
— Elancements dans le nombril après les selles. — Selles diar- 
rhéiques, suivies d'accès d'évanouissement qui forcent à se 
coucher. — Grande disposition aux selles diarrhéiques avec 
éoliques et flatuosiiés. — Le matin et le soir, selles diarrfaéi- 

. ques. — Le soir, démangeaison à Tanus. 

Poitrine. — En respirant, sensation d'un grand poids sur 
toute la poitrine. — Oppression de la poitrine avec disposition 
frileuse et grande sensibilité au grand air. — Le malin, en 
s'éveillànt, douleur de meurtrissure à rexlérieur de la poitrine, 
avec douleurs tensives en respirant profondément. — Douleurs 
d'excoriation dans l'intérieur de la poitrine, surtout la nuit, au 
lit, le plus fort en étant couché sur le côté. 

liembrc». — Sensation de serrement dans le dos. — Douleurs 
de lassitude aux cuisses et aux reins. — Douleur crampoïde au 
dos.de la main. — Miliaire rouge, élevée, démangeante, au dos 
de la main et sur le corps. — Le soir, sensation de paralysie à 
la cuisse. — Lassitude aux genoux. — Courbure dans Tariicu- 
lation du pied, de sorte que Ton marche presque sur la che- 
ville. — Sensation de brûlure dans les cors. 



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152 BRTONIA ALBA. 



35. — BRYONIA ALBA. 

BBT. — Bryone. ^HABinvinir. —HUt, nal, etprép. Pharmac. hoinœop., p. 175. 

— Dotea usitées : It, 50.— Durée d*aetion : 4 à 5 jours dans les affecfions. aiguës ; 

50 jours dans quelques maladies cfarooiqiies. 
Artidotis : Acoa. cham. igo. n-yota, — La bryonê est Vaniidote de : Alum. clem. 

rhos. mur- ac. senég. 
CoMPAKBB ATKc : AcoD. alum. arn. ars. cbam. cbin. dem.iga. led. lyc. merc. mur-ac. 

nux-Tom.op. pbos. puis. rbus. sqail. seo. — C'est surtout après aeon, nux-vom, 

op. et rhuê, que la bryone fait du bien, lorsqu'elle se trouve indiquée. —Après la 

bryone, on trouvera quelquefois oonvenables : Jlum. rhu»» 



CLINIQUE, — Se laissant guider par Vensemble des sympUknes, 
on yerra les cas particuliers dans lesquels on pourra consulter ce 
médicament contre^ : — Affections principalement des hommes 
adultes d'une constitution nerveuse, on sèche , maigre et bilieuse; 
au tempérament colérique, teint brun, cheveux et yeux noirs ou 
bruns, caractère irritable, avec disposition à des inflammations 
membraneuses, etc., etc. — Affections rhumatismales et arthri- 
tiques, avec ou sans fièvre inQammatoire et gonflement ; Nodo- 
sités arthritiques ; Affections hydropiques; Inflammations locales 
aiguës {et chroniques) ; Souffrances par suite d'un refroidissement 
par un froid sec (vent d'est) ; Suites fâcheuses d'une colère, d*ef- 
forts physiques (d'un tour de reins, etc.)> et d'une vie sédentaire; 
Luxations spontanées; Convulsions et spasmes hystériques?; Té- 
tanos et trismus?; Congestions activés; Paralysies; Tumeurs in- 
flammatoires ; Affections scrofuleuscs; Engorgement et induration 
des glandes?; Ictère; Affections hydropiques ; Eruptions phlycté- 
noides ; Dartres furfuracées; Pétéchies (morb. maculos.); Mor- 
billes et affections à la suite de celle maladie ; Symptômes pré- 
curseurs de la petite vérole et des varioloîdes; Suites fâcheuses de 
la suppression de la scarlatine ; Inflammations érysipélateuses aux 
articulations; Eruptions miliaires des enfants et des femmes en 
couches; Somnambulisme; Fiét^resm/Iammatotre^^ avec affections 
nerveuses, gastriques ou bilieuses, et forte excitation des systèmes 
sanguin et nerveux; Fièvres intermittentes; Fièvres typhoïdes, 
période inflammatoire ; Céphalalgie à la suite d'émotions morales, 
ou après un refroidissement ; Migraine ; Encéphalite (et tnénin- 
gite?), aussi quand elles proviennent de la congélation ; Affection 
cérébrale à la suite du choléra ; Hydrocéphale aiguë; Coryza et 
obturation chronique du nez; Epistaxis, aussi celle par suite de 
ménostasie ; Prosopalgie inflammatoire; Fluxion à la joue ; Gon- 
flement scrofulcux des lèvres; Hoquet convulsif; Anorexie et 



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BRTONIA ALBA. 16S 

dyspepsie chroniques^ arec ou sans Tomissement ; Pituites ; Gas- 
tralgie; Gastrite?; Rétrécissement du cardia?; Affections gastri- 
ques et bilieuses, avec fièvre; Hépatite; Entérite; Péritonite; 
Affections abdominales, par suite d'une vie sédentaire; Ascile; 
Diarrhées, principalement celles par suite d'un refroidissement ; 
Constipation opiniâtre; Diarrhées alternant avec constipation; 
Aménorrhée; Métrorrhagie ; Spasmes hystériques abdominaux; 
Coliques des femmes enceintes ou en couches; Fièvre puerpérale ; 
Phlegmon des mamelles ; Induration des mamelles ; Fièvre de 
lait ; Galactorrhée et souffrances par suite du sevrage ; Consti- 
pation, ophlhalmie et miiiaire des nouveaux nés ; Catarrhe des 
voies aériennes, aussi à la suite des morbilles, ou d'un refroi- 
dissement ; Grippe ; Toux catarFhale, nerveuse, ou cenvul- 
sive, etc. ; Hémoptysie ; Bronchites aigijiës et chroniques ; Pneumonie 
parenchymJat&usej aiguë ou chronique ; Pleurésie, principalement 
chez les personnes âgées et après avoir employé l'aconit; Pieu- 
rodynie; Grippe; Hydrolhorax; Souffrances asthmatiques; Car- 
dite ; Lumbago?; Inflammation pblegmoneuse des pieds; Psoîte ; 
Coxalgie; Luxation spontanée; Inflammation rhumatismale du 
genou ; Podagra, etc., etc. 
>Si^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX. — *Tension, douleurs tractives, 
tiraillements aigus et élancements surtout aux membres, et prin- 
cipalement pendant \e mouvement, avec douleurs insupportables 
au toucher, sueur de la* partie affectée et tremblement de cette 
partie quand les douleurs diminuent. — ^Roideur et élance- 
ments aux articulations^ au toucher, et pendant le mouvement. 

— Le soir, courbature des paembres, avec faiblesse paralytique. 

— *Torpeur et engourdissement des membres, avec roideur et 
courbature. — ^Gonflement pâle, tendu, chaud. — ^Gonflement 
rouge, luisant, de quelques parties du corps, avec élancements 
pendant le mouvement. — *Douleurs de meurtrissure ou d'w/- 
cération sous-cutanée, ou comme si la chair s'était détachée des 
os, — Pression tractive au périoste. — ^Gonflement et indu- 
ration des glandes. — «Nodosités dures, à plusieurs parties de 
la peau, comme de petites glandes endurcies. — Wouleurs 
avec frissons et froid au corps, — Tressaillements des muscles 
et des membres. — Convulsions, — ^Aggravation des douleurs 
et des souffrances la nuit, le matin au réveil, ou le soir, vers 
les neuf heures, ainsi qu'après avoir mangé, et par le mouve- 
ment; amélioration pendant le repos. — Malaise général, sen- 



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164 BBTOHIA AUA. 

satioa de serrement, avec frissons causés |»ar la fyressîon des 
habillements. — Tiraillements par tout le corps. — Tremble- 
ment des membres, en se redressant après avoir été couché. —• 
Manque de solidité dans les membres, en marchant après avoir 
été assis. — ^Grande lassitude et faiblesse, surtout le matin 
ou en se promenant au grand air. — ""Besoin de rester couché. 

— Accès d'évanouissement. — Sensation de faiblesse, surtout 
en se promenant à Tair. 

Peaa. — ^Couleur jaune de la peau. — Peau moite, visqueuse. 

— Brûlement et picotement par tout le corps, comme par des 
orlies, après de légères émotions. — Inflammations ^érysipé- 
lateuses, surtout aux articulations. — ""Eruptions urticaires. — 
*^Miliaire, surtout chez les enfants ei les femmes en couches. — 
Nodosités dures dans la peau. — *Erupti<ms pMycténoïdes, 
avec démangeaison rongeante ou brûlante, — ^Dartres furfura- 
céês, avec démangeaison brûlante. — * Pétéchies, — Ulcères, 
avec sensation de froid, ou avec douleurs pulsatives ou cui- 
santes. — Engelures. — Cors, avec pression ou élancements 
brûlants, ou douleurs d'excoriation au toucher. 

Sommeil. — Grand besoin de bâiller. — Grande somnolence 
le jour, surtout après le dtner. — ^Somnolence comateuse^ in- 
terrompue par des délires anxieux. — ^Insomnie^ surtout avant 
minuit, causée par la chaleur, bouillonoement de sang et anxiété, 
surtout à la poitrine. — ""Sommeil troublé parla soif^ avec goût 
amer dans la bouche au réveil. — Impossibilité de rester cou- 
ché sur le côté droit. — Sursauts, avec effroi en s'endormant 
et pendant le sommeil. — Sommeil inquiet, avec rêves confus 
et affluence d'idées. — ®En s'endormanf, cris et délires dès 
qu'on a fermé les yeux. — "Rêves désagréables, chagrinants. — 
Rêves vifs des affaires de la journée. — *Délires nocturnes et 
rêvasseries, avec yeux ouverts. — Gémissements, surtout vers 
minuit. — "Somnambulisme. — Caucbemar. 

Fiéwrc. — * Froid et frissons au corps, même au lit, le soir, 
ou accompagnés de douleurs dans tous les membres et de sueur 
froide au front. — "Frissons avec tremblement, souvent avec 
chaleur à la tête, rougeur du visage, et soif; ou suivis de cha- 
leur avec sueur et soif. — ^Avant les frissons, vertiges et ce- 
phalalgie ; puis frissonnement avec tension et traction dans les 
membres. — °Dégoût pour les aliments et les boissons pendant 
les frissons. — **Chaleur d'abord alternant avec frissons, puis 
chaleur brûlante et soif ; ensuite forte sueur. — "Chaleur uni- 
verselle, sèche y extérieure et intérieure, presque toujours avec 
grand désir de boissons froides. — ^Pendant la chaleur, vertiges 
et céphalalgie. — Accès fébriles avec froid et frissons prédomi- 



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BRÏONIA ALBA. 165 

nanls^ type tierce, nausées et besoin de rester couché^ ou aVec 
douleurs lancinantes dans le côté et dans le ventre, et soirpen- 
dant les frissons et la chaleur. — Au début de la fièvre, toux 
sèche avec vomissement, élancements et oppression à la poi- 
trine. — Sueur froide au front et à la tète. — Sueur abondante 
pendant qu'on se promène à Pair froid. — Sueur huileuse le 
jour et la nuit. — <»Sueur avec anxiété et inquiétude, respiration 
suspirieuse, toux courte et pression sur la poitrine. -^^Sueurs 
abondantes la nuit et le matin, quelquefois d'une odeur aigre. 

Moral. — Anxiélé et inquiétude avec crainte de l'avenir, — 
Pleurs fréquents, — "Désespoir de guérir, avec crainte de la 
mort. — Peur avec envie de s'enfuir, — ** Découragement. — 
»A version pour la conversation. — * Irascibilité et emportement, 
-y Manque de mémoire. — Absence d'esprit moâaentanée. — 
Êlourdissement. — *Envie de choses qn'on n*a pas, et qu'on 
rebute quand on les a. — *Délires et radoteries sur les affaires 
du jour. 

Tête. -— ^Embarras, étourdissement et obnubilation de la tête. 

— Ghancellementel ivresse comme par congestion à la tôle> — 
Etourdissement de la tête. — Vertiges semblables au chancel- 
lement. — <» Vertiges seulement quand on se baisse. — * Vertiges 
tournoyants, sarioui en se levant de son siège, ou en se redres- 
sant après avoir été couché. — Céphalalgie comme après des 
débauches nocturnes. — *Mal à la tête, après chaque repas. — 
*Accè$ de maux de tèle avec vomissement, nausées et besoin de 
se coucher. — *Màl de têie le matin dès qu'on ouvre les yeux. 

— ^Grande plénitude et pesa/nteur de la tête avec pression fouil- 
lante vers le front, et quand on se baisse, sensation comme si 
tout allait sortir par le front. — ^Pression expansive ou com-- 
pression au cerveau. — ^Elancements dans la tète, parfois d'un 
seul côté. — Douleurs ptdsatives, tressaillantes, augmentées par 
le mouvement, avec pression aux yeux. — Congestion à la tête 
avec chaleur au cerveau. — "Douleurs brûlantes au front. — 
*Les maux de tête s' aggravent par le mouvement et -une marche 
rapide, ou quand on ouvre les yeux. -^ Sensibilité douloureuse 
du cuir chevelu, comme par excoriation. — Douleurs traclîves 
et tressaillantes à la tête, depuis la pommette jusqu'à la tempe, 
augmentées par le contact. — Chaleur brûlante de la tête, 
extérieure. -— Sueur froide au front. — Cheveux très-gras. 

Yeux. — Douleurs aux yeux en les remuant. — Pression aux 
yeux, comme s'ils allaient sortir de la tête. — ^Pression dans 
les yeux, comme par du sable, surtout le malin et le soir. — 
Douleurs lancinantes et tractives dans les yeux.— Douleur brû- 
lante aux yeux. — ^Inflammation des yeux et des paupières, 



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166 BBTONIA AtBA. 

avec rongeur. — Gonflement doutonreux des yeux avec sappa- 
ration et conjonctîTe gonflée el rouge. — Gonflement rouge des 
paupières, surtout des paupières supérieures, avec douleurs prea- 
sives. — ^Dartres furfuracées aux paupières avec démangeaison 
brûlante. — Orgelet à la paupière. — Abcès à Tangle interne de 
l'œil. -^ AgglfUination nocturne des paupières, avec larmoie- 
ment le jour, surtout au soleil, et avec vue trouble. — *Yeux 
ternes, vitrés, troubles ou étincelants, et comme noyés de lar- 
mes. — Presbyopie. — Confusion des lettres en lisant. -— ®Noir- 
ceur ou flammes devant les yeux. — ^Photophobie. 

Oreilles. — Douleurs contraciives aux oreilles, avec diminution 
de Touîe. — Elancements dans les oreilles, pendant et après la 
promenade au grand air. — Tumeur comme une bosse devant 
et derrière Toreille. — Saignement par les oreilles. — Sensa- 
tion aux oreilles comme si elles étaient bouchées. — ^Bourdon- 
nemerU aux oreilles. — ^Tout bruit est insupportable aux oreilles. 

nrea. — * Gonflement du nez avec sensibilité douloureuse au tou- 
cher et obturation du nez. — ^Inflammation et ulcération des 
narines. — Ulcère dans les narines avec douleurs rongeantes. 

— ^Saignement fréquent de nez, quelquefois le matin, ou lors- 
que les règles sont supprimées, ou même en dormant. — ^Sé- 
cheresse et obturation du nez, parfois opiniâtres. — Coryza 
fluent avec pression lancinante au front. — ^Coryza sec, par- 
fois opiniâtre. — Mucosités dures, séchant en croûtes. 

Visage. — ^Couleur du visage pâle, jaune, terreuse. — ^Visage 
rouge, brûlant. — Taches rouges au visage. — ^Gonflement 
chaud, bleuâtre et brunâtre du visage. — Douleurs au visage, 
le plus souvent pressives, soulagées par la pression extérieure. 
-— *Gonflement du visage, "parfois d'un seul côté, ou sous les 
yeux et à la racine du nez. — Gonflement de la joue, tout près 
de l'oreille. — Petites nodosités et indurations au visage, comme 
des glandes sous-cutanées. — * Lèvres gonflées et gercées j avec 
saignement et sensation de brûlure au toucher. — "Lèvres se-- 
ckes. — Eruption aux lèvres avec cuisson brûlante. 

Dents. — Uauœ de dents avec besoin de se coucher, augmentés 
la nuit par des choses chaudes; aggravés en restant couché sur 
le côté sain, soulagés en se couchant sur la partie afiectée. — 
Odontalgie tressaillante et tiraillante, BL\ec sensation comme si 
les dents étaient trop longues ou qu'elles branlassent, surtout 
pendant et après le repas. — Douleurs d'excoriation aux gencives 
avec vacillement des dents. — Gencives fongueuses. 

Boneite. — "Sécheresse de la bouche, avec soif ardente. — Accu- 
mulation d'une salive savonneuse et écumeuse dans la bouche. 

— Salivation. — Odeur putride de la bouche. — Langue ""sèche. 



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BRTONIA ALBA. 157 

""chargée d'uD enduit blanc, on sale, ou ^jaune. ^ «^Couleur 
foncée et rugosité de la langue. — Vésicules brûlantes au bord 
de la langue. — ^Parole indistincte par sécheresse de la gorge. 

Ctorge. — Mal à la gorge avec enrouement et déglutition dif- 
ficile. — Douleurs d*éxcoriâ.lion dans^la gorge en avalant à 
vide. — *Sensation de sécheresse et grande sécheresse dans la 
gorge. — Pression dans Je pharynx, comme par un corps dur 
et pointu. — * Élancements dans la gorge au contact^ ainsi qu'en 
tournant' la tète et en avalant. — Mucosités tenaces dans la 
gorge, ne se détachant que par des efforts. 

Appétit. — *Perle du goût. — *Goiit fade^ pâteux, 'putride, — 

• ^Insipidité des aliments. — Goût douceâlre. — Goût amer de 
tous les aliments, ou seulement après ou hors le temps des re- 
pas, ainsi que le matin. — *Soif ardente, parfois après le repas, 
augmentée en prenant de la bière. — On ne boit pas souvent, 
mais toujours beaucoup à la fois. — Grand désir du vin, des 
boissons acidçs, du café, et *mème des choses qui ne se man- 
gent pas. — "^Faioi maladive qui force à manger souvent et peu 
à la fois. — Boulimie, souvent ayec absence d'appétit ou avec 
soif et chaleur passagère, parfois même la nuit. — Perte de 
l'appétit au premier morceau que Ton mange. — * *Répugnance 
et dégoiît pour tous les aliments. — Après chaque repas ^ renvois 
avec pression à l'estomac et à Vépigastre, coliques ou vomisse- 
ment, principalement après avoir mangé du pain. 

Bstomac. — Renvois^ surtout après avoir mxingé, le plus sou- 
vent amers ou aigres, ou avec goût des aliments, — ^Renvois à 
vide. — * Régurgitation des aliments après chaque repas. — 
*Hoquet. — "^Nausées et envie de vomir, surtout après avoir 
mangé des aliments qu'on a trouvés de bon goût, ou quand on se 
lève après avoir été couché. — *Nausées avec envie de vomir 
et anxiété, quand on s'assied ou qnand on s'efforce de boire. — 
Nausées le matin. — ^Vomiturition^ avec écoulement pituiteux. 
— ^Vomissement dès qu'on a bu, surtout quand on a bu après 
le repag. — Le soir, vomissement de glaires. — *Vomissement 
des aliments, 'avec hoquet et vomiturition , ou vomissement 
d'eau amèrë, ou de bile, même la nuit. — ^Vomissement de 
sang. — Elancements au côté gauche du ventre pendant les 
vomissements, — *Pression comme par une pierre dans l'es- 
tomac, surtout après le repas, ou en marchant, quelquefois 
accompagnée de mauvaise humeur. — Douleurs incisives dans 
le creux de l'estomac, comme par des couteaux. — «>Douleurs 
contraçlives dans l'estomac, quelquefois avec vomissement des 
aliments. — Serrement dans le creux de l'estomac et tension 
douloureuse au toucher, avec sensation de chaleur. — *É1an^ 

6e ÉDIT. — T. I. 14 



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158 BRYONIA ALBA. 

céments dans V estomac étant couché sur le côté, ainsi qu'au creux 
de V estomac, pendant le mouvement, quand on marcÂe ou qu^on 
fait un faux pas, — ^Douleur d'excoriation au creux de Tes- 
tomac^ sensible au toucher ou en toussant. — ^La moindre pres- 
sion au creux de l'estomac est insupportable. — ^Sensation de 
brûlure au creux de l'estomac et à V estomac, surtout pendant le 
mouvement. — Sensation de gonflement au creux de restomac. 
— ^Gène des yètements autour de Testomac et des hypochondres. 
Ventre. — ^Douleurs au foie, le plus souverU lancinantes, ten- 
siyes ou brûlantes, surtout au toucher, en respirant ou en 
toussant. — *^Douleurs tractives à Phypochondre, jusque dans 
Testomac et dans le dos^ le matin et après le diner, et parfois 
ayec vomissement. — Gonflement dur dans les régions hypo- 
chondriaque et ombilicale. — Elancements dans la région splé- 
nique. — ^Coliques avec tension du ventre et écoulement d'eau 
comme des pituites» — ^Ballonnement du ventre avec pression 
à l'épigastre, surtout après le diner. — ^Déchi rement dans le 
ventre depuis les hanches jusqu'au creux de Teslomac. — ^Dou* 
leurs crampoîdes, piocement, ou tranchées et élancements dans 
le ventre, principalement après avoir mangé ou bu (surtout du 
lait chaud), quelquefois avec selles diarrhéiques. — Gonflement 
dur autour du nombril. — "^Gonflement hydropique du ventre. 

— Gargouillement et horhorygmes dans le ventre, avec sortie 
de vents; quelquefois seulement le soir^ au lit. 

lielleM. — ^Constipation opiniâtre, — *Excrémenls gros avec 
évacuation difflcile. — ^Selles peu abondantes^ mais durjes et 
comme brûlées. — '^Diarrhées avec coliques, "alternant quel- 
quefois avec constipation et gastralgie. — Selles diarrhéiques 
d'une odeur putride, comme du fromage trop fait, ou avec 
évacuation de matières non digérées. — "^Diarrhée le matin, — 
Diarrhées nocturnes, jaunâtres, avec douleur brûlante à Tanus. 

— Diarrhées colliquatives. — Colique constriciive pendant les 
selles. — Selles diarrhéiques fréquentes, de couleur brunâtre 
(chez les nourrissons). 

Urines. — <»Urines rares, rougeâlres, brunâtres et "^chaudes. — 
Envie pressante d'uriner, avec incontinence. — Emission fré- 
quente d'urines aqueuses. — Envie d'uriner, avec suspension 
. de la respiration en levant des fardeaux. — Besoin d'nriner la 
nuit. — Emission involontaire d'urines chaudes quand on fait 
des mouvements. — Sensation de brûlure et douleurs incisives 
dans Turèthre, avant d'uriner. — Sensation de rétrécissement 
deTurèthre.— -Elancements et douleurs brûlantesdansTurèthre. 

Partie» virile». — Miliaire rouge, pruriante, au gland. — 
Elancements dans les testicules. 



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BRTONIA ALBA. 159 

Bègi^** "^ ^Règles supprimées. — - Règles trop hâtives. — » ®Dott«- 
leurs tractives, aiguës, dans les membres, pendant les règles. 

— Ecoulement de sang hors le temps des règles. — ^Métror- 
rhaffie d'un sang rouge foncé^ avec mal aux reins et à la tète. 

— ^Douleurs brûlantes au fond de la matrice, pendant la gros- 
sesse, augmentées par le mouvement, diminuées par la pression 
et le repos. — Gonflement de lalèvre, avec pustule noire et dure. 

Eiarynx. — "^Enrouement avec disposition à transpirer^ toux et 
râlement dans la poitrine. •— Envie de tousser, comme par des 
glaires; après, douleurs d'excoriation au larynx, augmentées 
en parlant ou en fumant du tabac. — *Tôux, le plus souvent 
sèche, eoDoUée par un chatouillement dans la gorge, 'ou comme 
causée par de la vapeur dans le larynx, avec besoin de respirer 
souvent. — Toux, comme par irritation de l'estomac. — *Toux 
crampoïde, suffoquante, surtout après minuit, ou après avoir bu 
ou mangé, et souvent avec vomissement des aliments, — Toux 
le matin avec écoulement d'eau comnîie des pituites. — ^Toux 
qui semble briser la poitrine. — *Toux avec élancements dans les 
côtés de la poitrine, ou avec douleurs pressives dans la tête, 
comme si elle allait se briàer, ainsi qu'avec douleurs lancinantes 
au creux de l'estomac, ou avec douleurs aux hypochondres. — 
®Toux avec expectoration de mucosités de couleur sale, rou- 
geâtre. — *Toux avec expectoration jaunâtre, — ^Toux avec 
expectoration d'un sang pur, coagulé ou brunâtre, ou de glaires 
avec stries de sang. — En toussant, douleur d'excoriation au 
creux de l'estomac. — Accès d'étouffement ayant Taccès de la 
toux nocturne. 
Poltrlnie. — ° Respiration difficile ou courte, rapide et anxieuse, 
ou suspirieuse, — Oppression avec accès d'élouffement. — *ReS' 
piration empêchée par des élancements dans la poitrine. — Res- 
piration profonde et lente, surtout en faisant des efiforls.— -Be- 
soin continuel de respirer profondément. — Accès de gêne de la 
respiration^ même la nuit, quelquefois avec colique lancinante 
et envie d'aller à la selle. ^ Pression à la poitrine comme par 
un fardeau, avec oppression. — Douleur contractive dans la 
poitrine, provoquée par Tair froid, — Tension dans la poitrine 
en marchant. — ^Élancements dans la poitrine et les côtés, 
comnje par uu ulcère, surtout en toussant ou en respirant pro- 
fondément^ obligeant à rester assis, ne permettant d'être couché 
que sur le dos, et augmentés par un mouvement quelconque, — 
*Gbaleur et douleur brûlante dans la poitrine, avec anxiété et 
serrement. — Sensation dans la poitrine, comme si tout y était 
détaché et tombait dans le ventre — * Battements de cœur, "sou- 
vent très-forts et même avec oppression. 



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160 BRTONIA ALBA. 

Vronc — McU aùœ reins, comme une roideur douloureuse, qui 
ne permet pas de marcher droit. — Pendant le repos, douleur 
de meurtrissure aux reins. — Douleur contracliye, crampoïde, 
par tout le dos. — Brûlement et douleurs traclives an dos. — 
^Élancements aux reins et au dos, — Elancements sous Tomo- 
plate gauche, jusqu'au cœur, fortement augmentés par la toux 
et la respiration. — Pression sur l'épaule , avec élancements 
en respirant profondément. — "^Roideur rhumatismale et tension 
à la nuque et au cou, — Taches rouges aux côtés du cou. — 
Miliaire rouge au cou, avec forte déo^ngeaison. — Sueur aux 
aisselles. 

Bras. — *Douleurs tractives aux articulations de l'épaule et des 
bras , avec tension, élancernents , et gonflement d'un rouge lui- 
sant. — Douleurs tractives dans tout le bras et jusqu'au bout 
des doigts. -^ ^Mouvements convulsifs, tressaillement et trem- 
blement des bras. — ^Douleurs. brûlantes et lassitude aux bras. 
— Tremblement continuel des bras et des doigts. — Gonfle- 
ment du bras autour du coude. — Élancements aux articula- 
tions du coude et de la main^ avec pesante^ur des mains. — 
Miliaire rouge à Tavant-bras. — * Douleur de luxation à l'arti- 
culation des mains , en les remuant, — La nuit y inflammation 
du dos de la main , avec douleur brûlante. — Gonflement des 
mains, — Sensation de torpeur dans la paurtie des mains. — 
Douleurs lancinantes aux doigts en écrivant. — Gonflement 
chaud et pâle des articulations des doigts. — Tressaillement des 
doigts en remuant les mains. 

«iambes. — "Craquement et déboitement du col du fémur, en 
marchant. — Douleurs tractives aux cuisses, — ^Élancements 
dans la cuisse, depuis la fesse jusqu'à la cheville du pied, avec 
douleurs insupportables au toucher et pendant le mouvement, 
ainsi qu'avec sueur par tout le corps» — Lassitude et manque 

. de solidité dans les jambes, surtout en montant un escalier. — 
Paralysie des jambes. — *Roideur tensive et douloureuse dqs 
genoux. — Gonflement rouge et luisant des genoux, avec élan- 
cements violents , surtout en marchant. — Chancellement et 
fléchissement des genoux pendant la marche. — "Elancements 
tensifs et douleurs crampoïdes dans les genoux, avec "^tension 
jusque dans les mollets. — "Douleurs vives dans les genoux, 
s'élendant jusqu'aux tibias. — ^Élancements tensifs et tractifs 

'f dans les mollets jusqu'à la cheville des pieds, avec gonflement 
rouge luisant des parties affectées. — Crampes aux mollets , la 
nuit et le matin. — Lassitude des jambes en marchant et en 
restant debout. — * Gonflement des jambes, s'étendant jusqu'aux 
pieds. — "Ulcères putrides aux jambes. — *Douleur de luxation 



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BRYONIA ALBA. — GALADIUM SEGUIISIIM. 161 

à rartîculation du pied, en marchant. — *Gûnflement des pieds, 
avec rougeur et chaleur, douleur de meurtrissure en étendant 
les pieds , tension en les remuant , et douleurs d'ulcération au 
eootact. — Élancements dans les pieds, la planlc des pieds et 
les orteils, surtout en appuyant le pied. — Cors avec pression, 
ou avec élancements brûlants, ou avec douleur d'excoriation 
au toucher. 



34. — GALABIUM SEGUINUH. 

CALâD. — Pédiveaux vénéneux. — HiRina. — Hist. nat. et prép. Phannac. ho- 

mœop., p. m.—Dose usitée : 50.— Durée d'action: jusqu'à 50 jours. 
AirriDOTis : Les mêmes T 
CoHFiin AVKc : Caps, carb-veg. obia. graph. iga. merc* nitr-ac. phosph. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Aversion pour tout mouve- 
ment, avec envie continuelle de rester couché. ?— Légères 
attaques d'évanouissement, après avoir écrit ou médité^ ainsi 
qu'en se levant de la position couchée. — Diminution de tous 
les symptômes après un court sommeil le jour, et dispari- 
tion du mal pendant la transpiration. — Chaleur brûlante sur 
de petites parties de la peau, avec besoin de les toucher du 
doigt. — Sensibilité douloureuse des piqûres de cousin. — A 
l'avant-bras ou à la poitrine, miliaireà gros grains avec prurit, 
et chaleur alternant avec oppression. — Souvent , sensation 
comme si des mouches couraient sur la peau surtout à la 
face. 

ttoniiiietl. — Envie de dormir, avec besoin de se couclicr le 
jour, sans pouvoir dormir, et avec horripilation et embarras de 
la tète. — Assoupissement, et sommeil durant lequel on se 
souvient de tout ce qu'on avait oublié pendant la veille. — 
Sommeil trop léger pendant la nuit. — Gémissemenls et san- 
glots anxieux pendant le sommeil, avec violents mouvements 
convulsifs dans les membres. 

Fléwre. — Fièvre avec douleur dans les oreilles et gonflement 
des glandes sous-maxillaires. — Fièvre avec froid et soif, res- 
piration haletante, rhume de cerveau et pulsations dans la 
poitrine. — Le soir, fièvre avec sommeil qui cesse régulièrement 
à la disparition de la fièvre, — Après la chaleur, sueur qui 
attire fortement les mouches. 

Moral. — Craintes et inquiétudes, surtout sur sa santé. — An- 
goisse avant de s'endormir le soir. — En se rasant, angoisso 

14. 

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16) GALADIDM SBGUmCM* 

et peur de se couper. — €ri8 et pleurs comme ceux d'un 
enfant. 

Vêle» Yeaxt etc* — Tèle embarrassée avec tournoiement et 
nausées. — Quand on se couche ou qu'on ferme les yeux, ver- 
tige, comme si Ton était percé. — Après avoir été couché, 
céphalalgie au côté sur lequel on a reposé. — Chaleur à la tête* 
qui monte du bras vers le haut. — Cuisson brûlante dans les 
yeux. — Ouïe extrêmement sensible, surtout quand on s^endort. 
— Accès de surdité légère et passagère. — ® Bruissement dans 
les oreilles. — Rhume de cerveau le soir, avec douleur brû- 
lante dans le nez et élernument. — Maux de dents térébrants, 
avec élancement jusque dans Toreille. 

Appétit* — Goût pâteux, herbacé, dans la bouche. — Grand 
désir de fumer du tabac. — Manque de soif avec aversion pour 
Teau froide et sécheresse du pharynx et de Tcesophage. — Sen- 
sation de vide dans l'estomac, sans faim, mais qui force à 
manger vite. — Après le déjeuner, humeur maussade et tète 
entreprise. 

Estomac» — Renvois à vide. — En fumant, envie de vomir et 
d'aller à la selle, ou bien vomissement aigre, émoussant les 
dents qui paraissent trop longues. — Renvois empêchés par 
des douleurs à Testomac. — Nausée le matin avec vertige et 

- élancements au creux de Testomac. — Sensation de vacuité à 
Testomac. — Cuisson brûlante dans Testomac. — Pression et 
rongement au cardia. — Tranchées à travers Tépigastre. — 
Elancements à l'épigastre et rétraction du creux de Testomac, 
avec faiblesse et nausées. — Douleurs pulsatives et fatigantes à 
l'épigastre, après avoir marché. 

Ventre. «^ UTines» — Tranchées crampoïdes dans la région 
ombilicale. — Battement et pulsations ou douleurs brûlantes à 
l'épigastre. — Sortie de petites flatuosités d'odeur putride. — 
Selles de la consistance de la bouillie, et peu abondantes. — 
Après la selle, sortie de mucosités^ et écoulement d'une hu- 
meur séreuse de l'anus. — Après la selle, élancements au rec- 
tum. ^ Souvent envie d'aller à la selle, les selles sont jaunâtres, 
en forme de bouillie. — Térébration et fouillement dans l'anus 
et le sacrum. — Après les selles, sortie de sang par Tanus. -^ 
Sensation douloureuse de plénitude dans la vessie, sans envie 
d'uriner. 

Parties Ylrlles» — Faiblesse des fonctions génitales. — Forte 
sueur au sacrum. — ^ Impuissance avec lascivité. — Parties 
génitales bouffies, flasques, suintantes. — Gonflement et cxco* 
riation du prépuce, avec rétraction après le coït. — Sécheresse 
et rougeur du gland^ qui est comme parsemé de petits pointa 



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CALADIDM SE6D1NU1I. — GALGÂRSA CARBONIGA. 16t 

rouges. — Manque de jouissance et d'éjaculation pendant le 
coït^ ou éjacuUUion trop prompte et sans érection. — Erections 
nocturnes. ^- Boutons au mont vénérien et à Toreille. 

Ijarynx» ^ Trachée-artère et lar^fnx comme contractés, avec 
sifflement en respirant profondément. — Toux, qui parait avoir 
son siège au-dessous du larynx. — Toux avec respiration gênée, 
causée par une pression à Tépigastre, ou empêchée par une 
sensation de pesanteur à celle partie. — Toux nocturne, sourde 
et faible, qui empêche de dormir, même le malin. 

IPolirlne. — Oppression, surtout pendantles douleurs brûlantes 

. à Testomac. — Poitrine comme vide, surtout après Texpeçlora- 
tion des glaires. — Pulsation au-dessous du cœur. — Le matin, 
en se levant, douleur de brisement dans les côtes et les reins. 

9am et Bxtréailiés«^ Maux de reins, comme par faiblesse. 
— Elancements dans les cors. 



5». — GALGABEA GARBONIGA. 

CALC. -*- Écaille d'hailre. ^ Habrimarii. ~ Hist. nat. et prép» Pharmae. bonnoop. , 
p. 91. — Durée d'action : &0 jours dans des afieotions cbroaiqueà. 

ÂRTiDOTis : Camph. nitr-ac. niir. spir. sulph. — Ce soot : Bis, chin» chin-sul/, 
et m'ir-ac, dont calcareaest l'antidote à son tour. 

CovrABsft ATBC : Anacj alum. arn, ara. bar» bell. bla. cbin.cupr. grapb. kal. lye. 
magu. inerc. oiir^ac. nux-vom. pbos. puis. sep. sil. suJf. ireratr — C'est sartout 
après cAin. cupr, nitr-ac, et sul/. que calcarea fera du bien^ lorsqu'il est indi- 
qué. Après calcarea, on trouvera le plus souvent convenables : Lye, nitr-ae, pho$, 
et sil. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par l'ensemble des symp- 
tûmes, on verra les cas particuliers dans lesquels on pourra con- 
sulter ce médicament» contre : — AfTeclions des personnes à 
constitulicin pléthorique ou lymphatique avec disposition à des 
blennorrfaagies» des rhumes de cerveau et des diarrhées ; ou bien 
d'individus de constitution faible, à nulrition maladive. — Souf- 
frances à la suite d'un refroidissement dans l'eau ; Différentes 
affections des enfants et des femmes qui ont les règles abon- 
dantes ; Suites fâcheuses d'un tour de reins ; Souffrances après 
avoir fait abus du quinquina; Souffrances des ivrognes ; Nodosilés 
goullcuses et autres souffrances arthritiques ; Danse de Saint-Guy?; 
Convulsions épileptiques (après Taclion du cuprum) ; Spasmes 
hystériques; Obésité des jeunes gens; Faiblesse physique et 
nerveuse, par suite de masturbation; Faiblesse musculaire^ diffi- 
culté d'apprendre à marcher, atrophie et aulres souffrances des 



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164 GALGAREA GARBONIGA. 

enfants scroftdeux; engorgement et suppuration des glandes; 
Carie, ramollissement, déviation et autres affections des os; Affec- 
tions rachitiques; Luxations spontanées; Arthrocace?; Polypes; 
Tumeurs enkystées; Eruptions chroniques; Dartres croûteuses ^ 
humides; Eruptions, scrofuleuses; Ulcères fistuleux; Verrues; 
Bhagades, surtout chez les ouvriers Iravaillant dans l'eau ; Va- 
rices ; Eruptions urticaires chroniques; Fièvres intermittentes, et 
suites fâcheuses de la suppression de ces fièvres par le quinine; 
Fièvres lentes ; Mélancolie ; Hypochondrie et hystérie ; Èelirium 
tremens; Ivrognerie ; Migraine; Céphalalgie, par refroidissement, 
ou à la suite d'un tour de reins ; Fatigue de la tète à la suite de 
travaux intellectuels; Teigne; Chute des cheveux, surtout chez 
les femmes en couches, ou à la suite de graves maladies aiguës; 
Fontanjelles des enfants trop longtemps ouvertes ; OphthalrrUes, 
même celles par Tintroduction d'un corps étranger, oo chez des 
personnes scrofuleuses, ou chez les nouveaux nés; Blépharo- 
phthalmie;, Taches, ulcères, et obscurcissement de la cornée?; 
Fongus hématode dans l'œil ? ; Amblyopie amaurotique ; Fistule 
lacrymale ; Hémorrhagie^des yeux? ; Otite ? ; Ôtorrhée purulente, 
aussi celle qui provient de la carie de l'appareil auditif; Polype 
dans l'oreille; Dureté de l'ouïe, aussi celle par suite dé la sup- 
pression d'une fièvre intermittente par le quinid^e; Parolile; 
Gonflement scrofuleux du nez ; Polype nasal ; Anosmie ; Cancer 
au nez?; Coryza avec établissemmt tardif du flux oatarrhal; 
Coryza et obturation chronique du nez ; Prosopalgie ; Dartres et 
autres éruptions faciales; Croûte de lait ; Odontalgies^ aussi 
celles des femmes enceintes, ou qui ont les règles trop abon- 
dantes; Dentition difficile chez les enfants , avec ou sans convul- 
sions ; Ulcères fistuleux aux gencives? ; Grenouillelte ; Amygdalite 
et autres angines phlegmoneuses; Goitre ; Anorexie ; Dyspepsie, 
vomissements, aigreurs^ pyrosis et autres affections gastriques; 
Ivrognerie ; Induration et autres affections du foie ; AfTections 
abdominales chroniques; Carreau; Ténia; Coliques; Spasmes 
abdominaux; Bubons scrofuleux; Constipation opiniâtre; Diar«- 
rbées des enfants scrofuleux, ou bien pendant la dentition ; Diar- 
rhée des individus phlhisiques; Disposition chronique à avoir 
plusieurs selles par jour; Affections vermineuses; Souffrances 
hémorrhoïdales, et suites fâcheuses de la suppression du fliix 
hémorrhoïdal ; Catarrhe de la vessie ; Hématurie? ; Polype de la 
vessie; Calculs urinaires ; Faiblesse des, fonctions génitales, dys^ 
ménorrhée et aménorrhée des personnes pléthoriques ; Flueurs 
blanches; Métrorrhagie ; Chlorose ; Stérilité ; Abortus ; Tranchées 
trop prolongées, après l'accouchement ; Faiblesse, chute des che- 
veux et autres souffrances des femmes en couches ;Odonta1gie des 



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GALCAREA €ARBONIGA. 1C5 

femmes enceintes ; Fièvre de lait; Excoriation des mamelles; 
Galactorrhée ou âgalactie ; Ophthalmie, faiblesse musculaire, et 
aigreur des nourrissons; Laryngite chronique avec ulcération; 
Catarrhe chronique et blennorrhée des poumons ; Symptômes 
phthisiques (phtbisie tuberculeuse) ; Déviation de la colonne ver- 
tébrale ; Coxalgie ; Luxation spontanée ; Goutte aux mains et aux 
pieds, etc., etc. 
SIS^* Voy. lanotBj page 17. 



SYltinrOMES GENERAUX. — ^Crampes et.'con tractions des 
membres, surtout des doigts et des orteils. — Douleurs de 
luxation. — Douleurs pulsatives. — *Lancinations et douleurs 
tractives dans les membres, principalement la nuft ou en été 
et au changement du temps. — Accès de torpeur et pâlissement 
de quelques parties du corps qui paraissent comme mortes. — 
Grande facilité à se donner des tours de reins, qui souvent sont 
suivis de maux de gorge ou de roideur et gonflement de la 
nuque avec mal à la tète. — Engourdissement facile des mem- 
bres. — Bouillonnement de sang, principalement chez les indi- 
vidus pléthoriques, et souvent avec congestion à la tête et à la 
poitrine. — Tressaillements dans différents membres. — ^Con- 
vulsions épileptiques, parfois la nuit, avec cris. — ^Tétanos 
partiel, "précédé d'une espèce d'auratetanica. — *Les symp- 
tômes s'aggravent ou se renouvellent par le travail dans Teau, 
ainsi que le soir, la nuit, le matin, après le repas et tous les 
deux jours. — Souffrances périodiques et intermittentes. — . 
^Grande agitation qui force à se mouvoir constamment et à 
beaucoup marcher. — Tremblement fréquent de tout le corps, 
augmenté au grand air. — *Douleur de meurtrissure aux bras 
et aux jambes, ainsi qu'aux reins, surtout en se remuant et en 
montant un escalier. — Malaise général le soir, comme avant- 
coureur d'un accès de fièvre intermittente. — * Manque de 
force, abattement, principalement le matin de bonne hçure. 

— Fatigue et faiblesse nerveuses, souvent avec pâleur du vi- 
sage, battement de cœur, vertige, frissons, maux de reins, etc« 

— Evanouissement, surtout le soir, avec obscurcissement des 
yeux, sueur au visage et froid au corps. — *Grande fatigue 
après avoir parlé ou après une marche modérée "au grand air, 
ainsi qu'après le moindre effort, et souvent avec transpiration 
facile et abondante. — Vif désir de se faire magnétiser. — 
Abattement excessif, quelquefois avec violents accès de rires 
spasmodiques. — ^^Bouffissure du corps et du visage avec 
ventre gros chez les enfants. — Amaigrissement, quoiqu'on 



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166 GALGARBA CARBONIGA. 

mange de bon appclir. «- ^Grand embonpoint et forte obésité. 

— '^Disposition à se refroidir et grande sensibilité à Vair froid 
et humide. — En se promenant au grand air, tristesse avec 
pleurs, mal à la tète, ballonnement du ventre, battements de 
cœur, sueur, grande fatigue et beaucoup d'autres souffrances. 

Peau. — Frémissement visible de la peau depuis les pieds jus- 
qu'à la tête, suivi d'étourdissement. — Démangeaison brûlante, 
mordicanle. — Éphélides. — Eruption urticaire, le plus sou- 
vent disparaissant à Tair frais. — Éruption de taches lenticu- 
laires, rouges et élevées, avec forte chaleur, beaucoup de soif 
et manque d'appétit. — Peau chaude et sèche pendant le mou- 
vement. — *Peau du corps rude, *sèche et comme couverte 
d'une espèce de miliaire. — ^Enduit furfuracéde la peau. — 
Éruptions et dartres humides, croûteuses, ou en forme de grap- 
pes avec dotileuir^ de brûlure. — Pemphigus pruritçox par tout 
le corps. — Peau excoriée en divers end roi isw — *Peau mala- 
dlve, toute lésion tend à s'ulcérer. — Inflammations érysipéla- 
teuses. — *Furoncles. — * Verrues, — Cors avec douleur d'ex- 
coriation et brûlemenl. — ^Tumeurs enkystées qui se renou- 
vellent et suppurent tous les mois. — ^Gonflement et induration 
d€s glandes avec ou sans douleur. — * Varices. — *Nodosités 
arthritiques, — ^Gonflement et déviation des os. — Ulcération 
des os, — Panaris. — Envies. 

Sommeil* — * Envie de dormir le jour et le^ soir de bonne 
heure.— Sommeil tardi,,ei *insomnie par affluerice d'idées on à 
cause d'images voluptueuses ou effrayantes, qui apparaissent 
dès qu'on ferme les yeux. — *Pendant le sommeil, paroles, gé- 
missements, cris et sursauts, anxiété qui persiste après le réveil 
ou mouvement de la bouche, comme si l'on mâchait et avalait. 

— .Ronfleraient pendant le sommeil. — * Rêves fréquents, vifs, 
anxieux, fantastiques, confus, effrayants et horribles; ou rêves 
de malades et de morts. — *Sommeil agité avec jaclation el 
réveil fréquent. -^ Sommeil de trop courte durée, depuis 
11 heures du soir jusqu'à 2 ou 3 heures du matin seulement. 

— Réveil de trop bonne heure, quelquefois même à minuit. — 
La nuit, agitation, souffrances asthmatiques, anxiété, chaleur, 
douleurs à l'estomac et à la région précordiale, soif^battements 
de cceur, maux de dents, vertiges, maux de tête, bouiUonnemerU 
de sang, peur de perdre la raison, douleurs aux membres et 
beaucoup d'autres souffrances. — En s'éveilîant, Uissitude, 
épuisement et envie de dormir ^ comme si l'on n'avait pas dormi 
du tout. 

Fièvre. — Froid intérieur, excessif.— Frissons et horripilation, 
principalement le soir ou *le matin après s'être levé. — Cha- 



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OALGARBA €ARBO!MGA. 167 

leur avec soif. — Accès fréquents de chaleur passagère avec 
angoisse et balteoient de cœur. — Chaleur le soir ou la nuit au 
lit. — "Fièvre quolidienrie vers 2 heures de Taprès-tnidi, avec 
bâilteraents et toux, suivie de chaleur générale avec besoin de 
se coucher, au moins pendant trois heures^ après quoi les 
mains deviennent froides ; le tout avec absence de soif. — 
*Fièvre tierce le soir, d'abord chaleur du visage, suivie de fris- 
sonsli — ^Forte sueur le jour après un exercice corporel modéré* 
— e- *Sueur avec anxiété. — Sueur nocturne, principalement à la 
poitrine. — Sueur matutinale. 

Moral. — "^Mélancolie, abattement et tristesse, -r- Disposition à 
pleurer, même pour des bagatelles. — Chagrin et lamentations 
à propos d*anciennes offenses. — * Anxiété et angoisse, excitées 
par des idées ou des histoires eflTrayanles, ou bien avechorripl- 
latiôn et épouvante pendant le crépuscule ou la nuit. — Mn* 
goisse excessive avec palpitations de cœur, bouillonnement de 
sang et secousses à Tépigastre. — Agitation anxieuse qui ne 
permet de rester nulle part. — *Disposition à s'effrayer. — 
""Tristesse avec lourdeur dans les jambes. — * Appréhensions. — 
"^Désespoir à cause du délabrement de la santé, ou humeur hy- 
pochcvidriaque, avec crainte d'être malade ou malheureux, 
d'éprouver des accidents fâcheux, de perdre la raison ou d'être 
infecté par* les maladies contagieuses. — ""Découragement et 
crainte de la mort. — ^Impatience, surexcitabilité et surimpres- 
sionnabilité nerveuses ; le moindre bruit fatigue. — Mauvaise 
humeur excessive et méchanceté avec entêtement et disposition 
à prendre tout en mauvaise part. — ""Indifférence, apathie et 
répugnance pour la conversation. — Répulsion et aversion pour 
les autres personnes. — La solitude est insupportable . ^— Dégoût 
et aversion pour un travail quelconque. — Absence de volonté. 
— Grande faiblesse de mémpire et de conception avec diffi- 
culté de méditer. -^ Disposition à se tromper en parlant et à 
prendre un mot pour Tautre. — "Perte des sens et erreurs de 
Fimagination. — "Délire avec visions d'incendies, de meurtres, 
de rats et de souris. — Aliénation mentale, avec visions 
effrayantes, désespoir de la félicité éternelle, et tendance à se 
détruire. 

Vête. — Tête entreprise comme par un étau. — Êtourdissement 
après s'être gratté derrière l'oreille ou bien avant le déjeuner ; 
avec tremblement. — * Vertiges, 'parfois avec obscurcissement 
des yeux , *en montant à une grande élévation , ou seulement 
un escalier, ~en marchant en plein air, en tournant vivement 
la tète, ou après s'être fâché. —-Vertiges la nuit, le soir ou le 

. matin. — *Mal à la tête après sl'être donné un tour de mm, "ou 



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168 GALGAREA GARBONtGA. 

pour s'être enveloppé la lèie dans un mouchoir, ou '^(mr suite 
d'un refroidissement. — Maux de tèle tous les malins çn se 
réveillant. — *Accès de mal de tête semi-latéral avec renvois et 
nausées, — *Douleurs de tèle étourdissantes» 'pressives ou *pul- 
sativeSy aggravées surtout en lisant, en écrivant ou par tout 
autre travail intellectuel , ainsi que par les boissons spiri- 
tueuses ou en se baissant. — Plénitude et lourdeur de la tête, 
surtout du frontf avec occlusion des yeux, aggravées par le 
mouvement et les efforts corporels. — Douleur pressive au 
vertex, apparaissant au grand air. — Douleur tensive et cram- 
po'ide avec pression en dehors, partant des tempes et s^étendanl 
jusqu'au vertex. — Douleurs tractives dans le côté droit du 
front; la partie est douloureuse au toucher^ — Douleurs lanci- 
nantes dans la tête. — *Térébration dans le front comme si la 
tète allait éclater. — ^Douleurs martelantes à la tête qui forcent 
à se coucher^ et qui apparaissent surtout après la promenade 
en plçin air. — *Froid glacial dans et à la tête, surtout au côté 
droit. — ^Congestion à la tête, — Bruissement et douleurs dans 
la tête avec chaleur aux jouçs et à la télé. — Mouvement du 
cerveau en marchant, — *Forl volume de la tête avec fonta- 
nelles ouvertes chez les enfants. — ^Sueur à la tête le soir, 

— Forte disposition à se refroidir la tête. — Croûtes au cuir 
chevelu. — Desquamation du cuir chevelu. — Sensibilité dou*- 
loureuse de la racine des cheveux. — Chute des cheveux. — 
*Tumsurs au cuir chevelu °qui eotrent en suppuration. 

ITeiix. — "^Pression dans les yeux. — *Prurit et élancemerUs dans 
les yeux. — *Cuisson, brûlement et douleurs incisives dans les 
yeux et les paupières, surtout en lisant le jour ou à la lumière 
des bougies. — Sensation de froid dans les yeux. — Yeux en- 
flammés avec rougeur de la sclérotique et sécrétion abondante 
de mucosités. — Ulcères, taches et obsicurcissement de la cor- 
née. — *Cornée trouble et bleuâtre, — Suintement de sang par 
les yeux. — Inflammation et gonflement des angles des yeux. 

— ** Fistule lacrymale, suppurante. — Les yeux pleurent, 
surtout au grand air ou de bon matin. — *Frémissemeuldes pau- 
pières. — * Gonflement rouge et épais des paupières, avec sécré- 
tion abondante de chassie et agglutination nocturne. — Occlu- 
sion des paupières le matin. — * Pupilles fortement dilatées. 

— * Trouble de la vue , comme s'il y avait un brouillard , un 
voile ou du duvet devant les yeux, principalement en lisant ou 
en fixant attentivement un objet. — Obscurcissement de la vue 
en lisant ou après le repas. — En lisant, on voit un point noir 
qui semble accompagner les caractères. — *Grande photopho- 
bie et éblouissement par une lumière trop vive.— *Presbyopie. 



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GALGAREA GARBONIGA. 169 

OreillcMi. — Ëtancemeots dans les oreilles. — ''Rulsation, &a^- 
tements et chaleur dans les oreilles, — loQammation et gonfle- 
ment de Foreille interne et externe. — ^Écoulement purulent 
par les oreilles. — Éruption humide sur et derrière les oreilles. 

— ^Polype aux oreilles, — *Bruisseraent, bourdonnement» tin- 
tement ou roulement, quelquefois alternant avec musique dans 
les oreilles. — ^Craquement et détonation dans les oreilles en 
avalant et en mâchant. — Accès de sensation d*occlusion de 
l'oreille et de dureté de l'ouïe, — "^Gonflement Inflammatoire 
des parotides^ 

IVev. — Inflammation du nez avec rougeur et enflure, princi- 
palement au bout. — *Narines ulcérées et croûteuses. 'Epistaxis, 
principalement le matin et la nuit , et quelquefois jusqu'à la 
défafllance. — *Odeur fétide du nez. — *Odorat émoussé ou 
excessivement sensible. — ^Sécheresse pénible dans le nez, — 
*Obturation du nez par un pus jaunâtre et fétide. — *Coryza 
sec, même le matln^ avec éternument fréquent. — Coryza fluent 
excessif. — Coryza alternant avec tranchées. — Odeur fétide 
devant le nez comme du fumier, des œufs pourris ou de la 
poudre à canon. 

ITIsage. — Couleur jaune de la face, — *Face pâle, creuse, avec 
yeux enfoncés et cernés. — Plaques rouges sur les joues. — 
Chaleur, rougeur et bouffissure de la face. — Ërysipèle à la joue. 

— Éphélides sur les joues. — ^Prurit et éruption au visage , 
principalement au front, aux joues et dans la région des fa- 
voris, quelquefois humide et croûteuse, avec chaleur brûlante. 

— °Croûte de lait. — Douleurs aiguës dans la face et les os de 
la face. — Gonflement de la face sans chaleur. — Éruptions et 
croûtes aux lèvres et autour de la bouche. — Lèvres gercées. 

— *Gonflement de la lèvre supérieure. ^ Commissures des lè- 
vres ulcérées. — Accès de torpeur et de pâlissement des lèvres 
qui paraissent comme mortes. — * ^Gonflement douloureux des 
glandes sous-maxillaires, 

Dents. — *Maux de dents aggravés ou excités par le courant 
d'air, ou par \'air froidy ou en prenant quelque chose de chaud 
ou de froidfOn par le bruit, ou bien pendant et après les règles; 
les douleurs sont pour la plupart lancinantes, térébrantes, con- 
traclives, pulsalives , ou rongeantes et fouillantes avec sensa- 
tion d'excoriation. — Maux de dents la nuit, comme par con- 
gestion de sang. — Sensation d'allongement et de vacillement 
des dents. — Odeur fétide des dents. — "Sensibilité doulou- 
reuse des gencives avec élancements. — Saignement facile et 
gonflement des gencives , avec battements et pulsations. — 
Ulcère flstuleux aux gencives de la mâchoire inférieure. 

6e ÉDIT. — T. I. 15 



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ItO GALGAREA GAKBONICA. 

Boiielie. — Accumulation de mucosités dans la bouche. — Cra- 
chement continuel d'une salive acide. — Vésicules dans la bou- 
ché et sur la langue. — Contraction crampoîdo de la bouche. 
^— ^Sécheresse de la langue et de la bouche^ principalement la 
nuit et le matin au rëveil. — Gonflement de la langue, quel- 
quefois d'un seul côté. — Langue chargée d'un enduit blanc. 
— Brûlement et douleur d'excoriation sur la langue et dans la 
bouche. — * Langue difficile à remuer, avec parole embarrassée 
et indistincte. — '^Grenouillette sous la langue. 

Ctorge.— Maux de gorge, comme par un tampon ou un gonfle- 
ment dans le gosier. — Constriction dans la gorge et rétrécis^ 
sèment crampo't'de du gosier, — Excoriation du gosier avec 
doujeur lancinante, et pression en aralant. — Gonflement in- 
flammatoire du gosier et de la luette, qui sont d'un rouge foncé 
et couverts de vésicules. — Gonflement des amygdales, avec 
sensation de rétrécissement de la gorge en avalant. — Mal à la 
gorge après s'être donné un tour de reins. ^ *RenàcIement de 
mucosités. 

Appéllt» — * Mauvais goût dans la bouche, le plus souvent amer ; 
ou aigre ou métallique, surtout le matin, — Insipidité ou goût 
fade ou aigre des aliments. — Soif ardente ou continuelle, 
surtout pour les boissons froides, et souvent avec absence totale 
d'appétit, — *Faim peu après avoir mangé. -^Boulimie, géné- 
ralement le matin. — Dégoût prolongé pour la viande et les 
aliments chauds. — '^^Répugnance pour ia fumée du tabac; désir 
de choses salées, de vin et de friandises. — Faiblesse de la 
digestion, — Après avoir pris du lait, nausées ou régurgitations 
acides. — Après le repas, chaleur ou ballonnement du ventre, 
avec nausées ou mal à la tèle^ au ventre et à Testomac, ou bien 
renvois et écoulement d^eau comme des pituites^ ou abattement 
et envie de dormir. — Renvois avec goût des aliments ingérés, 
ou amers, ou acides. 

Estomac* — Py rosis après chaque repas, et renvois bruyants 
et continus. -^ Régurgitation de matières aigres. — *Nau9ées 
fréquentes, surtout le matin, le soir, ou la nuit, quelquefois 
avec horripilalion, obscurcissement de la vue et défaillance. — 
Vomissements acides. -^ * Vomissement des aliments^ ou de mu- 
cosités amères, souvent avec tranchées et douleurs crampojdes 
dans le ventre. — Vomissement noir, ou de sang. — *Écoule- 
ment pituiteux de Testomac^ parfois après le repas. — Les vo- 
missements se manifestent principalement le matin, la nuit ou 
après le repas. — *Doulewr pressive ou pincements à Teslomac, 
ou douleurs crampo'ides et contractives, principalement après le 
repas, et souvent avec vomissement des aliments, — Crampes 



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CALGARBA GARBÔNIGA. 171 

d'estomac, la nuit. ^ '^Pression à l'estomac même étantàjeun^ 
ou en toussant, ou avec pression aux bypochondres, ou bien 
encore avec serrement comme par une griffe, en marchant. — 
Pincements, tranchées et pression nocturne à l'épigastre. — 
Ballonnement et gonflement de Vépigastre et de la région de 
Testomaïc, avec sensibilité douloureuse de ces parlics au tou- 
cher. — Douleur d'excoriation et brûlementà Teslomac. 
Ventre» — Douleurs généralement lancinm^es, ou tensives, ou 
pressives, avec gonflement et induration de la région hépatique, 
— Tiraillement douloureux depuis les bypochondres jusqu'au 
dos, avec vertige et obscurcissement de la vue. — Tension dans 
les deux hypochondres. — Impossibilité de supporter des vête- 
ments serrés autour des hypochondres. — Tension et ballonne- 
ment du ventre. — «^Tranchées fréquentes et élancement dans 
les côtés du. ventre^ chez les enfants. — Coliques avec douleurs 
crampotdes et rongeantes, surtout après midi, et quelquefois 
avec vomissement des aliments. — . "Accès fréquents de tran- 
chées, principalement dans l'épigastre.-r- ^Elancements ou pin- 
cements et pression dans le ventre, même sans diarrhée. — Les 
maux de ventre se manifestent principalement le matin, le soir 
ou la nuit, ainsi qu'après le repas. — ^Sensation de froid dans 
le ventre. — Douleur d'excoriation et brûlementau ventre. — 
^Gonflement et induration des glandes du mésentère. — *Gros- 
seur et dur été, du ventre. -7- * Incarcération de flatuosités. — 
"^Pression des vents vers l'anneau inguinal, comme si une hernie 
allait s'établir, avec bruit et borborygmes. — Pression doulou- 
reuse, tressaillements, tranchées et élancements^ ou pesanteur 
et traction diins les aines. — Gonflement et sensibilité doulou- 
reuse des glandes inguinales. 
Selle«» — * Constipation. — *Selles tardives, dures, en petite 
quantité, et souvent avec matières non digérées. — Envie inu- 
tile d'aller à la selle, quelquefois avec douleur. — Selles diffi- 
ciles, et seulement tous les deux jours. — Relâchement du 
ventre, fréquent ou continuel : deux selles par jour. — Selles 
comme de Targile, peu abondantes et noueuses ou séreuses, ou 
en forme de bouillie. -« Selles blanches, quelquefois avec stries 
de sang et douleurs hépatiques au toucher et en respirant. — 
^Diarrhée pendant là dentition. — ^Selles involontaires et écu- 
meuses. — - ^Diarrhée d'odeur aigre, ou fétide et jaunâtre chez 
les enfants. — Sortie d'ascarides et de ténia. — Chute du rec- 
tum pendant les selles. — Avant la selle,» grande irascibilité. — 
Après la selle, abattement et courbature des membres. — 
Ecoulement du sang par l'anus pendant et hors le temps des 
selles. — Gonflement et *sortie fréquente des boutons hémor- 



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172 GALGARBA GARBONIGA. ^ 

fhoïdaux, surtout pendant les selles, avec douleur brûlante. 

— Crampes, lénesme et contraction du rectum. — Brûlement 
au rectum et à Panus, avec démangeaison et ^fourmillement. 

— Eruption brûlante, en forme de grappe, à Tan us. — Exco- 
riation à Tanus, entre les fesses et les cuisses. — ^Chute du 
rectum, avec douleur brûlante. 

Urines. — Ténesme de la vessie. — Emission d*urine trop fré^ 
quente, même la nuit. — Pissement au lit. ^- Urines foncées 
sans dépôt. — Urine couleur rouge de sang, ou rouge brunâtre, 
d'une odeur acre, mordicante, fétide, avec sédiment blanc et 
farineux. — ^Pissement de sang, — Ecoulement de sang par 
l'urèthre. — Sortie abondante de mucosités avec les urines. 

— •Polype de la vessie. — *BriSilement dans l'urèthre, pendant 
et hors le temps de l'émission des urines. 

Pafties wlrlles. — Inflammation clu prépuce, avec rougeur 
et douleur brûtanle. — Pression et douleur de meurtrissure 
dans les testicules. — "Faiblesse des fonctions^ génitales, et ab- 
sence de l'appétit vénérien. — *Exaliation de l'appétit véné- 
rien, avec idées voluptueuses et lascives, — ^Manque ou *trop 
grande fréquence de pollutions. — ^Erection de trop courte 
durée, et émission de sperme trop tardive et trop faible, 
'pendant le coït. — ^'Lancinations et brûlement dans les par- 
ties génitales pendant rémission du sperme dans le coït. — 
Après le coït, embarras de la tête et faiblesse. — Ecoulement 
de la liqueur prostatique après les selles et l'émission des 
urines. 

Rc^gles. — '^Règles trop hâtives et trop abondantes. — ®Avant 
les règles, seins gonflés et douloureux, fatigue, mal à la tête, 
disposition à s'effrayer, coliques et frissons. — *Pen<Iant les 
règles, congestion à la tête, avec chaleur au dedans, ou tran- 
chées dans le ventre et douleurs crampoïdes dans les reins, 
ou bien vertiges, maux de tète, maux de dents, nausées, coli- 
ques et autres incommodités. — *Avorlement. — Sensation 
voluptueuse dans les parties génitales, avec éjaculalion. — 
^Ecoulement de sang hors le temps des règles. — *Métror- 
rhagie. — ^'Elancements à l'orifice de la matrice, et douleur 
pressive dans le vagin. — "Chute de la matrice avec pression 
sur les parties. — ^Polype de la matrice. — "Démangeaison à 
la vulve. — Inflammation et gonflement de la vulve, avec rou- 
geur, écoulement purulent et douleur brûlante. — •Varices aux 
grandes lèvres. — ^Leucorrhée avant les règles. — '^Leucorrhée 
avec démangeaison brûlante, ou bien comme du lait, coulant 
par accès et pendant l'émission des urines. — Douleur d'exco- 
riation et d'ulcération aux mamelons. — Gonflement inflam- 



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CALGAREA CARBONICA. 17 3 

matoire des mamelles et des mamelons. — Gonflement des 
glandes dn sein. 
liarynsL. — **Ulcéraiion du larynx. — Sécheresse du larynx. 

— ^Enrouement fréquent ou de longue durée, — ^Accumulation 
abondante de mucosités dans le larynx et les bronches. —Toux 
sans expectoration^ excitée par un chatouillement dans la 
gorge et souvent accompagnée de yomissement. — *Toux 
courte le jour, comme par du duvet dans la gorge. — Toiix 
provoquée en jouant du piano ou en mangeant. — *Toux le 
soir, au lit, ou la nuit, pendant le sommeil, ou le matin, et 
généralement violente *et sèche, quelquefois même spasmo- 
dique. — Totio?^ avec ex |:^eclo ration de mucosités épaisses ou 
jaunâtres et fétides, généralement la nuit ou lé matin, — 
* Expectoration de matières purulentes en toussant. — *Toux 
avec expectoration de sang, douleur d'excoriation dans la poi- 
trine, vertiges et marche mal assurée. — *En toussant, pres- 
sion à l'estomac, élancements et secousses dans la têle, ou 
douleurs dans la poitrine. 

Poitrine. — Etouffemeni en se baissant, en se promenant au 
▼ent et en se couchant. — "Besoin de respirer profondément. 

— Sensation comme si la respiration était arrêtée entre les 
omoplates. — ^Oppression de la poitrine, comme par conges- 
tion de sang^ avec tension» ou soulagée en rapprochant les 
onloplates. — Respiration sibilante. — ""Haleine courte, prin- 
cipalement en montant. — Oppression anxieuse de la poitrine, 
comme si elle était trop étroite et ne pouvait assez se dilater. 

— ^Grande gêne de la respiration. — Sensation de fatigue 
dans la poitrine après aVoir parlé. — Anxiété dans la poitrine» 

— Pression sur la poitrine. — * Elancements dans la poitrine 
et les côtés, surtout pendant le mouvement^ en respirant pro- 
fondément et en se couchant sur le côté affecté. — Coups dans 
la poitrine. — Sensibilité et douleur d'excoriation dans la poi- 
trine, surtout en inspirant et au toucher. — *Brûlemenl dans la 
poitrine. — ^Battements de cœur, même la nuit; ou après le 
repas, quelquefois avec anxiété et mouvements tremblants du 
cœur. -^ Elancements^ pression et contraction dans la région 
du cœur. — Elancements picotants dans les muscles de la 
poitrine. 

Vronc. — * Douleurs de luxation aux reins, au dos et à la 
nuque, comme après s'être donné un tour de reins. — Douleurs 
lancinantes dans les reins, le dos et les omoplates. — Douleurs 
nocturnes dans le dos. — Douleurs dans la région des reins en 
allant en voilure; — Traction entre les omoplates, et douleur 
pressive avec étouffement. — ^Gonflement et déviation de la 

.15. 

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174 GALCARBA GAMIONiCA. 

oohnne vertébrcUe. — ^Roideur de la nuque. -^ ^Gonflement 
dur et strumateux de la glande thyroïde. — "GonflemerU dur et 
dotUoureux des glandes du cou. -— Tumeur entre les omoplates. 

— ^Suppuration des glandes axillaires. 

mrtkm. -— * Douleur tractive au bras, même la nuit, — Crampes 
et douleurs crampoîdes aux bras, aux mains et aux doigts, — 
Accès subits de faiblesse parcUytique dans les bras, — Douleurs 
crampoîdes aiguës à l'a vaut- bras. — ''Furoncles à Tavant-bras. 
«- Douleur de luxation au poignet. — "^Gonflemeut des mains. 
^Nodosités arthritiques, et gonflement du poignet et des articu- 
lations des doigts. «- Enflure des veines des mains. — Trem- 
blement des mains. — * Sueur des mains, — * Mains et doigts 
morts, même à la chaleur, et surtout en saîsissani un objet. -— 
Verrues aux bras et aux mains. — '^Furoncles aux mains et 
aux doigts. — Fourmillement dans les doigts, comme quand ils 
s'endorment. — ''Faiblesse paralytique fréquente dans les doigts. 
» ^Mouvement lourd des doigts. — Contraction des doigts. — 
Panaris. — Gonflement volumineux du bout des doigts. 

ïambes» «- ^Lancinations tractives et douleurs incisives, ai- 
guës, dans les hanches et les cuisses, principalement en s*ap- 
puyant dessus. — Claudication qui résulte de ce qu'en marchant 
on s'appuie sur le^ orteils. — ''Roideur et lourdeur des jambes, 

— *Crarripes dans les jambes. — Douleur de luxation dans les 
articulations des hanches, des genoux et des pieds. — Les jam- 
bes 8''endorment, lorsqu'on est assis. —Démangeaison dans les 
cuisses et les pieds. •— ''Varices aux jambes. ^- Tractions, ''eJan- 
cements et douleurs aiguës au£D genoux, surtout en étant debout 
ou assis, ou bien en marchant. — '^Gonflement des genoux, — 
Tension dans je jarret, en s'accroupissani. ~ * Crampes ddms les 
jarrets, les mollets, la plante des pieds et les orteils, principale- 
ment en étendant Jes jambes^ en mettant ses bottes, ou pendant 
la nuit. — ^Taches rouges aux jambes. — Inflammation érysi- 
pélateuse et gonflement des jambes. — ""Ulcères aux jambes. — 
''Gonflement des malléoles et de la planiedespieds. — Gonfle- 
ment inflammatoire du cou-de-pied. — Furoncles aux pieds et 
aux jambes. — *Brûlement à la plante des pieds, — *Sueur des 
pieds, — ^Le soir, froid et engourdissement des pieds — *Sensi- 
bilité douloureuse du gros orteil. — * Cors aux pieds, avec 
douleur brûlante d'excoriation. — Contraction des orteils. 



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CALCAREA PHOSPHORIGA. 17S 



56. - CALCAREA PH08PH0RICA. 

CALC-PH. — Phosphate de chaux. — HirniHO. -^ Bisf,nat. et prép. Pharmac. ho* 
nKBop.,p» 99. 

Nota. ** La préparation qni a produit le& synptdqaes suivante, & été obtenue «n 
Tersant quelques gouttes d'acUie photphorique dans de Veau i^e eAaitx, jusqu'à 
formation d'un dépôt qui ensuite a été lavé, desséché et trituré. Il imposth donc 

un TOUS CBUX QUI TBULBMT SI BASBE SUR LVS STMPTÔXBS StflTAMTS, SB PEOCUlUtlVT 
I*< MB9ICAÎIB1IT PKSPAftB Dl LA mIhB KARIJIBB. 



SniPTOllES GÉNÉRAUX — Eo se promenaot au grand air^ 
peadani ua temps venteux, veriiges et traction dans là nuque. 
. — ^uffrances rhumatismales de toute nature. — Douleurs à 
diverses parties du corps, traversant les muscles jusque dans 
les articulations. ^— Les reins, les genoux et les pouces sont atta- 
qués de préférence. — Sommeil le soir^ de bonne heure, avec 
réveil fréquent la nuit. «—Insomnie jusqu'à 2 et 3 heures après 
minuit. — Réveil de bonne heure avec érections. — Rêves de 
voyages. '-» Rêves fréquents, quelquefois avec réflexions; rêves 
de périls et d'incendies. — Horripilalion passagère^ fréquente. 
— » Veines enflées. — La chaleur de Tappartement paraît insup- 
portable. — Prurit brûlant par tout le corps. » Après un bain 
froid dans le fleuve, corps tout rouge, comme une écrevisse, 
avec prurit et bi&lement, comme par des orties. — Formication 
par tout le corps. — ^Ulcères. — ^Garie. — Sentimentalité qui 
fait qu'on est facilement ému. — Mauvaise humeur et éloigoe- 
ment pour le travail. — Violence avec disposition à faire des 
reproches. — irascible, prompt à la colère et s'indignant faci- 
lement en entendant parler des torts que d'autres ont commis. 
«- Grande violence à la moindre conlradiclion..*— Une nouvelle 
fâcheuse fait qu'on e»t tout à fait hors de soi-même, —r Mauvaise 
humeur^ répugnance pour la conversation et besoin de rester 
tranquille après une nouvelle fâcheuse. 

Tête» --^ €tojrse« — Vertiges avec nausées. — Mal à la tète 
avec flatoosités dans le ventre. — Tète entreprise, lourde et 
douloureuse le matin au réveil. — Sensation douloureuse de 
plénitude à la tête, comme si le cerveau était pressé contre le 
crâne, augmentée par le mouvement et le changement de po- 
sition, soulagée en restant couché tranquillement. — Pendant 
les maux de tète, face et tête chaudes, avec paresse et mauvaise 

• humeur. -^ Les maux de tèle s'aggi*avent au grand air, ou lors- 



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170 CALGAREA PHOSPHORICA. 

qu'on se baisse. — Prurit au cuir chevelu, lous les soips. — 

— Plus myope qu'autrefois, avec trouble de la vue par de pe- 
tites taches roudes, grisâtres, -r- Prurit aux yeux, comme s'il y 
avait du sable ou un poil dedans. — Yeux très-afTeclés, quand 
on calcule ou écrit à la lumière des bougies. — Douleur dans 
rœil, comme à la suite d'un coup. — ^Couperose au visage ; 
boutons rouges, remplis d'^in pus jaunâtre, avec douleurs lan- 
cinantes au toucher. — Douleur dans les yeux et dans le nez, 
comme s'il s'y était introduit un corps étranger. — Accumula- 
tion de croûtes jaunes, sèches, dans le nez. — Coryza Huent 
dans la chambre froide, obturation du nez au grand air. — 

— Coryza fluent violent, avec excoriation des narines. — Petit 
ulcère à la cloison du nez, avec douleur d'excoriation. — -. Eter- 
nument fréquent, avec écoulement de mucosités par le nez, et 
salivation. — Mouchement de sang. — Sensation dans une dent 
cariée, comme^s'il y était entré quelque chose, avec sensibilité 
douloureuse au contact de la langue. » Accumulation d'une sa- 
live acide dans la bouche. — Sensation de contraction dans la 
gorge. — Mal à la gorge, le matin au réveil, aggravé en ava- 
lant. — Langue chargée d'un enduit blanc, surtout le matin, 
avec crevasses, comme des gerçures, et goût fade après avoir 
mangé des glaces. — Contraction dans le côté gauche de la 
bouche et des gencives, co^nme par'quelque chose de dur, ou 
comme si un souffle frais sortait des dents cariées. — Douleur 
d'excoriation dans la gorge, avec engorgement de l'amygdale 
droite, amélioré en la mouillant avec des fruits. — Forte accu- 
mulation de glaires dans la gorge, avec renâclement fréquent 
et douleur d'excoriation. 

Estomac— drlnes. — Après avoir mangé des glaces, co- 
liques autour du nombril, et langue blanche et gercée. — Fort 
désir de café et de Vin. — Nausées avec vertiges, embarras de 
la tête, et confusion des idées. — Après avoir pris du café, 
nausées, pyrosis, tète entreprise et douloureuse, et mauvaise 
humeur excessive. — Douleurs aiguës dans l'estomac , avec 
grande faiblesse, mal à la léle et diarrhée ; le moindre morceau 
qu'on mange renouvelle les douleurs d'estomac. — Avant le 
repas, crampe violente à l'estomac, comme après avoir mangé 
quelque chose de dur, avec sensation de fadeur et de mal au 
coeur. —Coliques violentes avec ballonnement du ventre, et 
forte accumulation de flatuosités , ou avec mal à la léie. — 
Tranchées autour du nombril, comme une colique flatulente, 
se renouvelant après avoir bu de l'eau froide. — Sortie difficile 
de vents sans soulagement. — *Selles avec flatuosités abon- 
dantes, — Diarrhée avec évacuation de matières purulentes^ 



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GALCàRBA PHOSPflORIGA. — GAMPHORA. 117 

— Diarrhée très-félidé. — Selles molles , mêlées de sang noi- 
râtre. — Mucosités couleur jaune de safran, sortant après une 
selle jaune clair, mais bien moulée. — Sortie des hémorrhoïdes, 
avec battement et douleur d'excoriation. — Émission fréquente 
d'urines abondantes, avec lassitude et fatigue.— -Urines foncées 
et quelquefois chaudes. — Besoin d'uriner la nuit , suivi , le 
matin , d'un mauvais goût à la bouche. — Élancements dans 
l'urèthre , hors le temps de l'émission des urines. — Jet des 
urines éparpillé, avec douleur incisive en urinant. — ^^ Orifice 
de l'urèthre comme collé et enflammé, avec émission nouvelle 
d'un jet , après avoir uriné. — Envie fréquente d'uriner, avec 
arrière-émission d'une partie des urines. — Le soir , après 
s'être couché, besoin fréquent d'uriner.— Après l'évacuation des 
selles et des urines, les parties génitales sont comme fatiguées. 
— Le malin^ exaltation de l'appétit vénérien, avec jouissance 
extraordinaire dans le coït. — Petits boutons au scrotum, avec 
douleur d'excoriation en y touchant. — Fortes érections en al- 
lant en voilure. — »Après le coït , faiblesse dans les jambes. 

Poitrine. — Membres. — Respiration profonde, suspirieuse. 

— Craquement dans le sternum. — Douleur dans les reins au 
moindre effort corporel, quelquefois tellement violente qu'elle 
force à crier. — • * Douleurs rhumatismales à l'épaule et au bras 
(gauche), parfois avec gonflement de la partie malade, et cha- 
leur fébrile. — Endolorisse ment, torpeur et ^paralysie du bras 
(gauche). — Paralysie des articulations'de la main et des doigts. 

. —Douleurs dans les articulations des mains et des doigts, surtout 
aux pouces, ^^quelquefois par refroidissement. — Douleurs vio- 
lentes aux genoux^ aux hanches et aux reins, aggravées par le 
mouvement et surtout parla marche. — Douleurs ostéocopes 
dans les bras et les jambes. — Tension dans le jarret, comme si 
les tendons étaient trop courts en étendant la jambe, et amélio- 
rée en marchant. — Engourdissement facile des muscles de la 
fesse, avec inquiclude dans les jambes, forçant à les remuer 
constamment. 



57. - GAMPHORA. 

CAMPH.— Camphre. — HAnMBMÀNif.—lTût. nat. etprép, Pharm. homœop., p. 178. 
» DoÈet usitées : 0, 6, li.— Durée iP action : souveot quelques minutes seulement. 
AivTiDOTBS:.Op. nitr-spir. 
CoMPAaia AVBc : Canlk, cham. cocc. byos. kal. laur. op* puis. rbus. stram. veratr. 



CLINIQUE. — On n'a encore employé ce médicament que 

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178 CAKPHORA. 

contre peu de maladies , telles q^e le Choléra, la Qrippe, quel- 
ques cas i'Épilepsie , des affections hydropiques, des Fièvres ty- 
phoïdes (après rhus), des Encéphalites (par un coup de soleil?), 
et comme antidote palliatif de plusieurs substances végétales. 
Contre les effets toxiques de Wopium,, du cocculus, des earUha- 
rides et du musc, ainsi que contre les effets du spongia, il paraît 
avoir une vertu spécifique. — Les effets du nitre paraissent aug«» 
menter par l'emploi du camphre. — On a encore conseillé le 
camphre contre les Crampes de poitrine causées par les vapeurs 
de Varsenic et celles ducuivret ainsi que contre quelques espèces 
de Pneumonies par refroidissement, etc., etc. 
SS^^ Voir la note^ page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — "Convulsions et crampes de 
différente nature. — "Tétanos, avec perte de connaissance et ^ 
vomissement. — ^Attaques d'épilepsie, avec rilement, face 
rouge et bouffie, mouvements convulsifs des membres et même 
de la langue, des yeux et des muscles de la face^ transpiration 
chaude et visqueuse au cuir chevelu et au front : après Taccès, 
somnolence comateuse. •— Malaise, relâchement et lourdeur 
dans tout le corps. — Affaissement de toutes les forces. «- 
Accès d'évanouissement. — Craquement dans lés articulations. 

— Lanci nations rhumatismales dans les muscles. — Difficulté 
à remuer les membres. — Sensibilité douloureuse du périoste 
de tous les os. — Souffrances par suite d'un refroidissement. — 
La plupart des symptômes apparaissent pendant le mouvement, 
ou bien la nuit, et sont aggravés par le froide le grand air, et 
le contact. — Souvent les symptômes disparaissent dès qu'on 
y porte son attention. — Grande horreur du grand air, avec 
besoin de se vêtir très-chaudement. 

Peau. — Peau douloureusement sensible, même au plus léger 
contact. — Inflammations érysipélateuses. — *Peau bleuâtre et 
froide, avec froid du corps. — Sécheresse de la peau. 

ftommell. — Forte envie de dormir le jour. — Somnolence 
comateuse, avec paroles incohérentes. — "Insomnie nocturne 
par surexcitation nerveuse. — Ronflement et jactation pendant 
le sommeil. — Rêves anxieux, pleins de jalousie. 

Fléwre* — Sensibilité excessive à V air frais, et facilité à se re- 
froidir. — *Froid de tout le corps, avec pâleur mortelle du 
visage, frissons et claquements de dents. — Chaleur du corps, 
avec rougeur du visage, surtout aux joues et au lobe de l'oreille. 

— Chaleur universelle, qui devient excessive en marchant. — 



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€A]IPHÛRA. 179 

*Poul8 remarquablement petit et lent, ou excessivement accé- 
léré et plein. — Sensation de sécheresse de toute la peau du 
corps. — Le sang ne se porte que difficilement aux parties éloi- 
gnées du cœur. 

■ioral.^ Anxiété, aVec humeur pleureuse. — Humeur querel- 
leuse et contrariante. — Émoussemem des sens.— Perte de 
connaissance, — Délires. -^Fureur. — Perte de la mémoire. — 
Pensées jalouses. — Découragement désespéré. — Grande pré- 

' cipitalion. 

Véle« — Étourdissement comme par l'ivresse, surtout en mar- 
chant. — ^Vertige et pesanteur de la tête qui oblige à la pen- 
cher en arrière. — Mal de tête, comme si le cerveau était 
meurtri et en plaie. — Mal de tête sourd, au-^lessus de Tos 
frontal^ avec envie de vomir. — Mal de tête constrictif, surtout 
à Tocciput et au-*dessus de la racine du nez, fortement aggravé 
en se baissant, étant couché ou par le toucher/ et se dissipant 
dès que Von pense à son mal-, — Coups incisifs dansla tête après 
s'être couché. — Douleur térébrante dans les tempes. — Mal de 
tête pulsatif la nuit, avec élancements dans le front et chaleur 
du corps. — Congestion à la tête. — Inflammation du cerveau. — 
Spasmes qui tirent la tête de côté ou en arrière. 

Yeux» — Inflammation des yeux. — Taches rouges aux pau- 
pières. — Tremblement des paupières. — Yeux hagards et 
convulsés en haut ou enfoncés. — Rétrécissement des pupilles. 
— Obscurcissement de la vue. — Visions d'objets étranges. — 
Photophobie. — Tout paraît trop éclairé et trop brillant. — 
Les lettres se confondent en lisant ; puis, cercle lumineux de- 
vant les yeux. 

0rellle»« — Chaleur et rougeur des oreilles^ surtout aux lobes, 
r- Abcès dans le conduit' auditifs rouge foncé et avec douleur 
pressive lancinante. 

Tlftaf^e* — Face de pâleur mortelle ou rouge foncé. — Érgsipèk 
à la face. — Distorsion convulsive des traits: — Serrement con^ 
vulsifdes mâchoires. — <^Face froide et bleuâtre. 

Denis. — Mauœ de dents, comme par gonflement des glandeà 
sou^-maœillaires^ avec sensation d^ailongement des dents. — ' 
Coups aigus dans les racines des dents incisives. — Vacillement 
douloureux des dents. — Maux de dents continuels, remuants 
et térébrants dans les molaires, et aggravés par le vin et le café^ 
l'eau froide et l'air libre. — Les maux de dents cessent pen- 
daqtlecoît. — En s^exposant pendant les maux de dents au 
grand air, un élancement passe des dents à l'œil. 

Bouclie. — Haleine fétide le malin. — Écume à la bouche. — 
Accumulation abondante d'une salive visqueuse et muqueusei 



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180 GAMPHORA. 

«or^e. — Mal de gorge eu avalaat, comme par excoriation de 
la gorge, se faisant sentir même la nuit. — Chaleur brûlante 
dans la gorge, depuis le palais jusqu'à l'estomac. — Saveur plus 
prononcée de tous lesalimenls, et surtout du bouillon. — Amer- 
tume du tabac et des aliments, principalement delà viande. — Dé- 
goût et répugnance pour la fumée du tabac. — <»Soif excessive. 

Estomac. — Envies de vomir, suivies d'accès de vertige. — 
Vomissements de bile ou de saug. — Au début des vomisse- 
ments, sueur froide, principalement au visage. — Sensation de 
brûlure et chaleur à l'estomac. — Douleur de meurtrissure à 
répigastre. — ^'Forte pression à Tépigastre. — ^VomissemeBls 
malutinauxde mucosités aigres. — ^Grande sensibilité du creux 
de l'estomac au toucher. 

"Veiitre. — Crampes dans le ventre. — Douleur tractive de 
meurtrissure dans tout le côté droit du ventre. ^ Sensation de 
plénitude dans le bas-ventre. — Sensation de froid ou chaleur 
brûlante à Vépigastre et au bas-ventre. 

Selle». ~ Constipation. — Selles difficiles, comme par inacti- 
vité des intestins, ou par rétrécissement du rectum. — Selles 
noirâtres. 

Urines. — Rétention des urines. — Urines coulant lentement et 
par un jet mince. — Urine d'un vert jaunâtre, trouble et sen- 
tant le moisi. — Pissement de sang. — Douleur brûlante pen- 
dant l'émission des urines. — ^'Urine épaisse et rouge, avec sé- 
diment trouble et épais. — Ténesme de la vessie avec ischurie 
convulsive. 

Parties wirlles. — Absence de l'appétit vénérien, et impuis^ 
sance. 

Poitrine. — Respiration profonde et lente. — ^Oppression de 
poitrine suffoquante, et constriction du larynx, comme par la 
Tapeur du soufre. — Accumulation excessive de mucosités dans 
les voies aériennes. — ^Crampes de poitrine. — Battements d« 
cœur que Ton peut entendre frapper vers les côtes ^ surtout 
après le repas. — Tremblement du cœur. 

Tronc et membres. — Tension et roideur dans la nuque^ 
en remuant le cou. — Lancinations Iraclives entre les omo- 
plates, pendant le mouvement des bras. — Mouvements con- 
Yulsifs des bras., qui décrivent des cercles. — Pression et ti- 
raillement aigu au bras et à Tavant-bras. — Froid glacial des 
mains. — Douleurs de brisement aux cuisses et aux genoux. 
— Douleurs crampoïdes et tiraillements aigus dans les jambes 
et le cou-de-pied. — *Crampes aux mollets, — Tiraillement aigu 
à l'extrémité des orteils et sous les ongles, en marchant.— 
Grande faiblesse des an^bss. • 



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CANNABIS SATIVA. lU 



58. - CANNABIS SATIVA. 

CANN. — Chanvre cultivé. — Hahhsxanh. ~ Hitt, nat. et prép* Pharmac. ho- 
mœop., p. 180.— Doses usitées : 0, 3pl2, SO. ^ Durée d'action: %, 5 joura dans 
des maladies aiguës ; 2, 5 semaines dans quelques cas de maladies chroniques. 

ÀHTiboTB : Gamph. 

GoKPAUK Avec: Aro. bry. canth. nux-vom. op. petrol. puis, stann. 



CLINIQUE. — Se laissant gaider par Vememblel des sym- 
ptômes, on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament 
contre : — SouflFrances hystériques?; Convulsions?; Souffrances 
à la suite de fatigue et d'efforts physiques ? ; Manie et autres af- 
fections morales?; Ophlhalmies scrofuleuses ? ; Cataracte; Ob- 
scurcissement et taches de la cornée ; Affections gastriques et bi- 
lieuses?; Gastralgie?; Induration du foie ; Coliques; Ascile en- 
kystée?; Constipation opiniâtre ; Cystite, néphrite, dysurie, hé- 
maturie et autres affections des voies urinaires ; Calculs ur inaires ; 
Gonorrhée aiguë ; Flueurs blanches ? ; Stérilité ; Avortement ; 
Affections catarrhales des voies aériennes; Pneum>anie; Souf- 
frances asthmatiques; Cardile, etc., etc. 
Foy. /a note, page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Douleurs tractives aiguës et 
contractives pressives^ avec sensation de paralysie, ou coups et 
élancements profonds à diverses parties, ou bien sensation 
comme si on était pincé avec les doigts. — Tiraillement rhu- 
matismal pendant le mouvement, comme si c'était dans le pé- 
rioste. — Abattement général avec diancellement et endolorisse- 
ment des genoux. — Grande f(xtigue pour avoir parlé ou écrit, — 
Tétanos, principalement des membres supérieurs et du tronc.» 
Plusieurs symptômes sont aggravés ou provoqués par le toucher^ 
le grand air et la chaleur, ainsi que la nuit et après minuit. 

Peau. — Brûlemeut violent sur toute la peau, surtout aux pieds, 
aux mains , au ventre , puis prurit qui force«à se gratter toute 
la nuit. 

iioiniiiell* — Envie invincible de dormir le jour. — Le matin, 
en se réveillant, on est plus fatigué que le soir avant de se' 
coucher. -^ Insomnie la nuit. — Grande anxiété de cœur, la 
4)uit, avec picotement et sensation de brûlure par toute la peau, 
comme par de Teau bouillante.— La nuit, forte chaleur, et sueur. 
6« ÉDIT. — T. i. 16 



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tS2 CANNABIS 8ATIVA. 

Fltbwrc* — Horripilation et frissonnement avec soif, — Froid 
extérieur et malaise. — Froid du corps avec chaleur au visage. 

— Pouls lent. et à peine sensible. ^ Chaleur brûlante de tout 
le corps^ la nuit. 

Moral. ^ Tristesse et indifférence. — On est fortement blessé 
par le. moindre mol. — Disposition à s'effrayer facilement. — 
Manie, tantôt gaie, tantôt sérieuse ou furieuse. — Irrésolution 
et incertitude à cause d'une imagination très-mobile. — Le soir 
et le matin les pensées se confondent , au point de ne savoir 
plus soi-même ce qui est vrai et ce qui n'est que fictif. — - 
Grande distraction au point de ne plus savoir ce que l'on faill 

— On se trompe souvent en écrivant. — Les idées se perdent, 

— Les mots manquent. 

Véie* -— Accès de vertige en marchant et en se tenant debout, 
allant jusqu'à faire tomber de côté. — Tournoiement continuel 
de la tète , comme si elle remuait constamment. — Bouillon- 
nement dans la tête en écrivant. — Mal de tête comme s'il y 
avait une pierre qui pressât dessus. — Pression et tension dans 
les tempes. — Compression dans le sinciput, depuis les bords 
de l'orbite jusqu'aux tempes. — Congestion à la tête avec bat- 
tement au cerveau, joues rouges et chaudes. — Sensation au 
cuir chevelu, comme de quelque chose qui y manquât, et sen- 
sation fréquente comme des gouttes d'eau froide tombant sur 
la tête. — Boutons douloureux au cuir chevelu^ à la nuque et 
derrière les oreilles , avec douleur aux yeux et mal à la 
gorge. 

ITeox. — Douleur pressive aux globes des yeux. — Pression sur 
les paupières, avec difficulté de les lever. — Tiraillement cram- 
poïdè dans les yeux. — Faiblesse et trouble de la vue pour les 
objets, soit éloignés, soit rapprochés. -^ Saches et obscurcis- 
sement de la cornée. — Vision comme d'un cercle dentelé de 
flammes blanchâtres. — Points lumineux et zigzags verticaux 
devant les yeux. 

Or€9tlles. — Battement et pression dans les oreilles. — Bruisse- 
ment dans les oreilles, et sensation comme s'il y avait une peau 
devant. — Boutons enflammés et gonflement purulent dans 
l'oreille. 

Nea. '— Gonflement du nez avec rougeur cuivrée. — Chaleur et 
sécheresse du nez, — Épistaœis précédée d'une sensation de cha- 
leur dans le nez. 

VlMiye. — Pâleur de la face. «^ Rougeur de la joue gauche, 
avec pâleur de l'autre pendant le mal aux dents. ^ Fourmille- 
ment, démangeaison et cuisson au visage, comme par du sel. 
^ Palpitation des muscles de la face. — ^Chaleur de la face et 



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CANNABIS SATIVA. 183 

rougeur des joues. — Gencives d'une dent cariée, gonflées^ en- 
flammées et douloureuses. — Dents émoussées. 

Bonelie* — Sécheresse de la bouche, avec salive visqueuse et 
absence de soif. — Parole embarrassée; tantôt ce sont les mots 
qui manquent, tantôt c'est la voix. — En pariant, forte anxiété 
produite par des douleurs au dos. — Mal à la gorge, avec élan- 
cement aux oreilles. — Douleurs d'excoriation à la gorge, avec 
sensation de sécheresse. 

Bstomae. — Renvois à vide. — Régurgitation de matières 
acres et d'une aigreur amère^ — Nausées avec appétence pour 
les aliments. <— Yomiturilion avec strangulation depuis l'épi- 
gastre jusqu'à la gorge. — Vomissement de bile verte. — Vo- 
missement de mucosités aigres, après avoir pris du café. — 
Appétit augmenté le soir. — Le matin au lit, envie de vomir, 
surtout étant couché sur le côté droit. — Le mal de cœur in- 
terrompt le sommeil. — Pyrosis. — Au toucher, douleur à l'es* 
tomac, comme s'il était ulcéré. — Accès de violentes crampes 
d'estomac, avec pâleur et sueur du visage, pouls presque éteint 
et respiration râlante. — Pression, pincements et tranchées à 
répigastre et au-dessus de Testomac. 

Ventre. — Douleur de meurtrissure dans les intestins. — Gon- 
flement dur et douloureux de la région hépatique. — Douleurs 
crampoïdes dans Tépigastre. — Pulsation dans le ventre comme 
du dedans au dehors. — Secousses douloureuses dans le ventre, 
comme s'il renfermait quelque objet vivanL — Ébranlement des 
intestins, comme s'ils étaient détachés, lorsqu'on remue les 
bras. — Tuméfaction partielle du ventre, comme par une as- 
cite enkystée. — Coups et pression vers le dehors, dans lar ré- 
gion des aines. — Maux de ventre améliorés en buvant de Teaa 
froide. 

•elles. — Diarrhée accompagnée de maux de ventre crampoïdes. 

— Pression Tçrs le dehors dans le rectum. — Sensation comme 
d'un suintement d'eau froide par l'anus. — "^Constipation et 
selles dures. — Selles molles avec ténesme et beaucoup de vents. 

— Selles liquides, jaunâtres, sortant comme s'il n'allait sortir 
qu'un vent. 

Urines. — Envie pressante d'uriner avec douleur pressive. — 
'^Difficulté d'uriner comme par paralysie de la vessie, et strangurie 
nocturne. — ^Rétention d'urine opiniâtre. — Obturation des 
voies urinaires par des mucosités et du pus. — Urine trouble, 
blanche ou rougeâire et comme mêlée de sang ou de pus. — In- 
continence d'urine. — *Jet d'urine éparpillé. — ^Émission goutte 
à goutte d'une urine rare et sanguinolente. — *Douleur 6rtZ- 
lante dans l'urèthre et la vessie, avant et pendant démission des 



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194 CANNABIS 6ATIVA. 

urines, — '^Urèlbre enflammé et douloureux au toucher. — 

— "^Écoulement jaune et muqueux par Turèthre. — ^Sortie 
d'une pierre en urinant. 

Farties iFlrlles. -— Parties génitales froides. — ""Prurit et 
gonflement inflammatoire du prépuce^ du gland et de la verge, 
avec rougeur foncée et ^phymosis. — Pression dansles testicules, 
et tension dans le cordon spermatique, en se tenant debout. — 
Gonflement de la prostate. — ^Érections avec douleurs tensives. 

— Répugnance pour le coTt, ou forte excitation de l'appétit vé- 
nérien. — Fortes érections après le coït. — Érections sans ap- 
pétit vénérien. — Sensation d'étranglement dans le testicule 
droit, avec gonflement du testicule et du cordon spermatique; 
le Sjcrotum paraît^ à sa partie supérieure, rempli de petites no- 
dosités. 

Règles* — Stérilité. — Avortement, avee convulsions. 

liarynsL. -r- Extinction de la voix. — Accumulation de muco- 
sités tenaces dans le larynx^ avec grattement et gêne de la. res- 
piration. — Toux violente et sèche. — ^Toux avec expectoration 
verdétre et visqiieuse. 

Poitrine. — Gêne de la respiration, comme s'il y avait un 
poids sur la poitrine, avec sifflement dans les bronches. — Res- 
piration courte et oppressée. — ^Respiration difficile, et qui 
n*est possible qu'en se tenant debout. — (xéne de la respiration, 
et oppression de poitrine avec inquiétude dans la gorge. — Res- 
piration râlante. — Gène anxieuse de la respiration, avec élan- 
cement entre les omoplates. — *Élancernents au fond de la poi- 
^nne, surtout en respirant» en parlant, ou pendant le mouvement. 

— ^Inflammation des poumons, avec vomissement verdàtre et 
délire. — Coups douloureux dans la région du cœur. — Gène 
douloureuse et tension au cœur, avec battements de coeur et 
anxiété. — Battements de cœur se faisant sentir plus bas qu'à 
leur place ordinaire. — Inflammation et prurit du mamelon 
chez un homme. 

Vronc. — Douleurs dans le dos qui empêchent de parler et sus- 
pendent la respiration. — Douleur lancinante entre les omo- 
plates. — Pression vers le dehors, dans les reins et le coccyx. 

Bras. — Douleurs de meurtrissure dans l'épaule et le bras pen- 
dant le mouvement. — Crampes dans les mains et les doigts, — 
Faiblesse paralytique subite de la main, avec tremblement en 
saisissant un objet, et impossibilité de le tenir solidement. 

ïambes. ^- Crampes dans les cuisses, les mollets et les jarrets, 

— Faiblesse, chancellemeul et douleurs des genoux. ^ Déboî- 
tement de la rotule, en montant un escalier. — Pulsation et 
douleur exlensive dans les pieds et les articulations du pied. 



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CANNABIS SATIVA. — CANTHÀRIS. 186 

comme après une marche forcée. — "CoDlractton spasmodique 
du tendon d'Achille avec douleurs violentes. 



S9. — CANTHARIS. 

GANTH. — Cantharides. ~ Hàhkbmarii. — Hiil, nat, etprép, Pharm. homœop., 
p. 508. j— Dose usitée : 30. — Durée (TarAion : jusqu'à ÎO jours dans quelques 
cas de maladies chroniques. 

AirriDOTB : Camph. 

CoMPAaim Avec : Aeoo. bel. campA.- caoD. caps. chio. Cof, coloc. laur, led. lyc. 
puis. rhus. stne$. 



GLINIQfJE. — Se laissant guider par l'ensemble des sym^ 
ptômes, on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament, 
contre : — Aflfeclions hydropiques ; Convulsions; Ictère? ; Rage^ 
hydrophobie, ïnanies et autres affections morales?; Encéphalite, 
gastrite, hépatite et autres inflammations locales? ; Amygdalite 
et autres angines phlegmoneuses ? ; Néphrite, cystite, uréthrite, 
hématurie et autres affections des voies urinaires; Gonorrhée 
cordée; Satyriàsis?; Priapisme?; Coxalgie; Fièvres intermit- 
tentes, etc., etc. 

B^ Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Douleurs brûlantes comme par 
excoriation dans toutes les cavités du corps. — Élancements 
aigus vers Tmlérieur, à différentes parties. — ^Douleurs trac- 
tives, arthritiques dans les membres, avec affection des voies 
urinaires, et améliorées parle frottement. — Douleurs violentes, 
avec gémissements et lamentations. — Sensation de sécheresse 
dans les articulations. — Manque de flexibilité de tout le corps. 
— Abattement et faiblesse, avec sensibilité excessive de toutes 
les parties du corps, tremblement et besoin de se coucher. — 
Prostration des forces, allant jusqu'à la paralysie. — Convul- 
sions, tétanos. — Les souffrances se manifestent principale- 
ment au côté droit et s'améliorent dans la position couchée^ — 
Les symptômes se renouvellent tous les sept jours. 

Peau. — Vésicules prurianles, avec douleur brûlante au toucher. 
— Inflammations érysipélateuses. — Douleurs tractives aiguës 
dans les ulcères, avec suppuration plus abondante. 

Sommeil. — Forte envie de dormir, surtout après midi, avec 
bâillements et pendiculations. — Insomnie sans cause appa- 
rente. — La nuit, demi-sommeil, avec réveil fréquent. 

16. 

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186 Ci^THARIS. 

Plèvre. — FièTre qui ne se manifeste que par le froid. — Froid 
et frissonnement; avec chair de poule et pâleur de la. face. — 
Soif seulement après les frissons. — Sueur d'odeur d'urine. 

Moral. — Abattement et humeur pleureuse. — Inquiétude 
anxieuse, avec agitation qui force à se remuer constamment. — 
Manque de confiance en soUmème. — Pusillanimité et timidité. 

— Disposition à se fâcher et à se mettre en colère. — Accès de 
rage, avec cris, coups et aboiements, renouvelés en se làlant le 
gosier, et par l'aspect de Teau. — Délires. — Vésanie. — Ma- 
nie, avec actes et gestes extravagants. 

Tête. --Vertige, avec perte de connaissance et brouillard devant 
la vue, principalement au grand air. — < Maux de tète qui inter- 
rompent le sommeil dé nuit. — Lancinalions pressives dans la 
tète, qui disparaissent en marchant. — Douleurs tractives ai^ 
guës^dans la tète, avec vertige. — - Congestion à la tète. — Bat- 
tement au cerveau et chaleur qui monte à la tète. — Sensation 
de brûlure à la tète, comme si, en dedans^ tout était à vif et en 
plaie^ avec inflammation du cerveau. — Tiraillement, secousses 
et roogement dans les os de la tète. — Maux de tète, comme si 
on tirait les cheveux. — Hérissement des cheveux. — Maux de 
tète, comme venant de la nuque et voulant sortir par le front. 

Yenx. — Douleurs aux yeux, avec sensation comme si les pau- 
pières étaient excoriées, principalement lorsqu'on les ouvre. — 
Inflammation des yeux, avec cuisson brûlante. — Couleur jau- 
nâtre des yeux. — Les objets semblent être colorés en jaune. 

Oreilles. — Inflammation des oreilles, qui sont brûlantes. 

IVesB. — Gonflement du nez, même à l'intérieur, avec rougeur et 
chaleur brûlante. — Odeur fétide et nauséabonde devant le nez. 

— Coryza de longue durée, et catarrhe, avec fort écoulement de 
mucosités visqueuses par le nez. 

iriMge. — Pâleur du visage. — Face creuse, bippocratique^ 
avec traits qui expriment Tangoisse et le désespoir. — Couleur 
jaunâtre de la face. — Inflammation érysipélateuse et desqua- 
mation des joues. — Rougeur brûlante et gonflement de la face. 

— Gonflement d'un seul côté de la face (le côté droit), avec 
tension. — Gonflement et inflammation des lèvres. — Gerçure 
et exfoliation des lèvres. — Trismus* 

Denis. — Maux de dents généralement tractifs, aggravés en 
mangeant. -— Fistule aux gencives. — Ulcération des geii- 
cives. 

Bonelie. — Goût de poix de cèdre dans la bouche. — Inflam- 
mation de la membrane muqueuse de la bouche. — Inflamma- 
tion phlegmoneuse de l'intérieur de la joue. — Aphthesdans la 
bouche. — Salivation écumeuse, avec stries de sang.T— Ëcume 



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CANTHARIS. 187 

à la bouche. — Sang coagulé venant dans la bouche. — - Gon- 
flement inflammatoire et suppuration de la langue. — Fai- 
blesse des organes de la parole, et parole languissante. 
dorjè^o. — Mal de gorge en atalant. -— Déglutition difficile, avec 
étranglement dans la gorge et régurgitation nocturne des ali- 
ments. — Déglutition empêchée, surtout pour les liquides. — 
Brûlement dans la gorge en avalant. — Inflammation et ulcé- 
ration des amygdales et de la gorgé. — Douleur brûlante dans 
la gorge, aggravée en buvant de Teau. 
Appétit* — Perte du goût. — Goût de poix dans la bouche et 
la gorge. — Soif par sécheresse des lèvres, avec répugnance 
pour toutes les boissons. — Manque d'appétit, avec dégoût et 
répugnance pour toutes sortes d'aliments. 
Bstomae. — Renvois, avec sensation brûlante, comme du py- 
rosis, aggravée en buvant. — Renvois sanglotants qui semblent 
prendre la direction inverse et retourner vers l'estomac. — Vo- 
missement des aliments ingérés. — Vomissements de matières 
bilieuses et muqueuses, ou de sang. — * Grande sensibilité de la 
région précordiale. — Plénitude pressive, avec anxiété et in- 
quiétude dans Testomac. — Douleurs cuisantes et brûlantes à 
Testomac. — Inflammation de Testomac. 
Tentre. — Inflammation du foie. — Élancements et contraction 
dans i'hypochondre droit. — Grande sensibilité de Tabdomen au 
toucher. *— Douleur brûlante dans le ventre, depuis le gosier 
jusqu'au rectum. — Douleur brûlanteau-dessus du nombril, en 
toussant, en éternuant, en se mouchant, avec taches jaunâtres 
à la partie afl'ectée. — Inflammation des intestins. — Gonfle- 
ment hydropique du ventre. — Incarcération des flatuosilés 
sous les hypochondres. 
flello». — Constipation et selles dures. —Diarrhée avec éva- 
cuation de matières écumeusesou de mucosités verdâtres, avec 
tranchées après les selles et douleur brûlante au rectum. — 
Diarrhées dyssentériques, avec évacuation nocturne de muco- 
sités blanchâtres et de morceaux solides comme de fausses mem- 
branes, avec stries de sang. — Selles sanguinolentes. 
UrliMMu — Rétention d'urine avec douleurs cfampoïdes à la 
' vessie. — *Envie pressante et inutile d'uriner, avec émission 
douloureuse et goutte à goutte. — ""Émission difficile des urines, 
"en jet mince et éparpillé. — Augmentation de la sécrétion des 
urines. — Urine jaune pâle ou *couleur foncée et rouge. — 
Écoulement de mucosités sanguinolentes de la vessie. — '^Pisse- 
menl de sang, goutte à goutte. ^ Urines purulentes. — *Cuis- 
son brûlante ep urinant. — ^Douleurs incisives dans l'urèthre 
avant, pendant et après l'émission des urines. — ^Douleurs 



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188 CANTHARfS. — CAPSIGUM ANNCUM. 

vives, lancinantes el incisives, "tiraitlemenU successifs, et pul- 
sations dans les voies urin^aires. — ""Inflamjnation et "ulcéra- 
tion des reins, de la vessie cl de l'urèthre. r- ^Grande sensibi- 
lité douloureuse de la région de la vessie au loucher. 

Partie» viriles. — Tiraillements dans le cordon spermatique 
en urinant. — Inflammation et gangrène des parties génitales» 
— Gonflement douloureux des testicules. — Appétit vénérien 
fortement exalté avec érections douloureuses, fréquentes et de 
longue durée, comme par priapisme. — Ëjaculation facile pen- 
dant des caresses amoureuses. — Spermatorrhée. — Après le 
coït, douleur brûlante dans l'urèthre. 

Refile»* — Règles trop hâtives et trop fortes, avec sang noir el 
doirieurs pendant Técoulement. — Sortie de mÀles, de fœtus et 
du placenta. — '^Gonflement du col de la matrice. — *Flueurs 
blanches corrosives, avec sensation brûlante en urinant, et exci- 
tation de Tappétit vénérien. — Inflammation des ovaires. 

I«arynx* — Enrouement, avec renâclement douloureux de mu- 
cosités visqueuses^ abondantes, venant delà poitrine, et avec 
élancements incisifs dans la trachée-artère. — r Inflammation 
du larynx. — Sensation de faiblesse excessive dans les organes 
de la respiration, en parlant et en respirant profondément. — 
Voix faible^ timide et tremblante. 

Poitrine* — Respiration difflcile et oppressée, par constriction 
de la gorge et sécheresse du liez. ^- Suspension de la respira- 
tion, en montant une montagne,avecrâlementdansla poitrine 
et nausées. — Élancements dans la poitrine et les côtés. — 
Douleurs brûlantes dans la poitrine, d'où il se détache parfois 
. de petits caillots de sang. — Bat^temenls de cœur. 

Tronc et Mentl»res« — Douleurs tractives aiguës dans le 
dos. — Sensation de constriction dans la colonne vertébrale. — 
Emprosthotonos et opisthotonos. — Douleurs tractives aiguës 
dans les bras. — Manque de force dans les mains. — ^Douleurs 
dans les hanches avec souflraûces spasmodiques dans les voies 
urinaires. — Douleurs tractives, aiguës, térébrantes dans les 
jambes, depuis les pieds jusqu'aux hanches. — Tremblement 
dans les jambes. 



40. - CAPSICUM ANNUUM. 

CAPS. — Poivre de Guyenne. - HAnxBiwAXTr. — Ilist. nat. et prép. Pharmac. ho- 
lOœop. , p. tSi .— Doses usitées : 9, 50. — Durée d'action : jusqu'à ÎO jour* dans 
quelques cas de maladies chroniques. 



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CAPSICUM ANNCCM. 

AiTTiiiOTi : Camph. — le capsicum est antidote de : Calad, et ehin. 
CovPARBR ATKc : Am, bell. calad. ehin, cin, ign. n>\oin. puis, veratr. 



GLIIVIQUË.— Se laissant guider par V ensemble des symptômes, 
on verra le cas où Ton pourra consulter ce médicament contre: — 
Affections des personnes d'un tempérament flegmatique; Nostal- 
gie; Migraine et céphalalgie hystérique?; Amblyopie amauroti- 
que?; Névralgie faciale?; Stomacace ; Dyssenterie ; Diarrhée ; Toux 
catarrhale ; Fièvres intermittentes, aussi après l'abus du quin* 
quina, etc., etc. 

3SS^* Voir la note^ page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX. ^ Douleurs pressives,^ Douleurs 
tractivesdans les membres, excitées par le mouvement. — Dou- 
leur de luxation et raideur dans les articulations, avec craque- 
ment, surtout au commencement de la marche. — Crampes 
dans le corps, avec roideur des bras et des jambes, fourmille- 
ment et sensation d'engourdissement. — Répttgnance pour le 
mouvement. — Les symptômes se manifestent principalement 
le soir et la nuit, et s'aggravent par le grand air, le contact et 
le froid, ainsi qu'au commencement du mouvement, et après 
avoir bu ou mangé. — Grande sensibilité à l'air frais et au cou- 
rant d'air. — Insomnie sans cause apparente. — Sommeil plein 
de rêvés. 

Fièvre. — Frissons fébriles et froid de tout le corps, avec mau* 
vaise humeur augmentant avec le froid, ou bien avec anxiété, 
étourdissement et hébétude de la tête. — Frisson venant du dos. 
— Froid et frissonnement chaque fois après avoir bu, — *Fièvre 
avec prédominance du froid et avec soif, chaleur brûlante et 
souffrances muqueuses. — ^Frissons avec forte soif, puis cha- 
leur sans ou avec soif et avec sueur. 

Moral. — Disposition à s'effrayer. — Mécontentement. — "Résis- 
tance opiniâtre. — *Forte disposition à prendre tout en mau- 
vaise part, à se mettre en colère, même pour des plaisanteries, 
et à faire des reproches. — Humeur capricieuse et excessive- 
ment changeante. — Emoussement de tous les sens. — Irré- 
flexion et maladresse. — ^Nostalgie avec rougeur des joues et in- 
somnie, — Disposition à plaisanter et à dire des bons mots. 

Vête* — Tète entreprise. — Ivresse comme par des boissons spi- 
tueuscs. — Maux de tête, comme si le crâne allait éclater, en 
marchant ou en remuant latêto. -^ Accès de maux de tête semi^ 



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^^-rrf6 CAPSICUM ANmHJM. 

latéraux, pressifs et lancinants, avec nausées^ Yomissements et 
perte de la mémoire, aggravés par le mouvement des yeax. — 
Douleurs lancinantes, ou tractives aiguës, surtout dans les côtés 
de la tête. — Douleur d'écartement pressif dans le cerveau, 
comme par plénitude. — Maux de tête pulsatifs, — Prurit ron- 
geant au cuir chevelu, avec douleur à la racine des cheveux et 
au cuir chevelu après s*être gratté. 

Yeux. — Pression dans les yeux, comme par un corps étranger 
qui s'y serait introduit. — Inflammation des yeux avec rougeur, 
douleur brûlante et larmoiement. — Yeux proéminents. — 
Trouble de la vue, surtout le matin, comme si quelque chose 
nageait sur la cornée, se laissant améliorer pour quelques in- 
stants par le frottement. —Vue entièrement éteinte, comme par 
amaurose. 

Oreilles. — Douleurs tractives aiguës dans les oreilles. — Dé- 
mangeaison et pression au fond du conduit auditif. — Gonfle- 
ment douloureux derrière l'oreille. — Diminution de Touie. 

IVea* — EpistaœiSj surtout le matin^ au lit. — Boutons doulou- 
reux sous les narines. — Coryza sec, avec fourmillement et 
chatouillement dans les narines. 

Visage. — Rougeur de la face alternant couvent avec pâleur. 
—Beaucoup de petits points rouges à la faCe.— Dartre ron- 
geante^ pruriante sur le front. — Douleurs à la face, dans les os, 
où elles sont aggravées au toucher, ou dans les nerfs, où elles 
s'aggravent lorsqu'on s'endort. — Pressionsourde à lapommette, 

— Eruptions ulcérées et gerçures aux lèvres, -r- Gonflement des 
lèvres. 

Denis. — Douleurs aux dents^ comme si elles étaient agacées 
ou allongées. — Tiraillement dans les dents et les gencives. — 
Gonflement des gencives. 

Ctorge. — Vésicules brûlantes dans la bouche et sur la langue. 

— Salive visqueuse dans la bouche. — Mal de gorge, avec dé- 
glutition douloureuse et tiraillement dans le pharynx. — Con- 
traction cràmpoïde de la gorge. 

Appétit. — Goût aqueux et fade* — Goût aigre de la bouche 
et aussi du bouillon. — Absence d'appétit. —Désir de prc^ndre 
du café, avec envie de vomir après en avoir pris. — Pyrosis. 

— Envie de vomir ressentie généralement dans l'épigastre, 
avec pression de la partie. 

Estomac. — Douleur à Festomac qui est ballonné. — Sensa- 
tion de froid dans l'estomac. -« Douleur brûlante à l'estomac 
et à Vépigastre, surtout immédiatement aprè^ le repas, ^^Èlaur 
céments à l'épigastre, en respirant vite et profondément, en 
parlant et au toucher. — - Gonflement du creux de l'estomac. 



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GAPSICUM AISMUUM. — GARBO ANIMALIS. 191 

Ventre. — Ventre ballonné jusqu'à éclater^ avec tension pre«- 
sive et suspension de la respiration. — Tiraillements et mouve- 
ments dans le ventre. — Fortes pulsations dans le bas-ventre. 

— Coliques venteuses. — Sortie d'une hernie venteuse par l'an- 
neau inguinal. 

ISellès. — Ténesme. — Petites selles dyssentériques, avec évacua- 
tion de matières muqueuses et sanguinolentes, précédées de 
coliques venteuses. — "^Diarrhées nocturnes, avec douleurs brû- 
lantes à Tanus. — Hémorrhoïdes aveugles, avec douleur pen- 
dant les selles. 

Urines. — Ténesme de la vessie. — Envie fréquente, ^pressante 
et presque inutile d'uriner. — Douleurs brûlantes en urinant. 

— Contractions crampoïdes et incisives au col de la vessie. — 
Douleurs incisives et lancinantes dans Turèthre, hors le temps 
de rémission des urines. — ^Écoulement purulent par Turèthre, 
comme une gonorrhée. — Écoulement de sang par Vurèthre. 

Parties viriles* — Impuissance et parties génitales froides. 

— Érections matutinales par trop violentes. — Pendant des ca- 
resses amoureuses, tremblement de tout le corps. 

Ijaryn-K. — ^Enrouement. — *Toux plus violente le soir et la 
nuit, 'avec douleurs à d'autres parties du corps, surtout à la tête 
et à la vessie, comme si elles allaient éclater, ou avec pression 
dans la gorge et les oreilles, comme si un abcès allait s'y ou- 
vrir. — Toux après avoir pris du café. — Tbux, avec haleine 
fétide et goût désagréable dans la bouche. 

Poitrine. -^ Besoin de respirer profondément. — Géie de la 
respiration, parfois comme provenant de l'estomac. — Dou- 
leur constrictive dans la poitrine. — Élancements dans la poi- 
trine en respirant. — Douleur pulsative dans la poitrine, qui 
suspend la respiration et qui est augmentée par le mouve- 
ment. 

Vrône et lleinlireii. — Douleurs tractives aiguës dans le 
dos. -^ Roideur de la nuque. — Tension dans les genoux et 
roideur dans les mollets, eii marchant. — * Roideur des bras 
et des jambes, avec fourmillement, comme quand ils s'en- 
dorment. 



41. - GARBO ANIMALIS. 

CARB-AN.— Charbon animal.-rHAHNKMiLNif.— J7t«/. nal. eiprép. Pharmac. homœop., 
p. 93.— Doses usitées : 24, 50. — Durée d^action : jusqu'à 40 jours, dans quel- 
ques cas de maladies chroniques. 

Ahtisotb: Camph. (roir oarb-TCg.) 



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192 GARBO ANIMAUS. 

CoMrAiift AVBc : Carb-veg., et les médieaineirts qui se trouvent inscrits sous cette 
robrique. 



CLINIQUE. — Jusqu'ici on n'a encore employé ce médica- 
menl que contre quelques espèces de Gastralgie^ Induration des 
glandes, Métrorrhagies, Nodosités arthritiques, Aphthes des en- 
fants. Induration de la langite. Bubons syphilitiques, e(c. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Douleurs pressives dans les ar- 
ticulations ei les muscles des membres. — Douleurs brûlantes. 

— Douleurs nocturnes dans les articulations. — Brisement^ 
manque de force et craquement dans les articulations, qui flé- 
chissent facilement. — ^Roideur arthritique et nodosités gout- 
teuses dans les articulations. — Tension dans quelques mem- 
bres, comme par raccourcissement des tendons. — Contraction 
spasmodique de plusieurs parties. — ^Disposition à se donner 
des tours de reins» — Torpeur de tous les membres, surtout de 
la tête. — ^Grande fatigue et faiblesse, produite surtout par la 
marche, avec transpiration facile, principalement en mangeant 
ou en se promenant au grand air. — ^Sensibilité excessive au 
grand air, et surtout à Tair froid de l'hiver. — Bouillonnement 
de sang et disposition à s'échauffer facilement. 

Peaa. — Prurit par toute la peau da corps, surtout le soir au 
lit. — Inflammations érysipélateuses. — ^Engelures, — *(]ro»- 
fiement des glandes, dur et douloureux. -* Gonflement des 
parties extérieures^ avec douleur brûlante. 

ttonundl. — Sommeil tardif, et insomnie nocturne, causés 
par inquiétude, angoisse, bouillonnement de sang et crainte 
d'étouffer. — Visions effrayantes avant de s'endormir. — Som- 
meil avec rêvasseries, pleurs^ jactation et gémissements sourds. 

FI«!^vre. — Frissons, surtout le soir, au lit, avec transpiration 
pendant le sommeil. — Froid excessif aux pieds et aux mains, 
le soir. — Chaleur nocturne. — *Transpiration facile le jour, 
surtout pendant le repas, ou en se promenant, — Sueur affai- 
blissante et fétide, surtout la nuit et le matin, principalement 
aux cuisses. — Sueur qui teint le linge en jaune. 

Moral. — Nostalgie ei sentiment triste d'abandon, avec larmes. 

— Peur et épouvante, surtout le soir. — 'Découragement et 
désespoir. — * Disposition à s'effrayer, — Alternation de gaieté 
et de tristesse, ou d'irascibilité et de mauvaise humeur taci- 
turne. — Confusion d'idées et hébétude, surtout le malin. 

TéCe. — * Vertige, surtout le soir ou le matin y et parfois avec 



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€ARBO ANIMALIS. 193 

nausées en se relevant, après être resté longtemps couché, ou 
bren encore avec obscurcissement des yeux, en remuant la tête. 

— Maux de tête , le matin , comme après une débauche. — 
Maux de tête à l'air frais, et aggravés par un temps humide. 

— Pesanteur j surtout à Vocciput, avec tète entreprise. — *Maux 
de tête pressifs, même après le repas, ~et qui forcent à fermer 
les paupières. •— ''Congestion et chaleur intérieure à la tète. — 
Sensation de vacillement du cerveau à chaque mouvement. -* 
Sensation de torpeur à la tête. — Douleurs tractives, aigaës^ 
dans les téguments du côté droit de la tête. — Tension de la 
peau du front et du somtnet de la tête. — Sensibilité du cuir 
chevelu à la pression du chapeau. — * Croûtes et éruptions à la 
tête. 

Yeox. — Sensation comme si le globe de l'œil était détaché de 
Torbite, avec faiblesse de la vue. — Presbyopie avec dilatation 
des pupilles, -^ <^Fongus hématode dans Torbite. 

Oreille». — ^Écoulement par les oreilles, — Confusion de Touïe; 
les sons y arrivent indistincts. — * Bruissement dans les oreilles. 
-r Gonflement du périoste derrière l'oreille. — Gonflement des 
parotides. 

niem. — Bout du nez roûge et gercé avec douleur brûlante. — 
Nez gonflé avec boutons croûieux (comme au commencement 
d'un cancer?). — Desquamation de la peau du nez. — Sen- 
sibilité douloureuse des os du nez. — Ëpistaxis , précédée de 
vertige ou de mal de tête pressif. — * Obturation du nez. — 
^Coryza sec. — Coryza fluent avec perte de l'odorat, éternu- 
ment et bâillements fréquents. 

Viwaire. — Taches à la face, qui sont lisses, épaisses au toucher 
et de couleur rose. — Élancements aux pommettes, aux mâ- 
choires et aux dents. — Éruption sans douleur et couperose à 
la face. — ^Érysipèle à la face. — Gonflement de la bouche et 
des lèvres^ avec douleur brûlante. — Ampoules aux lèvres. — 
Lèvres gercéeà saignantes. 

Dent». — Odontalgie tiraillante en mangeant du pain, ou avec 
pulsations sourdes après avoir bu froid. — Vacillement excessif 
des dents. «- ^Douleurs tractives aux gencives. — Gonflement 
rouge et douloureux, et dignement des gencives, -r Vésicules 
purulentes aux gencives. 

Bonelie et «orgre. — Fétidité de la bouche. —Vésicules brû- 
lantes dans la bouche et sur la langue. — ^Sécheresse de la 
langue et du palais. — Mal de gorge comme par excoriation, 
avec grattement et élancements depuis le gosier jusqu'à l'es- 
tomac. — Accumulation de mucosités dans la gorge, avec tous- 
sotement et rcnâclement. — ""Induration partielle de la langue. 

6* ÉDIT. -* T. I. 17 



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194 CAKIK) ANiMALlS. 

Appétll.'-' "Amertume dans la bouche j 'surioui le matin. — 
Goût acide et muqueux. — Répugnance pour la graisse et la 
fumée du tabac qui causent des nausées. — *Grande faiblesse 
de la digestion, au point que presque tous les aliments causent 
des souffrances. 
Butomac.-^ Renvois avec goût des aliments ou bien "^acides. — 
^Renvois avortés avec douleiir. — Pyrosis avec grattement dans 
la gorge. — ^Hoquet après le repas. — ^Ëcoulement d'une eau 
aigre par la bouche. — * Nausées, surtout la nuit. — ^Fadeur à 
Testomac^ comme si on allait tomber en faiblesse. — Pituites 
de Vesiomac. — ^Pression à l'estomac^ "comme par un poids, à 
jeun, et le soir après s'être couché. — * Douleurs crampoïdes et 
contractives à l'estomac. — *Douleur brûlante à Testomac. — 
^Serrement à V estomac comme par des griffes. — Gargouillement 
bruyant dans Testomac. 

Ventre. — Douleur au foie comme par excoriation, au toucher. 
^Pression et tranchées à la région hépatique.— Ventre ballonné 
et tendu. — Constftction et serrement, comme par des griffes^ 
dans le ventre. — Tranchées et élancements dans les aines. — 
Hernie inguinale. — * Gargouillements bruyants dans le ventre. 

* Incarcération de flatuosités. -^ Vents fétides. — <*Bubons 

syphilitiques. 

Selle». — Envie inutile d'aller à la selle, il ne sort que des 
vents. — Selles dures, noueuses. — '♦Selles fréquentes le jour. 
-^ Avant la selle, traction depuis l'anus jusqu'à la vulve. — 
Pendant les selles, douleurs dans les reins. — Boutons hémor- 
rhoïdaux , brûlants. — Douleurà brûlantes et *élancemeras à 
l'anus, "et au rectum. — Excoriation et suintement à l'anus. -— 
Sortie de ténia. — Suintement visqueux au périnée. — En al- 
lant à cheval on s'écorche facilement à Tanus. 

Vrlaes. — Envie pressante d'uriner avec émission plus abon- 
dante. — Émission d'urines la nuit. — Emission d'urine invo- 
lontaire. — ^'Urines fétides. — Urines brûlantes. 

Partie» viriles. — Absence de l'appétit vénérien. — Pollu- 
tions fréquentes^ suivies de faiblesse et d'inquiétude anxieuse. 

Kégles. — Règles trop hâtives.^ ''Leucorrhée brûlante, cuisante 
"ou qui teint le linge en jaune. — ^Lochies séreuses et fétides. 
•— ^Nodosités et indurations douloureuses aux glandes mam- 
maires. — ^Inflammation érysipélateuse des mamelles. 

l^arynx* — Oppression de poitrine', surtout le soir et la nuit. 
— Extinction de la voix la nuit. — Enrouement matuliual. — 
Toux rauque, avec douleur d'excoriation dans la gorge. — Toux 
nocturne^ sèche. -^ Toux suffoquante^ surtout le soir après s'être 
endormi.-^ Toux matutinaleavec expectoration, excitée par une 



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CARBO ANIMALIS. — CARBO VEGETABIUS. 105 

sensation de sécheresse dans la gorge. — Toux avec expecto- 
ration purulente, et élancements dans le côté droit de la poitrine. 

Poitrine. — Respiration haletante. — Ràlement dans la por- 
trine le soir au lit. — Gêne de la respiration, surtout le matin 
et après le repas. — Gonstriction suffoquante de la poitrine, sur- 
tout le matin au lit. — Élancements dans la poitrine comme 
par un abcès, surtout en inspirant. — Sensation de froid dans 
la poitrine. — *Battement de cœur, le matin, le soir et en chan- 
tant à réglise. 

Vrone. — Douleurs nocturnes au dos. — Pression et élancements 
dans les reins, surtout en respirant profondément. — Douleur 
brûlante dans le coccyx, au toucher. — Douleur brûlante dans 
le dos. — Induration des glandes du cou avec douleur lancinante. 
^Dartres sous Taisselle. — Suintement sous Taisselle. — ^Indu- 
ration des glandes aœillaires. 

Bras. — Douleurs ostéocopes, fouillantes dans les bras. ^ 
Pression sur les épaules. — Douleur de luxation au poignet. — 
Torpeur et engourdissement des mains et des doigts. — Tension 
douloureuse et ^roideur arthritique des articulations des doigts. 

— Ëlanceàients dans les doigts. 

jambes. — *Dôuleur lancinante dans la hanche, qui force à 
boiter^ avec élancements. — Tension et raccourcissement dans 
les aines qui ne perniet pas d'étendre les jambes. — Tension 
dans les jarrets et le cou-de-pied, avec contraction des parties. 

— Douleur d'excoriation dans les genoux. — Grampes dans les 
mollets, les jambes et les orteils. — ^Tiraillements et élance- 
ments dans les jambes. — Fléchissement facile des pieds et des 
orteils en marchant. — Froid aux pieds. — Gonflement inflam- 
matoire des pieds et des orteils, comme s^ils avaient été gelés, 
avec chaleur et douleur. — Douleur brûlante aux orteils. 



43. — CARBO VEGETABIUS. 

CARB-V. — Charbon tégétal. — HAHmiAim.— > Hist. nat* etprip, Pharmac. ho- 
mœop., p. 94. — Dosês utitiu : 12, ZO.—Durie eToetion : jusqu'à 40 jours .dans 
quelques cas de maladies chroniques. 

Amtidotiis : Arsen. cham. coff. lach. — Ce ffUdieamtnt est antidote de : Chin. 
lach. merc. Tinum. 

CoMrAmim ATic : Aut. ar«. cale, carb-an, cAtn. coff. fer. graph.kal. lach* iyo, 
mère, natr, n-vom. puis. rhod. sep. stram. linc —C'est surtout après : Kal, lach, 
n-vom,eep, que le charbon fera du bien lorsqu'il sera indiqué. — Après le char- 
bon on trouvera quelquefois convenables : Are, kal. mère. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Yensemble des symp- 

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196 CARBO VB6ETABILI8. 

tômes^ on verra les cas où Foq pourra consulter ce médicament 
contre : — Suites fâcheuses de Tabus du mercure et du quin- 
quina ; Affections scorbutiques ; Faiblesse par perte d'humeur ou 
à la suite de graves maladies aiguës ; Torpeur nerveuse avec 
manque de réaction de la force vitale (contre les médicaments) ; 
Paralysies ; Suites fâcheuses d'un tour de reins ou d'une prome- 
nade en voiture ; Souffrances par suite d^un temps chaud (et hu- 
mide); Sensibilité aux changements de temps ; Affections rhuma- 
tismales; Varices; Engelures?; Induration des glandes?; Gale 
miliaire ou humide ; Éruptions urticaires ; Ulcères putrides ; 
Abcès lymphatiques ; Taches de naissance ; Anévrismes ; Ictère; 
Fièvre typhoïde, dernière période avec^ extinction presque com- 
plète de la force vitale; Fièvres intermittentes, particulièrement 
celles que l'abus du quinquina a rendues opiniâtres ; Céphalalgies, 
surtout celles par suite d'une débauche ou par suite d'un échauf- 
fement ; Migraine ; Chute des cheveux à la suite de graves ma- 
ladies aiguës ; Ophthalmiè pour s'être trop fatigué la vue ; Hémor- 
rhagie des yeux; Otorrhée purulente; Pai;olite épidémique; 
Coryza fluent ; Hémorrhagie nasale; Dartres humides à la face; 
Boutons à la face chez les jeunes gens ; Affection scorbutique des 
gencives ; Stomacace ; Angine à la suite des morbilles ; Embarras 
gastrique par suite d'une débauche ; Gastralgie des nourrices ; 
Gastralgie avec aigreurs ou produite par stagnation du sang dans 
le système de la veine-porte (après l'usage de nux-vom.) ; Choléra 
asiatique avec absence totale du pouls; Coliques par le mouve- 
ment de la voilure ; Coliques flatulentes ou hémorrho'idales ; Diar- 
hées putrides ou muqueuses; Hé morrhoïdes aveugles et fluentes; 
Pissemenl au lit chez les enfants; Diabètes?; Coliques mens- 
truelles; Flueurs blanches; Disposition à l'avortement avec va- 
rices aux parties; loflammatiop des mamelles; Catarrhe et en- 
rouementy aussi à la suite des morbilles; Grippe; Laryngite 
chronique (avec ulcération) ; Toux convulsive; Asthme flatulent; 
Orthopnée paralytique ; Phthisie tuberbuleuse (première période); 
Pneumonie chronique?; Pneumonie asthénique, avec expectora- 
tion rouge brun et écumeuse, etc., etc. 
S3^^ Voir la note, page i 7. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX* — Douleurs avec anxiété, chaleur 
et découragement complet, ou avec accablement après l'accès. 
— Tiraillements aigus et douleurs tractives^ arthritiques, avec 
faiblesse paralytique, principalement dans les membres, et 
souffrances par des flatuosités; ou avec gêne de la respiration 



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CARBO VEGETA6ILIS. 197 

lorsque c'est la poitrine qui est attaquée. -— <*Douleur de luxa- 
tion dans les membres ou sensation comme si Ton s'était donné 
un tour de reins. — *Douleurs brûlantes dans les membres 61 
les os. — Pulsations à différentes parties du corps. — ®Souf- 
frances pour s'être donné un tour de reins ou pour avoir été en 
Toiture. — ^Tremblement et secousses dans les membres, le 
jour. — * Engourdissement facile des membres. — La plupart 
des symptômes apparaissent pendant la marche au grand air. 

— ^Amaigrissement surtout du visage. — Brisement de tous 
les membres, surtout le matin lorsqu'on vient de se ' lever, ^^ 
Grande faiblesse des mdscles fléchisseurs. — ^Accablement 
eoccessif^'^WsLûi souvent jusqu'à la défaillance, même le matin 
au lit, ou bien au commencement de la marche. — Chute rapide 
des forces. — Accablement général vers midi avec besoin de s'ap- 
puyer la tête et de se reposer. — ""Paralysie et absence totale 
du pouls. — ^Facilité à se refroidir. 

Peau. — Sensation de fourmillement partoutelapeaudu corps. 

— Prurit universel le soir en se réchauffant dans le lit. ^^Sen- 
sation brûlante à différentes parties de la peau. — ^Éruption de 
petits boulons semblables à la gale miliaire. — ^Éruptions ur-^ 
ticaires. — <»Dartres. — Stries d'un brun rougeâtre. — Ulcères 
sans douleurs au bout des doigts et des orteils. -- ^Ulcères fé- 
tides et saiguant facilement avec douleurs brûlantes et écoule- 
ment d'un pus corrosif et sanieux. — ""Engelures. — ^Varices. 
— ^Réseaux veineux formés par une dilatation des vaisseaux 
capillaires^ avec héraorrhagie violente après la plus légère 
lésion. — ^Gonflements lymphatiques avec suppurations et dou- 
leurs brûlantes. — <>lnduration des glandes. 

Sommeil. — *Forte envie de dormir le jour^'se dissipant par 
le mouvement. — ^Sommeil dans la matinée ou le soir de bonne 
heure. — Somnolence comateuse avec râle. — Sommeil tardif 
et * insomnie causée par une agitation dans le corps. — La nuit 

, ou le soir au \\\,mal à la tété, angoisse avec oppression de poi- 
trine^ tressaillements et douleurs dans les membres^ froid aux 
mains et aux pieds, etc. — *Rêves fréquents, fantastiques, 
anxieux et terribles, avec jactation ou avec sursauts et effroi. 

plèvre* — "Frissonnement et froid au corps.. — Frisson fébrile 
le soir et la nuit, suivi de chaleur passagère. — <»Fièvre avec 
soif seulement pendant la période de froid, ou avec sueurs abon- 
dantes, suivies de frissons. — **Étal fébrile avec somnolence co- 
mateuse, râle, sueur froide au visage et aux extrémités, face 
hypocratique, pouls petit et fuyant. — «Absence du pouls. — 
État fébrile le soir^ avec chaleur universelle et chaleur brûlante 
aux mains et aux pieds. -^ <^Accès fréquents de chaleur passa- 

17. 

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198 GARBO VEGETAB1L18. 

gère. — '^Sueur nocturne. — *Sueurmatutinaîe 'acide. — «Sueur 
froide aux membres et au visage. 

Horal. — Inquiétude et anxiété, surtout le soir, — ^Peur de 
spectres, surtout la nuit. — Timidité, irrésolution et embarras 
en société. — Désespoir avec humeur pleureuse et décourage- 
ment avec désir de la mort et tendance au suicide. — '^Dispo' 
sition à s'effrayer. — *Irascibilité et emportement, — Faiblesse 
de la mémoire, subite et périodique. — Lenteur de la marche 
des idées, — Idées fixes. — ^^^Aversion pour le travail. 

Tête.— Ferttgfe après le plus léger mouvement de la tête, ou 
après avoir dormi, ainsi qu'en se baissant et en marchant. — 
Vertiges avec nausées, obscurcissement des yeux, tremblement, 
bourdonnement d'oreilles, et même perte de connaissance. — 
^Mauœ de t^e par échauffement. — Mal de tète avec tremble- 
ment de la mâchoire. — Maux de tète nocturnes. — Tension 
crampoïde dans le cerveau, ou sensation comme par contraction 
des téguments de la tête. — ^Lourdeur de la tête, — Mal dé 
tétepressif, surtout au-dessus des yeux, dans les tempes et à 
l'occiput. — Douleur tractive dans latéte, parlant de la nuque, 
avec nausées, — Élancement au vertex. — "^Battement et pulsa^ 
tion dkns la tèle, surtout le soir, ou après le repas, avec con- 
gestion de sang et chaleur, ou sensation brûlante à la tête. — 
tes maux de tête s'étendent souvent depuis la nuque jusqu'au 
cerveau, et s'aggravent quelquefois après le repa^.— Dou/eurs 
tractives aiguiës dans les téguments de la tête, surtout à l'occiput 
et au front, souvent partant des membres. — Sensibilité dou- 
loureuse du cuir chevelu à la pression extérieure (par exemple 
celle du chapeau). — Tacililéàse refroidir la tête. — Chute 
des cheveux. 

Yeux. — ^Douleurs dans les yeux, après s'être fatigué la vue. — 
Douleurs dans les muscles des yeux, en regardant en Fàir. — 
Prurit, cuisson, chaleur, ^pression et douleur brûlante dans les 
yeux et les angles des yeux. — Agglutination nocturne des pau- 
pières. — ^Saignement des yeux, souvent avec forte congestion 
à la tête. — Frémissement et tremblement des paupières. — 
*Myopie. — ^'Pupille insensible. 

Oreillo». — Otalgie le soir. — Le soir, rougeur et chaleur de 
l'oreille à l'extérieur. — Manque de cérumen. — ""Écoulement 
d'un pus fétide par l'oreille. — Obturation des oreilles. — Tin- 
tement et bourdonnement dans les oreilles. — Gonflement des 
parotides. 

IVes. — *Démangeaîson du nez, avec chatouillement et four- 
millement dans les narines. — Croûtes et rougeur au bout du 
nez. — ^Obturation du nez, surtout vers le soir, ou écoulement 



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CARBO TEèBTABIttô. 199 

séreux sans coryza. — '^Coryza viol&nt, avec enrouement et 
raucité de )a poitrine, fourmillement et chatouillement dans le 
nez, et envie inutile d'éternuer. — *Épistaxis fréquente et con- 
tinue, surtout la nuit et le malin, avec pâleur du visage, ou bien 
après s'être baissé, ou avoir fait des efforts en allant à la selle. 
Tisaire« —, *Pâleur de la face. — Teint jaune, 'grisâtre ou 
verdâlre. — ®Face hippocralique. — Douleurs tractives, tiraille- 
ments aigus, térébrations et douleurs brûlantes dans les os de la 
face. — Gonflement de la face et des lèvres. — ^Dartres à la face. 

— Furoncles devant Toreille et sous la mâchoire. — <»Boutons 
rouges au visage (chez les jeunes gens). — ^Lèvres gercées, 

— Vésicules purulentes aux lèvres. — Commissures des lèvres 
ulcérées. — Éruptions comme des dartres, au menton et aux 
commissures des lèvres. — Tressaillements de lalèvre supérieure. 

Dents* — *Mauœ de derUs, avec tiraillement ou douleurs trac- 
tives, aiguës, ou *contractives, rongeantes ou pulsalives, "provo- 
quées en prenant quelque chose de chaud ou de froid, 'ainsi 
que par des alimenls trop salés. — ^Vaciilement opiniâtre des 
dents. — * Décollement, rétraction, eoccoriation et ulcération des 
gencives. — ^Saignement des gencives et des dents. 

llouelie. — Chaleur et *sécheresse, ou accumulation d'eau dans 
labouche. — Apreté dans la bouche et sur la langue. — Exco- 
riation de la langue» avec difficulté de la remuer. — "Inflam- 
mation de la muqueuse buccale. 

Ciorgpe* — Mal de gorge, comme par gonflement intérieur. — 
Sensation de constriction dans la gorge, avec déglutition empê- 
chée. — Cuisson, * grattement 'et douleur brûlante dans la gorge, 
le palais et le gosier. — Douleur d'excoriation dans la gorge en 
toussant^ en se mouchant et en avalant. — Renâclement demu- 
cosités abondantes qui se détachent facilement. 

Appétit* — *Goût amer, — *Goût salé de la bouche et des ali- 
ments. — Absence d'appétit, ou soif et faim immodérées. — 
^Dégoût chronique de la viande, du lait et de la graisse. — Désir 
d'aliments salés ou sucrés. — *Après le repas, 'mais surlout 
après avoir pris du lait, fort ballonnement du ventre, *aigteurs 
dans la bouche et rapports aigres. — *Sueur pendant le repas. 

— Grand échauffement après avoir bu du vin. — Après le dîner, 
embarras à la tête et pression à Testomac, ou mal de téie, lour- 
deur dans les jambes et anxiété morale. 

IBiitoinac. — '^Renvois à vide ou amers. —/{ent;ot des aliments, 
et surtout des aliments gras. — "^Renvois aigres, surtout après 
le repas. — Pyrosis. — Hoquet, après chaque mouvement. — 
* Nausées surtout le matin, après le repas ou la nuit. — *JVaM- 
sées continuelles. — * Écoulement d'eau de l'estomac, comme 



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200 CAUBO VE6ETABILIS. 

des pituites, même la nuil. — ^Vomissemenl de sang. —Pesan- 
teur, plénitude el tension à restomac. — ^Crampes d'estomac 
contractives, ou pressives et brûlantes , avec accumulation de 
flatuosités, el grande sensibilité de Tépigastre. — Sensation de 
grattement et de tremblement à Testomac. — ^Les maux d'esto- 
mac s'aggravent ou se renouvellent par la frayeur, les contra- 
riétés, un refroidissement, ainsi qu'après le repas, ou la nuit, et 
surtout après avoir pris des aliments flatulents, "^ou bien encore 
par Tallaitement. — ^Pression au creux de Testomac, comme si 
le cœur allait être écrasé, ® surtout chez les nourrices. 
Ventre* — * Douleur de m^eurtrissure dans les hypochondres, et 
surtout dans la région hépatique, principalement au toucher. 

— * Douleur lancinante sous les côtes. — *Tension, pression et 
élancements dçms la région hépatique. — Élancements à la rate. — 
*Génedes vêtements autour deshypochondres. — ^Douleursdans 
la région ombilicale, au toucher. — Pesanteur, plénitude, *6a/- 
lonnenient et tension du ventre, "avec chaleur dans tout le corps. 

— ^Coliques par le mouvement de la voiture. — Pression el 
crampes dans le ventre. — Douleurs dans le ventre, comme 
par un tour de reins ou par luxation. — Douleur brûlante 
et forte angoisse dans le ventre. — Pincement dans le ventre, 
partant du côté gauche, el se dirigeant vers le côté droit, 
avec sensation de faiblesse paralytique dans la cuisse. — 
Production abondante de flatuosités, surtout après le repas, et 
quelquefois avec sensation de torpeur dans le ventre. — Coliques 
venteuses, crampoïdes, surtout la nuit. — ®Borb,orygmes et mou- 
vements dans le ventre. — ^Sortie immodérée de flxituosités, 
'd'odeur putride. — **Pour peu. que l'on mange, iaggravation des 
souffrances abdominales, -r Les maux de ventre sont souvent 
accompagnés d'inquiétude et de pleurs. 

Selle». — Constipation. — Selles insuffisantes. — Selles diffi- 
ciles, sans être dures, avec besoin pressant, douleur brûlante à 

. l'anus et douleurs semblables à celles de renfantement, dans 
le ventre. — "Selles liquides, opales ou "muqueuses. — Ecoule- 
ment de mucosité et de sang au lieu d'une selle, avec cris(chez 
les enfants). — ^Évacuation involontaire de matières d'une 
odeur putride. — Écoulement de sang par l'anus, avec toutes 
les selles. — Diarrhée après avoir mangé des fruits. — Après la 
selle, mal de ventre passif. — * Boutons hémorrhoïdaux, ^dou- 
loureux, gros et de couleur bleu foncé. —Hémorrhoïdes fluentes. 

— Élancements, '^démangeaison et douleurs brûlantes à l'anus. 

— Sortie de ténia. — Écoulement par l'anus et le rectum d'une 
sérosité visqueuse et corrosive, surtout la nuit. — Excoriation 
et suintement du périnée. 



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GARBO VEGETABILIS. 30 f 

Urines. — ""Diminution de la sécrétion des urines. '•^*Envie fré- 
quente, anxieuse et pressante d'uriner ^ jour et nuit. — ®Pme- 
merU au lit, — Urine rouge, comme si elle était mêlée de sang, 
et eoDcessivement foncée» — ^'Urine rouge foncé avec un nuage de 
couleur foncée. -^ Urines abondantes d'un jaune clair, ou 
épaisses blanchâtres. — ^Cuisson en urinant. 

Partie» wlrlles. — ^Affluence extraordinaire de pensées vo- 
luptueuses. — ^Pollutions par trop fréquentes. — *Ejaculation 
trop prompte dans le coït. — Taches lisses,, rouges et Suintantes, 
sur le gland. •— Ecoulement de liqueur prostatique pendant les 
selles. — Prurit et suintement près du scrotum^ à la cuisse. — 
^Pression dans les testicules. 

Bègples. — ^Règles trop hâtives et trop fortes, ou trop faibles, 
avec sang pâle. — Avant les règles, crampes dans le ventre et 
maux de tête. — Pendant les règles, vomissement et douleurs 
dans les dents, la tète, les reins et le ventre. — *Pruritj brûle- 
ment, ea?conat»on^"aphlhes et **gonflement à la vulve. — Ecou- 
lement par le vagin, blanc de. lait, épais et jaunâtre, verdâtre 
et corrosif. — Leucorrhée avant les règles. — «^Inflammation 
des mamelles. 

I^arynx. — *Enrouement prolongé et ranci té de la voix, surtout 
vers le soir. — *Le matin, et le soir, enrouement, aggravé par 
une conversation prolongée^ et principalement par un temps 
froid et humide. •— Grattement, fourmillement et chatouil- 
lement dans le larynx. — Toux excitée par un fourmillement 
dans la gorge, ou avec douleur brûlante et sensation d'exco- 
riation dans la poitrine. — "Toux crampo'ide, avec ou sans 
Tomilurition et vomissement, journellement trois ou quatre 
accès, ou bien le soir longtemps de suite. — Toux le soir, avant 
de se coucher et au Ut. — En toussant, élancements doulou- 
reux dans la tète. •— *Toux avec expectoration de mucosités 
verdâtres, ou d'un pus jaunâtre. — Toux avec crachement de 
sang et douleur brûlante dans la poitrine. •— «^Expectoration 
rougeâtre, écumeuse, dans la pneumonie asthénique. 
Poitrine. — Gme de la respiration et '^respiration courte, en 
marchant. — ^Grande gêne de la respiration et oppression de 
poitrine. — Accès d'étouffemenls causés par des tîaïuosités. — 
En respirant, battement douloureux dans la tête. — <>Crampe de 
poitrine, avec couleur bleue de la face. — Besoin fréquent de 
respirer profondéqaent. — Manque d'haleine, surtout le soir, 
au lit. — ^Douleur brûlante, élancements et pression dans la 
poitrine. — ""Compression et constriction crampoïde dans la 
poitrine, avec face bleuâtre. — La poitrine est prise, avec sen- 
sation de plénitude et anxiété. — *Douleur d'excoriation dans 



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202 CABBO VEGBTABILI8. — CASTOR BOCI. 

la poitrine. — Sensation de fatigue dans la poitrine. -:- Douleur 
brûianle dans la région du cœur, avec congestion à la poitrine, 
et iriolenls battements de cœur. — Douleurs rhumatismales, 
tractives, tiraillements aigus et pression à la poitrine. — ®Ta- 
ches brunâtres sur la poitrine. 

Vronc. — Douleurs rhumatismales j tractives j tiraillement aigu 
et élancements dans le dos, la nuque et les muscles du cou, — 
^^Elancements continuels aux reins, surtout en faisant un faux 
pas. — ^Roideur de l'épine dDrsale. — Boutons pruriants au 
dos. — Prurit, excoriation et suintement sous les aisselles. — 
Boideur de la nuque. 

Bras. — ""Douleurs tractives aiguës et brûlantes dans les mus- 
cles et l'articulation de l'épaule. — *TiraillemerUs et douleurs 
tractives aigu!ës dans les avant-hras, le poignet et les doigts. 

— Relâchement des muscles, des bras et des mains, en riant. 

— Tension dans les articulations de la main, comme si elles 
étaient trop courtes. ^ Contraction crampbïde des mains. — 
^Chaleur des mains. *— Faiblesse paralytique des poignets et 
des doigts, surtout en saisissant un objet. — Eruption granulée 
fine et pruriante, aux mains. — Bouts des doigts ulcérés. 

Manille». — Torpeur et insensibilité des jambes et des pieds. 

— Douleur tractive et paralytique dans les jambes. — *Tirail- 
lement aigu et douleurs tractives brûlantes dans la hanche et 
les genoux. — Forte tension et douleur crampoïde dans les arti- 
culations coxo-fémorales, les cuisses et les genoux. — ""Ané- 
vrisme au jarret, avec douleur tensive et pulsation. — ^Dartres 
au genou. •— Crampes aux jambes et à la plante des pieds, et 
*la nuit dans les mollets. — *Ulcëres fétides et saignant faci- 
lement, 'aux jambes. — Torpeur opiniâtre des pieds. — 
* Transpiration des pieds. — ^Rougeur et gonflement des orteils, 
avec douleur lancinante, comme s'ils avaient été gelés. — Ulcé- 
ration du bout des orteils. 



45. - CASTOR EQUI. 

CAST-EQ. — ChAlaifcne des chevaux. Himihg. — Gazette homœopafhiquê iTAugS' 
bour^. ^Hût, nat. etprép, Pharmac. homoeop., p. 509. 



SYMPTOMES. — Sommeil agité, avec beaucoup de rêves. — 
Rêves de sa mère malade, de fruits yerts sur les arbres (en 
hiver). — ^Syncope. — *Un vieux cheval prend l'air de vingt 



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CASTOR EQUI. — CASTOREUM. 203 

ans plus jeune. — Rire extraordinaire à propos de choses non 
risibles. 

Vête. — Oreilles. — "Céphalalgie avec vertiges et nausées j^ ai- 
greurs et anorexie ; Pression dans lestempes du dedans au dehors ; 
Engourdissement du cuir, chevelu à Tocciput, avec sensation 
comme si l'occiput était plongé dans de la glace. — Derrière 
les oreilles, éruption de pustules formant un cercle de la gran- 
deur d'un écu. 

We». — Pression douloureuse dans Tos. — ^Coryza fluent avec 
faim continuelle, même après le repas. 

Face. — Autour de la bouche, peau couverte d'une quantité de 
verrues (chez un cheval, et guéri par thuy.). 

Denis. — Douleurs dans les dents du côté gauche. 

Bouciie. — Hamelles. — Bouche pleine de salive^ immé- 
diatement après le repas.— Renvois d'air fréquents ;* Selles 
promptes, précédées de. coliqms, et accompagnées d'émission 
de vents félidés. — Mamelons pleins de crevasses, pendant la 
nutrition ; Mamelles gonflées, avec endolorissemeqt au toucher 
et en descendant Tescalier ; Prurit violent dans les mamelles, 
jusqu'à devenir folle, avec rougeur de Varéole, et mamelons 
douloureux et plus secs qu'à l'ordinaire. 

Dos. -— ^Faiblesse dans la colonne vertébrale ; ^Doulefwr dans 
le coccyx, chaque soir, élant assis. — Wa;is la poitrine, dou- 
leurs lancinantes. 

Bras. — Douleurs errantes dans le bras droit; Douleur de fou- 
lure, dans les^ai^ticulations carpiennes; les ongles se cassent 
pour peu qu'on les heurte. 

Memlires Inférlcars. — Douleurs dans les genùuœ et le 
tibia ; Douleur dans le jarret droit en ployant le genou ; Fu- 
roncles nombreux, petits, aux jambes. — Ongles des orteils 
très-cassants, et se renouvelant après être tombés sans cause. 



44. - GA8TOREUM. 

CAST. - Castoreum. — Hàrtlacb bt Triiies. — HisL nat. el prép, j^harmac. 
homœop.f p. 509.— Médicament encore peu conou. 



CLINIQUE. ^ Ce médicament n'a encore été employé que 
conire quelques cas de vomissement des femmes enceintes. 



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^04 CASTOREUy. 

SYMPTOMES* — Sommeil de ftuit inqpiet, avec agitation 
anxieuse et sursauts avec effroi. — Secousses des membres 
apï*ès qu'on s'est endormi. -— Rêves anxieux el effroyables. — 
Prédominance de froid et horpipilation. ^ Accès de frissonne- 
ment, avec froid glacial dans le dos. ^-^ Grande tristesse et sus- 
ceptibilité excessive avec pleurs faciles. 

fMte. — Douleur au verlex et battement dans la tête, comme 
s'il y avait un ulcère au cerveau, aggravée par le contact et la 
pt^ession extérieure, — Plénitude et pesanteur de la tète, 
comme si elle allait éclater. — Douleurs tractives aiguës, dans 
le ft'ont et les tempes. 

YeuiL. -^ Pression dans les yeux^ le soir, avec faiblesse de la 
vue. — Douleiur brûlante dans les yeux, en fixant un objet éloi- 
gné. — Larmoiement et agglutination nocturne des yeux. — 
Étoiles, nuages^ et, en fixant un objet éloigné, brouillard devant 
la Yue. — Susceptibilité dé la Yue à la lumière du soleil et à 
celle des bougies. 

Oreilles. — Tiraillement aigu dans les oreilles. — Tintement, 
bruissement et gargouillement dans les oreilles, se dissipant 
dès qu'on y fouille avec le doigt. 

IVez. — Obturation du nez. — Écoulement de mucosités aqueuses, 
acres, corrosives, par le nez. 

Dents. — Maux de dents en mangeant, provoqués par les choses 
froides, et soulagés par les choses chaudes. — Odontalgie avec 
douleurs tractives aiguës, ou tiraillements successifs, provo- 
quées ou aggravées par le toucher. — Gonflement des gen- 
cives, la nuit, avec tiraillement aigu dans les tempes. 

Boaeifte. — Odeur fétide de la bouche, dont on s'aperçoit soi- 
même. — Tiraillement et tressaillements dans la langue. — 
Douleur brûlante dans la gorge, comme par pyrosis. 

Eslomao. — Soif ardente. — Renvois amers. — Régurgitation 
d'une. aigreur amère. — Dégoût et nausées continuelles. — 
Vomissement de mucosités blanches, amères. — Sensation de 
plénitude et de pesanteur à l'estomac, — Sensation d'engour- 
dissement à Tesiomac. — Sensation de contraction et douleur 
d^ulcération à l'épigastre. 

Venirc. — Maux de ventre des plus violents, avec rougeur de 
la face et bâillements, soulagés par la chaleur extérieure, et en 
se repliant sur soi-même. — Plénitude et ballonnement doulour 
reux du ventre, surtout après le repa^. 

Selles. — Envie pressante d'aller à la selle. — Diarrhées accom- 
pagnées de frissons et de bâillements^ avec brûlement à l'anus^ 
et précédées de mal de ventre avec grondement el borborygmes. 
— Selles de mucosités sanguinolentes. 



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CASTOREUM. — GAUSTIGUM. 20& 

Urioes. — Émission fréquente d'urine, avec soif ardente, jour 
et nuit. — Après rémission des urines, envie de vomir et 
dégoût. 

Régies. — Règles trop hâtives, avec douleurs à la tête et aux 
reins, et teint pâle et maladif. — Leucorrhée brûlante, 

IPalIrine. — Respiration difficiley profonde et lente, ou courte 
et oppressée. — Haleine courte en montant. — ^ Pression à la 
poitrine. — Sensation de pesanteur à la poitrine, surtout en 
respirant profondément. 

Ilemlires. — Douleurs, comme d'excoriation dans les reins et 
le dos. — Douleurs tractives dans la nuque. — Tiraillement 
nocturne dans les épaules et les bras. — Mains chaudes, avec 
gonflement des veines. — Faiblesse des meifibres inférieurs. 



46. - ÇAVSTIGUM. 

CAUS. -^ Cangticum. — HABniKANif. — Hist. nat, et prép, Phannae. homceop., 
p. 95. — Dose tuiUe ; 30. — Durée (Taetûm : jusqu'à 50 jonrTdaos les maladies 
chroniques. 

AUTiDons : Coff. coloc. o>vom. nitr-spir. — Ce médioatnenl e»t antidole de ^ 
Asa. coloc. — Le co^ea toila et le phoi, en aggravent les souffrances. 

CoxPÀixa Avic : Amm. asa» hell. cale. cham. co^. eoloc. ign. lyc. merc. natr. 
fi-vom, phos. phos-ae. rhuM. eep. suif, ▼eralr.— C'est surtout après : Jea, eupr, 
et sep, que iecausticum fait du bien lorsqu'il est indiqué. -^prèa le causticum, 
on trouvera quelquefois couYenables : Sep^etann. 



GLIIVIQUE. — Se laissant guider par Yensemble des symptômes, 
on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament con- 
tre : — Atreclions rhumatismales et arthritiques, surtout Var- 
thrite chronique ; Spasmes et convulsions des enfants et des 
personnes hystériques ; Convulsions épilepliques (après Tusage 
decuprum); Danse de Saint Guy; Paraît/wea, surtout celles qui 
ne se manifestent que d'un seul côté, oti celles oui sont la suite 
d'une répercussion de quelque sécrétion mormae ou de quel- 
que éruption, telle que la gale, etc. ; Ga{e ; Tumeurs enkystées; 
Verrues; Excoriation de la peau; Dartres humides; Varices; 
Mélancolie, hypochondrie et hystérie; Migraine; Ophthalmies, 
aussi chez les personnes scrofuleuses ; Blépharophthalmie; Am- 
blyopie amaurotique ; Cataracte ; Otiiô et Otorrhée purulente, 

• Dureté de l'ouïe; Coryza chronique, avec obturation du nez; 
Prosopalgie ; Paralysie de la face ; Odontalgies rhumatismale* 
et arthritiques; Affection scorbutique des gencives; Fistules des 

6« ÊDIT. — T. I. 18 



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206 CAUSTIGUM. 



gencives ; Paralysie des organes de la parole et mulisme ; Para- 
lysie des organes de la déglulilion ; Embarras gastrique, par 
suile d'une indigestion; Hématémèse?; Gastralgie; Grosseur du 
^rentre chez les enfants; Constipation ; Hémorrho'tdes; Fistule au 
reclum; Incontinence d*urine ; Dysménorrhée ; Spasmes hysté- 
riques ; Flueurs blanches ; Excoriation des mamelons ; Ag«- 
lactie ; Excoriation et conirulsions des enfants ; Catarrhe et en- 
rouement opiniâtres ; Aphonie; Laryngite chronique (avec con- 
somption); Grippe; Asthme spasmodique?; Afifections organi- 
ques du cœur ; Goitre ; Faiblesse des jambes chez les enfants; 
Raccourcissement et induration des muscles?» etc., etc. 
' Voir la note, page 17.- 



8YMPT01IIES GENERAUX. — "Douleurs arthritiques et rhu- 
matismaleSj tractives et déchirantes, surtout dans les membres. 

— Tiraillement aigu et violent dans les articulations et les os, 
soulagé à la chaleur du lit. — Raccourcissement des tendons, 
et roideur dans les muscles fléchisseurs des membres. — Con- 
traction crampoîde de plusieurs membres. — Torpeur et pâlis- 
sèment de quelque partie ou de toute la moitié gauche du corps. 

— ^Paralysies, — ^Secousses et mouvements convulsifs. — "Ao- 
ces de convulsions ^avec cris, mouvements violents des mem- 
bres, grincements de dents» sourire ou pleurs, yeux à demi 
fermés, regard fixe et émission involontaire des urines ; les ac- 
cès se renouvellent par Teau froide, et sont précédés de mal de 
ventre et de tète, émission fréquente des urines, irascibilité et 
pleurs ; après l'accès, les yeux se ferment. — "Convulsions 
épileptiques. — Aggravation des symptômes^ généralement le 
soir ou au grand air, tandis que ceux qui ont apparu au grand 
air se dissipent dans Tappartement. — Le café semble aussi ay- 
graver tous les symptômes, — Les symptômes primitifs tardent 
plus à se manifester que chez les autres médicaments à longue 
action. — Souffrances semi-latérales. — "Inquiétude insuppor^ 
table par tout le corps, le soir, et en étant assis, avec anxiété 
au cœur. — Le soir, grand abattement et accablement de tout le 
corps. — "Faiblesse paralytique, avec tremblement et chancelle- 
ment des membres. — Grande susceptibilité aux courants d'air, 
*et au froid. 

Peau. — Prurit violent, surtout au dos et aux mollets.— ^Erup- 
tions ressemblant à la gale. — Eruptions miliaires et urticaires. 

— Dartre* pruriantes et humides. — Vésicules rongeantes. — 
^Excoriation chez [les enfants. — Cors aux pieds douloureux. 



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CAUSTrCtM. 207 

— ^Verrues, "aussi avec douleur el inflammatioTi. — Panaris. 
-^^Varices douloureuses. 

tkiiilmell. — Envie de dormir le jour, comme par somnolence 
comateuse, — Insomnie nocturne causée /)ar anxiété, inquiétude, 
chaleur sèche et autres incommodités, àsec sursauts fréquents. 

— Sursauts en s'endormant. — Mouvements fréquents des bras 
et dés jambes pendant le sommeil. — * Rêves anxieux de choses 
fâcheuses ou dé querelles, ou confus et voluptueux avec paroles 
et rires. — La nuit, vertiges, maux de tête, sécheresse de la 
bouche, et pesanteur douloureuse dés jambes. 

Fléi^re. — "Forte frilosité. — Frissons nocturnes, avec douleurs 
dans le dos et suivis de sueur générale. — *Sueur abondante 
pendant la marche en plein air. — *Sùeur nocturne, quelquefois 
d'odeur acide. 

Horal* — * Mélancolie et pensées chagrines, jour et nuit, avec 
pleurs. — ^Tristesse h;fpochondriûque. — ^Inquiétude, appré- 
hensions et grande angoisse. — Anxiété de coeur. — Peur sur- 
tout la nuit. — Défiance de l'avenir. — ^Découragement. — 
Irascibilité et emportement, avec forte susceptibilité de carac- 
tère. — Esprit querelleur et ergoteur. — Peu de goût pour le 
travail. — ^Disposition à s'effrayer. —Faiblesse de la mémoire. 

— Distraction. — Facilité à se tromper en parlant. 

Téie. •— Embarras dans la tête, comme si elle était comprimée. 

— Ivresse, il semble qu'on va tomber. — Vertige avec sensa- 
tion de faiblesse dans la tête et anxiété. — Accès de maux de 
tète, avec nausées. — M^ut de tète, le matin, quelquefois en 
se réveillant, avec sensation de meurtrissure dans le cerveau.-^ 
Douleur nocturne dans la tête, comme par un abcès au cerveau. 

— Mal de tête sourd et pressif qui rend sombre, et se fait res- 
sentir principalement au front ou à Voccïpui.^* Douleurs lanci' 
nantes,8urtout dans les tempes.— FouWlemeni et coups subitsdans 
la tête. — Congestion à la tête^ avec bouillonnement et bruit 
intérieur. — Douleurs tensives ou compressives dans la lête. -^ 
Les maux de têle ne se manifestent quelquefois que d'un seul 
côté (à gauche). — Chaleur et sensation de brûlure dans la 
tête. — '^Roideur et élancements à la tête. — Tension au cuir 
chevelu. — Sensation de torpeur à l'occiput. 

Yeux* — Douleur dans les yeux, comme si la prunelle se dila- 
tait. — Pression dans les yeux, comme par du sable, aggravée 
quelquefois par le toucher. — Prurit, cuisson et douleur brû- 
lante dans les yeux. — *Inflammation des yeux et des paupières. 

— ^Ulcération des yeux. — "^Larmoiement. — Agglutination 
nocturne des paupières. — Difficulté d'ouvrir les yeux, avec 
fiensation comme si les paupières étaient gonflées, — Frémisse- 



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308 GAUSTIGUM. 

ment YÎsible des paupières. — Obscurcissement des yeux, sou- 
irent subit, et quelquefois comme si les yeux étaient recouverts 
d'une peau. — Vue trouble, comme s'il y avait devant un voile 
ou un brouillard, — ^Filets noirs qui semblent voltiger devant 
les yeuœ. — ^Lumières et étincelles devant les yeux. — Photo- 
phobie. — ^Verrues anciennes dans les sourcils. 

Oreltles. — Otalgie avec douleur pressive vers le dehors. — 
Ëlaneemepts et douleur d'excoriation dans les oreilles. — Gon- 
flement de Voreille extérieure, avec élancements et douleur brû- 
lante. — Écoulement d'un pus fétide par Toreille. — Prurit au 
lobe de Toreille comme par une dartre. — Fort rësonnement des 
sons [dans l'oreille avec dureté de Touïe. — "Grondement et 
bourdonnement, roulement et "^bruissement dans les oreilles et 
la tête. — Sensation d'obturation dans les oreilles. 

IVez. — Démangeaison au bout et aux ailes du nez. — "Éruption 
au bout du nez, — ^Verrues anciennes sur le nez. — Mouche- 
ment de sang tous les matins. — Ëpislaxis. — Perte de l'odo- 
rat. — ^Obturation du nez. — ^Coryza sec, chronique. — Co- 
ryza fluent, avec toux nocturne^ enrouement rauque et maux 
de tète. — Écoulement de mucosités fétides par le nez. — Éter- 
nument matutinah 

Visage. — Couleur jaune de la face, surtout aux tempes^ avec 
lèvres bleuâtres. — Sensation brûlante aux joues, et surtout aux 
pommettes et aux mâchoires. -« "^Douleurs arthritiques et ten- 
siyes dans les os du visage, aux pommettes et aux mâchoires. 

— Gonflement des joues avec douleurs pulsatives. — Sensation 
de tension et de gonflement §ous la mâchoire, qui empêche de 
l'ouvrir.. — Éruptions de boutons rouges à la face. — ? ^Paralysie 
semi-latérale de la face, depuis le front jusqu'au menton. — 
Crampes dans les lèvres. — Excoriation et éruption aux lèvres, 
et aux commissures des lèvres. — Dartre à la lèvre inférieure. 

— Douleur tiraillante tensive dans les mâchoires, avec difficulté 
d'ouvrir la bouche. — Gonflement inflammatoire du menton, 

. avec douleur brûlante. — Trismus. 

Dent». — Odonlalgie provoquée par l'introduction de l'air en 
ouvrant la bouche. — Douleur d'excoriation, ou douleurs trac- 
tives et tiraillement aigu, ^battements ou 'élancement dans les 
dents. — *Vacillement douloureux et allongement des dents. — 
"Fistule aux gencives. — "Ulcération prolongée des gencives. — 
^Sensibilité douloureuse, gonflement et saignement facile des 
gencives. 

Boaclie. — Sécheresse de la bouche. — * Accumulation de muco- 
sités dans la bouche. — Douleur d'excoriation et de brûlure dans 
la bouche^ au palais et au bout de la langue. — "Balbutiement, 



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GAISTIGUM. 209 

parole embarrassée, sifflante et très-indislinclç. -- ^Paralysie de 
la langue. — ^Distorsion de la bouche et de la langue en parlant. 

— Ulcère brûlant à la partie intérieure de la lèvre supérieure. 
Ctorge. — Mal à la gorge en faisant des efforts, comme si elle 

était déchirée intérieurement. — Douleur d'excoriation, âpreté, 
grattement et douleur brûlante dans la gorge. — Douleur lanci- 
nante dans la gorge en avalant. — Besoin continuel d'avaler, 
avec sensation de gonflement ou de rétrécissement du gosier. 

— ^Difficulté d'avaler, par paralysie des organes de la dégluti- 
tion. — Sensation de froid qui remonte dans la gorge. — Sé- 
cheresse de la gorge. — "" Accumulation de mucosités dans la 
gorge et au fond du palais, avec expuition par le renâclement. 

Appétit. — Goût putride, gras, ranceou amer. — Soif ardente 
pour les boissons froides et la bière. — '"Répugnance pour les 
douceurs. — Dès le commencement du repas, perte de Tappé- 
lit et dégoûta — Sensation comme si on s'était donné une indi^ 
gestion, — ®Soif ardente avec manque d'appétit. — •Après avoir 
mangé du pain, pression à l'estomac. — Après chaque repas, 
pression dans tout' le ventre, ou dans l'estomac, ou bien nau- 
sées et ballonnement du ventre^ ou bien encore frissonnement 
ou chaleur au Tisage. 

Estomac. — Renvois à vide, ou avec le goût des aliments in- 
gérés, — Renvois avortés, avec strangulation dans, le gosier. — 
''Nausées surtout après et pendant le repas^ ou bien le matin, 

— "Sensation de fadeur comme si on allait tomber en défail- 
lance. T- Écoulement d'eau par la bouche, comme des piluites. 

— Vomissement d'une eau acidulée, suivi de rapports acides. — 
^^Vomissement dés aliments. — Vomissement nocturne d'un sang 
coagulé. — Douleurs à l'estomac, avec chaleur à la tête, aug- 
mentées par tout mouvement prompt, soulagées par la position 
couchée, et avec horripilcUion quand les douleurs s'aggravent. 

— ^Pression, serrement comme par des griffes, constriction et 
douleurs crampoïdes dans l'estomac et Tépigastre. — *Douleurs 
lancinantes à l'épigastre. 

Ventre. — Pression des vêlements sur les hypochondres. — 
Tension et élancements dans la région hépatique. — Maux de 
ventre le matin. — * Pression dans le ventre et le bas-ventre, — 
Ballonnement du ventre, douloureux et tensif. — Gonflement 
du nombril, douloureux au toucher. — ^Ventre gros chez les 
enfants, — Douleurs contractives dans le ventre. — Facilité à se 
refroidir le ventre, d*où il résulte diarrhée ou pression à Teslo- 
mac. — *Incarcéralion de flatuosilés avec selles dures. — 
Émission fréquente de vents petits et fétides. 

Selles. — "Constipation chronique. — Envie fréquente et inu- 

18. 



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210 GAUSTICim. 

ttle daller à la selle^ ayec douleurs, anxiété et rougeur de la 
face. — Les selles s'évacuent plus facilement en se tenant de- 
bout. — Selles noueuses ou d'un moule très-mince. — ^Selles 
visqueuses et luisantes, comme de la graisse, ou de couleur 
claire et blanchâtre. — Diarrhée le soir et la nuit. — Diarrhée 
après s'êlre refroidi le ventre. — Écoulement de sang et dou- 
leurs incisives dans le rectum pendant les selles. — Après les 
selles j angoisse^ avec battement de cœur et brûlement à^ Fan us. 

— * Démangeaison à l'anus, — A l'anus, sortie des boutons hé- 
morrhoîdaux qui sont durs, gonflés et douloureux, et qui gênent 
les selles. — La marche et la méditation aggravent les douleurs 
hémorrhoïdales jusqu'à les rendre insupportables. — ^Pression 
sur les boutons hémorrhoïdaux du rectum , de manière à les 
jftiire sortir. — ^Fistule au reolum. — Abcès à l'anus. — Dou- 
leur d'excoriation et suintement à l'anus. 

Urines. — *Envie fréquente d'uriner, avec soif et émission peu 
abondante. — Émission plus abondante des urines. — Émis- 
sion des urines la nuit^ et pissement au Ht. — *Émission d'u- 
rine involontaire jour et nuit, même en toussant, en éternuant 
et en marchant. — Urine acre et corrosive, ou pâle, aqueuse, 
couleur brun foncé ou rougeâtre. — Mucosités filantes dans les 
urines. — Les urines se troublent dans le repos. — Sensation 
de brûlure en urinant, — Écoulement de sang par Turèthre. 

Parties ^viriles. — Augmentation de Tappétit vénérien. — 
^Manque d'érections. — "^Pollutions fréquentes. — Écoulement 
de liqueur prostatique après les selles. — ;Ejaculation d'un 
sperme sanguinolent pendant le coït. — Pression et élancements 
dans les testicules. — Ulcères et croûtes pruriantes à la partie 
intérieure du prépuce. — r Taches rouges à la verge. — Sécré* 
tion abondante du smegma derrière le gland. ~ Prurit au scro- 
tum, au gland et au prépuce. 

Bégles. — Règles retardées, mais plus abondantes , avec écou- 
lement de sang en gros eaillots. — Avant les règles , mélan- 
colie, maux de reins et coliques. — ^Règles par trop faibles. — 
Pendant les règles, maux de reins j tranchées et pâleur de la 
face. — Excoriation entre les jambes , à la vulve. — °jRepM- 
gnance pour le coït, chez la femme. — Crampes de la matrice. 

— ^Leucorrhée abondante, avec odeur des règles, ou qui coule 
la nuit. — ^Mamelons excoriés, gercés et entourés de dartres. 

— ^Manque de sécrétion du lait. 

liarynx. — Enrouement rauque,\e matin et le soir. — *Enroue- 
ment prolongé , 'avec voix faible et étouffée. — Extinction de 
voix par faiblesse des muscles du larynx. — Sensation d'exco- 
riation au larynx , hors le temps de la déglutition. —Renâcle- 



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GAUSTIGUH. 211 

ment de mucosités abondantes, surtout le matin. — Toux avec 
haleine courte, et gêne de la respiration. — Toux excitée par la 
parole et par le froid. — Toux matutinale ou nocturne. — *Toux 
courte, provoquée par un chatouillement et une sensation d'ex- 
coriation dans la gorge. —'*Toux sèche, creuse , ébranlante, 
avec sensation de brûlure et d'excoriation dans la poitrine, — 
Râlement dans la poitrine , en toussant. » Douleurs dans les 
hanches , en toussant — ^Impossibilité d'expectorer les muco- 
sités qui se détachent en toussant. 
Poitrine. — "^Haleine courte. — Accès d'asthme spasmodlque. 

— Accès d'étouffement, en parlant et eu marchant vile. — Gêne 
des vêtements sur la poitrine. —^ Pression sur la poitrine. — 
Élancements à la poitrine et au thorax,, en respirant profon- 
dément et pendant un travail corporel. — Accès de compres- 
sion crampoïde et de constriction à la poitrine, avec étouffe- 
ment, — *Batternents dé cœur, — Oppression de cœur, avec 
mélancolie. -^ Élancements au cœur. 

Tronc. — Maux de reins qui t-endent le moindre mouvement 
douloureusement sensible. — Maux de reins pressifs , en étant 
assis. — ^Roideur douloureuse dans le dos, surtout en se levant 
de son siège. — ^Tiraillement et douleurs tractives aiguës dans 
les omoplates. — Prurit et fourmillement dans le dos. — Roideur 
et tension à la nuque. — Éruption miliaire à la nuque, entre 
les omoplates. — Dartres pruriantes et humides à la nuque. — 
^Gonflement goitreux des glandes du cou. 

Bras. — Douleurs dans les bras, la nuit. ^ "^Douleurs tractives 
et tiraillement aigu dans les bras et les mains. — Mouvements 
convulsifs et secousses dans les bras. — Démangeaison et érup- 
tions aux bras. — Verrues aux bras. — Pression sur les épaules. 

— ''Douleurs lancinantes à Tavant-bras, depuis les doigts jus- 
qu'au coude. — "^Sensation de plénitude dans les mains en sai- 
sissant un objet. — Douleurs tractives dans les mains et les 
articulations des doigts. — Faiblesse spasmodique et tremble- 
ment des mains. — Pâlissement et torpeur douloureuse des 
doigts. — *Baccourcissement et induration des tendons des 
doigts. — Dartres pruriantes aux doigts. 

«Painbes. — *Douleur de luxation dans VarticuliUion coxo-fé- 
morale y avec impossibilité de marcher et de rester debout. — 
Douleur de brisement dans les cuisses et les jambes, le matin 
au lit. — Roideur tensive dans les articulations des jambes et 
des pieds. — * Douleurs tractives et tiraillement aigu dans les 
cuisses, les jambes, les genoux et les pieds, avec gonflement 
des parties. — *Marche incertaine et facilité à tomber^ chez les 
enfants. — Peau marbrée, aux cuisses et aux jambes. — Ten- 



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7\2 GAUSTIGUM. — CHAMOMILLA VUL6ARIS. 

sion et douleur crampoïde aux jambes et aux mollets. — Crampes 
dans les pieds. — ''Douleurs au cou-de-pied , aux malléoles , à 
la plante des pieds et aux orteils, en marchant. — Douleurs 
névralgiques à la plante des pieds. — Raccourcissement du cou' 
de-pied , avec douleur tensive en s'appuyant disssus. — *Froid 
aux pieds. — "^Gonflement des pieds, — ^Douleurs dans les va- 
rices. — Fourmillement à la plante des. pieds. — Vésicules 
rongeantes et ulcérations aux talons. — Panaris au gros orteil. 



46. — CHAMOMILLA VULGARISA. 

CHàH.» Camomille commone. — HAHiraiiÀnfr.— ffitt, nat, et prip, Pharmae. ho- 
mœop., p. 183. — DotêM unUe» : 12, 50. -^ Durée d^aetion : quelques jours. 

Ahtiooth : Aeon. cocc. coff. ign. n-vom. puis.— La eawutmilu e^l antidote de : 
Alum. bor. coff. coloc. ign. a-^om. puis. sean. 

CoxPAMM ATxc '. AcoH. alum. ambr. arn. are, bar. beîl. bry, camph. caps. cans. 
ehin. ein.toee.coff, coloe» fer. graph. heli. hyos. ign, ipec. kal. led. lyc. 
magn.-magn'-m. merc. n-vom. pelr. phos. puie. rhah, rhus. sass. sep. etram, 
tuj/, — C'est priacipalement après magn, que la camomille fait du bieo,.lorsqu'elle 
se trouTe indiquée. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par V ensemble des symptômes, 
on verra lescas où Ton pourra consulter ce médicament contre : — 
Différentes affections des femmes et des enfants, principalement des 
femmes en couches et des nouveaux nés ; Suites fâcheuses de. l'abus 
du café et des palliatifs narcotiques ; Souffrances par suite d'un re- 
froidissement oud*une colère; Affections rhumatismales, avec fiè- 
vre; Accès de convulsions et de spasmes, principalement chez les 
nouveaux, nés les enfants pendant la dentition, les femmes en- 
ceintes ou en couches et les personnes hystériques ; Accès de dé- 
faillance et de faiblesse hystérique; Convulsions épileptiques; 
Catalepsie; Surexcitation nerveuse; Atrophie et amaigrissement 
des enfants scrofuleux?; Gonflement inflammatoire et induration 
des glandes; Éruption miliaire (dés enfants?) ; Excoriation de la 
peau (chez les enfants] ; Disposition de toute lésion à s'ulcérer; 
Inflammations érysipélateuses ; Ictère; Élat soporeux avec fièvre; 
Fièvres inflammatoires et nerveuses, avec délire; Fièvres intermit- 
tentes; Migraine et céphalalgie hystérique et nerveuse; Céfjhalal- 
gie catarrhale, par suite d'une transpiration supprimée; Ophthal" 
mie et blépharophthalmie des nouveaux nés, ainsi que par suite d*un 
refroidissement (et chez les sujets arthritiques?) ; Hémorrhagie ocu- 
laire ; Blépharo-spasmes; Olalgie; Parotite; Éry si pèle à la face; 
Odontalgie, avec gonflement de la joue ou des glandes sous-maxtl-- 



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GHAMOMILLA VUL6ARIS. 213 

laires; Maux de dents par Tabus du café ou par suite d'un refroid is- 
sement ; Dentition difficile, avecdiarrhéeyfièvre^conYuIsions, etc., 
Affections bilieuses et gastriques, soit par suite d'une colère 
ou de toute autre cause ; Gastralgie^ aussi pour avoir fait abus du 
€afé ; Aigreurs des enfants; Hépatite aiguë ; Coliques spasraodique 
et flatulente; Entérite?; Péritonite?; Sortie des hernies ingui- 
nales?; Diarrhées muqueuses ou bilieuses; Choléra?; Dyssenterie?; 
Diarrhée par suite de dentition ; Lientérie?; Métriie?; Métror- 
rhagie, aussi après Taccoucbement ; Spasmes abdominaux des 
femmes enceintes et en couches ; Coliques menstruelles ; Douleurs 
trop Yiolenles après l'accouchement ; Symptômes précurseurs (et 
suites fâcheuses?) de Tabortus ; Péritonite puerpérale ; Suppression 
du lait; Fièvre de lait ; Excoriation des mamelons; Ërysipèle aux 
mamelles; Induration des glandes mammaires; Convulsions^ 
cris, coliques, diarrhée et excoriation des nouveaux' nés; Toux 
catarrhale, avec enrouement, principalement chez les enfants et 
par suite d'un refroidissement en hiver, ou par suite des inor- 
billes; Affections inflammatoires des voies aériennes? (Laryngite? 
Bronchite? Trachéite?) ; Croup; Coqueluche? ; Toux suffoquante 
chez les enfants?; Accès d'asthme spasmodique ou flatulent, prin- 
cipalement chez les enfants ; Sciatique ; Crampes aux mollets ; 
etc., etc. 
25^ Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — * Douleurs rhumatismales Jrac- 
tivesj principalement la nuit, au lit, avec étfit paralytique et 
sensation de torpeur dans les parties affectées, et besoin de les 
remuer constamment ; soulagement par la chaleur extérieure. 
— ^Douleurs avec soif, chaleur et rougeur (de Tune) des joues 
et sueur chaude de la tête, même au cuir chevelu. — ''Douleurs 
pulsatives, comme dans un abcès. — ^SurecDcitation et surim» 
pressionnabilité de tout le système nerveux, avec sensibilité ex- 
cessive à toute douleur, qui paraît insupportable, et porte au dé- 
sespoir. — ""Grande sensibilité au grand air, 'et principalement 
au vent. — *Membres comme roides et paralysés. — Grande 
faiblesse et caducité; dès que la douleur commence, il y a 
chute des forces jusqu'à tomber en défaillance. --* Accès d'éva- 
nouissement, avec sensation de mollesse et de fadeur dans la 
région précordiale. — <» Accès de catalepsie, avec face hippocra- 
tique, extrémités froides, yeux à demi fermés, pupilles dilatées 
et ternes. — *Accès de spasmes et de convulsions, avec face 
rouge, bouffie, et mouvements convulsifs des yeux, des paupiè- 
res, des lèvres, des muscles de la face et de la langue. — **Con- 



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214 GHAMOMILLA VVLGARIS. 

thIsîous épileptiques, avec rétraction des pouces et écume de- 
vaut la bouche, précédées de colique^, ou suivies d'un état 
soporeux. — Grande envie de rester couché; Tenfant ne veut 
ni marcher, ni être porté sur les bras. — Craquement et dou- 
leur de brisure aux articulations. 
Peau. — '^Éruption "miliaire, "avec prurit et démangeaison noc- 
turnes. — '^Peau maladive; toute lésion tend à s'ulcérer. — 
Dans les ulcères, fourmillement, démangeaison^ brûlement et 
élancements tressaillants, avec sensibilité excessive au contact. 

— ^Couleur jaune de la peau. — <*Gonflement inflammatoire 
des glandes. — «Excoriations chez les enfants. 

tkunmell. — Somnolence le jour, sans pouvoir dormir lors- 
qu'on se couche. — *État soporeux et coma vigil, 'avec douleur 
tiraillante à la tête et envie de vomir, ou «avec agitation fé- 
brile,* respiration courte et soif. — ^Insomnie nocturne, avec 
accès d'angoisse, -visions et illusions de la yue et de Touïe. — 
*En dormant, sursauts avec effroi, cris, jactation^'pleurs, paroles, 
radoteries, gémissements, aspiration ronflante et «écartement 
continuel des cuisses. — Rêves fantastiques, vifs^ querelleurs 
et fâcheux, avec figure morose et morne. — Délires nocturnes. 

Flévrtfï. — Horripilalion avec chaleur intérieure. — *AlternaHon 
continuelle de froid ou d'horripilation partielle , avec chaleur 
partielle, dans différentes parties du corps. — 'Chaleur univer^ 
selle surtout le soir, ou la nuit, au lit, avec anxiété, soif, rou^ 
geur des joues, transpiration chaude de la tête^ au front et au 
cuir chevelu, et quelquefois, principalement en se découyrant, 
mêlée de frissons ou d'horripilation. — *Après ou pendant la 
chaleur, sueur acide et qui cause une démangeaison à la peau. 

— *Chaleur brûlante et rougeur (souvent seulement de l'une) 
des joues, principalement la nuit aveé gémissements, jactation 
et froid ou chaleur au reste du corps. — Chaleur brûlante avec 
sueur et délires furibonds, la nuit surtout. -^ «Fièvre intermit- 
tente avec exacerbation nocturne, pression au creux de Testo- 
mac, envie de yomir, ou yomissements bilieux, coliques, diar- 
rhées et émission douloureuse des urines. — Sueur nocturne, 
en dormant. 

Horal* — '^ Accès d'une grande angoisse, comme si le cceur allait 
éclater, avec inquiétude excessive^ agitation, exaspération et 
jactation, gémissements et pleurs, 'accompagnés souvent aussi 
de coliques tractives ou de pression au creux de Testomac. — 
^Disposition à pleurer et à se fâcher, avec grande sensibilité 
aux oflenses. — ^Humeur querelleu>se et colère, — Méchanceté 
chez les enfant^. — *Suf excitation morale, avec grande dispo- 
sition à s'effrayer. — Humeur hypochondriaque. — *Le malade 



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CHAMOMILLA YULGARIS. 2t& 

ne peut supporter ni que d'autres lui adressent la parole, ni 
qu'on l'interrompe dans sa conversation. — Taciturnité el ré- 
pugnance pour la conversation. ^ État de distraction et d'inad- 
vertance, comme si Ton était plongé dans la méditation, avec 
conception difficile comme si Ton n'entendait pas bien. — Es- 
pèce de stupidité et d'apathie pour le plaisir et pour les choses 
extérieures, comme des rêves éveillés. *- Désir de différentes 
choses, dont on ne veut plus dès qu'on les possède. — En par- 
lant et en écrivant, on se trompe facilement. — <>Délires fréné- 
tiques et furibonds. 

Vête. — Ivresse et chancellement, le matin, en se levant. — 
^Vertiges en se redressant. — Vertiges avec défailkmce.^^*\ev' 
tiges avec obscurcissement des yeux. — 1 Vertiges prindpcUe' 
ment le matin, ou le soir, ou après le repas, ou après avoir pris 
du café. -^ Mal à la tête le matin en s'éveillant, ou pendant U 
sommeil^ quelquefois avec sensation comme si la tète allait 
éclater. — Douleur de meurtrissure, et apesanteur pressive dans 
la tête. — *TiraillemefïtSt élancements et battements dans la tête, 
souvent seulement semi-latéraux, — Craquement dans un côté 
du cerveau. — '^Sueur chaude, visqueuse, au front et au cuir 
cbéveiu. — Douleur tressaillante au front, principalement après 
le repas. — "Congestion pulsative à la tète. 

Yenx. — Douleur de plaie dans les angles des yeux. —« Élance- 
ments^ brûlement et chaleur dans les yeux. — *Yeuœ enflam- 
més M rouges, avec douleurs pressives, principalement en 
remuant les yeux et en secouant la tête. — Grande sécheresse 
du bord des paupières.-^ ^Inflammation du bord despaupières.-* 
«^Gonflement et rougeur des paupières avec sécrétion muqueuse, 
chassie dans les yeux et agglutination nocturne. — ^Couleur 
jaune de la sclérotique.— Ecchymosedans l'œil et ^hémorrhagie 
oculaire. — <K)cclusion spasmodique des paupières. — '^Tressait* 
lement des paupières. — *Yeux convulsés. — Pupilles contrac^ 
tées. — *Scintillement devant les yeux. — Vue trouble, plus 
souvent le matin que le soir. — Obscurcissement semi-latéral- 
de la vue, en regardant quelque chose de blanc. — Photophobie. 

Oreilles. — *Otalgie avec douleurs tr actives et tensives, — 
*Élanceînents étendus dans les oreilles, principalement en se 
baissant, avec disposition à se fâcher pour des riens et à pren- 
dre tout en mauvaise part. —Tintement et ^bourdonnement des 
oreilles, — Sensation comme si les oreilles étaient bouchées et 
qu'un oiseau y grattât et voltigeât. — Sensibilité de l'ouie ; la 
musique parait insupportable. — * Gonflement inflammatoire 
des parotides, ainsi que des glandes sous-maxillaires et de celles 
du cou, <- ^Écoulement par les oreilles. 



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216 CHAMOMILLA WLGARIS. 

]VeB. — Coryza avec obturalioa du oez. — Ulcération et inflam- 
mation des narines. — ^Ëpislaxis. — Odorat très-sensible. 

Vl0ase. — *Face chaude, rouge, hrûlarite^ ou rougeur et chaleur 
d'une joue, avec froid et pâleur de l'autre, ®ou face pâle, creuse, 
avec distorsion des traits par la douleur. — "^Enflure du visage. 
— ^Érysipèle à la face, avec gonflement dur et bleuâtre d'une 
joue. — Gonflement d'une tempe avec douleur au toucher. — 
^Fluxion sur la joue. — «Rides au front. — *Sueur chaude et 
visqueuse, au front. — <*Douleurs lancinantes, tractives et pul- 
satives dans un côté du visage. — Miliaire rouge aux joues. — 
Couleur jaune de la peau du visage. — ^Mouvements convulsifs 
des muscles de la face et des lèvres. — *Lèvres gercées, exco^ 
riées et ulcérées. — <*Crampes dans les mâchoires avec serrement 
des dents. 

Dents. — *Odontalgie^ le plus souvent semi-latérale, et princi- 
palement la nuit à la chaleur du lit, avec douleurs insupportables 
qui portent au désespoir, gonflement, chaleur et rougeur de la 
joue, «gonflement brûlant des gencives et engorgement doulou- 
reux des glandes sous-maxillairés. — "^Les douleurs sont ordi- 
nairement tractives et tressaillantes, ou pulsatives et lancinantes, 
ou fouillantes et rongeantes dans les dents creuses, et elles appa- 
raissent fréquemment après avoir bu oU mangé chaud (ou froid), 
et principalement après avoir pris du café. — Vacillement des 
dents. 

Boaelie* — ^Sécheresse de la bouche et de la langue. Ou écou- 
lement d'une salive écumeuse. — *Odeur putride de la bouche. 

— Langue rouge et fendillée, ou chargée d'un enduit épais et 
jaunâtre. — Vésicules sur et sous la langue, «avec douleurs lan- 
cinantes. — Aphlhes dans la bouche. — ^Mouvements convul- 
sifs de la langue. 

C^rye* — Mal à la gorge avec gonflement des parotides, «des 
tonsilles et des glandes sous-maxillaires. — «Douleurs au pha- 
rynx, lancinantes et brûlantes, avec sensation comme s'il y avait 
un tampon dans la gorge. — «Impossibilité d'avaler des aliments 
solides, surtout étant couché. — «Chaleur brûlante dans la 
gorge, depuis la bouche jusqu'à reslomac. — «Rougeur foncée 
des parties affectées. — - «Les aliments s'arrêtent à la fossette 
du cou. 

Appétit* — Goût putride ou muqueux. — Goût acide de la 
bouche et du pain de seigle. — *Goût amer de la bouche et des 
aliments. — Les aliments ne peuvent pas passer. — *Dégoût ou 
désir prononcé du café, quelquefois avec envie de vomir, ou 
même vomissenient et accès de suffocation après en avoir pris. 

— Après avoir mangé, chaleur et sueur du visage, ballonne- 



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GBAMOlttlLLA YULGÂRIS, 217 

ment et plénitude de Testoinac ei du ventre^ rapports et envie 
de vomir. — "^ Soif excessive de boissons froides, 

Btttomac. — Rapports qui aggravent les douleurs de Teslomac 
et du ventre* — Renvois aigres. ~ ^^Régurgitation des^aliments. 
— Envie de vomir après avoir mangé, et principalement le 
matin, — Malaise et sorte de mollesse à Testomac, comme si on 
allait s'évanouir. — ^Vomissement des aliments et de matières 
aigres avec des mucosités. — ^Vomissements amers, bilieux.-— 
* Pression eax^essivem^ent douloureiise à la région précordiale', 
comme si le cœur allait être écrasé, ^avec cris, sueur et an- 
goisse. — * Gastralgie pressive, comme par une pierre dans Tes- 
tomac, avec gêne de la respiration, principalement après avoir 
mangé ou la nuit, avec inquiétude et jactation, et renouvelée ou 
soulagée par le café. — ^Douleur brûlante au creux de Pestomac 
et aux bypochondres. 

Tenire* — ^Tensioa et plénitude anxieuse aux bypochondres et 
à répigastre, avec sensation comme si tout se portait vers la 
poitrine. — ^Colique fiatulente avec ballonnement du ventre et 
afiluence des flatuosités vers les bypocbondres et à Tanneau in- 
guinal.— '^Oo^t^ue^esrcesstvement douloureuses, tiraillements et 
tranchées dans le ventre, quelquefois, le malin au lever du so- 
leil. — Sensation de vacuité dans le ventre, avec mouvements 
continuels dans les intestins, et cercles bleus autour des yeux. 
— *^Iranchées brûlantes dans Tépi^astre avec gêne de la respi- 
ration et pâleur du visage. — '^Slancements dans le ventre, 
"principalement en toussant, en éternuant et en le touchant. — 
, «^Sensibilité douloureuse du ventre au toucher, avec sensation 
d'ulcération au dedans. — ^Pression vers Tanneau inguinal, 
comme s'il allait en sortir une hernie. — ^Spasmes abdomi- 
naux. 

Ana». — Constipation, comme par inertie du rectum. —• *Di0r- 
rhées, principalement la nuit, avec coliques spasmodiques, le 
plus souvent avec selles muqueuses blanchâtres, ou aqueuses, ou 
jaunâtres et verdâtres, ou de mucosités mêlées d'eœcréments , 
comme des ceufs brouillés, ou selles chaudes, corrosives et d'une 
odeur fétide^ comme des œufs pourris, ou évacuation de ma- 
tières non digérées. — '^Hémorrhoïdes avec crevasses très-dou- 
loureuses et ulcérations à l'anus. 
Urtne»« — Envie d'uriner avec anxiété. — En urinant, déman- 
geaison etbrûlement dansFurèthre. — ^Urines chaudes Jaunâtres, 
avec sédiment floconneux, ou urines troubles, avec sédiment 
jaunâtre. — Émission involontaire ou jet faible des urines. -^ 
Excoriation au bord du prépuce. 
Bésle». — Règles supprimées avec gonflement et douleurs près* 

6e ÉDIT. — T. I. 19 



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218 GHAMOMILLA VULGARIS. 

sives au creux de l'estomac et au ventre^ douleurs comme celles 
de renfantement et hydropisie générale. — ^Coliques mens- 
truelles, avant les règles. — ^Pression vers Vv^érus, comme 
'pour les douleurs d'enfarUement, — ^Métrorrhagie, avec sortie 
d'un sang rouge foncé et de caillots et accompagnée de douleurs 
comme pour Tenfantement. — Douleurs brûlantes et cuisson 
dans le vagin. — Leucorrhée corrosive avec cuisson. — *Jndu- 
ration squirrheuse des glandes mammaires. 
Iiaryn3(« — "^Catarrhe et enrouement, avec accumulation de 
mucosités tenaces dans la gorge. — Douleur brûlante au la- 
rynx. — Gonstriction spasmodique du gosier. — *Toux sèche, 
produite par une titillation continuelle dans le larynx et sous le 
sternum, principalement le soir et la nuit au lit^ continuant 
même pendant le sommeil et accompagnée quelquefois d*accès 
de suffocation. — La colère provoque la toux (chez les enfants). 
— '^Expectoration de mucosités d'un goût amer ou putride. 
Pottrlne* -^ Respiration courte, croassante, ou sibilante et 
roBÛante. — Respiration profonde avec soulèvement sensible 
du thorax. — Accès de suffocation comme par constriction du 
larynx ou de la poitrine. — *Âocès d'asthme flatulent avec 
anxiété et plénitude dans la région précordiale, — *Oppression 
de la poitrine. — *Élancements dans la poitrine, principalement 
en respirant, — Brûlémènt dans la poitrine, avec élourdisse- 
ment et anxiété. — Elancements dans la région du cœur^ avec 
gêne de la respiration. 
Tronc. — Maux de reins et douleurs au dos, principalement 
la nuit, — <^onvulsions au dos avec renversement de la tête en 
arrière et roideur tétanique du corps. 
lira». — Engourdissement et roideur des bras en saisissant un 
objet. — Convulsions des bras. — ^Douleurs nocturnes avec 
faiblesse paralytique dans le bras; — Enflure ou froid et roi- 
deur paralytique des mains. — Engourdissement ou mouvements 
convulsifs des doigts. — Rétraction des pouces. 
^amlMMiu — *Dôuleur paralytique et tractive dans la hanche et 
dans la cuissoy jusque dans les pieds, principalement la nuit, — 
•Tension des muscles, des cuisses et des jambes. — ^Cram^es 
aux mollets^ principalement la nuit. — Tiraillement et état 
paralytique des pieds, la nuit. — BrûIement et prurit aux pieds 
comme par des engelures. — Gopûement dupied et de la plante 
du pied. 



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CHBLIDONHJM MAJCJS. 219 



47. — GHELIDONIUM MAJUS. 

CBEL, — Grande chélidoine. -^ SUuNxiiAifN. — Sist, nat, et prép, Pharmac. ho- 
mœop., p. 184. — Médicament encore peu connu. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Traction paralytique et para^ 
lysie dans diverses parties du corps. — Accès de torpeur avec 
froid et pâleur dans quelques parties qui paraissent comme 
mortes. — Élancements comipe par des épingles à différents 
endroits. — Douleurs crampoîdes. — Grande lassitude et pa- 
resse le matin en s'évéillant. —'Aversion pour le mouvemeot 
qui devient très-pénible. —Malaise sans douleurs ou sans maux 
distincts. — Anciens ulcères phagédéniques. — Envie de dormir 
et de se coucher sans pouvoir dormir. — Sommeil tardif. — 
En s'endormant j sursauts avec effroi suivis de mal à là tète. — 
Réveils fréquents et subits avec sueur excessive continuant pen- 
dant la veille. — Frissons prédominants, horripilation et froid. 
— Abattement. — Appréhension et inquiétude sur le présent et 
sur Tavenir. 

Tête. — Vertiges tournoyants, avec étourdissement et horripi- 
lation à la partie' supérieure du corps. — Douleur sourde à la 
tête avec pulsation aux tempes. — Sensation de froid à Vocdput^ 
semblant monter de la nuque vers la tête. — Fourmillement au 
cuir chevelu, — Céphalalgie distensive. 

Yeax.— Douleur au-dessus des yeux pressant sur les pau- 
pières. — Agglutination des paupières et yeux ternes le matin. 
— Taches éblouissantes devant les yeux, avec larmoiement 
quand on regarde. — Pupilles rétrecies.— ^Obscurcissement de 
la cornée. — ^Fistule lacrymale. 

Oreilles et Mes. — Elancements dans les oreilles. — Sensa* 
tion comme si du vent sortait par les oreilles, -r- Roulement 
dans les oreilles. — Démangeaison dans le nez. — Tremblement 
et vibration dans la pointe du nez. — Coryza sec avec obtura- 
tion du nez. 

Visage et Deniiu •— Rougeur du visage sans xhaleur. — 
Tension pruriteuse et tiraillement à la pommette. — Douleur 
dans les dents inférieures, au toucher, avec vacillement des 
dents. — «^Dartres à la face, surtout au menton. 

Moaelie et Ctorge. — Sécheresse de la bouche avec soif. •— 
Accumulation d'eau dans la bouche. — Étranglement dans la 
gorge comme si Ton avalait un trop gros morceau. —Tension 



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220 GHELIDONIUM »AJUS. — CHINA. 

dans la région dn pharynx^ avec rétrécissement de la gorge 
et déglutition gênée. — Sensation de brûlure et âpreté dans la 
gorge. 

Appétit* — Goût fade ou amer. — Incommodité après avoir 
pris du lait caillé ; le lait doux ne gêne nullement et est forte- 
ment désiré. — Renvois a^ec goût des aliments. — Hoquet. — 
^Grand désir de lait. 

Bttovnac* — Douleurs rongeantes et fouillantes à Testomac, se 
dissipant après le repas. — Douleurs crampoïdes, contraclives 
à l'estomac. •— Douleurs crampoïdes et pulsations dans le creux 
de l'estomac, avec respiration anxieuse. — Sensation de froid 
ou de brûlure dans l'estomac. -^ Élancements dans la région 
de répigastre. 

Ventre. — Coliques avec rétraction crampo'0e du norr^il et 
nausées. — Tranchées de longue durée, surtout après avoir 
mangé, — Tranchées alternait avec selles molles. — Élance- 
ments sourds au-dessous du nombril, forçant à se replier sur 
soi-même. 

ttolleii et CJrlne». — Selles dures, noueuses et difficiles. 
— Diarrhée muqueuse la nuit, — Urines pâles^ fréquentes, 
abondantes ou en trop petite quantité. 

Belles. — Règles trop fortes ou en retard. — •Disparition du 
lait des mamelles. 

Poitrine* — Respiration difficile et oppressée. — Toux accom- 
pagnée de surdité, -r- Pression à la poitrine eu respirant. 

Dos* — Déchirement pressif dans le dos, comme si les vertèbres 
lombaires allaient se briser, seulement en se courbant en avant 
ou en arrière. 

lira»* — Paralysie des muscles du bra^j avec mouvements diffi- 
ciles et douloureux. — Veinés gonflées aux mains. — Doigts 
morts avec ongles bleuâtres. 

nlamlieii* — Paralysie de la cuisse et du genou, en appuyant 
le pied. — Tractions paralytiques depuis la hanche jusqu*aux 
orteils. — Crampe et contraction de la plante des pieds. — 
Accès de torpeur, pâleur et froid aux pieds, qui sont comme 
morts. — «Roideur des cous-de-pied. 



48. -* CHINA. 

CHIN. ^QQioquina. — Habrbkann. — HUf.. nal. etprép , Pharrnac hpmcBop , 
p. 185. — Doseê usitées : 9, 12, 90. '^ Durée d'action : jusqu'à 40 jours daos 
quelques cas de maladies chroniques. 

ATrriDOTBS: Aro. ars. bell, cale. caps. earlM>. cin- fer. ipee. raerc, natr. natr-m, 

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CHINA. '221 

pu/«. B6p. suif, viratr." Le quinquina est antidote de :■ Ars. asa. aur. cupr. 
fer. hell. ipec. merc. suif, veratr. — Le selen, en aggrave les efiTets. 
CoMPABBR AVitc : Amm. arn. ars. asa. bar. bell. bry. cale, caps, carb-v. cham. 
ctn.cupr. dig./er. graph. hell. hep. iod. ipecAach. merc. mur-ae. nalr. natr-m, 
n-vom, phos. phos-ac» puis »rhw.&&mh. sep.sil. stann. »ul/. thui. v£ra/r.— C'est 
surtout après : Ars, ipec, merc. phos-ac. et veratr. que le quinquina fait du 
bieu, lorsqu'il est d'ailleurs indiqué. — Après le quinquina conviennent quelque- 
fois : Jrs, bell. puis, veratr. , 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemble des symp- 
tômes, on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament 
contre : — Affôctions des personnes d'une constitution maigre^ 
sèche et bilieuse^ ou leucophiegmatique avec disposition à des 
affections bydropiques ou à des catarrhes^ à des rhumes de cer- 
veau et autres écoulements muqueux ou à des diarrhées ; Affec- 
tions surtout du sexe féminin ; Affections rhumatismales ; Suites 
fâcheuses d'une colère, d'uu refroidissement, d'un coryza sup- 
primé ; Suites fâcheuses de Tabus du thé de Chine ; Souffrances 
des ivrognes?; Inflammations asthéniques; Suites fâcheuses de 
l'abus du mercure ; Souffrances arthritiques ; Arthrocace ? ; 
Hydrarthre ? ; Affections Kydropiques ; Souffrances du système 
lymphatique; Ictère; Chlorose?; Hémorrhagies^ surtout celles 
par suite de faiblesse; Atrophie ; Faiblesse, surtout à la suite de 
pertes débilitantes (perte de sang, de sperme ou d'autres humeurs) 
ou après de graves maladies aiguës; Danse de Saint-Guy?; Souf- 
frances à la suite de la petite vérole ou des.morbilles; Fièvres 
avec affectiohs bilieuses, gastriques, muqueuses et rhumatismales; 
Fièvres intermittentes; Fièvres des matais; Fièvres typhoïdes, 
même avec symptômes de putridité ; Fièvres lentes; Hypochon- 
drie, surtout celle par suite de perte d'humeurs; Céphalalgies 
rhumatismales, catarrhales et congestives; Migraine; Cépha- 
lalgie par suppression d'un rhume de cerveau ^Ophthalmie aussi 
chez des personnes scrofuleuses ; Amblyopie amaurôtique, sur- 
tout après des excès de boissons alcooliques ou par suite de perte 
d'humeurs ; Hémorrhagie nasale (ou buccale) ; Prosopalgie et 
odontalgie rhumatismales ou congestives ; Dyspepsie, gastralgie 
et autres affections gastriques, surtout par suite de perte d'humeurs 
ou de fortes maladies aiguës ; Cholérine ; Affections bilieuses ; 
Ictère; Hépatites aiguës et chroniques?; Engorgement et indu--^ 
ration du foie ou de la rate; Splénalgie?; Coliques aussi à la 
suite des morbilles; Coliques spasmodiques et flatulentes; Tym- 
panite; Ascite et ascite enkystée ; Affections vermineuses; Enté- 
rite chronique avec diarrhée sans douleur ; Diarrhées, aussi celles 
à la suite de la petite vérole ; Diarrhées par faiblesse ; Uentérie ; 
Souffrances hémorrboïdales ; Saiyriasis? ; Impuissance ; Flueurs 

19. 



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222 CHINA. 



blanches ; Métrorrhagies> surtoat celles par suite de faiblesse ; 
Catarrhe des voies aériçnnes ; Grippe ; Pleurésie ; Pneumonie ; 
Bronchite; Hémoptysie; Pneumonie chronique avec suppuration^ 
Catarrhe suffoquant?; Gonite; et6.^ etc. 
35^* Voir la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — ""Tiraillements tensifs ou déchi- 
rements tressaillants et lancinants, surtout dans les os longs 
des membresy avec douleurs paralytiques et faiblesse des parties 
affectées, — Douleurs déchirantes, rhumatismales dans les 
membres, en commençant à marcber. — *Doulewrs et souf- 
frances provoquées ou aggravées par le toucher, la nuit ou après 
le repas, — Inquiétude dans les parties affectéejs, qui force à 
les remuer. — Sensation de torpeur dans diverses parties. — 
Engourdissement des parties sur lesquelles on est couché. — 
'^Gonflement arthritique, dur et rouge de quelques parties. 
— ^Gonflement hydropique de quelques parties ou de tout le 
corps. — "^Gonflement érysipélateux de tout le corps. — ^Grande 
faiblesse générale avec tremblement, marche difficile et grande 
disposition à la transpiration pendant k mouvement et le som^ 
meil. — Vivacité plus qu'ordinaire avec yeux fixes. — <»Mou* 
vemenls convulsifs des membres. — TSureœcitabilité de tout le 
système nerv&ux, — Aversion pour le travail dd corps et de 
l'esprit. 1- Evanouissements. — Accès d'asphyxie. — *Atrophie 
et amaigrissement, surtout des bras et des jambes.- — "^Grande 
susceptibilité aux courants d'air et souflrances en s'y exposant 
tant soit peu. — Lourdeur de tout le corps. 

Peau. — Sensibilité excessive de la peau de tout le corps. -- 
*Couleur,jaune de la peau. — Peau flasque, sèche. — Élance- 
ments térébrants et battements dans les ulcères. — Prurit brû^ 
lant ou rongeant, surtout le soir au lit, quelquefois avec érup- 
tion de boutons ou détaches saillantes, comme par des piqûres 
d'orties. 

fttniiiiiell* — Envie de dormir le jour, souvent avec battement 
decû&ur. — Bâillement fréquent, avec pendiculations. — *Somr 
meil tardif et insomnie, à cause d*une grande affluence d'idées. -r^ 
Rêvasseries en s'endormant. — '^Insomnie avec mal de tête près- 
sifou boulimie, -— ^Sommeil agité, non réparateur. — Sursauts 
avec efiroi en s'endormant* — En dormant, on est couché sur le 
dos, la tète renversée et les bras étendus sur la tète, avec res- 
piration lente et avec pouls plein euaccéléré. — Gémissements 
et ronflements pendant le sommeil, même chez les enfants. — 



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CHINA. 223 

*Réves pémhleSy effrayants , qui agitent encore même après le r^- 
veil. — *Rêves désordonnés, insensés, après minuit, avec une 
sorte d'hébétude au réveil. 

Fièvre. — "^Frissons avec horripitatlon.ou tremhlem>ent fébrile, 
ordifMirément sans soif. — *Froid du corps, avec congestion à 
la tête, chaleur et rougeur du visage, et front chaud. — Aug- 
mentation générale de ^a chaleur, avec veines gonflées^ sans 
soif. — *Frissons avec mal à la tête, nausées, adipsie, vertiges, 
congestion à la tête, pâleur du visage, froid aux mains et aux 
pieds, vomiturition de glaires, etc. — Frissons plus forts, après 
avoir hu.^^*Chaleur, avec sécheresse de la bouche et des lèvres qui 
sont bfûlar^es, rougeur du visage, mal à la tête, faim maladive, 
délire, pouls plein etaccéléré.— Chaleur, avec picotements çà et 
là, et soif ardente. Chaleur avec besoin de se découvrir, ou avec 
frissons pour peu qu'on se découvre. ^^Fièvres quotidiennes et 
doubles quotidiennes, ou tierces, débutant principalement le 
soir, ou après midi, ou le matin, par des frissons avec tremble- 
ment, suivis de chaleur et de sueur nocturne, — ^Fièvres avec 
douleurs pressives et congestion à la tête, endolorissemeot et 
gonflement du foie et delà rate, goût, rapports et vomissements 
amers et bilieux, couleur jaunâtre de la peau et du visage, toux 
courte, convulsive, grande faiblesse, douleurs aux membres, 
et point douloureux dans la poitrine. — *Les accès fébriles 
sont fréquemment précédés de souffranceSy telles que battements 
de cœur, éternument, angoisses, nausées, soif excessive, bouli- 
mie, mal à la tête, coliques pressives, etc. — *La soifn^a, or- 
dinairement lieu qu'avant ou après les frissons, ou pendant la 
sueur, rarement pendant la chaleur et presque jamais pendant 
les frissons, — Pouls" petit, faible. — ^Transpiration fadile penr 
danttè sommeil et pendant le mouvement. — "^Sueurs nocturnes 
affaiblissantes. — Sueurs huileuses le matin. 

Moral. — *Apathie et insensibilité morale. — ^Abattement hy- 
pochondriaque. — ^Grande ammété, — Caractère trop scrupu- 
leux. — Découragement, — Mécontentement; on se croit mal- 
heureux et tracassé par tout le monde. — Irascibilité excessive 
avec pusillanimité et impossibilité de supporter le moindre bruit. 

— Désobéissance. — ^Mépris de toutes choses; tout paraît fade, 

— Maussaderie, avec pleurs faciles ou avec irritabilité. — *Peur 
de chiens et d'autres animaux, surtout la nuit. — *Grande a6on- 
dcmce d'idées et de projets, avec marche lente des idées. — 
Horreur du travail. 

Tète. — Embarras sourd de la tête^ comme par des veilles pro- 
longées. — Vertiges en relevant la tête, surtout à l'occiput, 
comme si la tête allait fléchir en arrière. — Vertiges, avec nau- 



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224 CHINA. 

sées. — Accès de maux de tête^ avec oausëes et vomissemeDts. 
— *Mal à la tête comme par un coryza supprimé, — Lourdeur 
de la tète avec abaltement. — Céphalalgie au fronts en ouvrant 
les yeux. — ^Douleurs de meurtrissure au cerveau, avec téré- 
bration pressive au sommet de la tête, aggravées par la médi- 
tation et la conversation. — *Mal de tête pressif^ surtout la nuit, 
avec insomnie, 'ou le jour, et aggravé par le grand air. — 
*Douleurs aiguës, tressaillantes ou pressives à la tête, — *Mal de 
tête cwnme si la tête allait éclater. — Douleurs lancinantes à la 
tète, avec fortes pulsations dans les tempes. — ^Congestion à la 
tête, avec chaleur et plénitude. — «Mouvements et battements 
douloureux au cerveau, obligeant à hausser et baisser alterna- 
tivement la tète. — *Maux de tète augmentés par le loucher, le 
mouvement et la marche, ainsi que par im courant d'air ou 
par la marche contre le vent. — Les maux de tète ne siègent 
Souvent que d'un seul côté. — ^Sensibilité de l'extérieur de la 
tête et même de la racine des cheveux au toucher. — Mal à la tète, 
comme si l'on arrachait les cheveux ou que le cuir chevelu se 
contractât. — Pression lancinante aux bosses frontales. — Sueur 
du cuir chevelu. 

Yeux.*— *^Douleur aux yeux, comme par une pression aux bords 
de Torbite. -— «^Douleur cooune si un grain de sable s'était intro- 
duit dans Tœil, pendant le mouvement. — Cuisson pénible dans 
les yeux. — inflammation dans les yeux, avec chaleur, rougeur, 
douleurs brûlantes et pressives, et aggravation le soir. — Yeux 
ternes. — Yeux proéminents. — ^'Cornée terne, comme s'il y 
avait de la fumée au fond de l'œil. — *»Couleur jaunâtre de la 
sclérotique^ — Larmoiement, avec fourmillement à la face in- 
terne des paupières. — «Faiblesse de la vue, qui ne permet de 
toir que le contour des objets peu éloignés. — En lisaftit, con- 
fusion des caractères,. qui paraissent pâles et entourés d'un bord 
blanc. — ^Pupilles dilatées et peu sensibles. — Cécité, comme 
par amaurose. — "^Scintillement, points noirs voltigeants, et 
obscurcissement devant les yeux. — Photophobie. 

Oreille». — Déchirements dans les oreilles, le plus souvent à 
l'oreille extérieure. — Élancements, ""bourdonnement et tinte- 
ment dans les oreilles. —Dureté de Touïe. — Rougeur et cha- 
leur de Toreille extérieure et surtout des lobes. — Éruption 
dans la conque de l'oreille. 

JSiem. — Nez chaud et rouge. -* "Saignement du nez et de la 
bouche. — *Coryza avec éternument. — "Epistaxis. 

Vlttage. — Chaleur et rougeur du visage, surtout des joues et 
du lobe des oreilles. — *Teint pâle, terreux, parfois jaune noi- 
râtre. — * Visage abattu avec yeux enfoncés et cernés^ et nez 



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CHINA. 225 

pointu. — ^Visage bouffi.— ^Douleurs rhumatismales au visage. 

— *Lèyres desséchées, noirâtres. — *Lèyres gercées. — Gon- 
flement des lèvres. — Pustules brûlantes^ démangeantes, aux 
lèvres et à ta langue. — Douleurs et gonflement des glandes 
sous-maxillaires. 

Dents* — Odontalgte avec douleurs tressaillantes ou tractives, 
provoquées par le grand air ou le courant d'air. — *Douleur 
sourde et pénible dans les dents cariées. — ^Odontalgie piilsa- 
tive. — ^Les maux de dents se manifestent principalement après 
le repas et la nuit, et sont soulagés par une forte pression oti en 
serrant les dents ; un léger contact les aggrave excessivement. 

— Dents branlantes ne causant de douleurs qu*en mâchant. — 

— ^Dents recouvertes d'un enduit noir. 

Boaelie. — Sécheresse de la bouche. — Bouche pâteuse, avec 
goût fade, aqueux. — ^Langue fendillée^ noire ou "chargée d'un 
enduit jaune ou blanc, — Lancinations brûlantes dans la langue. 
— Gonflement douloureux de la langue vers la racine. — Manque 
de la parole. — Ecoulement de sang par la bouche. 

CUirge.— -Sécheresse de la gorge. — Elancements dans la gorge, 
surtout en avalant, provoqués par le moindre courant d'air. — 
. Gonflement du palais et de la luette. 

Appétit. — ""Goût fade, muqueux ou aqueux, "surtout après 
avoir bu. — Goût trop salé, ou "insipidité des aliments. — Goût 
douceâtre dans la bouche. — *Gotlt acide ou amer de la bouche, 
ainsi que des aliments et des boissons.--* Répugnance pour les ali- 
ments et les boissons avec senscUion de plénitude. — Goût aigre 
du café et du pain de seigle. — Goût amer de la bière et du 
pain de froment. — Dégoût pour le beurre, la bière et le café. 

— Grand désir de vin. — Dégoût de Teau avec désir de la bière. 

— *Soif ardente ; on boit souvent, mais peu à la fois. — Bou- 
limie^ avec goût fade dans la bouche^ nausées et envie de vo- 
mir. — •Voracité. — Appétit seulement pendant qu'on mange, 
avec indifiérence pour tous les aliments. — *Désir de divers 
aliments et convoitise confuse de friandises, sans qu'on sache 
exactement laquelle. — Après chaque gorgée d'une boisson, hor- 
ripilatiou ou frissons avec chair de poule, élancements dans la 
poitrine ou coliques. — Renvois aigres et dérangement de Tes- 
tomac, après avoir pris du lait. — ^Grande faiblesse de la di- 
gestion ; *après le repas le moins abondant, malaise, envie de 
dormir, grande plénitude de l'estomac et du bas^entre^ lassitude 
et paresse, goût fade de la bouche, humeur hypochondriaque 
et mal à la tête. — ""Renvois amers, acides ou sans goût, surtout 
après avoir mangé, — On ne digère pas du tout, après avoir 
soupe tard. 



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236 CHINA. 

nitomac* — "^Renvois, surtout après le repas, le plus souvent 
amers, acides ou sans goût. — * Renvois avec goût des aliments. 

— <^Pyrosis, accumulation d'eau dans la . bouche, yomituritioa 
et pression à Fest^mac, dès que Ton a mangé la moindre chose. 

— ^Vomissements acides de glaires, d'eau et d'aliments. — '*Vo- 
missements de sang, — ^Pression à l'estomac et douleurs cram- 
poïdes, surtout après avoir mangé, — Sensation d'excoriation 
et pression à Tépigaslre^ surtout le matin. 

Ventre. — Douleurs dans les hypôchondres. — ^Douleurs lanci- 
nantes et pressives dans la région hépatique, surtout au toucher. 
■— *Duretéet gonflement du foie. — "Gonflement et dureté de la 
rate. — "Élancements dans la rate. — Tranchées dans la région 
ombilicale, avec horripilation. — Forte pression, comme par un 
corps dur et plénitude dans le ventre, surtout après chaque re- 
pas. '—* Gonflement hydropique du ventre avec souffrances asth- 
matiques et toux fatigante. — Gonflement partiel du ventre, 
comme par une ascite enkystée. — *Ballonnement excessif du 
ventre, comme par une espèce de tympanite. — Dureté du ven- 
tre, comme par induration des viscères. — Colique avec soif 
inextinguible. •— Coliques excessivement 'douloureuses ; dou- 
leurs crampoîdes et constrictives dans le ventre. — Inflamma- 
tion et ulcération des viscères abdominaux. — Coliques pres- 
sives, lancinantes (sous le nombril) , surtout en marchant vite. 

— incarcération des flaluosités ; elles nç sortent ni par en haut 
ni par en bas. — ^Coliques venteuses dans la profondeur du bas- 
ventre, avec contraction des intestins et affluence de flatuosités 
jusque dans les hypôchondres. — Sortie de vents fétides. — Pres- 
sion vers Tanneau inguinal, comme si une hernie allait sortir. 

Selle». .-— Selles peu abondantes et s'évacuant lentement. — 
Évacuation difficile de selles molles, comme par inactivité des 
intestins. — <^SeUes fréquentes, de la consistance de la bouillie, 
ou écumeuses. — "Évacuations putrides ou bilieuses. — *Diar- 
rhées muqueuses, aqueuses, jaunâtres, — ^Diarrhée après avoir 
mangé des fruits, — *Selles diarrhéiques, avec excrétion de tous 
les aliments non digérés, — <^Diarrhées sans douleurs^ mais avec 
grande faiblesse. — Selles noirâtres. — *Selles blanches, 'quel- 
quefois avec urines de couleur foncée. — '^Lçs selles diarrhéi- 
ques surviennent surtout après le repas ou la nuit. — **Selles 
involontaires, liquides et jaunâtres. — Evacuation de muco- 
sités par le rectum. — Pression et élancements dans le rectum 
et l'anus. — Saignement des boutons hémorrhoïdaux. — 
"Fourmillement dans l'anus, comme par des vers.-* <^rtfe de 
lombrics. 

Urines. — Envie fréquente et presque inutile d'uriner, suivie 



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CHINA. Î27 

de pression dans la vessie. — Urines troubles, blanchâtres, 
avec sédiment blanc. — Urines foncées, avec sédiment couleur 
de brique. — Emissipn lente d'urines, avec jet faible et envie 
fréquente. — Pissement au Ut. — Pissement de sang. 

Parties 'viriles* — ^Excitation de l'appétit vénérien, avec idées 
lascives^ jour et nuit.— Gonflement des testicules et du cordon 
spermatique. — Douleurs tractives dans les testicules. — '^Pol- 
lutions fréquentes ^et trop faciles, suivies de grande faiblesse. 

Kégles* — ^Congestion à l'utérus, avec plénitude et sensation 
pénible, comme si tout se portait vers en bas, surtout en mar- 
chant. — ""Ecoulement continuel de sang par le vagin; il sort 
en caillots. — Règles peu abondantes. — *>Induration doulou- 
reuse du col de la matrice. — ^Pendant les règles, tressaille- 
ments avec crampes à la poitrine et au bas-ventre, oti conges- 
tion à la tête^ avec pulsation des carotides, face bouffie^ yeux 
proéminents et larmoyants, mouvements convulsifs des pau- 
pières et perte de connaissance. — *Flueurs blanches, 'surtout 
avant les règles, et parfois avec contraction crampoïde de Futé- 
rus, et sensation pénible, comme si tout se portait vers les aines 
et Tanus. — ®Flux aqueux et sanguinolent, par le vagin, avec 
caillots de sang ou d'un pus fétide, démangeaison et excoriation 
des cuisses. 

Ejarynji:» — Enrouement, parole indistincte, et voix basse^ en 
chantant, par suite de mucosités difficiles à détacher au larynx. 
— Elancement et grattement dans le larynx.— Petite loux sèche, 
comme produite par la vapeur du soufre, le matin, après le lever. 

— Toux suffoquante nocturne, avec douleurs à la poitrine et dans 
. les omoplates jusqu'à faire crier. — *Toux, avec expectora- 
tion difficile de ^mucosités visqueuses de couleur claire, ébran- 
iement douloureux dans les omoplates et vomissements de bile. 

— *rowcc violente et convulsive, quelquefois même avec vomi- 
turition. — *Toux provoquée en riant, en buvant, en mangeant, 
en parlant et en respirant profondément, ainsi que par le mou- 
vement. — '^Expectoration de mucosités blanchâtres, mêlées de 
particules noirâtres. — *En toussant^ expectoration striée de 

jsang. — ^Expectoration de matières purulentes, en toussant. — 
^Pendant la toux, pression à la poitrine et douleurs d*excoria- 
tion au larynx. 
Poitrine. — *Gône de la respiration et forte oppression de la 
poitrine, avec grande angoisse, comme par plénitude de l'esto- 
mac, ou comme excitée par une conversation trop prolongée, 

— Accès d'étouffement par des mucosités dans le laryux, surtout 
le soif et la nuit en se réveillant.— "Respiration difficile et pos- 
sible seulement en étant couché la tête très-haut. — Sifflement 



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22S CHINA. — GHININUH 8ULPCIRICUBI. 

et gémissement ea respirant. — ^^Respiration courte, accélérée. 
— Pression à la poitrinej parfois comme par un corps dort 
surtout au sternum, et après le repas. — ''Élancements dans la 
poitrine^ en toussant et en respirant. ■— Point de côté, avec 
forte chaleur, pouls fort et dur et regard fixe. — Forte con- 
gestion à la poitrine et violents battements de cœur. 
Do»» — Douleurs de meurtrissure dans le dos et les. reins, au 
moindre mouvement. -7- Maux de reins, la nuit, étant couché 
sur le dos. — Douleurs pulsatives» lancinantes, dans le dos. «- 
Transpiration facile dans le dos et la nuque au moindre mou- 
vement. — Pression entre les omoplates, comme par une pierre. 
-— Déchirements tractifs et tressaillants dans les reins, le dos, 
les omoplates et la nuque, avec douleurs en remuant les par- 
ties, ou provoquées par le moincire mouvement. — Tension 
dans les muscles de la nuque et du cou. 
Bra»» — Déchirements paralytiques et tressaillants^ dans les 
muscles et les os des. bras, des mains et des doigts, provoqués 
par le toucher. — Tension et faiblesse dans les bras et les mains. 
— Extension des bras, avec contraction des doigts. — Gonfle- 
ment, roideur et douleurs des articulations des doigts. — On- 
gles bleus. 
Manille». — Déchirements paralytiques, tressaillants dans les 
muscles et les os des jambes, des cuisses, des genoux, des pieds et 
des orteils, surtout au toucher. — Engourdissement facile des 
jambes en étant assis. — Faiblesse et. manque de solidité dans 
r articulation coxo^ fémorale, les genoux et les malléoles, qvd flé- 
chissent en marchant. — Gonflement rouge et dur de la cuisse, 
douloureux au toucher. — ^Gonflement arthritique des genoux 
^ des pieds, avec chaleur et sensibilité douloureuse au toucher. 
— Abcès dur, couleur rouge foncé, au mollet. — Inquiétudes 
dans les jambes; il faut constamment les remuer. — 6on/Ze- 
ment des pieds, parfois avec taches rouges, dureté, tension et 
urines foncées. — Paralysie des pieds. 



49. - GHININUM SULFURIGUM. 

CHININ. — Sulfate de quinine. ~- Journal Allemand, -^ BùL nat. etprép.^ Phar- 
mac. homœop., p. 96. — Durée d'action ; probablement aussi longue que celle du 
china. 

Comparer : Ang. arn. ars. bell. bisni. cast. cham. chelid. cic. coff» diad. digit. 
feri*. ign. ipec.merc. mosch. m-mosch. n-vom. op. puis. suif. tart. verati*. 

Antidotm. Voyez parmi les médicaments ci-dessus. 



AVIS CLINIQUES. — Rhumatismes aigus?; Douleurs et af- 

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GfllNimJM SULFQRIGVM. 229 

fectioos arthritiques? ; Névralgies, surtout avec périodicité ou in- 
termittence ? ; Symptômes scrofuleux?; Hémorrhagies?; Spasmes 
périodiques de la tête, du yisage et des bras?; Éclampsie?; Épi- 
kpsie?; Paralysie; Apoplexie, même séreuse; Hémiplégie?; 
Asphyxie??; Faiblesse,, surloutaprès des maladies aigaës, des fiè.vres, 
des rhumatismes?; Faiblesse et amaigrissement chez les Tieillards; 
Érysipèle ? ; Érysipèle gangreneux ? ; Hydropisie ? ; Ictère ?; Suites 
de ta morsure de la vipère ?; "Ulcères ichoreux ; — Êcorchure des 
malades alités (decubUus)l ; Ulcères carcinomateux ; Fièvres in- 
termittentes ??? ; Fièvres des enfants ; Fièvres automnales avec 
splénalgie?; Fièvres intermittentes avec inflammations, hydro- 
pisie, affections hépatiques?; Fièvres pernicieuses?; Fièvres exan- 
Ihématiques?; Fièvres hectiques? ; Fièvre jaune; Fièvres ner- 
veuses, éréthistiques ou torpides?; Fièvres typho't'des, sl^qg pété- 
çhies et. affection prédominante des systèmes cérébral et nerveux ; 
Fièvres lentes?; ^Delirium tremens?; Migraine; Céphalalgie 
rhumatismale, nerveuse, périodique où intermittente?; Hydro- 
céphale aiguë ? ; Héméraiopie ?? ; Prosopalgies intermittentes ? ; 
Affections scorbutiques des gencives?; Angines, surtout avec dé- 
glutition difficile, constrictioj), hydrophobie ?; D^^ep^'e^^ ner- 
veuses, ou avec amaigrissement, fièvre étique, etc., ou encore 
avec vomiturilion , vomissements, coliques?; Colique venteuse?; 
Météorisme ; Selles involontaires??; Rétention d'urine ??; Incon- 
tinence d'urine ; Symptômes de la pierre ?? ; Diabète ? ; Mélror- 
rhagies?; Flueurs blanches?; Avortement?; Convulsions des 
femmes enceintes, ou pendant les couches??; Fièvre puerpérale?; 
Coqueluche??; Croup??; Phthisie laryngée??; Toux grasse?; Toux 
grasse h la suite de la rougeole?; Phthisie muqueuse? ; Phthisie 
adynamique avec expectoration purulente abondante, manque de 
force, fièvre vers le soir, et sueurs nocturnes? ; Souffrances asth- 
matiques sans iou\1 ; Angine.de cœur??; Pulsations de cœur in- 
termittentes??; Myélite?; Marasme dorsal, surtout après des pertes 
séminales???? ; Paralysie des membres (supérieurs ou inférieurs) ; 
Scialique ?? 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Agit premièrement sur le sys- 
tème nutritif, puis sur les autres ; affecte principalement le ca- 
nal intestinal, puis le cerveau, les organes génitaux et urinaires; 
enfin, les extrémités et la peau. — Douleurs pressives; élance- 
ments ou douleurs incisives^ douleurs pulsatives, tensives^ brû- 
lantes et expansives. — Déchirements tractifs ou tressaillants. 
— Craquement dans les articulations. — Déchirements, surtout 
dans les jambes : tressaillants dans les membres , iractifs dans 

6« KDIT. — T. I. 20 



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230 GHINmim SULPURlGUlt. 

les mains, les pieds, le front, etc. — Aggravtaion des symp^ 
tâmes tous lessdeux jours, ou bien tous les jours à la même 
heure. — Tous les deux jours, il y a (entre autres) : Traction 
dans le front avec anorexie et selles en forme de bouillie; dou^ 
leur frontale le soir, ou bien après midi el ayec chaleur, soif 
et sueur. — Crises nerveuses ; surexcitation neryeuse , avec 
anxiété, lassitude, et même symptômes hystériques. — Spasmes 
dans les membres; convulsions du côté gauche , avec vomisse- 
ment de bile^ diarrhée, congestion à la tête et céphalalgie ef- 
froyable. — Paralysie, d'abord d'un seul côté, puis générale. 
— Lassitude: avec bâillement continuel; avec incapacité de 
travailler et horreur du travail ; avec tremblement des mem- 
bres ; grande faiblesse et caducité, — Amaigrissement, même 
avec fièvre hectique , anorexie , constipation , ventre tendu , 
pression dans la région ombilicale , nausées , vomiturition et 
démence ; Amaigrissement et hydropisie. — Tremblement des 
membres, surtout des pieds^ avec endolorissement des malléoles^ 
tremblement avec froid général. 

Peaa. — Peau flasque, ou très-sensible au toucher. — Inflam- 
mations gangreneuses; rougeur livide de la peau, avec forma- 
tion d*une membrane gélatineuse , ou de croûtes superficielles. 
— Formation d'une croûte épaisse, livide et humide^ qui devient 
noire et sèche, aux bords d'abord rouges et suintants, puis jau- 
nâtres et se ramollissant. 

ttovnviiell. — Bâillement fVéquent^ surtout le soir ; ou bien avec 
pendiculations, frissons, oppression, bras meurtris, douleur au 
dos, et sensibilité des vertèbres cervicales et pectorales à la 
pression. — Envie de dormir le jour. — Sommeil profond et 
non restaurateur, agité, avec sueurs débilitantes, jaclalion et 
rêves extraordinaires. — La nuit au lit, forte chaleur avec 
grande soif, mal de tête et tintement d'oreilles j insomnie par- 
fois avec sueur abondarUe, ou bien avec chaleur sèche, picote- 
ment dans la peau et sueur à la face. 

fiyvnptOme» fébrile»* — Froideur des membres parfois 
avec tremblement, sensation de froid avec tremblements ii^ té- 
rieurs, face pâle, envie pressante .d'uriner, et urines pâles le 
soir. — Frissons, même par un temps chaud ; frisson grelot- 
tant après midi, avec chaleur à la face et urine spastique dépo- 
sant des cristaux ; frisson le soir, avec pouls accéléré^ fréquent, 

^ sécheresse de la bouche, soif, sommeil agité^ et dépôt couleur 
de brique dans les urines. — Accès fébriles avec vertiges, 
éblouissement, douleur frontale, amertume du pain, nausées, 
vomissements, diarrhée, coliques, frisson violent, forte chaleur, 
bâillements, éternument et sueur abondante; — accès violents 



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GHININOM 8ULFURIG0M. 23 1 

avec frisson grelottant, sueurs abondantes, hémorrhagies «t 
douleurs dans Thypochondre gauche. — Accès de la durée 
d'une heure, composé de pâleur, frisson et horripilation^ ayee 
lèvres et ongles bleuâtres et. pouls spastique et contracté,, puis 
chaleur générale avec rougeur de la face, pouls plus développé 
(qu'il n'était d'abord) et soif, enfin sueur légère. — Penda/at les 
frissons, pâleur du visage, céphalalgie, tintement d'oreilles, 
soif, appétit augmenté, selles difficiles, douloureuses, et grand 
accablement moral. — Chaleur extérieure, avec sécheresse de 
la bouche et de l'arrière- gorge, consiipation opiniâtre, et dispo- 
silian à tomber en marchant dans les rues ; ou bien avec sueur 
à la poitrine, rougeur de la face, mouvements coQvulsifs des 
muscles, et pouls fréquent. — Chaleur qui passe à la sueur, 
principalement ie soir. — Pouls : lent, surtout après midi, ou 
dans les accidents périodiques; plein ou petit, mais souple et 
lent ; — fréquent, comme les battements de cœur ; — a^ccéléré, 
surtout le malin, ou une heure après le dîner (c'est-à-dire, 
après le dîner pris à midi, comme on a l'habitude de le faire 
en Allemagne où ce médicament a été étudié). — Sueurs faciles 
à provoquer, visqueuses, ruisselantes à la poitrine, débilitantes, 
avçc épuisement prompt, après chaque effort. 

Moral. — Anxiété par accès ; grande angoisse, parfois le matin 
au lit et forçant à se lever plus tôt qu'on ne voudrait ; — ou bien 
après minuit, avec cris et besoin de se lever. — Grand acca- 
blement moral; mélancolie taciturne; découragement, envie 
de pleurer et dïésespoir. — Morosité et mauvaise humeur» avec 
bâillement et horreur du travail. — Grande paresse avec lassi- 
tude. — Excitation comme après avoir pris du café ou comme 
causée par le vin. — Grande gaieté. 

i^iiAorlaiii. ^ Intelligence faible, avec faiblesse qui fait tom- 
ber, grande chaleur à la peau, sécheresse de lal)ouche et de la 
gorge, et constipation. — Incapacité de prononcer les substan- 
tifs, et réflexion lente. — Sensation de viie dans la tête, avec 
chaleur à la face, soif> ou tintement dans les oreilles } — tète 
entreprise, avec bourdonnôment dans le dedans, ou avec ivresse 
et lourdeur ;— stupeur avec céphalalgie dans le côté gauche du 
front ; — espèce de rage dans la tète, empêchant presque de 
marcher, avec impossibilité de diriger les membres k volonté. 
— Délires, — Forte exaltation et espèce de démence, — Vertiges : 
en se baissant ; — tournoyants ; — comme si la tète allait tom- 
ber en arrière, aggravés par le mouvement, moindres lorsqu'on 
est couché ; — comme par ivresse, avec bourdonnement dans 
les oreilles, chaleur à la peau, et pouls accéléré ; — avec cé- 
phalalgie et étourdissement. 



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232 GBIMnnJM SULFURlCDIi. 

TAte* — Cèphaialgie : surtout le soir, ou bien en marchant au 
soleil ; — avec Lassitude, bâillement, envie de dormir, et moro- 
sité ; douleur sourde, avec surdité, angoisse, sueur^ tremble- 
ment des membres^ et pouls lent ; du côté gauche surtout, avec 
pulsation des artères temporales, grande excitation du corps^ 
face pâle, soif violente^ nausées, faiblesse des pieds, et sueur 
générale; — dans la tempe gauche, avec besoin de se coucher 
et amélioration en appuyant la tête sur des endroits frais. — 
Céphalalgie frontale : le matin en se réveillant ; le soir surtout ; 

— après midi, avec lourdeur de la tète^ et chaleur à la face ; 

— avec tintement dans les oreilles et chaleur générale, ou bien 
du côté gauche^ avec vertiges, appétit augmenté^ âoif, rapports, 
nausées^ flatuosités, et grande lassitude ; — douleur au front 
et dans les tempes, avec pulsation des artères temporales, clia- 
leur à la tête, tintement dans les oreilles, soif fréquente, urines 
abondantes, 'anxiété et grande lassitude. — Pression dans la 
tête ; dans Tocciput^ éveillant la nuit et disparaissant en se le- 
yant ; dans le front et les orbites, aggravée en tournant la tête 
on les yeux; depuis le matin jusqu'au soir, avec chaleur au 
front. — Douleur expansive, surtout dans la région temporale, 
aggravée par le mouvement et au grand air ainsi que la nuit, 
avec sommeil dérangé. — Pulsation dans la tête, — Bouillon- 
nement,vers la tête, le soir, surtout avec pulsation des artères, 
douleur comme si la tête allait éclater, chaleur à la face^ ver- 
tiges, tintements et bourdonnement dans les oreilles, dureté de 
l'ouïe, étincelles devant les yeux, pouls accéléré et fréquent, 
sommeil agité et plein de rêves, et sortie fréquente de vents par 
le haut et le bas. — Sensibilité du cuir chevelu. 

Yeux* — Sensibilité des yeux avec larmoiement. — Vue trouble 
comme par un brouillard, avec sécheresse des yeux. — Etin- 
celles devant les yeux; taches rioir es, ei parfois Ton ne voit 
(|u'un seul côté des objets; obscurcissement de la vue, sur- 
tout en fixant un objet; — Amaurose passagère. 

Orellle«* -^ Tintement dans les oreilles; bourdonnement, sur- 
tout dans Voreille gauche, parfois jusqu'à la surdité de ce côté; 
dureté de Vout'e, parfois avec mal de tête violent. 

Hem» — Saignement fréquent au nez ; — éternument fréquent. 

Facse* — Couleur pâle, mauvaise mine ; air souffrant, avec 
yeux enfoncés. — Face terreuse, avec blanc des yeux sale, et 
yeux ternes. — Teint ictérique. -^ Rougeur de la face, parfois 
avec chaleur autour des yeux et larmoiement à Taspect de la 
clarté. — Chaleur de la face, surtout le soir, ou bien comme 
après avoir pris du café. — Lèvres bleuâtres ; éruption à la lèvre 
supérieure. 



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GHIMINUU SULFURIGCtf. 233 

-^Sécheresse : avec chaleur, soif, odeur animale de la 
bouche, et sensation de constriction dans Tœsophage ; — de la 
bouche et de l'arrlère-gorge, avec constipation et intelligence 
faible. — Grande pâleur de la cavité buccale ; érosion aux 
gencives et aux parois de la cavité buccale, avec douleur vio- 
lente et croûtes gangreneuses. — Accumulation de mucosités 
dans la bouche, avec angine noclurne ; sécrétion de salive 
augmentée; salivation. — Langus chargée de mucosités 
blanches, jaunes dans le fond ; — enduit épais d'un blanc jau- 
nâtre ; — enduit jaunâtre, surtout à la racine, ou bien avec 
langue sèche. 

C^rge* •— * Douleurs dans la gorge : en avalar^, le malin en se 
levant; en avalant et en remuant le cou, violentes le matin ; 
chatouillement dans le gosier et le larynx ; grattement dans la 
gorge, quelquefpis avec élancements, ou bien avec voix rauque 
(après midi); sensation de sécheresse dans la fossette du cou, 
avec sensation comme s'ily avait un corps étranger; brûlement 
de la gorge. — Accumulation de mucosités visqueuses dans la 
gorge, quelquefois surtout la nuit, réveillant et forçant à tousser. 

Appétit ei Ck^ât*^ -^ Goût : amer, quelquefois avec langue 
propre; pâteux, fadej goût de terre; empyreumalique. — Le 
pain paraît amer. — Absence d'appétit, quelquefois durant plu- 
sieurs jours; indifférence pour les aiiments et Les boissons; 
absence d'appétit avec faim plus forte. — Fort appétit avec goût 
désagréable des aliments, ou bien avec forte soif (quelquefois 
surtout le soir). — Faim ayec abattement, comme par \q jeûne, 
avec bon appétit ou manque d'appélit; /orte /am quelquefois 
a/prèsun repas copieux, se transformant en fadeur et nausées; 
faim après le souper, accompagnée de nausées^ boulimie, quel- 
quefois la nuit. 

Symptômes f^astrlques. — Renvois ; après le repas, avec 
pression dans le ventre et l'estomac et oppression de la poi- 
trine ; à t;,i({6^ quelquefois avec nausées; amers. — Hoquet et 
vomiturition. — Nausées : avec renvois {k vide ou amers) ; mou- 
vements dans le ventre et émission de ^ents ; après le repas 
avec renvois \io\enls, ~- Dégoût avec maux de tête; dégoût 
avant le repas ; avec nausées, vomissement, céphalalgie, in- 
somnie^ boulimie nocturne, appétit diminué, et langue chargée, 
jaunâtre, sèche; après le repas, avec vomissement et amertume 
croissante de la bouche ; nausées avec envie de vomir. — Fo- 
missement : pendant une fièvre intermittente ; avec pression à 
Testomac ; avec dégoût, pyrosis, sensation de constriction à 
l'estomac, et enflure du ventre qui dure plusieurs jours ; vomis- 
sement fade après midi. 

20. 

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234 CHININUH gULFURIGUM. 

Bstemais* — Plénitude d'estomac et tension du Tcntre.— Pr««- 

sionà Vestomae i avec vomiturition, borborygmes dans le ventre 
et selles liquides ; a/près tout aUmefnt,même le 'plus léger, agi- 
tant la nuit, dans le creux de Vestomae, avec diminution de 
Vappétit. — Cardialgie (crampes d'estomad), quelquefois aveo 
envie de vomir. — Douleur tiraillante dans l'œsophage, avec 
borborygmes dans le ventre et émission de vents. — Sensation 
de chaleur dans le creux de l'estomac et la région précordiak 
jusque dans le duodénum, avec renvois à vide, ardeur dans 
l'estomac paHant du cardia et s'étendant jusque dans le ventre 
et la poitrine. 

Hyp€M5lioBare«. — Dans les hypochondres : tension, pression 
dans les précords. — Dans la région hépatique : douleurs, quel- 
quefois surtout vers le soir ; ptession soulagée, en appuyant 
dessus; sensation comme d'ulcération sous-cutanée; flfon/l«- 
ment. — - Dans la région splénique : douleur sourde se dissipant 
en appuyant dessus ; doutewr pressive, tension qui oblige à 
desserrer les vêtements (quelquefois dans'les deui hypochon- 
dres) ; ^iancemen*^^ gonflement, avec élancements douloureux 
en marchant et en appuyant dessus. — Gonflement et dureté 
des régions splénique et hépatique, avec élancements, surtout en 
respirant profondément, en éternuaift, etc. 

Ventre.— Douleurs dans le haut du ventre, depuis la région 
de l'estomac jusqu'à l'ombilic, aggravées en appuyant dessus ; 
coliques violentes, coliques le matin vers la région de l'estomac ; 
déchirements dans le ventre avec pouls fréquent, petit, irrité. 

— Tranchées dans le ventre : sans évacuation dans le haut du 
ventre^ quelquefois <wec forte lassitude ; dans le haut du ventre 
et la région ombilicale, quelquefois le soir avec vents et naou- 
vements dans le ventre ; avec selle diarrhéique fétide, en bouillie, 
et émission de vents fétides, quelquefois surtout le matin en «e 
levant. --Ballonnement du ventre, quelquefois aVec tension, 
renvois et émission des vents. — Tension du ventre avec dou- 
leur en pressant dessus, quelquefois, le isoir surtout, avec incar- 
cération de fïatuosilés, ou bien avec émission de vents fétides. 

— *Coliques flatulentes, «gonflement météorique. — Mouye- 
merUs dans le ventre comme pour une diarrhée, avec émission 
de vents, forts mouvemenfsdans les précords avec ballonnement 
du ventre, borborygmes dans le ventre, émission de vents. — 
Inflammation de longue durée de la membrane muqueusedes 
intestins. — Phthisie intestinale , avec nausées, vomiturition, 
absence d'appétit, ventre tendu, pression persistante dans la 
région ombilicale, constipation, amaigrissement, fièvre étique 
et aliénation. 



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6HiNIMÙM SULFDRIGUH. 28$ 

•elle» et AniMu — Oonstipationoptniâtrsy avec forte chaleur 
de la peau, sécheresse de la bouche et du palais, imagination 
affaiblie et chute dans la rue. momentanée, alternant aycc 
selles fréquentes, selles blanches en bouillie. — Selles dures, 
manquantes^ paresseuses, quelquefois hachées ; selles molles, 
difficiles à évacuer, quelquefois avec besoin ou bien avec san- 
sensation comme si un objet remontait depuis la main jusqu'à 
Tépaule. — Besoin d'aller à la selle, quelquefois sans effet ou 
bien avec tranchées et suivi d'une évacuation. — Évacuation 
abondante, molle : quelquefois avec borborygmes dans le ventre 
et émission abondante de vents ; en bouillie, diarrhéique, avec 
tranchées, quelquefois avec émission de vents abondants, ou 
bien (le matin après le lever), avec selle fétide, — Plusieurs 
selles dans la journée; diarrhées, quelquefois avec tiraille- 
ments et douleurs incisives dans les intestins grêles. ^ Faiblesse 
des intestins abdominaux, avec langue nette ainsi que les pre- 
mières voies, — A VanuSj sensation de chaleur gagnant le reste 
des intestins abdominaui. — Augmentation des mouvements 
hémorrhoiïdaux, prurit au rectum et ténesme; écoulement de 
sang artériel par Tanus ; flux de sang par le rectum. 

Voles nrlnalres. — Besoin d'uriner avec émission abondante 
d'une urine comme de l'eau. — Augmentation de sécrétion et d'é- 
mission d'urine. — Urine : suturée, qui dépose des^ristaux ; comme 
du petit-lait; pâle, claire, avec besoin fréquent ;pr^oéd^e(fc balhmr 
iiementdu ventre, avec gène de la respiration, chez les hydropi- 
qoes ; abondante, saturée, qui est trouble ou bien a une très-forte 

' odeur d'urine. — Diminution des urines, quelquefois saturées et 
avec des cristaux. -— Urine trouble, rouge, ou bien d'une forte 
odeur d'urine, se troublant promptement, avec flocons muqueux 
devenant jvm$nteuse avec sédiment jaune sablonneux et sédiment 
couleur d'argile et gras ; se décomposant facilement, et cristaux. 
— Comme de reau(spastique), quelquefois avec cristaux.— ^nne 
écumeuse, avec sédiment fin, blanc jaunâtre, en se refroidissant. 
—Sédiment: blanc jaunâtre, d'odeur forte ;couleur d'argile.d'une 
urine claire comme de l'eau ; jaune rougeâtre dans les urines 
abondantes ; forte, couleur de brique. — Gravelle. — Cristaux 
dans les urines : abondants avec sédiment jaunâtre; clairs 
comme de l'eau, avec sédiment <5ouleur d*argile venant d'une 
urine claire comme de l'eau ; avec sédiment jaune rougeâtre et 
urines plus abondantes ; dans une urine saturée et plus rare. 
— Après avoir urmé, le soir, cuisson contractive à Torifice de 
l'urèthre. 

IPlirtles génitales* — Appétit vénérien, supprimé, dimi- 

• nué. — Pression douloureuse se portant vers les aines. — Règles 



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236 GfllMiNUM SULFCRICUM. 

Irop hâtives. — Pendant les régies, saisissement et serremeot 
dans le ventre, remontant de l'ombilic dans la poitrine, avec 
pression se portant vers les aines. -— Écoulement de sang par 
le vagin avec ardeur et turgescence de cette partie à la sui4e 
de leucorrhée pendant la. menstruation. 

liarynx. — Enrouement, tous les après-midi (4 heures), avec 
constriciion, ou bien gonflement qui ferme la gorge, irritation 
qui fait tousser, gêne de la respiration j douleurs dans le front, 
chaleur à la tête, pouls accéléré, fréquent, mou, pression dans 
le haut du ventre, et surtout à Thypochondre gauche, émission 
de vents fétides, urine saturée qui forme des cristaux, et dou- 
leur d'une vertèbre pectorale en appuyant dessus. — Irritation 
qui fait tousser, dans la gorge, quelquefois avec expectoration 
difficile ; forte towx) tout le jour, ou bien le soir, difficile à dé^ 
tacher jour et nuit; toussiculation sèche; toux grasse; expecto- 
ration de mucosités gélatineuses en toussant. 

Poitrine» — Respiration courte et gênée, en se donnant beau- 
coup d'exercice ; oppression de poitrine ; respiration gênée, avec 
ballonnement du ventre, disparaissant rapidement après avoir 
uriné. — Accès d'étouffementnociurnei&ngin. œdemat. lymph.], 
vers minuit, avec gonflement de la gorge,- qui est presque fer- 
mée, respiration gênée, ronflante, haletante, sueur sur tout le 
corps^ avec frisson général (surtout au dos); pouls lent, petit, 
mou ; douleur en appuyant sur une vertèbre pectorale; accu- 
mulation de mucosités dans la bouche ; forte faim, qui oblige à 
manger; émission abondante de vents; sommeil paisible après 
Taecès, et disposition des symptômes à reparaître par une toux 

. soutenue. — Douleurs de poitrine, au côté droit, toute la mati- 
née, douleurs au travers de la poitrine. — Pression dans le côté 
gauche de 2a potïnne^ douloureuse surtout en respirant profon- 
dément^ et en retirant le bras en arrière, soulagée en appuyant 
le bras et en se courbant en avant. — Sensation comme si on 
était saisi par une main derrière le sternum. — Élancements 
dans la poitrine : vers le cœur, immédiatement après le repas; 
dans le côté gauche de la poitrine, empêchant de respirer pro- 
fondément; qui semblent vouloir sortir de la poitrine, surtout 
en étant couché ou assis, se dissipant en marchant ou en étant 
debout; dans le côté droit de la poitrine, remontant vers Té- 
paule, coupant la respiration, et soulagés en se penchant en 
avant; douleurs lancinantes au-dessous du sternum, en respi- 
rant profondément et par des mouvements rapides.— Palpitations 
de cœur. — A l'extérieur de la poitrine, élancements picotants 
dans la peau (quelquefois au dos et aux cuisses, le soir), en mar- 
.chant au grand air, suivis de transpiration à la poitrine et au dos. 



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GHININUM SUIFURIGUM. — CHLORCM. 237 

— Itoins* '— Extrëmltëii* — Sensibilité douloureiise 
des vertèbres pectorales, en appuyant dessus, surloiU pendant le 
frisson delà fièvre. — Au cou, douleur des deux côtés des nerfs 
jugulaires, se portant vers le larynx, avec sensibilité à la pres- 
sion ; gonflement indolent au cou. — Au bras, sensation après 
chaque selle, comme si des gouttes glissaient depuis la main 
jusque sous l'aisselle. — "Paralysie des extrémités supérieures; 
'craquementdeTarticulation dé Tépaule ; déchirements et tirail- 
lements dans les mains. — Paralysie des eœtrémités inférieures ; 
'déchirements dans les jambes ; sensibilité douloureuse des 
malléoles et tremblement des membres ; gonflement œdémateux 
des pieds. 



m. - GHLORUM, 

CHLOR. — Chlore, —archives de Stapf. ~ Hitl, nat. et pr^«Pharmac. faomœop., 

Pv97. 
Antidotis : Contre des ejff^els toxiques ; le blanc d'œuf ?, du lait?, de la farine?, de 

la magnésie?, de la craie?, des vapeurs d^alcool?, de l'alcool pris sur du sucre?, 

de l'hydrogène tttl/uretix, atténué, '- Sert d'antidote eoaire Vacidù hydrocyani- 

que et les hydrosulfates des substances aiâmoniacales. 



GÉNÉRALITÉS. — Parait exercer une action particulière sur le 
système des membranes muqueuses. — Chez les personnes habi- 
tuées aux vapeurs du chlore, les effets de cette substance con- 
sistent en faiblesse et disparitiop de la graisse. — Enroidisse- 
mçnl d«s membres. —- Tremblement. — Lassitude. — Envie 
de rester couché. — Faiblesse dans les extrémités inférieures. 
— Au grand air : larmoiement; amélioration des souffrances 
de poitrine, et du frissonnement ainsi que de la fièvre en se 
promenant. — Horripilalions plus fortes au soleil. — Le matin ; 
Réveil vers les 3 heures, avec angoisse; goût de la bouche, 
coniime dans la fièvre ; faiblesse dans le ventre; diarrhée; éler- 
niiment; larmoiement; roidetirdes membres; diffîculié de se 
lever; humeur irascible. — Après midi: Écoulement du nez; 
plus indisposé après le repas. — Le soir : Moins d'appétit ; co- 
ryza subit; attaque de toux; horripilation ; frissonnement. — 
Parait agir plus promptement quand il est pris le soir. 

Fean. — Peau du nez comme excoriée. — Appliqué sur la peau, 
iexïhlore produit une sensation semblable à la piqûre d^in- 
sectes, avec transpiration abondante, congestion de sang à la 
peau, et même éruption de petites nodosités et de vésicules. — 



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238 GHLORUM. 

Produit des éruptions dartreusçs et des sueurs critiques, -r* 
*Gale et dartres. — <»Ulcères fétides et. carcinomalenx. 

Sommeil. — Sommeil tardif, après chaque excitation de l'es- 
prit, les premiers jours; plus tard, sommeil le soir de bonne 
heure. — Le matin, difficulté de se lerer et mauvaise humeur. 
^ En s'éveillant le matin vers les 3, 4 heures, sensation comme 
si une grave maladie allait se déclarer. 

Fièvre* — Frissons, horripiUUipn et grelottement le soir dans la 
chambre chaude. -^ Horripiiation le matin, plus forte au dos et 
augmentée au soleil, — Fièvre le matin vers les 10 heures jus- 
qu'à 2 heures du soir; hor^ipilation froide à la partie antérieure 
des bras, du dos et des cuisses, avec trouble de la vue, et mal 
de tête avant l'accès; puis, après le repaSy augmentation de la 
chaleur et malaise qui force à se coucher, quoique la prome» 
nade dans la chambre produise plus tard du soulagement. — 
Chaleur pendant et après le repas, avec humeur très-irascible. 
— Chaleur dans l'estomac et dans les voies aériennes. — Fièvre 
et rhume de cerveau. — Produit des crises par la sueurv — 
^Typhus? «fièvre scarlatine? «sueurs chez les phthisiques amé- 
liorées. 

Moral* —Moral très-fatigué, jusqu'au point de craindre de deve- 
nir fou, de ne pouvoir faire face à ses affaires ; tout paraît confus, 
avec impossibilité de se rappeler rien. — Grande difficulté de 
se rappeler le nom des personnes qu'on voit, ou bien de se 
rappeler les personnes en voyant leurs noms. — Accès d'une 
grande angoisse. — Très-mauvaise humeur et grande irasci- 
bilité, surtout le malin. 

Vête. — Vertiges et étourdissements. — Sensation douloureuse 
et fatigante dans le verteœ et le tong du côté gauche de la tête, avec 
besoin de se coucher, — Mal de tête a.vec le rhume, avec les hor- 
ripilations, et après le repas. 

Yeax« — • Larm^oiementy surtout au grand air, le matin au ré- 
veil et pendant le rhume. — Yeux proéminents. — Vue trouble 
pendant la fièvre. 

Oreilles* — Tinte,ment dans les oreilles* 

nres* — Membrane muqueuse du nez sensible. — Sensation 
comme si les angles du nez étaient excoriés. — Ecoulement 
d'une eau corrosive du nez. — Sécheresse du nez, ou sensation 
s d'une sécheresse étouffante; avec excitation à la toux dans le 
larynx, se transformant plus tard en coryza. — Coryza violent, 
avec forte affection de la membrane muqueuse du nez et de la 
bouche. — Ecoulement de la narine droite, avec obturation de 
la narine gauche. — Le soir, subitement, écoulement de séro- 
sités corrosives du nez, avec obturation du nez^ larmoiement et 



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OHLORUM. 239 

sécheresse de la langfue, du palais et de Tarri ère-gorge. — Le 
matin, violent élernument, après le coryza du soir. — Au bout 
de Tîngt-quatre heures, le coryza se transforme en sécrétion 
d'un mucus jaune, comme celui d'un rhume mûr. 

Faee. — Teint plus coloré. — Face bouffiç. 

Dents. — Sensation de plénitude dans les dents. 

Bonelie et (ïorse* — Membrane muqueuse de la bouche for- 
tement affectée. — Excoriation et petits ulcères dans la bouche, 
la gorge et le pharynx, avec rougeur. — Impossibilité d'avaler. 
— «Ulcères putrides à la gorge ? "angines malignes? — Séche- 
resse dans la bouche, à la langue, au palais et dans la gorge, 
sans soif; beaucoup de glaires dans la bouche. — Salivation. 

Appétit et CXoëlt. — Appétit pour le vin augmenté. — La fu- 
mée du tabac répugne et produit une sensation mordicante à 
la langue et de la sécheresse à la gorge. — Vomissement de 
matières brun verdâtre, cris et mort (chez un chien). 

B|itoina€$« — Agit sur la membrane muqueuse de Testomac 
comme un excitant. — Aigreurs de Teslomac chez les ouvriers 
en chlore. — Après la mort, membrane muqueuse de Testomac 
d'un rouge noir ou cerise ; au pylore, taches noires avec des 
croûtes ou des trous; ulcères d'un bord jaunâtre <iu fond de 
Vestomac. 

Ventre. -^ Faiblesse dans le ventre le matin. — <> Affections non 
inflammatoires du foie? — Après la mort, couche épaisse et 
jaune (de bile) dans le duodénum et le jéjunum* — La qualité 
de la bile se trouve altérée. 

ftelles* — Selles diarrhéicfues, le malin surtout. 

tJrInea. — Envie fréquente d'uriner. —Urines plus abondantes. 

Parties génitales. — Impuissance subite, voire même répu- 
gnance complète pour toute jouissance sexuelle; les plus fortes 
excitations laissent froid (après la cessation dé la cause, totale- 
ment enlevée par lycop., ce qui prouve combien il était absurde 
de Touloir nier Faction du lycopode, comme certains soi-disant 
critiques avaient eu Tarrogance de le faire. Note du docteur 
Hering,) — *>Syphilis ? 

liarynx et Tonx. — Accès de suffocation et toux, suivis sou- 
vent d'un rhume opiniâtre. — Irritation violente dans le larynx, 
la trachée-artère et les bronches, avec oppression et pression à 
1^ poitrine, impossibilité d'avaler, sensation d'un plus grand 
bien à Tair libre (cependant sans diminution de l'oppression et 
de la constriction), grande angoisse qui ne permet de prononcer 
que des paroles entrecoupées, respiration difficile, forte affec- 
tion de la membrane muqueuse du nez et de la bouche, accu- 
mulation de mucosités dans la bouche^ coryza violent, face 



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240 CHLORUlf. — CICUTA. 

bouffie, yeux proéroiDenls^ toux spasmodique (all^igôe par la 
respiration d'acide hydrosulfurique), — Sensation d'étrangle- 
ment et de constriction de la poitrine (par la respiration du 
chlore). — Inflammation de la membrane muqueuse des bron- 
ches. — Produit des kémoptysies,la phthisie et la mort, lorsqu'il 
est respiré en grande quantité ; en moins grande quantité, 
il produit la toux et des oppressions, ou bien une sensation de 
chaleur dans les voies aériennes et des expectorations plus fa- 
ciles. — Spasme dans la glotte. 

Poitrine. — Oppression de la poitrine, gène de la respiration, 

. constriction de la poitrine et accès de suffocation, parfois avec 

toux violente. — Après la mort, cœur rempli de sang. veineux, 

les plèvres couvertes de fausses membranes, et contenant des 

sérosités rougeàtresi. 

Tronc. — Mouvements conrulsifs Tioleijils du cou et de la co- 
lonne vertébrale, tirant la tète en arrière. — Le matin, moins 
de roideur au dos, comme autrefois^ mais roideur dans taus les 
membreç. 

BxtrémltéiB lnférieiire«« — Faiblesse dans le» cuisses. 



ôi. - CICUTA. 

CIC— Ciguë d'eau. — HiaNBMAifN. — ffUt. nal. et prép. Pharroac. homœop., 
p. 187. ~ Doêe ustiie : 50. — Durée tVaelion : jusqu'à 4, 5 semaines dans quel- 
ques cas de maladies chroniques. 

Artidotbs : Arn. tabac (en cas d'empoisonnement). ^ La ngue al aniidolé 
de : Op. 

CoMPÀBKB ÀVBc: Arn. con. lyc. merc. op. puis. thui. sil. veratr, — C'est surtout 
après laeh, que la ciguë se montre efficace, lorsqu'elle «si d'ailleurs indiquée. 



CLINIQUE. — Se laissafit guider i^vV ensemble des symptômes, 
on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament contre : 
— Convulsions, spasmes hystériques, épilepsie, éclampsie, cata- 
lepsie, tétanos, trismus, et autres affections spasmodiques, surtout 
chez les femmes et les enfants, ou par abus de l'opium; Suites 
fâcheuses de Tintroduction de corps étrangers (d'une écharde^ etc.) 
dans les parties tnolles; Dartres humides et croûteuses ; Conges- 
tions et autres affections cérébrales, aussi par suite de commotion 
du cerveau ; Teigne ; Âmblyopie amaurolique, avec affection céré- 
brale; Hémorrhagie des oreilles; Durelé de l'ouïe; Ozène?; Dartres 
faciales; Croûtes de lait?; Cancer aux lèvr'es?; Ulcères dans la 
bouche (après l'emploi de lâches.); Trismus; Bégaiement?; Affec- 



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GIGOTA. 241 

lions gastriques; Affectioâs vermineuses, avec conmlsions ; Para- 
lysie de ia vessie?; Convulsions des femmes en couches; Crampes 
de la poitrine, etc., etc. 
SS^ Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX — DoMdeursd'ecccoriation, oucomme 
si l'on s'était donné des coups, à différenles parties. — *Tremble' 
ment des membres. — '^Secousses, comme par des étincelles élec- 
triques, dans la tête, les bras et les jambes. — ^Contorsions 
crampoïdes et tressaillements des membres. — *Convulsi6ns 
générales et attaques d'épilepsie, quelquefois avec cris, pâleur 
ou couleur jaune du visage, serrement des mâchoires, étourdis- 
sement et distorsion des membres, suspension de la respiration, 
et écume à la bouche ; après l'accès, le corps reste insensible 
et comme mort. — Etat d'insensibilité et d'immobilité^ avec 
perte de connaissance et de forces. —'* Accès de catalepsie, avec 
relâchement de tous les muscles, et absence de la respiration. 

— *Tétanos, — ^Douleurs tractives dans les membres. 
Peau. — Démangeaison brûlante par tout le corps. — * Éruptions 

purulentes, avec croûtes| jaunâtres et brûlantes. — Boutons len- 
ticulaires d'un rouge foncé. — Prurit brûlant par tout le corps. 

Sonmiell* — Insomnie et sueur nocturne. — ^Demi-somnoeil, 
avec mouvements inquiets et rêves confus. — Réveil fréquent, 
avec sueur forte mais qui soulage. — Rêves vifs des événements 
de la journée. 

Fièvre» — Frissons et désir perpétuel d'être auprès du feu, — 

— Froid aux cuisses et aux bras, avec fixité du regard. 
Moral. -^ Anxiété et grande facilité à être vivement affecté en 

entendant des récits tristes. — Gémissements, plaintes et hur- 
lements. — Mécontentement et mauvaise humeur. — Soupçons 
et méfiance, avec misanthropie. — Disposition à s'effrayer. — 

— Manie, avec danses, rires et gestes ridicules. — Démence. — 
Etourdissement et absence d'esprit. 

Vête* — Vertiges et chancellement au point de tomber, — •Ver- 
tiges tournoyants en se redressant dans le lit^ avec obscurcis- 
sement de la vue. — Ivresse. — Mal de tête au-dessus des or- 
bites. — Accès de céphalalgie semi'l<ttérale , avec nausées. — 
Pesanteur de la tête, avec etourdissement. — Pression sttipé- 
fiante au front. — Diminution des douleurs à la tète^ en se 
redressant et en émettant des vents. — **Mal à tête, comme 
par commotion du cerveau. — * Éruptions suppurantes au cuir 
cfeeveîti^ avec douleurs brûlantes. — Tressaillements et secousses 
spasmodiques à la tête, qui fléchit en arrière. 

6« BDIT. — T. I. îi 



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242 CICUTA. 

Yeax. — Douleur brûlante dans les yeux. -— "Pupilles ou très- 
rélrécies, ou dilatées. — *Pertemomentanéedelavuej avec vertiges 
en marchant, — Regard fixe, parfois avec une sorte d'absence 
d'esprit. — ^Vacillement de tous les objets devant la vue. — 
^Mobilité des caractères en lisant. — *Diplopie, ou obscurds- 
sèment des yeux, quelquefois alternant avec dureté de Touîe. — 
Cercle lumineux et coloré autour de tous les objets que l'on 
voit. — °Photophobie. — *Aggluti nation nocturne des paupières. 

<lreilles« — Sensation d'excoriation et douleur de contusion 
derrière les oreilles. — * Éruptions purulentes devant, derrière 
et sur les oreilles. — Ecoulement de sang- par les oreilles. — 
Ouïe indistincte, quelquefois alternant avec obscurcissement 
des yeux. 

nri^k* —Douleur d'excoriation et de meurtrissure à Taile du nez. 
•—^Croûtes dans îe^ttanne^.— Ecoulement jaunâtre par le nez. 

— Obturation du nez, avec sécrétion abondante de mucosités. 
Visage* 7- Pâleur et froid du visage, avec mains froides. — 

Joues pâles, avec yeux cernés et abattus. — Rougeur et gonfle- 
ment de la face et du cou. — '^Éruption à la face, confluerdej 
purulente et d'un rouge foncé, avec boutons lenticulaires sur le 
front. — Croûtes brûlantes avec sérosités jaunâtres sur la lèvre 
supérieure, les joues et le menton. — Ulcère douloureux aux 
lèvres. — Gonflement douloureux des glandes sous-maxillaires. 

— '^Trismus. — ^Disposition à grincer des dents. 
Boaclie et Ck^rge* — Écume devant et dans la bouche. — 

Pustules blanchâtres, douloureuses au toucher, et ulcères au 
bord de la langue. — Parole embarrassée, avec mouvements 
convulsifs de la tête et des bras à chaque mot que Ton prononce. 
— Mutisme.— Impossibilité d'avaler; la gorge est comme fermée. 

Appétit. — Manque d'appétit à cause d'une sensation de séche- 
resse dans la bouche. — ^Satiété et pression dans l'estomac, 
après la première bouchée. — Grand désir de manger du char^ 
bon. — Soif ardente, surtout pendant les crampes. — Après le 
repas, coliques, tranchées, pression à Tépigastre et envie de 
dormir. 

Bstomac.—- Hoquet violent et bruyant.— Régurgitation amère 
et jaunâtre en se baissant, et suivie d'une sensation brûlante 
dans la gorge. — Nausées le matin et pendat>t le repas, quel- 
quefois avec mal à la tête. — Vomissement de sang. — Vomis- 
sements, alternant avec spasmes toniques dans les muscles de 
la poitrine et mouveinenis convulsife des yeux.— Pression brû-: 
lanteà resiomac. — Douleurs pukatives à l'épigastre, qui est 
fortement ballonné. — Oppression et anxiété dans la région de 
Vépigastre. 



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CICUTA. — CINA. 243 

Ventre* — ^ColiqiAes avec convulsions, comme par des yërs. 

— Tranchées, immédiatement après le repas, avec envie de 
dormir. — ^^Pincemeots et borborygmes dans le ventre. — 
Accumulation de ilatuosités avec angoisse et mauvaise humeur. 

— Douleur d'ulcération dans les aines. 

Selles et Urines* — Constipation. — Selles liquides et par 
trop fréquentes. — Rétention d'urine* — Besoin fréquent d'u- 
riner, — Urines involontaires comme par paralysie de la vessie. 

Poitrine* — Enrouement. — ^Respiration gênée et manque 
d'haleine. — Toux avec expectoration abondante. — Pression 
sur la poitrine,, comme par un poids, avec gène de la respi- 
ration. — "^SpasjBeç toniques dans les muscles de la poitrine, 
alternant avec vomissement. — Chaleur dans la poitrine. — 
Douleur do meurtrissure et d'excoriation à Textrémité infé- 
rieure du sternum. — Douleur de brûlement aux mamelons. 

Dos* — Renversèinent spasmodique du dos. — Tension au-des- 
sous des omoplates. — Douleur d'ulcération aux omoplates. — 
Tension comme parjune plaie dans les muscles du cou, en ren- 
versant la tète en arrière. — ^Gonfl^ment du cou. 

liras* —* Douleur de meurtrissure ou d'excoriation dans les arti- 
culs^iions de l'épaule et dans les avant-bras. — Sensation de 
pesanteur et mauque de force dans les bras. — '^Tressaillem£nts 
et mouvements convulsifs dans les bras et les doigts, — Doigts 
morts. 

ïambes* — Tressaillement involontaire des membres infé- 
rieurs. — Roideur douloureuse des jambes. — Tremblement 
des jambes, — Fléchissement des pieds pendant la marche. 



82. — CINA. 

CIN. — Armoise de Judée. — HAHifKMàHH. — HUt. nat. et prép. Pharm. homœop., 

p. 18B. — Doses usitées : 9, 50. ~ Durée d*aelion : 14 à 21 jours dans quelques 

eas de maladies chroniques. 
Antidotes ; Ipec?. — On (Remploie comme antidote de : Chin, 
Comparer atec : Am. bell. bry. cale. caps. cham. chin, fer. hep. ignal. ipec. 

phos, sabad. — C'est surtout après am. et hyos, que le cina se montre efGcace, 

lorsqu'il est d'ailleurs indiqué. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par ïensemble des symp- 
tômes, on verra le cas où l'on pourra consulter ce médicament 
contre: — AiTeolions des enfants; Faiblesse par suite de perle 
d'humeurs; Atrophie?; AfTections scrofuleuses ; Convulsions» 
épilepsie^ éclampsie, etauires affections spasmodiques; Fièvres 



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Î44 CINA. 

intermittentes, aussi celles des marais ; Affections cérébrales, en- 
céphalite, hydrocéphale aiguë des enfanls; Amblyopie amau- 
rotiqoe, aussi par suite de la masiurbatiou ; Taches de la cornée ; 
Affections gastriques; Affections vermineuses; Pissement au Hl ; 
Coqueluche^ principalement chez les enfants scrofuleux ou souf- 
frant de vers, etc.^ etc. 

Voy. la note, page 17. 



STMFTOMES GÉNÉRAUX. — Douleurs paralytiques, trac- 
tives dans les membres. — Pression et serrement avec lanci- 
nations obtuses on déchirements crampoïdes, tiraillements et 
tressaillements, ou élancements brûlants dans diverses parties. 

— Convulsions et distorsion des membres. — Convulsions épi- 
leptiques nocturnes^ suivies de mal à la tête. — Convulsions 
épileptiques avec cris, renversement sur le dos, et moave* 
inents violents des mains et des pieds. — Roideur tétanique de 
tout le corps. — La pression extérieure aggrave ou renouvelle 
les souffrances. — Sensibilité douloureuse de tous les membres 
au mouvement et au toucher. — La plupart des souffrances 
apparaissent la nuit, ou en étant assis, et s'aggravent le matin 
et le soir. — "Lourdeur dans les membres. 

Sommeil. — Bâillement fréquent, avec tremblement et horri- 
pilalion. — * Insomnie nocturne, avec agitation^ pleurs, cris, 
chaleur et angoisse. 

Fl^irre. — Horripilation fréquente avec tremblement, même 
auprès du feu, — *Fièvres quotidiennes ou •tierces, *avec bou- 
limie, nausées, langue nette, diarrhées, pupilles dilatées et 
amaigrissement. — Frissons le soir. — "Forte chaleur fébrile 
avec délire, jaclalion et agitation. — ^Chaleur, surtout à la 
tète, avec pâleur ou couleur jaunâtre de la face et yeux cernés, 
"ou avec rougeur des joues. — "Après la fièvre, mal à la tête. 

— Sueur froide au front et aux mains. 

Moral. — ""Humeur pleureuse et plaintes. — L^enùtnt pleure 
lorsqu*on le louche. — Inquiétude perpétuelle^ avec désir de 
toutes sortes de choses qu'on rebute quelques instants après. — 
Grande angoisse et anxiété, en se promenant au grand air. 

— Délires. 

Tête. — Mal à la tète, allernant avec pression dans le bas- 
ventre. — Pression étourdissante comme par un fardeau qui 
pèse sur la tête, surtout en se promenant au grand air. — Ce" 
pkalalgie déchirante, tractive, aggravée par la lecture et la 
méditation. — Douleurs sourdes dans la tète, avec yeux fatigués 
principalement le matin en s'éveillant. 



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GINA. 245 

Yeax. — Pression aux yeux en les faliguanl par la lecture. — 

— Mouvements convulsifs des muscles des sourcils. — Trouble 
de la vue en Usant, qui disparaît en se frottant les yeux. — 
^Pupilles dikaées, — *Vue faible avec photopbobie et pression 
dans les yeux, comme si du sable s'y était introduit 

Mes. — Epistaxis. -r- Besoin de mettre les doigts dans le nez. — 
Ecoulement de pus par le n^z. -^ Ëternument violent^ qui pro- 
voque une sensation de pression dans les tempes, et semble 
devoir faire éclater la poitrine. — Coryza fluent avec sensation 
de briilure dans les narines. — ""Obturation du nez. 

ViMige. — Pâleur du visage avec yeux cernés. -^ Teint terreux. 

— *Face bouffie et bleuâtrej surtout autour de la bouche. — 
"Face alternativement pâle et froide, ou rquge et chaude. — 
Douleurs crampoïdes et tiraillements successifs dans les pom- 
mettes. 

llen<(B. — Mal aux dents provoqué par Tair et les boissons 
froides. — Douleurs d'excoriation- aux dents. — Grincement 
des dents. 

Ctorge. — Impossibilité d'avaler, surtout des liquides. — Séche- 
resse et àprelé dans la bouche. 

Appétit. — Augmentation de la soif. — Faim prononcée peu 
après le repas. — Voracité. — *Boulimie. — <» A version du nour- 
risson pour le lait de sa mère. — *Goût amer du pain. — ®Vo- 
missements ou diarrhées après avoir bu. — ''Vomissements de 
mucosités et d'ascarides, r- "Vomissements avec langue nette. 

— "Vomissements bilieux. — ^ "Renvois désagréables. 
Ventre. — Pincements opiniâtres dans le ventre. — Rotation 

douloureuse dans la région du nombril, qui est très-sensible 
au toucher. — Douleurs d'enfantement dans le ventre, comme 
quand les règles vont paraître. 
Selles. — "Selles diarrbéiques de la consistance de la bouillie. 

— ^Sortie d'ascarides ei de lombrics par l'anus. — Diarrhées 
de bile et de matières slercorales. — Selles diarrbéiques, invo- 
lontaires, blanchâtres. 

Urine». — Besoin fréquent d'iiriner, avec émission abondante. 

— ^Pissement au lit. — *Urines se troublant promptement. — 

— Emission involontaire des urines. 

B^les. •— Règles trop hâtives et trop abondantes. — Métror- 
rhagie. 

I^arynx* — Abondance de mucosités dans le larynx, qui ne 
cessent pas et. obligent à renâcler constamment. — Toux pro- 
voquée par une respiration profonde. — Petite toux rauque, 
passagère, le soir* — ''Toux crampoïde sèche, avec manque 
d'haleine, anxiété, pâleur du visage, et gémissements après 

21. 

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246 CINA. — GLNNABARIS. 

l'accès; ou avec roidissemenl du corps et saignement par le 
nez et la bouche. — *Toux avec sursauts subits et perte de 
connaissance. 

Poitrine* — Gène de la respiration et oppression anxieuse de 
la poitrine, comme si le sternum comprimait le poumon. — 
Respiration courte, souvent interrompue, ou râlante. — Fouil- 
lement crampoîde dans la poilrme, comme si elle allait éclater. 
— Elancements tressaillants et fouillants dans la poitrine. 

lleiiilire«« -— Douleurs de meurtrissure aux reins. — Douleurs 
tractives ou tressaillantes dans le dos. — Déchirements et 
tiraillements paralytiques dans les bras. — Déchirements cram- 
poïdes dans les bras et les mains, — Contraction et tressail- 
lement de la main et des doigts. ^ Faiblesse de la main ; elle 
laisse tout échapper; — Douleurs paralytiques bu erampoïdes, 
et tiraillements dans les jambes. — Extension crampoîde des 
jambes. 



55. - GINNABARIS. 

INN.~ Sulfure ronge de mercare.— HAHiriiiAnK.^ Hist. nat. et prip, Pharm. ho- 
inœop., p. 98.— Doses usitées: 9, SO.— Durée (Vaclion : jusqu'à 3 semaines dans 
quelques cas dé maladies chroniques. 



CLINIQUE. — On n'a encore employé ce médicament que 
contre des Eaccroissances sycotiques, des flueurs blanches et des 
coryzas corrosifs, 

SXMPTOIHES GÉNÉRAUX. — Froid dans les articulations.— 
Tiraillements et horripilation dans les bras et les jambes. — 
Douleurs paralytiques dans l^s membres avec paresse et envie 
de dormir. — Insomnie nocturne qui cependant ne fatigue pas. 
— Cauchemar après minuit. 

Vête» Hem. — Accès de céphalalgie violente et affreuse j au sin- 
ciput et aux tempes, soulagés par la compression de la tête. — 
Bourdonnement stupéfiant dans la tète, peu après le dîner et le 
soir avant le coucher. — Élancements aux téguments de la 
tête. — Sensibilité douloureuse du crâne et des cheveux au tou- 
cher. — Inflammation des yeux avec élancements pressifs et 
larmoiement continu, en les fixant sur lin objet. — Violent co- 
ryza fluent avec sécrétion de sérosités brûlantes. 
JBaaelie et Appétit. — Sensation brûlante, contractive au 



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GINNABARIS. — GISTD8 CANADENSIS. 347 

palais. — Salivation. — Sécheresse el chaleur nocturne dans 
la bouche et la gorge, avec forte soif. — Contractions pressives 
dans la gorge en avalant à vide. — Manque d'appétit avec dé- 
goût pour tous les aliments. — Après le repas, sensation dé- 
sagréable de gonflement de tout le corps, avec serrement à la 
poitrine et à l>stomac. — La nuit, chaleur qui monte de l'es- 
tomac vers le cou et la tète, et se dissipe quand on se redresse 
dans le lit. 

Selles et Urines* — Selles molles, fréquentes, précédées de 
pincements dans le ventre. — Diarrhées nocturnes opiniâtres, 
sans coliques* — Douleur d^excoriation dans Turèthre en uri- 
nant. 

Parties géBltalee*— Gonflement de la verge. — Gonorrhée 
bâtarde avec rougeur et gonflement du prépuce. — Eruption 
granulée au gland. — *Condylomes, — > Appétit vénérien forte- 
ment exalté et grande^ disposition au ooït avec appétit prononcé 
pour le boire et le manger. — Fortes érections le soir au lit. — 
Sueurs fétides et corrosives, entre le scrotum et les cuisses, en 
marchant. 

Peltrlse» ^ Toux sèche, à ti*aits isolés, en étant couché. — 
Douleurs pulsatives et lancinantes dans la poitrine, surtout en 
marchant. 

Trane. — Décrément dans le côté du dos, même la nuit en se 
remuant dans le lit, soulagé par la chaleur du feu. — Douleurs 
de luxation dans les vertèbres du cou. 

Memlireii» — Déchirements dans les bras, en écrivant, soula- 
gés par la chaleur du feu. — Fort élancement dans le bras. — 
Tressaillement douloureux dans la jambe, le soir, après s'être 
endormi. 



tf>|. - GISTU8 GANABEN8I8. 

CIST. — Ciste héliantbème. — Uibik«. — Sisi, nat. el prép. PbArmac. homœop., 
p. 190. — Dotei usitéeê : 1 (souffrances scrofuleuses), 15 (affections des voies aé- 
riennes). 

ConpiasK ATRc:Beil. carb-veg. phos. médieaments qui peuvent être administrés 
en alternant avec la ciste, lorsqu'ils sont d'ailleurs indiqués. 



GLUVIQUE. — Se laissant guider par Vensemble des syfnp" 
tâmeSj on verra les cas où ce médicament pourra être consulté 
contre : — Engorgement des glandes avec suppuration, ulcères et 
autres affections scrofuleuses ; Affection scorbutique des gencives ; 



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248 €fST08 CANADEN8IS. 

Otorrhée purulente; Carie de la mâchoire; Laryngite ctiro- 
niqae, etc.^ etc. 
B^ Voy. la note^ page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX* — Le soir, douleurs aux j^enoux, 

à la main droite et à l'épaule gauche. — ''Aggravation des 
souffrances, le matin, -r Douleurs tractives dans les par- 
ties musculeuses des mains et des extrémités inférieures 
avec douleurs aux articulations de la main, des doigts et des 
genoux. — Douleurs déchirantes et tractives dans toutes les ar- 
ticulations, surtout dans celles des genoux et des doigts. — 
«Glandes engorgées et ulcérées. —Douleur de meurtrissure et 
sensation de lassitude dans tous les membres. ^- '^Pieds froids. 

— ^Disposition frileuse. — Frissons violents avec trem1)lement, 
suivis de chaleur fébrile, avec oreilles rodges et gonflées et en- 
gorgement des glandes dû cou. — Chaleur avec soif qui force à 
boire abondamment. — Prurit sur tout le corps sans éruption. 

— Chaque altération aggrave fortement les souffrances. — 
Suites fâcheuses d'un chagrin. 

Télé et Yeux* — Mal pressif à la tête avec pression au-dessus 
des yeux et au front. — Sensation de pesanteur au-dessus des 
yeux. — Elancements à l'œil gauche. — Sensation à Tœil comme 
si quelque chose y tournoyait, avec élancements. 

Oreilles. ^- Gonflement depuis l'oreille jusqu'à la joue. — 
Gonflement dans l'intérieur des oreilles. — Oreilles bouchées 
par gonflement^ avec écoulement. — '^Ecoulement de sérosités 
et d'un pus fétide par les oreilles. 

IWes* — Sensation de brûlure dans la narine gauche. -— Inflam' 
motion et gonflement douloureux de la narine. — Étemument 
sans coryza ni autre cause. 

XîmH^e. — Sensation comme si les muscles du visage se tiraient 
de côté. — Chaleur et ardeur dans les os du visage. — Chaleur 
passagère au visage. — *>Erysipèle vésiculaire aii visage. — 
<^Carie de la mâchoire inférieure. 

Boadie et Gor^e* -> Gencives gonflées, décollées , saignant 
facilement et d'un aspect dégoûtant. — Mal à la langue, qui 
paraît comme excoriée. — ^Sécheresse de la langue et du palais. 

— ^^Démangeaison périodique dans la gorge. — ^Chatouillement 
et doulewr d'excoriation dans la gorge, surtout le matin. — 
Sensation continuelle de sécheresse "et de chaleur dans la gorge. 

— Sensation insupportable à la gorge, en avalant la salive pour 
soulager la sécheresse. — - Sensation comme sMl y avait du 



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GISTUS GANADENSIS. — GLEMATIS EREGTA. 24 9 

sable dans la gorge. — •Araélioralion des maux de gorge après 
le repas. — ^Douleurs dans la gorge en respirant èi Tair frais. 
— ^^ensation de mollesse dans la gorge. — *^A chaque émoliony 
élancements dans la gorge, obligeant à tousser. — "Expectora 
tion difficile de mucosités très-tenaces. 
Btttomao» Seller. — <>Nausées fréquentes.— - Douleurs à Tes- 
tomac après le repas. — Elancements à Thypochondre gauche. 
—Flatuosités abondantes et sensation de malaise dans le ventre. 

— Diarrhée passagère. — Diarrhée après avoir mangé des fruits. 
Poitrine. — «Haleine fétide. — «Pouleurs au larynx. — *»Pres- 

sion sur la poitrine. — Sensation de plénitude dans la poitrine. 

— Le soir, après le coucher, fourmillement par tout le corps, 
avec respiration difficile et anxiété soulagées par l'air frais. — 
•Toux excitée par des élancements dans la gorge. — Expectora- 
tion de mucosités amères. 

Tronc et HemUre». — Sous Tomoplate, tache rouge, dou- 
loureuse au toucher et suivie d*une éruption érysipélateuse, 
avec douleurs brûlantes qui s'aggravent au toucher. — Le soir, 
douleurs violentes à Tépaule et à la poitrine, avec envie de les 
soulager en y frappant du poing. — «Engorgement et suppura- 
tion des glandes du cou. — Douleurs à l'épaule. — Douleurs de 
luxation au poignet, avec douleurs traclives et rongeantes. — 
Après midi, douleurs violentes à la main, empêchant de s'en 
servir. — Douleurs aux doigts en écrivant. — Douleurs déchi- 
rantes à la cuisse en marchant. — Douleurs aux genoux et à la 
cuisse en marchant et en étant assis. — Le soir, élancements 
violents dans Torteil. 



»». — GLEMAT1S EREGTA. 

CLEM. -^ Clématite droite. HianBiiANir.;- HUt. nat. et prép. Pharmac. homoeop. 
p. I9t. — Doses usitées : 6, 30. — Durée d'action : jusqu'à 6 semaines, dans quel- 
ques cas de maladies chroniques. 

InriDOTBS : Bry. camph. 

COMPAMBa jkVBc : Beil. bry. rhus. sass. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemhle des symptômes, 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
— Souffrances par Tabus du mercure ; Bhumatisme articulaire ; 
principalement par suite de gonorrhées supprimées; Éruptions de 
dartres croûteuses ; Excroissances fongueuses?; Ulcères carcino- 
mateut?; Mélancolie?; Migraine et autres espèces decéphalal- 



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250 GLBMATIS ERECTA. 

gies?; Teigne?; Ophlhalmies chroniques; Cancer aux lèvres?; 
Rélrécissemenl de Turèllire, orchite, engorg&okmt et indurcUion 
des testicules el autres affectiods des. voies urinaires et des parties 
génitales, par suite d'une gonorrhée supprimée; Gonorrhée chro- 
nique?; Engorgement et induration des glandes; Nodosités ar- 
thritiques ; Cancer au sein?, etc., etc. 
S5S^ Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Mouvements convulsifs des 
muscles à diverses parties du corps. — Reldchemm^ des mus- 
cles. — Grand amaigrissement, — Fatigue de tous. les mem- 
bres, surtout après le repas, avec battement dans toutes les 
artères. — Résonnement dans tout le corps après s'être couché. 

Peaa. — ^Éruptions miliaires opiniâtres. — ^Eruptions vésicu- 
laires au corps. — ^Dartres «guammet^e^^ avec écoulement d'un 
pus sanieux, jaunâtre et corrosif, et avec rougeur, chaleur et 
gonflement de la peau. — ^Dartres opiniâtres, rougeâtres et 
suintantes, avec démangeaison insupportable à la chaleur du 
lit. — Les dartres sont rouges et humides pendant que la lune 
croît, mais pâles et sèches à la lune décroissante. — Douleur 
brûlante ou fourmillement et pulsation dans les ulcères, avec 
élancement dans les bords au toucher. — Pustules galeuses par 
tout le corps. 

Sommetl. — Forte envie de dormir, le jour, même le matin 
après s'être levé. — Insomnie le soir et la nuit. —^ Sommeil, 
avec rêves fréquents, agitation et jactation. — Le matin, sen- 
sation comme si Von n'avait pas assez dormi. 

Fièvre. — "Fièvre quarte, qui consiste en horripilation, suivie 
de sueur. — Sueur au réveil, avec sensibilité de la pean^ telle 
qu'on ne peut supporter d'être découvert. 

Moral. — Tristesse et appréhensions. — Morosité. — Aversion 
pour la conversation. — Indifférence. 

Tête. — Le matin, embarras et lourdeur de la tête. — Tension 
pressive dans le front et les côtés de la tête, ainsi que dans les 
os du crâne. — Pression fouillante dans le cerveau. — ?éré- 
br^ation dans les tempes. — Martellement et coup dans la tête. 
— Boutons purulents au front, douloureux au toucher. — 

[ Douleurs brûlantes, incisives dans la peau du front. — Érup- 
tions à la tête ; phlyctènes suintantes à l'occiput et à 4a nuque. 

Yeux et Oreille*. — Pression sur le globe de l'œil. -<- Cuis- 
son dans les yeux et aux bords des paupières, surtout en les 
fermant. — Elancements dans les angles des yeux,— "Inflam- 



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CLEMATIS ERECTA. 251 

mation des yeux, avec larmoiement abondant. — InnamraalioQ 
et ulcération des bords des paupières. — Pholophobie. — Dou- 
leur brûlante à rextérieur de roreille. — Tintement dans IV 
reille. 

IVea. — Boulons purulents, douloureux au toucher, sur la racine 
et le bout du n«E. — €oryza fluent, avec sécrétion abondante 
de mucosités. 

Tlva^e. — Teint pâle et maladif. — Sensation de brûlijre à la 
peau des joues. — Douleurs incisives, brûlantes, dans la lèvre 
inf^érieure. — Eruptions phlycténoïdes à la lèvre; — Vésicules 
blanchâtres au nez et au visage, comme par un coup de soleil. 

— BoutojQS purulents au menton. — Gonflement des glandes 
sous-maxillaires, aveô nodosités dures, tensives, pulsatives et 
douloureuses au toucher. 

Denttt* — Mal aux dents aggravé en fumant du tabac. — Dou- 
leurs nocturnes aux dents, qui, dans la position horizontale, 
s'aggravent jusqu'à porter au désespoir, avec jactation, fai- 
blesse, anxiété et souffrances insupportables en se découvrant. 

— Douleurs lancinantes ou tiraillements successifs dans les 
dents, s'étendant jusque dans la tête et rendant incapable d'au- 
cun travail intellectuel. 

Bonolie. -^ Sécheresse de la langue le matin. — Elancements 
obtus et térébrants dans la racine de la langue. — Expectora- 
tion de salive sanguinolente. 

Appétit* — Satiété prolongée, bien que les aliments paraissent 
être bien goûtés. — Nausées en fumant du tabac, avec fai- 
blesse des jambes. 

Ventre. — Douleurs de meurtrissure dans la région hépatique, 
au toucher et en se baissant. — En marchant, contractions 
incisives dans la région des reins. — Pression vers le dehors 
dans Panneau inguinal, comme si une hernie allait se déclarer. 

— *Gonflement et Hnduration des glandes inguinaleSj avec dou- 
leurs tressaillantes. 

Selles. — Selles fréquentes , liquides ou diarrhéiques, sans 
coliques. 

Urine*. — Augmentation de la sécrétion d'urine. — Urines pu- 
rulentes, — Pendant l'émission des urines, tiraillenaent dans le 
cordon spermaiique. — Dès qu'on commence à uriner, sensa- 

. tion brûlante et cuisson dans l'urèthre. — * Rétrécissement de 
Vurèthrej avec émission d'urine s'arrêtant tout à coup et ne 
s'écoulant que goutte à goutte. 

Parliez g^énltale». — Douleurs Iraclives dans les testicules 
et le cordon spermatique jusque dans les aines et les cuisses. 

— *Inflammation douloureuse et gonflement des testicules. — » 



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252 GLElifATlS EREGTA. — GOGGULUS. 

«^Induration des testicules. — Epaississement du scrotum. — 
Aversion pour les plaisirs vénériens, comme après en avoir 
abusé à l'excès. — Douleur brûlante dans la verge, pendant 
réjaculation dans le coït. 

Poitrine. — Coups violents, avec élancements sourds dans les 
côtés de la poitrine et du ventre . — Elancements dans la poi> 
trine, aggravés en inspirant. 

Hemlires. — Pustules pruriantes autour du cou, avec exco- 
riation après s'être gratté. — Dartre humide depuis la nuque 
jusqu'à Tocciput. — *»Gonflemeqt des glandes axillaires. — Pres- 
sion ou tiraillement dans les muscles des bras et des mains. — 
«^Nodosités arthritiques aux articulations des doigts. -^ Érup- 
tion de pustules dans la région des lombes. — Déchirements 
dans les cuisses. — ^Dartres squammeuses à la cuisse. — Fu- 
roncles à la cuisse. — Vésicules rongeantes aux mains et aux 
doigts^ avec gonflement ; l'eau froide aggrave le^ souffrances. 



86. - COCCULU8. 

COC('. — Coque du Levant. — HAHRBVATfif. — Hist. nat. et prép. Pharmac. ho- 

moeop., p. 192. — Doses uêitëes : 12, 50.— Durée d'action : 20 à SO jours, dans 

quelques cas de maladies chroniques. 
AifTiDOTBS : Camph. n-voni.— On l'emploie comme antidote de : Cham. cupr. ign. 

n -voro . 
CoHPARBR AVBC '. Ant. ors. carb-veg. cham. coff. coleh. eupr, ign. iod. ipec, mère. 

mosch. natr. natr-m. nitr. n-^om» oleand. puis. rhus. sabin. sass. stram. tart. 

veratr. —C'est surtout après ipec, que le cocculus convient, lorsqu'il est d'ailleurs 

irdiqué. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par l'ensemble des symptômes, 
on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament contre : 
— Affections des personnes (surtout dès femmes] d'un tempéra- 
ment doux et flegmatique, ou bien d'un tempérament bilieux et 
colérique; Souffrances par suite d'une colère ; Suites fâcheuses de 
l'abus de la camomille ; Affections causées par le mouvement 
d'une voiture, d'une balançoire ou d'un navire; Faiblesse ner- 
veuse; Syncope chez les personnes hystériques ; Paralysie surtout 
des membres inférieurs, avec exaltation du système nerveux ; 
Spasmes et convutsions, surtout chez les femmes hystériques^ et 
mal réglées ; Convulsions traumaliques; Affections arthritiques ; 
Danse de Saint-Guy ; Fièvres, avec affections bilieuses ou gas- 
triques, même par l'abus de la camomille; Fièvres lentes avec 
faiblesse nerveuse , surtout après de fortes maladies aiguës, des 



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GOGCULUS. 258 

fièvres typhoïdes, le choléra, etc.; Congestion cérébrale et apo- 
plexie, même par suite d'évacuations sanguines; Migraine et cé- 
phalalgie hystérique; (Esophagite?; Affections gastriques et 6»- 
lîeuses, aussi celles causées par les mouvements de la voiture, etc.; 
Mal de mer ; Gastralgie, aussi par suite de faiblesse ; Coliques 
spasmodiques et flatulentes ; Hernies inguinales (chez les enfants); 
Coliques menstruelles; Dysménorrhée, avec souffrances spasmo- 
diques, flueurs blanches^ crampes de la matrice et autres souffrances 
des femmes vierges ou qui n'ont pas eu d'enfants; Ténesme de la 
vessie chez les femmes enceintes; Crampes de poitrine; Palpita- 
tions de cœur; ra&e« (2or$a/i5?; Goutte aux mains et aux pieds; 
Gonite arthritique, etc., etc. 
35ï^» Voy. lanotey page 17. - 



SYMPTOMES GÉNÉKAUX* — Tiraillements et déchiremenU 
paralytiques, par accès ou continus, dans les membres et dans 
les os. — Mouvements convulsifs des muscles à diverses parties. 
— Douleurs ostéocopes, fouillantes, dans les membres. — Douleurs 
de meurtrissure, même dans les organes iuternes. — ^Sensa- 
tion de vacuité ou de constriction dans les]organes internes. — 
Sensibilité douloureuse des membres au plus léger contact. — 
Roideur douloureuse et craquement des articulations. — *Souf- 
frances semi-latérales.. — Douleurs rhumatismales, avec gon- 
flement chaud des parties affectées. — Douleurs lancinantes dans 
les tumeurs froides. — Engorgement et induration des glandes. 

— Hémorrhagies. — "Crampes et convulsions des membres et 
de tout le corps, ^quelquefois provoquées par des ulcères^ oa 
des plaies^ douloureusement sensibles au contact^ ou en essayant 
de faire usage dçs parties affectées. — ^Mouvements convulsifs 
des membres et des muscles, comme dans la danse de Saint-Guy. 
— ^Pendant lesaccès de coi^vulsions, face rouge, bouffie et chaude. 

— Tremblement des membres. — Attaques d'épilepsie. — *Pa- 
ralysieSj ipr'iûcipalemeni semi-latérales , avec insensibilité des 
parties affectées. — ^Aggravation des souffrances par le som- 
meilj la parole, le boire et le manger, mais surtout en prenant 
du café ou en fumanJt du tabac, ainsi que par l'air froid. — Fai- 
blesse et perte des forces, après la moindre fatigue corporelle^ 
le mouvement ou Tinterruplion du sommeil. — Manque d'éner- 
gie vitale. — '^Evanouissement. — Engourdissement^ tantôt des 
pieds^ tantôt des mains, par accès passagers. — Le grand air 
esi insupportable^ qu'il soit chaud ou froid. — ^^Amaigrissement. 

Peaii. — - Fort prurit, surtout le soir, en se déshabillant, ou la 
6« BDiT. — T. I. 22 

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254 GOC€ULUS. 

nuit au lit. -— Boutons rouges et semblables à des grains de 
millet, avec démangeaison à la chaleur. — Eruptions de bou- 
tons durs et noueux, avec auréole rouge et^ouleur brûlante. 

— Tachés vineuses, rouges, à la poitrine et aux côtés du cou. 
— ^ *€ouleur pâle de la peau. 

ttamniell. — Besoin opiniâtre de dormir, le matin. — Bâille- 
ment spasmodique. — Sommeil tardif par suite d*nne grande 
affluence d'idées. ^^ Demi-sommeil, comme un coma vigil. — 
Sommeil interrompu par une angoisse et une intjuiétude affreuses, 

— Pendant le sommeil, sursauts, cris, mouvements convulsifs 
des mains, des yeux et de la tête. — Rêves anœieuœ, effrayants ; 
rêves de mort, de maladies, etc. — Peur de revenants, la nuit. 

— ÇoQQmeil non réparateur, avec réveil fréquent. 
ifléirre. — Frisson et sensation de froid avec tremblement. — 

•Le soir, frissons et horripilations au dos. — Fièvre, avec dispo- 
sition frileuse, bien que la peau soit chaude au toucher. — Cha- 
leur brûlante et rougeur des joues j souvent avec froid aux pieds. 

— <*Fièvre, avec douleurs crampoîdes à Testomac et faiblesse pa- 
falytique dans les reins. — Transpiration facile pendant le 
mouvement, avec grande fatigue. — Sueurs la nuit et le matin. 
-^ ^Pouls plein, dur et fréquent. 

lierai. — * Préoccupation et réflexions tristes et mélàncoliqtAes, 
comme si l'on avait eu à souffrir des offenses. — •Humeur 
bypochondriaque ; désespoir. •— *Fofec appréhension anxieuse ^ 
inquiétude et peur de la mort. — "Disposition à s'effrayer. — 
^Susceptibilité excessive. •— Disposition à prendre tout en mau- 
vaise part et à se fâx:her. — Manie. — On se trompe sur la 
: durée du temps ; il passe trop vite. •— •Pleurs fréquents. 

Tête. — Obnubilation de la tête, surtout après avoir fou ou 
mangé. — Hébétude dans la tête, augmentée par la lecture ou 
la méditation. — Vertige comm^ pa^r ivresse, ou en se redressant 
de son lit, avec envie de dormir qui force à se recoucher. — 
Accès de vertiges, avec nausées et perte de connaissance. — 
Mal à la tête ai)eo envie de dormir, ou vomissements et dou- 
leurs de meurtrissure dans les intestins. — ^Douleurs pressives, 
violentes, surtout dans le front. — '^A chaque mouvement, mal 
à la tête, comme si lès yeux devaient être arrachés de Torbite, 
avec vertiges. — '^Mal à la tête qui est comme vide et creuse, 
ou senscUion de constriction dans le cerveau, — Douleui*s pul- 
satives, tantôt au sommet de la tête, tantôt dans les tempes. — 
Tremblement convulsif de la tête. 

Yeux. — Pression et douleur de meurtrissure dans les yeux, et 
difficulté d'ouvrir les paupières, la nuit, — •Rotation convul- 
sive du globe dés yeux pendant les spasmes. — •Pupilles for- 



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C0GGUUT6. 255 

tement dilatées. — Inflammation des paupières, — Yeux pro- 
émineoU^ vitreuK, — Trouble de la vue, avec taches noires 

. devant les yeux* — Fantômes devant les yeux. 

Oreille» et IWea. •— Bourdonnement dans les oreilles, avec 
dureté de Touïe et sensation conune si les oreilles étaient bou- 
chées. — Gonflement des parotides. — Gonflement du nez, 
parfois semi-latéral. -^ Coryza avec narines ulcérées. 

TlMiiPe et Dents* — * Visage d'tm rouge ardent, bouffî et 
chaud, surtout aux joues.— Chaleur fugace aux joues. — Cer- 
cles bleus autour des yeux. — Visage contracté convulsivement. 

— Crampes à la pommette et dans les masseters. — Gonflement 
et induration des glandes sous-maœillaires, — Douleurs dans 
les dents cariées, seulement en mangeant. — Yacillement des 
dents, avec gonflement des gencives. 

Bonolie et C^or^e. •— ^Sécheresse de la bouche, sans soif. — 
Écume devant la bouche, formant des bulles» — Langue char- 
gée d'un enduit jaune. — Sécheresse de la gorge. — Sensibilité 
excessive du palais ; les aliments semblent tous être trop forts 
ou trop salés. — Constriction dans le gosier, qui semble être 
paralysé. — *Douleur brûlante dans l'œsophage et jusque dans 
la gorge, avec goût sulfureux dans la bouche. 

Appétit. — Goût métallique, cuivreux. — Goût acide, surtout 
après le repas, ou en toussant. — Goût acide du pain. — Goût 
amer du tabac, — Désir de boissons froides et surtout de bière, 

— Soif pendant le repas, — *Dégoût excessif pour toutes les 
boissons ou tous les aliments, sans exception. — Répugnance 
pour tous les acides. — > Boulimie. 

Btttomao. — Renvois, avec douleur à Testomac et à Tépigastre. 

— ^Renvois avec envie de vomir. — *Renvois à vide, ou fétides 
et putrides. — * Accès de nausées^ jusqu'à faire perdre connais» 
sahce. — - Envie de vomir, en se redressant dans le lit, qui 
force à se recoucher. — Envie de vomir pendant le repas, ou 
par suite d'un refh>rdi69ement, avec accumulation abondante 
de salive. — ^Vomissements et nausées par le mouvement dé la 
voiture, ou sur mer. — Sensation de plénitude dans l'estomac, 
avec gène de la respiration. — * Violentes douleurs orampoH'des, 
serrement comme par une griffe, et crampes à V estomac, quel-- 
quefois après le repas, — - Oppression anxieuse et pincement à 
Vépigastrcy avec gène de la respiration. 

Ventre. — Douleurs de meurtrissure dans les hypochondres. 

— «Douleur pressive dans la région hépatique, aggravée par 
la toux ou en se baissant. — «^Elancements dans la région hé- 
patique. — Douleurs abdominales, comme si les intestins étaient 
meurtris, ou comme par un abcès intérieur, à chaque mou- 



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$66 G0GGVLU8. 

vement. — Pression comme par une pierre dans la fégion om- 
bilicale et dans le bas-ventre. — Sensation dans le ventre 
comme s'il était creux et vide. — ^Ballonnement du ventre. — 
Pincements contractifs dans ta partie supérieure du ventre ^ avec 
suspension de la respiration, — ^Douleur brûlante/tiraille- 
ments et déchirements dans le ventre. — Douleurs crampoïdes 
dans le ventre. — *Coliques verUeuseSj crampondeSj surtout la 
nuit, aggravées en (oussant ou en se penchant en avant. — 
^Disposition à la sortie des hernies inguinales. 

•elle» et Crtne*. — Constipation^ avec ténesme. — Selle 
dure, difficile. — Selle diarrhéique d'odeur putride. — "Selles 
molles, jaunes et "qui brûlent à Tanus. — Urine aqueuse, avec 
envie pressante. — "^Envie fréquente d'uriner^ même chez les 
femmes enceintes. 

Partie* vtrtie*. ^- Prurit au scrotum. — Douleur tirail- 
lante de meurtrissure dans les testicules, au toucher. — Grande 
sensibilité et excitation des parties génitales, avec désir du 
coït. — Après le coït, faiblesse des jambes, pesanteur et sen- 
sation de meurtrissure par tout le corps. 

Iftéfflett. — *Bègles trop hâtives, avec crampes dans le bas^ 
ventre. — Règles douloureuses^ avec écoulement abondant 
d'un sang coagulé, suivies d'hémorrhoïdes. — ^Suppression 
des règles, avec coliques spasmodiques et pressives, flatuosités, 
faiblesse paralytique, oppression, anxiété, crampes de poitrine, 
accès de nausées jusqu'à la défaillance, et mouvements con- 
vulsifs des membres. — "Règles peu abondantes, irrégulières, 
avec leucorrhée dans les intervalles. — (Métrorrhagie.) t- 
**Écoulement de mucosités sanguinolentes par la matrice, pen- 
dant la grossesse. — ''Leucorrhée^ semblable à de Teau dans 
laquelle on aurait lavé de la viande, entremêlée d'une sérosité 
sanieuse et purulente. — "Crampes de matrice. 

larynx. — Toux fatigante, par oppression de poitrine qui ne 
se manifeste que pendant la toux. — Toux périodique, de 
quatre nuits Tune, vers minuit ou 2 heures du matin, avec 
constriction dans la gorge qui force à tousser. 

Poitrine. — Suspension de la respiration, qui s'arrête dans 
la fossette du cou, comme par constriction de la gorge. ^- 
^Respiration courte, intermittente. — Pression sur la poitrine 
comme par une pierre. — Crampes de poitrine avec soupirs 
et gémissements. — ^Constriction tensive de la poitrine, quel- 
quefois d'un seul côté, avec^gêne de la respiration. — Gar- 
gouillement et sensation de vacuité dans la poitrine. — Fatigue 
de la poitrine par la lecture à haute voix. -^ "Congestion à la 



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COCCCLUS. — COCCUS CACTÎ. 267 

poitrine avec anxiété. — ^Battement de cœur. — Taches rouges 
sur la poitrine. 

Vronc. — Déchirements paralytiques aux reins. — Tiraille- 
ments et déchirements dans le dos, surtout en parlant, en 
marchant et en se baissant. — Elancements entre les omoplates 
et dans les reins. -« Craquement des vertèbres du cou pendant 
le monvemeni. — Faiblesse des muscles du cou, ils ne peuvent 
pas supporter la tête. — Taches rouges au cou. 

Bra«. — Lancinations dans l'articulation de Tépaule et dans 
le bras, pendant le repos. — Douleurs lancinantes dans le bras, 
provenant d'un doigt blessé., — Convulsions du bras avec ré- 
traction des pouces. — ^Paralysie des bras. — Palpitation des 
muscles du bras. — Douleur de meurtrissure dans les os du 
bras, pendant le mouvement. — ''Gonflement chaud et arthri- 
tique des mains. — Engourdissement ou chaleur et froid alter- 
nant de Tune à l'autre main. — «torpeur des mains. — Con- 
tractions crampoîdes et tressaillement des doigts. 

^mwÊà^em. — ^Paralysie des membres inférieurs, provenant des 
reins. — Déchirements tractifs dans les genoux, les pieds et 
les orteils. — Douleur de meurtrissure dans les cuisses, pen- 
dant le mouvement. — Çfaquement des genoux, pendant le 
mouvement. -^ ^Gonflement inflammatoire du genou avec lan- 
cinations pttësagères. •*- Sensation brûlante aux pieds. — Gon- 
flement chaud et pruriant des pieds, quelquefois aussi le soir. 
— Engourdissement des pieds. — Froid et transpiration 



«7. - GOGCUS CACTI. 

COCC-CAd. — Coeeinella Indiea, Cochenille du Mexique. — HUUnaU et prép, 
Pharjnac. homœop., p. SIS. — Durée d'action : daus le» affectioDS aiguës, 24 à 
48 heures au plus; dans les aflections chroniques, plusieurs semaines. 



CLINIQUE. — Médicament qui pourra devenir très-important 
dans les affections des membranes muqueuses^ certaines mélan- 
colies eimisanthropieSy les affections des organes urtnaires^pént- 
tauœ et respiratoires, comtne dans les ophthalmies, stomatites, 
bronchites muqueuses, ainsi que dans certaines affections spas- 
modiques. — Nous citerons ci-après les symptômes les plus 
importants et qui paraissent être particulièrement caractéris- 



tiques de ce médicament. 



22. 

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258 GOGCUS GAGTl. 

SYMPTOMES GÉNÉRAUX.— Dott/etir» brûlantes, lancinantes^ 
cuisantes, dans les membranes muqueuses des yeux, de la 
langue, de la gorge, des bronches et de Purèthre; douleurs 
crampoïdes dans l'œsophage, l'estomac, le rectum, les reins et 
la vessie ; mouYemenls convulsifs ; aggravation des souffrances 
par le mouvement et la chaleur ; diminution par -le repos, le 
froid, les lotions fratches, Fair libre. ~- Sommeil agité, inter- 
rompu par des douleurs vésicales et envie d'uriner, avec rêves 
vifs de beaucoup de personnes, de palais et de sociétés choisies 
dans lesquelles on se trouve déplacé, ou de tendres relations 
amoureuses. -^ Fièvre, coiisistant en htrrijdlations et frissons 
fréquents; chaleur à la face, pendant les douleurs vésicales. — 
Moral morose, mauvaise humeur, après quelques instants d'un 
grand bieli*ô(re, avec humeur gaie. 

Télé— D«nts« — Tête pe8ante,avec pressioncomine par conges- 
tion de sang, augmentée par le mouvementdelatête et diminuée 
parle froid et des lotions froides. — Feuajdoufourenxycommepar 
la présence d^uQ corps étranger, avec enflure des paupières. — 
OreiUes comme bouchées, avec pression et tiraillement ; dou- 
leurs pulsatives, pressiyeset lancinantes dans lesoreilles Jusque 
dans la bouche et la gorge ; bourdonnement. — Nez sec, avec 
sensation d'obturation catarrhale et sécrétion comme dans un 
rhume ; croûtes dans les narines, qm sont rouges;. -^ Dans les 
dents, sensation de firoid, tilraillementiet déchirement. 

Bonclie et laèrg^ — Sécheresse de la bouche et de la gorge, 
avec broiement, grattement, conslriction et soif augmentée. — 
Pharynx comme velouté, amélioré en'buvant froid. — Dégluti- 
tion comme empêchée par sécheresse. — Sensation d^une âpreté 
sèche dans ]a gorge, augmentée en parlant. — Rougeur et pus- 
tules aux tonsilles et au voilé du palais. — Langue nette, rouge 
et sèche. 

Appétit — Helles* — Rassasiement prompt et gêne de Tes» 
tomac après le repas ; envie de vomir. — Sensation de froid 
dans la région de Testomac ; crampes, pression et ballonnement 
de Testomac ; pression comme par une pierre. — Elancements 
dans les régions de la rate et du fête. — Souffrances par des 
flatuosités, — Selles d'abord dures (les premiers jours), puis 
molles et en fornoe de bouillie. — Constipation et selles molles 
alternatives, avec élancements, brûlement et pression dans le 
rectum jusqu'à la vessie et rurèthre. 

Votes nrlnatveft* — Colique néphritique, avec douleurs pres- 
sives, lancinantes et crampoîdes, descendant le long des ure- 
Ihères jusqu'à la vessie et à l'ùrèlbre; dans la vessie, tension, 
pesanteur, plénitude et douleur incisive, avec douleur cram- 



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GOCGOS GAGTI. 2&9 

poide aa col de la vessie. — Dans l'urèthre^ démangeaison^ cha- 
touillement, élancement et prurit^ pendant et après la miction. 

— Envie d'uriner fréquente et pressante ; sensation d'un ob- 
stacle qui s'oppose à l'émission de l'urine, au commencement 
de la miction ; urines, abondcmtes, s'écoulant en un jet plus 
fort ; rétrécissement du méat urinaire chez la femme ; jet épar- 
pillé de l'urine, chez la femme; miction fréquente le jour et la 
nuit; urines le plussouvent pâles, aqueuses ; quelquefois jaunes, 
foncées, pesantes, denses, ou troubles ayec sédiment rouge ; 
urines acres, brûlantes ; sédimefUs de mucosités^ en filaments, 
nuages ou flocons. 

Partie» fféntteles et Bénies* — Prurit au prépuce, au 
gland et au scrotum; bouton suppurant au milieu de la verge. 

— Surexcitation de l'appétit véinérien et grande lascivité^ avec 
rêves voluptueux et érections fréquentes. — Vulve gonflée, avec 
dureté, sensation d'écorchure et douleurs pulsatives et brûlantes 
si violentes qu'elles ne permettent paà, ta nuit, de rester au lit, 
et arrachent des larmes. -—Mgles trop hâtives et trop (tbon- 
dœnteéj, avec sang noir et épais; écoulement de mucosités par 
le' vagin, précédé de douleurs tiraillantes, poussantes, dans 
les aines, la vessie et le pubis. 

I«arynx« — Enrouement persistant, grattement et sécheresse 
dans le larynx et la trachée-artère, améliorés seulement par la 
chaleur du lit ; voix constamment voilée, avec grande fatigue 
du larynx après la moindre conversation ; haleine chaude. — - 
Toux : excitée par un chatouillement constant au larynx ; toux 
violente provofpjumt dvs vomissemmts ; UiixxBAiOjJinie^ surtout 
la nuit et vers le matin; toux sèche ; toux grasse avec expecto- 

' ration de mucosités jaunâtres ou verdâtres, ou épaisses, gluantes 
et albumineuses; brûlement dans le larynx après chaque quinte 
de toux ; toux nocturne, avec ou sans expectoration ; augmen- 
tation de la toux par la chaleur de la chambre et celle du lit^ 

. améhoration par Keau froide prise par petites gorgées; toux 
provoquée par le niettoiement des' dents. — Expectoration de 
mucosités abondantes j albumineusesj blanchâtres ou jaunâtres^ 
d'un goût sale, parfois avec vomiturition, on même avec vomis- 
sement des aliments après le repas ; expectoration de mucosités, 
toux le matin, avec expectoration de mucosités jaunâtres ou gri- 
sâtres et rougeâtres, épaisses, globuleuses, et d'un goût aigre ou 
aigre-doux et nauséabond. — Coqueluche ? 

Poitrine et Resplratton.-— Haleine chaude.— Elancements 
rayonnants et pression dans la poitrine ; gêne de la respiration 
comme si le thorax était trop étroit, avec besoin de respirer 
profondément. — Cœur battant plus fort par moments ; palpita- 



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260 COCCUS CACTI. — COFFBA CRUDA. 

tions comme après une frayeur, avec pulsation dans la poitrine» 
à la tète et dans Toreille, la nuit. — Pression et douleur fouil- 
lante d'écorchure au cœur ; sensaiion'comme si tout poussait 
vers le cœur. 
Dos et Membres. — - Tension» pression, élancement et déchi- 
rement dans les lombes, la nuque, le cou, les bras, les mains 
et les doigts, jusque dans les régions des reins^ ainsi que dans 
les hanches, les cuisses, les jarrets, le tibia, les mollets et les 
orteils, et augmentant le matin et par le mouvement. — Pico- 
tement et élancements comûie par des échardes de verre ou des 
courants électriques, aux cuisses^ au genou et sous les ongles 
des doigts et des orteils, augmentant tellement par le mouve- 
ment que la démarche devient impossible. 



58. — GOFFEA GRUDA. 

GOFP. — Café cru. •» AmcHiTis db Stapp. — Hi$L tuit, $t prép, Pharmac. ho- 
mœop., p. 195. — Doiet untiet : 9, iO, 80. -7 Durée eTaetion : jusqu'à 10 jours 
daos quelques cas de malailies chroniques . 

Ahtidotis : AcoD. cham. ign. n-Tom. — Le café est antidote de psorioum et de tou- 
tes les autopsortnes. 

CoMPAHUÂYBC : Aeon, agar. ang. ar$. helL bry. eanth, carb-veg. eautL çham, 
eoc«. coloc. con. i^n. kai. laur. mang. merc,n-vom, op, phos. phos-ac. puis. 
rhiu. lep. 9Ul/, Taièr. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemble des symp- 
tdffies, CD verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament 
contre : — Sureascitation nerveuse ; Névralgies eax^vemerU 
douloureuses. --Suites lâcheuses d'un refroidissement; Convul- 
sions; Prodromes de la petite vérole, des.morbilles (et de la scar- 
latine) ; ^%l%a%re pourprée ; Insomnie par surexcitation nerveuse ; 
Fièvre intermittente ; Suites fâcheuses d'une joie inaUendue ou 
excessive; Apoplexies, sanguines et séreuses?; Migraine?; Cépha- 
lalgie congestive ? ; Dureté de l'ouïe ; Odontalgies et angtnes exces- 
sivement douloureuses ; Douleurs d'enfantement et tranchées trop 
violentes; Péritonite puerpérale; Cris et agitation des nouveaux 
nés; Gastralgie?; Souffrances gastriques à la suite de la petite 
vérole, etc., etc. 

SSS^ Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — *SuHmpressionnahilité dou- 
loureuse des parties affectées, — Grande mobilité des muscles. 



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GOFFBA GRUDA. 261 

et agilité de tout le corps. — "SureoocitabiUté moràl& et phy- 
sique, — Aversion pour le grand uir, avec malaise et exacer- 
bation des symptômes pendant une promenade en plein air. — 
Convulsions avec grincements de dents et froid aux membres. — 
^Insomnie par exaltation de l'imagination, affluence d'idées et 
visions fantastiques. — Besoin de se coucber et de fermer les 
yeux, bien que Ton ne puisse pas dormir. ^ Fort frissonne- 
ment avec augmentation fébrile de la chaleur du corps, — 
•Fièvre avec angoisse inconsolable. — •Horripilation avec coli- 
ques et agitation violente. — ^Pleurs^ hurlements^ cris, jacta- 
tion et découragement y surtout pendant les accès de douleur. — 
•Gris des enfants. — Anooiété de cœur et de conscience avec ap- 
préhensions, — *Vivacité et loquacité exaltées. — Vivacité et 
exaltation de Timagination, avec acuité des facultés intellec- 
tuelles* 

Vèiê — C}orv«« — Maux de tète, comme si le cerveau était 
meurtri. — Céphalalgie semi-latérale, comme si un clou était 
enfoncé dans l'os pariétal. — Pesanteur de la tête. — Conges- 
tion à la tété, surtout eu parlant. — Yeux vifs, rouges, avec 
vue plus distincte. — Sensibilité excessive de Toute ;> les sons 
de la musique semblent être trop forts et trop aigus. — •Dureté 
de Touïe avec bourdonnement d'oreilles, r- Epistaxis, avec 
lourdeur de la tête. — Chaleur du visage, avec rougeur des 
joues. — ^Tiraillements successifs, et douleurs vives dans les 
dents avec inquiétude, anxiété et pleurs, surjout la nuit ei après 
le repas. — *Mal de gorge avec sensibilité douloureuse et gon- 
flement du voile du palais. 

Bvtomae. — Selle». — Goût de noisette ou d'amandes 
douces dans la bouche. — La fumée du tabac paraît particu- 
lièrement agréable. — Sensation de faim immodérée. — Soif 
augmentée , surtout la nuit. — •Vomissement bilieux. — 
Crampes d*estomac avec douleurs pressives lancinantes; — 
Anxiété et oppression à la région de l'épigastre ; les vêtements 
gênent. — *Douleurs abdominales qui portent jusqui'au déses- 
poir, surtout chez les femmes. — Selles molles, fréquentes. — 
*Diarrhéej ^aussi pendant la dentition. 

Urine» et Partie» «éiillale». — Emission d'urine abon- 
dante, surtout vers minuit. — Grande excitation de l'appétit 
vénérien, avec flaccidité ou forte excitation des parties géni- 
tales. — Excitation immodérée des parties génitales de la 
femme, avec prurit voluptueux, forte sécrétion muqueuse, et 
écoulement fréquent de sang. — Métrorrhagie. 

IPoltrlne et Membre». — *Toux courte, saccadée, sèche, 
avec forte excitation dans le larynx et jactalions anxieuses. — 



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iût GOFFEA CRUDA, — GOLCHIGVM AUTUMNALE. 

Accé$ de suffocation.' — Tremblement des mains^ pendant que 
l'on tient un objet. — Contractions crampoides des doigts. — 
Crampes dans le moUet en pliant le genon. *^ Crampes à la 
plante des pieds en tendant le cou-de-pied. -*• Tremblement des 
pieds. 



»9. — COLGHICUM AUTUMNALE, 

COLCH. — Colchique. — Abchivkbm Stapt. — HUl, nat. e/ j)r^|i., Fbarm. ho- 
mœop. f p. 1^4. ~ Doiet usitéei : S, iO, SO. — Durée d'action : jusqu'à 50 jours, 
dans quelques cas de maladies ehroaiques. 

ÀNTiBtOTBS : N-vom. puis. coec. 

CoMPiR» ÀTBc : Acon. chin. cocc. m«r0.iiatr-m.»«om. op* jmU, sep. 



CLINIQUE.-" Se laissant guider par Vensemble des symptômes, 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
'^ Affections rhumatisfmles et arthritiques; Paralysies; Affec- 
tions hydropiques; Fatigue nerveuse par suite de veilles prolon- 
gées ; Surexcitation, nerveuse ; Otorrhée purulente à la suite des 
raorbitles ; Gastrite ? ; Âscite ?; Affections gastrites ; Dyssenterie ; 
Coliques fiatulentes surtout chez les personnes hystériques ; Af- 
fections des voies urinaires et des reins ; Crampes de la poitrine ; 
Hydrolhorax, etc., etc. 

SS^ Voy, la note^ page 17- 



SYMPTOMES GENERAUX. — *Déchirement rhumatismal et 
arthritique dans les membres et autres parties du corps» surtout 
par un temps chaud. — Élancements tressaillants dans les 
muscles et le périoste des membres, surtout par un temps froid. 

— Tressaillement fréquent du corps, -r- Élancements dans les 
arliculations. — Faiblesse paralytiqiie des muscles. — Douleurs 
accompagnées de faiblesse paralytique et de paralysie réelle. — 
Gonflements hydropiques. — Les souffrances sont singulière- 
ment aggravées par la fatigue iutellectuelle, le contact, une lu- 
mière trop vive et Todeur de la viande de porc. — Exacerba- 
tion des symptômes depuis l'entrée de la nuit jusqu'à l'aurore. 

— Affaissement général, et, par suite, sensibilité douloureuse 
de tout le corps, en sorte qu'on ne peut se bonger sans gémir. 

— ^Fatigue nerveuse et faiblesse par le travail de nuit. 
Peau. — Prurit, comme par des orties. — Fourmillement à diffé^ 



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COLGUKGUM AUTDMNALB, 263 

rentes parties^ comme après avoir été gelé. — Ëroplion d'un 
rouge pourpre à la face, aux bras et aux cuisses. 

Fièvre» -*- Fièyre rhumatismale^ avec courbure douloureuse 
des articulations des mains et des pieds, douleurs aux épaules, 
aux hanches et aux reins, racine de la langue douloureuse en 
avalant, sueurs acides. 

ttoininell*. — Ennie de dormir le jour, avec inaptitude au tra- 
vail. — Insomnie par surexcitabilité nerveuse. — Réveil fré- 
.quent^ avec effroi* — Chaleur nocturne, avec forte soif. 

Moral* -rr Grand abattemefU. -^Mauvaise humeur. — Les souf- 
frances paraissent iosupportables. ^.La moindre impression 

. extérieure met hors de 6oi. -*- Faiblesse de la mémoire. — 
Oubli et distraction. 

Tête. — JPressimâ l'occiput,, pendant des efforts intellectuels.— 
MajiXtde. tèie^.crampoîdes, surtont au^essus des jenx, — Dé- 
chirement semi-latéral dans la iéie. ^---Fourmilleméni dans le 
fror^ et &ur la tête, 

Yeax. '— Douleura daM les yeux, comme un tiraillement fouil- 
lant dans la profondeur du globe. -^ Gonflement des paupières 
inférieures. — Suppuration des glandes de Meibomins. -^ Trac- 
tion visible dans la paupière inférieure. 

Oreilles. — Oulgîe^ avec élancemenu déchirants. -^ Fourmil- 
lement dans les or.eilhs, eonime si elles avaient été gelées* •— 
Sensation d'obturation des oreilles. — ^Écoulement purulent 
par les oreilles, avec douleurs tnlctives. 

Nem. — Dcmleur pressive dans les os du nez. — Doaleur d^xco- 

riation à la cloison des narines, aggravée par le toucher. — 

Sensibilité excessive de Vodùrat, *^ Coryza opiniâtre^ avec renà- 

dément de mucosités visqueuses et abondantes, provenant du 

. nez. 

Tlsatfe. — Traits du visage défigurés. *— Aspect maladif, triste, 
soufib'èteux. 1— Visage tacheté de jaune. — Gonflement oedé- 
mateux de la fice. — Sensation d'éeartement dans les os de la 
face. -*- Sensation dans les masseters^ comme si on les élargis- 
sait, avec difficulté d'ouvrir la bouche. «— Tractions et tressail- 
lements successifs dans les muscles et les os du visage. -^ Dé^ 
ckirement semi^laiéral dans la faoty jusque dans roreille et la 
tête. -*- PowrmiUément dans lapeau du visage, comme s*il avait 
été gelé. — Lèvres gercées. — Déchirement dans la lèvre infé- 
rieure. — Douleurs crampoides dans Tarticulation de la mâ- 
choire. 
Dents. — Odontalgie, avec douleurs déchirantes, — Sensibilité 
des dents, lorsqu'elles se touchent en fermant la mâchoire. — 
Douleurs aiguës dans les gencives. . 



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264 COLGfilCVM AUrOMNALB. 

Booclie* — Chaleur dans la bouche. — Déehirement dans le 
palais, — Salivation séreuse^ abondante, avec sécheresse de la 
gorge. — Lourdeur y roideur et insensihilité de la Umgtie, 

Ciorge. — liai de gorge, comme par gonflement de Porifioe de 
rœsophage. — Fourmillement dans le palais. — Gonstriction 
dû gosier. — Inflammation, déchirement et élancement au pa- 
lais et à la gorge, — Accumulation de mucosités verd&tres dans 
la gorge et la bouche. 

Appétit» — Appétit se dissipant promptement, seulement par 
l'aspect ou l'odeur des aliments, avec dégoût. -^ Insipidité des 
aliments. — Forte soif, surtout pour le café. 

Bstomac. — Renvois d'air fréquents. — Hoquet continuel. — 
Nausée qui va jusqu^à faire perdre connaissance par Vodeur des 
œufs frais ou de la viande grasse. — Nausées pendant le repas* 

— Nausées après avoir avalé la salive. — Vomissements d'ali- 
ments ou de bile, parfois avec douleurs violentes à Testomac et 
diarrhée bilieuse, jaun&tre. -^ Estomac très-sensible au toucher. 

— Sensation d'excoriation et fourmillement à l'estomap. — 
Sensation de froid ou de brûlure à l'estomac, — Elancements 
dans le creux de l'estomac. 

TeBtre. — Ballonnement et plénitude du ventre. — Pression 
, vers le dehors dans la partie supérieure du ventre, — Colique, 
avec douleurs déchirantes. — Douleur d'excoriation dans le 
côté gauche du ventre, au loucher. — ""Gonflement hydropique 
du ventre. — Douleur de brûlure et pression dans le bas- 
ventre, dans la région de la vessie et dans les parties génitales 
internes. 

Selle*. — Constipation. — Selles lentes, difficiles, insuffisantes, 
avec besoin pressant. — Evacuation des selles sans qu'on s'en 
aperçoive. — ^Diarrhée dyssentérique de mucosités blanches, 
transparentes, gélatineuses. — Ecoulement de mucosités abon- 
dantes par le. rectum. •— Selles sanguinolentes, et comme mê- 
lées de fausses membranes. — Chute du rectum. — Fourmil- 
lement^ prurit» brûlement et déchirement à l'anus, — Crampes 
dans le sphincter de Tanus. 

Urines. — Besoin pressant d'uriner, avec écbission abondante 
d'urines claires. — * Emission peu abondante d'une urine de 
couleur foncée, avec ténesme et sensation brûlante, — Urine 
brunâtre ou noirâtre. — Dépôt blanchâtre dans les urines. — 
Sensation brûlante et pression dans les voies urinaires et la 
vessie. — Tiraillements, déchirements et douleurs incisives 
dans Turèthre. 

I^arynx. — Fourmillement dans la trachée-artère. — Chatouil- 
lement dans le pharynx^ qui provoque une petite toux sèche. 



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GOLCHIGUM AUTUHNALB. — - GOLOCYNTHIS. 265 

— Toux fréquente^ courte et sèche. — Toux nocturne avec 
émission involontaire des urines. 

Poitrine. — Gène de la respiration et oppression de la poi- 
trine. — Oppression de la poitrine, tensive, pressive et pério- 
dique. — Elancements dans la poitrine, quelquefois en respi- 
rant. — Déchirement dans la poitrine, avec lancinations obtuses. 

— Douleur d'excoriation dans la poitrine au toucher et pendant 

le mouvement. — Fourmillement à la poitrine Violent 6at- 

tentent de cœur. 

Tronc. — Doulewr d'excoriation dans les reins pendant le mou^ 
vement. -^ Déchirements dans le dos. — Tension lancinante 
entre les omoplates. 

Brao. — Déchirement dans les bras, les mains et les doigts. -— 
Douleur de paralysie dans les bras, — Tremblement des mains. 

— Contraction crampoîde des doigts. — Fourmillement dans 
les doigts, comme s'ils avaient été gelés. — Torpeur du bout 
des doigts. 

drambeo. — Déchirements dans les jambes, les pieds et les or^ 
teils, — Tiraillements paralytiques dans les cuisses. — Gonfle- 
ment chaud des jambes, avec douleurs aiguës pendant le mou- 
vement. — Fourmillement dans les orteils, comme s'ils avaient 
été gelés. 



60. — €OLOGYNTHI8. 

COLOC. — Coloquinte. — HAmtBVAim.— But, nat. elprip, Pharmac. homœop., 
p 19S. — Doâei usitée» ; 14, 30. -^ Durée d*aelion : jusqu'à 40 jours, dans 
quelques cas de maladies chroniques. 
Antidotbs-: Campb, caus.cham.coff. staph.—// est employé commeantidote de:Ciàa9* 
CoMPARBR ÀTB6 : Arn. ars. bsll. canth. eaus, eham, coff. dig. staph, verat. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Y ensemble des symp- 
tomes, on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament 
contre : — Poly sarde; Suites fâcheuses d* empotions morales avec 
indignation et affliction ; Affections crampoides ; Affections arthri- 
tiques; Arthrocace; Fièvres bilieuses, surtout par suite d'une 
affliction ou d'une indignation ; Migraine; Ophlhalmies arthri- 
tiques et. d'autre ùature; Prosopalgie; Gastralgie, gastrite (?) et 
autres affections gastriques; Coliques spasmodiques, inflamma- 
toires et flatulen tes ; Tympanite?; Entérite?; Coliques par suite 
d'une indignation ou d'une humiliation ; Coliques par refroidis- 
sement ; Souffrances bilieuses ; Diarrhée avec vomissement ; 
Diarrhées chroniques j Dyssenteries ; Fièvre puerpérale; Hémor- 
rhoîdes; Coxalgie; Coccartfcrococe, aussi par suite d'une luxa- 
6« BDIT. — T. 1. 2i 



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366 G0L0GTKT1II8. 

tion ou autre cause mécanique; Luxatioa sponlanée, etc., etc. 
23^* Voir la note, page 47. 

SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — "Souffrances semi-latérales. — 
*Crawf>es douloureuses ou contractions crampoïdes, dans les 
parties internes ou externes. *^ Raccourcissement des tendons, 
à quelques parties senleoient, ou dans tout le corps, avec con- 
traction de tous les mefmhres, au point de ressembler à un porc- 
épie. — Enroidissement de toutes les articulations. — Elance- 
ment dkkiranits, parcourant lé corps dans toute sa longueur. 

— Abattement physique pendant la marche au grand air. — 
Evanouissement, a^ec froid des parties extérieures. 

Peau. — Prurit pémble, avec grande inquiétude dam tout le 
mrpsy surtout le isoir au lit^ suivi de transpiration. -^ Desqua- 
mation générale de 4a peau €lu corps. >^ Broptionfs qui ressem- 
blent à la gale. — ®Peau chaude et sèôhe. < 

ftonmiell. — Sommeil de nuit agité. —«Somnolence alternant 
avec délire, avec yeux ouverts. — ^Insomnie à la suite d'une 
indignation. -^ Pendant le sommelt, on est conché'snr le dos, 
avec l'une des mains appuyée sous Tocciputi — Rêves fré- 
quents, vifs et lascif». < 

Fléwre. — Froid et frissons, avec chaleur au visage^ sans soif. 

— "Pouls dur, plein et accéléré. — «Chaleur sèche, générale. 

— Sueur nocturne avec odeur d'urine, à la tête, aux mains, aux 
jambes et aux pieds; 

Moral. — Accablement moral avec taciturnité. -r- Humeur plett*^ 
reme^ i-^ *Anœiété et «ngutétude, avec «envie de s'enfuir.— 
«Manque de sentiment religieux. 

fféte.— Vertige jusqu'à faire tomber, (en tpurnant promplemeat 
la tête, avec chancellement des genoux. — Mal de tête, comme 
provenant d'un courant d'air, se dissipant par la marche en 
plein air. —Douleur compressive dans le sinciput, a^ravéeense 
baissant ou en étant couché sur le dos. — * Accès de mal de tête 
semi-latéral, tractif et crampoïde, ou pressif, ^avec nausées et 
vomissements, quelquefois tous les jours, vers les cinq heures 
après midi. ^ Douleur au f^ont et dans les yeux, comme par- 
tant du dehors et se dirigeant vers le dedans. — Mal de tête, 
douleurs violentes, qui ne permettent pas de rester couché, et 
forcent à crier ou à pleurer. — Accès de maux de tête suivis de 
suffocation. — «Congestion à la tête. — Douleur brûlante à la 
peau du front et du cuir chevelu. — «Chaleur k la tête. 

Yeux. -^Inflammation des yeux. — "Douleurs brûlantes, tncî- 
sivesetélancements dans les yeua}.-^ «Ecoulement d'une sérosité 
acre par les yeux. 



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GOLOCTOTHIS. S61 

Tt«ace. — Pulsation et fouilteme&t dans le nez. — * Visage pâle 
et défait^ avec yeux abatlus. — ^Douleurs leosives, déchirantes, 
brûlantes ou lancinantes au visage, souY^nt d'un seul côté^ et 
s'étendant jusqu'aux oreilles et dans la tète* — '^Croûtes an Ti- 
sage. — ''Face d'un rouge foncé (pendant la fièvre). — Visage 
enflé, avec chaleur et rougeur de la joue gai)ohe^ et douleurs 
déchirantes. 

BoacHe. — Douleurs .dans .les dents comme si le nerf était 
tiraillé ou tendu. — ^Douleurs pulsatWes aux dents du côté 
gauche. •-^ A.pretédelaJiaQgae. — • ^'Langue chargée d'un enduit 
jaune. -^ Crampes dans le gosier ayec renvois à vide, et batte- 
ments de cœur. 

Bstomae. — Appétit 4ia)inMé» sans soif, bien ^ue l'on ait un 
grand désir de baissons, accompagné d'un goût fade dans lit 
bouche. — Nausée^ continuelles avec renvois. -^ ^Goût amer de 
la bouche et de taus les aliments. ^^* Pour peu quf(m ait mangé^ 
coliques et diarrhée^ -^ "^Douleurs d*estbmac, quelquefois apris 
le repas. — ^^Vomissement des aliments ou de matières verdâ- 
ires. —Vomissements avec diarrhée. — ^Sensibilité doulou- 
reuse de répigastre au toucher. — Pression violente à Testomac 
et dans la région précordiale. 

Ventre. — '^Ballonnement du ventre comme dans une tympanite» 

— * Douleur crampotde et constriction dans les intestins, surtout 
après un accès de colère. — ^Coliques excessivement violentes, 
avec douleurs incisives, crampoïdes ou contractives, qui forcent 
à se replier sur soi-même, at;ec inquiétude dans tout le corps^ 
et avecsensation d'horripilaiion au visage, qui semble partir du 
bas-ventre. — «Coliques avec crampes aux mollets. — «'Coliques 
comme par refroidissement. — "iColiques après le repas.— Pin- 
cements et sensation de griffement dans le ventre, soulagés par 
un mouvement violent. — ""Tranchées et élancements dans le 
ventre, comme par des covileaux, avec frissonnement^ et déchi- 
rements qui parcourent les jambes. — '^Grande sensibilité, dou-* 
leurdè meurtrissure et sensation de vacuité dans le ventre. — 
*Grondement dans le ventre. — *Le café et la fumée de tabac 
diminuent les coliques, — «Hernie inguinale. 

fielleM. — Constipation. — Selles diarrhéiques jaune verdâtre, 
écumeuses et d'odeur aigre, putride ou de moisi. — Diarrhées 
muqueuses. — Selles sanguinolentes. — ^Selles dyssentériques, 
avec coliques. — Pendant la selle, contraction dans le rectum:, 

— Gonflement douloureux des boutons hémorrhoïdaux de l'anus 
et du rectum, — Écoulement de sang par l'anus. — «Paralysie 
du sphincter de Tan us. 

tlrlnes. — Ténesme de la vessie. — Diminution de la sécrétion 



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368 GOLOGTlfTHIS. — €(miUM MAGULATCM. 

des urines. — Emission d'urines abondantes et de «oalenr claire 
pendant les douleurs. — Urines fétides qui deviennent prompte- 
ment épaisses, gélatineuse^ et gluantes. 

Parues génitales. — Sensation comme si tout affluait vers 
les parties génitides» des deux côtés du ventre, de manière à 
provoquer l'éjaculation. — Excitation dé l'appétit vénérien, 
comme une sorte de priapisme. — Impuissance complète. — Ré- 
traction du prépuce derrière le gland. — Nodosités douloureu- 
ses dans les mamelles. 

Ijarynx et Poitrine. — Petite toux sèche provoquée par une 
irritation dans le larynx, ou par la fumée du tabac. — Accès 
d'asthme^ la nuit. — Oppression de la poitrine comme si elle 
était comprimée. — Battements de cœur. 

Vronç. — Douleurs tractives dans le dos, comme si les muscles 
étaient tendus. — Tension dans le cou et les omoplates. — En- 
gorgement et suppuration des glandes axillaires. 

Bra». — Douleur de meurtrissure dans l^articulation de l'épaule, 
surtout après s'être mis en colère. — Douleur ostéocope, pres- 
sive et Jancinante, dans les bras. — Douleur crampoïde dans 
les mains, qui ne permet d'ouvrir les doigts qu*avec difficulté. 

— Tiraillement dans les tendons des pouces. 

dTamlMMi* — ^Douleur dans Tarticulàtion coxo-fémorale, comme 
si elle était serrée par aes bandes 4e fer, au bassin et à la ré- 
gion du sacrum, avec douleurs depuis la région lombaire jus^ 
que dans les jambes, — Lancinations tensives dans la région des 
lombes et des hanches, surtout en étant couché sur le dos. — 
Douleur pendant la marche, comme si le psoas était trop court. 

— ^Luxation spontanée de l'articulation coxo-fémorale. — ^ Man- 
que de flexibilité du genou qui ne permet pas de s'accroupir, — 
Crampes dans les jambes. — Elancementsdans les jambes, sur- 
tout pendant le repos.— Grande pesanteur et tremblement des 
jambes. — Déchirement dans la plante des pieds pendant le repos. 



61. ^CONIUM MAGULATUM. 



CON. —Grande ciguë. — HAHimiAifR. — Bist.tiat, et prép. Pharm. homœop., 

p. 196. — Z>ot€ M»/^ : 50. —Durée «f'aetw» : jusqu'à 40 jours, dans quelques 

ca» de maladies chroniques. 
ÂRTiDOns : Coff . nitr-spir. — On remploie comme antidote de : Nitr-ac. 
CoMPAMH ATBc : Am. asa. bell. coff. dig. dulç, graph. iod. Zyc. magn-m. magn. 

merc. mosch. m/r-ac. n-vom, phos. phos-ac. plumb. puis, rhus. rut. sabad. sep. 

itaph. snlf-ae.tar.teucr. Taler. 

CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemble dessymp^ 

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GONIUM BIACCLATUM. 369 

témes, on verra les cas où Ton pourra consoUer ce roédicament 
eonlre : — Affections hypochondriaques^ surtout chez les céliba^ 
taires à principes sétères et d'une abstinence absolue, ou bien 
chez les personnes qui ont fait abus du coït ; Spasmes, accès de 
faiblesse et au 1res affections des personnes hystériques; AfTeclions 
scroftileuses, avec induration et engorgement des glandes ; Affeo- 
tions des vieillards, des femmes, et surtout des femmes enceintes; 
Anciennes affections par suite de contusion, principalement dans 
des glandes, ainsi que dans des parties tendineuses et membra- 
neuses ; Ecchymose sénile ; Affections hydropiques ; Chlorose ; 
Taches hépatiques ; Dartres ; Indurations squirrheuses et ulcères 
carcinomateux, surtout par suite de contusion ; Carie ? ; Ulcères 
gangreneux?; Pétéchies?; Fièvres lentes?; Fièvres inflamma- 
toires?; Mélancolie hypochondriaque ou hystérique; Manie?; 
Apoplexie avec paralysie , principalement chez les personnes 
âgées ; Migraines; Hydrocéphale?; Congestion cérébrale avec ver- 
tiges; Ophthalinie, principalement des personnes scrofuleuses ; 
Cataracte par suite d'un coup (d^une commotion) ; Obscurcisse- 
ment de la cornée?; Photophobie scrofuleuse; Myopie; Pres- 
byopie; Amblyopie amaurotiqoe ; Otalgié; Dureté de l'ouïe; En- 
goi^ement des parotides; Ozène, aussi celle par abus du. mer- 
cure ; Prosopalgie ; Cancer aux lèvres ;. Spasmes dans la gorge ; 
Dyspepsie, aigreurs; m^usées et autres affections gastriques ; Can- 
cer de Testomac?; Constipation; Lientérie?;- Diabète?; Héma- 
turie ?; Catarrhe de la vessie ? ; Rétention d'urine ; Strangurie ? ; 
Orchite par suite de contusion?; Impuissance, surtout par suite 
de pollutions; Pollutions chez les jeunes j[^ehs d'une constitution 
irritable; C^rampes de matrice; Dysménorrhée; Aménorrhée; 
FlueurÀ blanches ; Stérilité avec aménorrhée ? ; Squirrhe (et can- 
cer) da sein^ surtout par suite d'une contusion ; Chlorose ; Catar- 
she avec fièvre, angine et souffrances gastriques ; Toux sèche des 
sujets scrofuleUx; toux convulsive et suffoquante ; Coqueluche; 
Hémoptysie?; Asthme, surtout chez les vieillards; Asthme hysté- 
rique?; Affections chroniques du cœur; etc., etc. 
B^» Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Crampes et douleurs crawr 
po't'des^dans diverses parties. — '^Courbature dés membres et des 
articulations -dans le repos. — *Douieurs nocturnes et souf- 
frances qui troublent le sommeil. — Les symptômes apparais- 

. sent pendant le repos, et s'ag:gravent au commencement de la 
marche ou du mouvement. — Facilité à se donner des tours de 

23. 

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970 GONIUM MAGULATUM.! 

reins. — * Accès de souffrances hystériques et hypochondriaques. 

— Soubresauts des teadons, tremblement et secousses çofwul^ 
sives dans les membres. — Bouillonnement du sang. -- Gonfle- 
ments hydropiques. •— ^Gonflement et induration des glandes; 
avec douleurs fourmillantes et lancinantes. — ^Accès d'éva- 
nouissements — Grand abattement général avec rires invoUm-' 
taires. — Sensation de fatigue^ surtout de bon matinj au lit,'— 
'^Inquiétudes dans le corps, surlout dans les jambes. — Manque 
d'énergie et faiblesse nerveuse, — Consomption. — '^Affaisser 
ment subit pendant la marche. — - Grande disposition à se refroi- 
dir. — *Grande fatigue et autres souffrances par la promenade 
en plein air, — '^Manque opiniâtre de chaleur vitale naturelle. 

— Mouvements convulsifs des parties supérieure? du corps, 
avec paralysie des partie inférieures. 

Peau. — Élancements et prurit picotarit à la peau. — Gouleur 
bleuâtre de la peau de tout le corps.— Inflamraatioii douloureuse 
de la peau. — ^Éruftion urticaire à la suite d'un fort exercice 
corporel, -^ Boutons, comme ceux de la gale^ qui deviennent 
croulent. — ^Taches brunâtres ou rouges et pruriteuses sur le 
corps^ qui disparaissent et reviennent. — **Dartres humides, ou 
croûteuses et brûlantes. — Ulcères noirâtres, avec écoulement 
sanieux, sanguinolent et fétide, extension fourmillante. — 
Ulcères gangreneux. — Ulcération des os. — Panaris. — * Pé- 
téchfes. — * Taches rougeâtr es et verdàtres comme par ecchymose. 

Sommeil. — * Envie de dormir le jour ^ même de fort bon ma- 
tin. — Somnolence. — *Envie de dormir le soir avec affaisse- 
ment des paupières, ^^ ^Sommeil tardif. — Sommeil agité et 
non réparateur, avec pleurs et rêves fréquents, anxieux et 
effrayants. — Rêves de maladies, de mutilations^ de morts, de 
dangers et de querelles. -^ La nuit, maux de tête, nausées^ 
gastralgie, saignement de nez, douleurs dans les membres, etc. 
-r Réveil incomplet, après minuit, avec grande angoisse. -^ 
Gaucheipar. —Tressaillement des membres pendant le som- 
meil. 

Fièvre. — Frissons, froid et horripilation fréquente. -^ Cha- 
leur sèche, intérieure. —Fièvre lente, avec manque total d'ap- 
pétit. — Fièvre inflammatoire, avec forte chaleur, sueur abon- 
dante, anorexie, diarrhée et vomissements. — Fièvre, avec 
inflammation de la gorge et toux, — Pouls irrégulier. — Sweura 
nocturnes, même au commencement du «ommeil. — Soeurs lo- 
cales, fétides et mordicantes. 

Moral. —• ^Angoisse hystérique^ avec tristesse et forte envie de 
pleurer. — Anlhropophobie, et cependant peur de la solitude. 
—Caractère peureux (peur de voleurs). — Idées superstitieuBes. 



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OONIUM MACULàTUM. 271 

— "^DispoBilion à s'effrayer. -^ *Mauvam hummr et morosité, 
^ ^Indifférence kypochimdriaque. — "^Manque d'énergie mo- 
rale. -^ JnaptiUide autravaîL -^ ^irritabilité et disposition à se 
fâcher. -^ Idées-désordonnées et manie. — Confusion des idées> 
comme quand on s'assoupit. — Conception lente. -^ Faiblesse 
des facaltés intellectuelles et de la mémoire. -*- *Oubli facile. 

— Délire.. 

Vête. — hresse^ après avoir pris la plus petite quantité d'une 
boisson spiritueuse. — *Vertigê toumo}fata en se levant^ et 
^parfois à faire tomber de côté lorsqu'on regarde tn arrière^ ou 
lorsqu'on est couché, surtout le matin, au lit. — Coup de sang, 
avec face gonflée et eccbymosée, comme chez un homme 
étranglé,' respiration dilïïcile, pouls lent, extrémités froides. 
^- Accès de maux de tête aveonausées ^( vomissement de muco- 
sités. — Douleurs stupéOantes dans la tête» surtout pendant la 
marche en plein air. -«Sensibilité excessive du cerveau, même à 
la parole et an bruit. •— Maux 4e tété quotidiens^ par suite de 
selles trop peu abondantes* -^ Douleurs semi-latérales dans la 
tôle, comme si elle était meurtrie. — Sensation comme s^il y 
avait dans la tête un corps étranger volumineux. — Pesanteur 
et plénitude dans la tète, surtout le matin en se réveillant. — 
Th*ailleffient dans la tète^ avec engourdissement du cervçau. 
-*• '^Accès de maux de tête déchirants, qui forcent àse coucher. 
-— ^Douleurs lancinantes opiniâtres dans le ^'noptif , ouqui sem- 
blent sortir par le front. — Pesanteur et serrement comme par 
une griffe, dans le front, comme provenant de l'estomac. — ^ 
Chute des cheveuœ,"' - 

Yeux. — Pression dans les yeuœ^ en lisant. -^"Démangeaison 
au-dessous des yeux, avec douleur brûlante et cuisaûle, lors- 
qu'on les frotte. -^ Elancements prurianis ou cuisson dans 
l'angle interne des yeux. — *^Sensation de froid dans les yeux^ 
pendant la marche en plein air. — Douleur de brûlure dans 
les yeq^, avec pression dans les orbites, le soir. —Inflamma- 
tion et rougeur de la sclérotique. — *Orgelet aux paupières. — 
^(Taches de la cornée.) -*- Couleur jaune de la sclérotique. ^ 
Yeux iernes. — Yeux proéminents*. — Regard tremblotant. — 
Obscurcissement de la vue. — Cécité momentanée le jour à 
Tardeur tlu soleil. — *Jlfyo|)tc. — *Presbyopie. — Diplopie. — 
Mobilité des lignes pendant la lecture. •— ^Taches noires et 
bandes coloi>ées devant la vue, dans l'appartement. -*- Aspect 
rouge des objets. — *£blouissement par la lumière du jour. — 
"^Photophobie ^avec couleur rouge pâle du globe des yeux. 

Orelll<>(i. — Déchirements et élancements dans les oreilles et 
autour des oreilles^ surtout en se promenant au grand air. ^ 



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272 GONIUM MACDUTIIX. 

"Accumulation de c^umen,. qui ressemble à du papier moisi^ et 
qui est mêlé de mucosités purulentes. — Cérumen couleur rouge 
de sang, -tt * Bourdonnement, tintement et grondement dans les 
oreilles. — Sensibilité douloureuse deTopie. — ^Diminution de 
l'ouïe, cessant lorsqu'on a écarté le cérumen, et jusqu'à ce qu'il 
"soit renouvelé. — ^Gonflement et induration des parotides. 
Me». — ^Gonflement des narines. — ^Ecoulement purulent par 
le nez. — Hémorrhagie nasale. — Exaltation de Todorat. — 
'^Ëternument par trop fréquent.— <^Sensation de sécheresse pé- 
nible dans le nez. — ^Obturation opiniâtre des deux narines. — 

— * Obturation du nez, le matin. 

TiMise. — *Chaleur du visage. — Teint pâle, bleuâtre, parfois 
aussi avec gonflemem de la face. — Grevasses à la peau du Vis- 
sage, avec douleur d'excoriation après s'être lavé et essuyé. — 
"Douleurs nocturnes dans la face, déchirantes et lancinantes. 

— '^Prurit, éruptions pruriantes, ^dartres et ulcères rongeants 
au visage. — Ërupiiou boutonneuse au front. — Sécheresse et 
exfoliation des lèvres. -^ Ampoules et ulcères aux lèvres. — 
^Ulcère cardnomateuœ à la lèvre^ — Serrement spasmodique 
des mâchoires. — Grincement de dents. 

Hem». — "Odontalgiej généralement tractive, ^provoquée par 
la marche au grand air, ~ou excitée dans les dents creuses par 
des aliments froids. — "^Elancements, "secousses, rougement et 
térébration dans les dents. — Gencives gbnflées, ecchymosëes 
et saignantes. 

BÔnclie. — Sécheresse de la bouche et de la gorge, ou saliva- 
tion. — Parole embarrassée. — Langue roide, douloureuse, 
gonflée. —Mal de gorge, comme par une bpule qpi monterait 
de répigaslre. — Déglutition empêchée. — "Déglutition invo- 
lontaire. — Besoin d'avaler constamment, en marchant contre 
le vent, — Crampes dans le gosier. -^ '^Grattement dans la 
gorge. 

Appétit. — "^Amertume dans la bouche et la gorge. — *Goût 
putride ou acide dans la bouche. — ^Absence totale d'appétit, 
et grande faiblesse de la digestion. — Le pain ne peut pas des- 
cendre, et ne platt pas au goût. *— Boulimie. — Désir de café 
ou d'aliments acides ou salés. •— Peudant.,le repas, et .surtout 
après avoir pris du laitage, sensation de ballonnement de l'esto- 
mac et du ventre, et satiété prompte. — "Après le repas, aigreurs, 
pyrosis, pression et plénitude de l'estomac, rapports, 'coliques, 
flatuosités^ nausées, doigts morts, faiblesse, fatigue et sueurs. 

Estomac. — ""Renvois à vide, fréquents et bruyants, parfois 
durant toute la journée. — '^Renvois avortés avec sensation de 
plénitude dans la fossette du cou. — ^Renvois avec goût des 



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CÔNimi MACULATtH. 273 

tUiments. — *Pyrosis qui remonte dans la gorge, qaelquerois 
après le repas. — Régurgitations acides, surtout après le repas. 
— ' "Nausées avec envie de vomir et perte complète de Vappétit^ 
ou bien avec rapports et lassitude. — Nausées après chaque 
repas, ou le soir, -r Vomissements de mucosités. — Pression à 
l'estomac, même pendant le repas. — Ballonnement de Testo- 
mac. — Douleur crampoïde, contracliye, élancements ei douleur 
d*excoriatioQ à Tèstomac et à Tépigastre. — Douleur avec sen- 
sation de froid dans l'estomac. 

irentFe. — Douleur tensive dans les hypochondres, comme par 
un lien fortement serré. -^ Pression, traction, déchirements et 
élancements dans la région hépatique, — '^Lancinations dans 
l'hypochondre gauche, parfois le matin au lit, avec oppression, 
-rr ^Plénitude du ventre, même lé matin en se réveillant. — 
Gonflement des glandes du mésentère. — ^Contraction du ventre 
avec oppression. — Coliques spasmodiques. — Douleurs abdo- 
minales incisives et lancinantes. — <>Mouvemént et fouillement 
dans la région ombilicale. — *Sensation d'excoriation dans le 
ventre, «surtout en marchant sur le pavé. -^ '^Bruits et borbo- 
rygmes dans le ventre. — Emission de vents froids avec tran- 
chées. — «Incarcération de îlatuosités. — «Tranchées en émet- 
tant des flatuosltés. 

Selles* — * Constipation avec ténesme, — *Selles dures, seule- 
ment tous les deux jours. — "Selles diarrhéiques non digérées, 
avec tranchées et renvois fréquents. — Diarrhées débilitantes. 
-^ Lancination à Tanus. — Ardeur et sensation brûlante au 
rectum, pendant et hors le temps des selles. — Selles avec stries 
de sang. — Après les selles, faiblesse, battement ,de cœur, 
émission fréquente dé venls^ et tremblement. 

IJrlites* — «Pression sur la vessie, comme si les urines allaient 
sortir violemment. — La nuit, émimon d'urine fréquente et 
quelquefois involontaire. — Flux d'urine avec douleurs vio- 
lentes. — **Urine épaisse, blanche, trouble. — Urines rouges.— 
Rétention (('urine. -^ Emission difficile d'une urine qui ne coule 
que goutte à goutte. -— ^Pissement nocturne. — Pissementau 
lit. — "^Envie fréquente d'émettre une urine claire et aqueuse. 

— Mucus visqueux mêlé aux urines qu'on ne peut émettre 
qu'avec de grandes douleurs. — Ecoulement de pus par l'urèlhre. 

— Pissement de sang, quelquefois avec gène de la respiration. 

— ^Les urines s'arrêtent tout à coup, et ne recommencent à 
couler qu'après quelques instants. -^ ""Douleurs incisives dans 
l'urèthre pendant l'émission des urines. -^ Sensation brûlante 
et élancements dans l'urèthre, surtout après l'émission des 
urines. 



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274 QONiUM lUCULAWII. 

Parités vlrUc«« — *GottfiinnefU des teiUouUi. — rlASCttité. 

— ^Impuissance et défcMb d'érection, — '^Déiaul d'énergie dans 
le coït. ^ ^Érections insuffisantes et de trop ceurto durée. — 
Emission facile de sperme, mème8an8{orlesérection«.-^Après 
le coït, accablement. -7 *PolMians immodérées. -^ Ecoulement 
de liqueur prostatique pendant les selles, et après loute émo- 
tion morale. 

Béffles* — ^Crampes de matrice a^ec pincements, ou douleur de 
crispation, ou avec fouillement au-dessus .de la vuWe,«aocom- 
pagnées detensioadans le ventre et d'élancements jusque éans 
le côté gauche de la poitrine. -^ ^Démangeaisandans ks parties 
génitales externes et internes. — Elancements dans le vagin et 
sensation comme si tout se portait vers le bas. — Elancements 
dans les lèvres. — * Règles trop hâtives stHrop faibles. — '*iSi*p- 
pression des règles, — Avant les règles, douleurs dans les seins; 
rêves anxieux, chaleur sèche, courbature des membres^ hu- 

• meur pleureuse^ inquiétude et douleurs hépatiques. -^ ""Peu- 
dant les règles^ sensation comme si tout afïluait vers le bas, et 
tiraillement dans la cuisse, ou crampes douloureuses dans. le 
ventre, — ^Leucorrhée brûlante, acre, corrosive et mordicante, 
accompagnée ou précédée de coliques. ^ Mamellea flasques. 

— induration squirrheuse des glandes mammaires, avec prurit 
et douleurs lancinantes. 

léAryniL» — Catarrhe avec fièvre, mal de gorge et manque 
d'appétit. — Enrouement. — Sécheresse à une petite place 
circonscrite dans le larynx et chatouillement qui donne envie 
de tousser. — Toux provoquée par une démangeaison et un 
grattement dans la gorge, -*- Toux sèche provoquée> par un cha- 
touillement^ avec oppression de poitrine et fièvre le soir. — 
Toux suffoquante, avec chaleur fugace au visage. — *Toux sèdie 
convulsive, -^ *Touoo comme^ la coqueluche, avec expectoration 
sanguinolente, ou par quintes, la nuit, -r- La toux se manifeste 
généralement la nuit ou lé soir. — Toux provoquée en respi- 
rant profondément ou en prenant des choses acides ou salées. 
-^ Toux grasse, mais sans expectoration. — ■ Exipectoration 
jaune^ purulente et d'odeur putride. — Toux augmentée en 
étant couché. — Pendant la toux, douleurs dans la tête ou 
dans le ventre, avec élancements dans le côté gauche aggravés 
par le mouvement. 

Poitrine* — * Respiration courte enmar<^umt, et au moindre 
mouvement, souvent avec toux convulsive. — *Géne de la res- 
piration, même le matin en se réveillant, — Respiration difficile 
et lente, surtout le soir, au lit. — Gêne de la respiration avec 
douleurs de poitrine, le soir, au lit. — Accès de suffocation 



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CONIUM MAGULATini. — COPAIVJS BALSAMUBl. 27 5 

comme si quelque chose obstruait la gorge. — *ElancemerUs 
dans le sternum, ou dans le côté de la poitrine. — Douleurs 
violentes à la poitrine avec forte toux. — Pression à ta poitrine, 
au sternum et dans la région du cœur. — Douleurs tractives 
dans la poitrine. -^ ^Secousses dans la poitrine. ^ Battements 
de cœur, surtout après avoir bu. — Coups fréquents dans la 
région du cœur. -^ Carie du sternum. 

TFonc* -^ Douleurs dans les reins quand on se penche en 
arrière. -* '^Pression et compression au-dessus des hanches. 
— Dooleur pressive, crampoîde et tractive dans le dos. — Ten- 
sion dans la nuque. — Douleur d^excoriation dans les vertèbres 
du oon. — Grosseur du cou. 

liras* — *Epaules douloureuses, comme si elles étaient meurtries 
et eascoriées, — Dartres humides, croûteuses et brûlantes à 
Tavant-bras. — Engourdissement des mains, et surtout de la 
paume des mains. — *Sueur de la paume des mains. — Tor- 
peur des doigts. — Prurit au dos des doigts. — Taches jaunes 
sur les doigts et ongles jaunâtres. — Panaris. 

^amlie». — Douleurs tractives dans les hanches. — Douleurs 
arthritiques dans le genou, déchirantes et tensives, aggravées 
au commencement de la marche, après avoir été assis, avec 
sensation comme si les tendons étaient trop courts (pendant la 
suppression des règles). — ^Inquiétude et accablement dans 
les jambes. — '^Lassitude dans les genoux. — Gonflement dou- 
loareux des jambes et des pieds. — ^Taches rouges aux mollets, 
quelquefois douloureuses, devenant ensuite vertes ou jaunes, 
comme après un coup ou une meurtrissure, et empêchant de 
mouvoir le pied qui est rétracté, comme si les tendons étaient 
raccourcis. — Crampes aux mollets. — *Froid et forte dispo- 
sition à se refroidir les pieds. — Torpeur et insensibilité des 
pieds. — Vésicules purulentes aux pieds. 



69. - GOPAIViE BALSAMUM. 

COP. — Baume de copahu.— HAHir«KAi«ir. — Hiat. nat. êl prép. Pharmac. ho- 
mœop., p. 198. — Doies uHtiês : 5, 50. — Durée d'action : 10 à 18 jour»»- Re- 
mède encore peu coonn, et qu'on n*a encore employé que contre les <îonorrhées. 



SYMPTOMES. — Eruptions urticaires. — Fièvre quotidienne, 
. avant midi, frissons et froid ; puis, après midi, cbaieur géné- 
rale el soif avec désir d'eau froide. — Pendant le froid féiHrile, 



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276 GOPAIVifi BALSAMUM* ~> GORALLIUM RIHIKOll. 

le cou-de-pied esl douloureusement sensible au mouveinent. — 
Crachement de sang. — Eiivie de vomir. — Déchirements dans 
le ventre, précédés de tiraillements dans les os des cuisses. — 
Sensation de brûlure dans le ventre. — Borborygmes et mou- 
vements dans les intestins. — Selles blanches, diarrhéiques, 
généralement le malin, avec froid et déchirements tractifs dans 
le ventre, qui forcent à^e replier sur soi-même. — Selles invo- 
lontaires. — Envie continuelle et iny^ile d'uriner. — Emission 
d'urine goutte à goutte. — Prurit, cuisson et sensation de brû- 
lure dans Turèthre, avant et après rémission des urines. — 
Douleur d'excoriation à Torifice de Turèthre. — Inflammation 
et gonflement de Vorifice de Vurèthre, qui reste béant, avec dou- 
leur pulsative dans tout le membre. — Ecoulement jaune et 
puriforme par Turèthre. — Métrorrhagies, — Battements 
de cœur. 



6S - CORilXLIUM RUBRUM. 

COR. — Corail rouge. — Abcbitis db Stàpf. — Hiat. nal. el prép. Pharmac. 
homœop., p, SIS. — Dou usitée : SO. — Remède encore très-peu conua. 



gYMPTOHES GÉiVÉRAUX. — Courbature des membres après 
le moindre exercice en plein air. — Taches rouges et lisses sur la 
peau. — Sensation de froid dans les parties chaudes en les dé- 
couvrant. — Les symptômes de chaleur el de froid sont amé* 
liorés par la chaleur artificielle. :— Frisson fébrile, avec soif 
ardente et douleurs dans le front. — Chaleur sèche intérieure 
et extérieure, avec pouls plein et dur. — Bâillements violents, 
fréquents^ et se succédant rapidement, avec douleur dans Tar^ 
ticulation de la mâchoire. — Forte envie de dormir qui est in-- 
surmontable, — Rêves anxieux et sursauts en s' endormant. — 
En dormant, agitation et jactation. •— Humeur grondeuse et 
jurements à cause des douleurs. — Irascibilité et mauvaise 
humeur. 

Tête. — ^ Tête entreprise, comme à la suite de Tivresse. — Con- 
fusion dans la tête, qui est comme vide et creuse. — Ivresse 
après avoir bu très-peu de vin, — Céphalalgie pressive, comme 
sitofU allait sortir par lefrorU, laquelle force à remuer la tête, 
et n'est soulagée qu'en se découvrant le corps^ qui est d*une 
chaleur brûlante. — Céphalalgie violente, avec nausées forte- 
ment aggravées dès qu'on s'assied. — Douleur dans le sinciput. 



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GORALLIfJM RUBRUM. 27 7 

comme s*il était aplati. — Aggravation de maux de tète et con- 
gestion à la tète et au visage, en se baissant. — Sensation comme 
si du vent traversait la tète, en la remuant rapidement. —Sen- 
sation comme si la tète avait augmenté de volume. 

Yeux. — Sensation de compression dans Torbite. — Dopleur 
d'excoriation dans les yeux, en remuant le globe ou les pau- 
pières. — Sensation de chaleur dans les yeux^ en fermant les 
paupières, avec sensation comme s'ils nageaient dans tes lar- 
mes. — Sensation de brûlure dans les yeux à la lumière des 
bougies. 

Nés. — Gonflement semi-latéral du nez avec chaleur^ pulsation 
et insomnie. — Ulcère douloureux dans la narine. — Epistaxts^ 
quelquefois ta nuit. — Grande sécheresse du nez. ^ Coryza 
fluent avec sécrétion excessivement abondante^ d*ane mucosité 
inodore et ressemblant à du suif. 

Ylsaye* — Chaleur de la face, augmentée en se baissant. — 
Douleur de meurtrissure à la pommette aggravée au toucher. — 
Douleur de luxation dans Tarticulation maxillaire, en mâchant 
et en ouvrant grandement la bouche. — Gonflement douloureuçc 
des glandes sous-^maœillaires, — Lèvres gercées, douloureuses. 

Appétit. — Grande sécheresse du palais et de la gorge, avec 
sensation d'excoriation en avalant — Insipidité des aliments, — 
Goût douceâtre delà bière. — Désir des choses acides pu salées. 

— Après le repas^la tète tourne comme si Ton était ivre. 
Parties génitales. — Urines brûlantes et couleur d'argile, 

avec sédiment couleur d'argile. — Forte sueur des parties géni- 
tales. — Gonflement du prépuce, avec douleur d'excoriation au 
toucher. — Gonorrhée bâtarde^ avec sécrétion fétide et de cou- 
leur vert jaunâtre. — Ulcères rouges et lisses, au gland et auiç 
parois internes du prépuce^ avec sécrétion saniedse et jaunâtre. 

— Pollutions. 

Poitrine. — Toux douloureuse, comme s'il y avait une pierre 
qui déprimât la plèvre. — Expectoration jaune, puriforme, à la 
suite de la toux. — En respirant profondément, sensation de 
froid dans les voies aériennes^ avec renâclement difficile du 
mucus bronchique. 

lleiiilirea* — Douleur pressive dans les omoplates, aggravée 
en toussant. — Boideur dans la nuque. — Douleurs dans les 
articulations scapulaires, comme si la tête de l'humérus était 
pressée violemment vers le dehors. — Taches lisses et de cou- 
leur rouge foncé, dans la paume des mains et aux doigts. 



6« BDIT. — T. I. 24 

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378 CROCUS SATIYUS. 



64. — CROCUS SATiyUS. 

CROC. — Safran cultivé. — Ahcbiybs db Stapf. — HiiL nat, el prép. — Pharmae. 

bomœop., p. 198. — Doies utUiet : 6,50. — Durée ^'ac^ton.* jusqu'à 7 jours. 
AuTTOon : Op. 
CoKPAHSA ATM : AcoB. bcQ. ign. mos. op. plat. 



CLINIQUE. — Se laissant guider pi^r Vensemble des symptiknesy 
on verra les cas ou Toa pourra consulter ce médieameat contre : 

. -—D^se de Saint-^uy 7 Affeeiions hystériques; loibéeilUté; Mé- 
lancolie;. Jdélaocolie religieuse; Hémorrhagies actives; Coma; 
Blépharospasnye ; Métrurthagis^' même après > Taecouckieiwiit 
ou par suite d*une frayeur; Hémoptysie?; Avortemeot; Lochies 
trep abondantes, etc^, etc. 
Voy. la note, page H. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Mouvements ^ comme par quelque 
chose de vivant^ dans différentes parties du corp^. :— ""Accès de 
convulsions^ comme la chorée, avec rires, danses et. sauts, al- 
ternant avec des quintes de coqueluche^ — Sensation de relâ- 
chement et de fléchissement dans les articulations. — Engour- 
dissement de quelques membres, la nuit, pendant le sommeiL 
— Amélioration des symptômes au grand air ; plusieurs d'entre 
eux apparaissent la nuit, et ^aggravent en général le matin, «— 
ËbuUition de sang quelquefois dans tout le corps. — *Écoule- 
ment par divers organes d'un sang noir et visqueux, -r- Pesan- 
teur et courbature des membres après un léger exercice. — 
Àltemation frappante des symptômes physiques et moraux les 
plus opposés. — Faiblesse générale excessive^ avec accès d'éva- 
nouissement pendant le mouvement. — Grand accablement le 
matin. — Tremblement de tous les membres. 

Peaa. — Rougeur écarlate de tout le corps. — Engelures. — 
Suppuration d'anciennes blessures. 

ftoiiiiiiell# — Forte envie de dormir, le jour, surtout après le 
repas, quelquefois le soir. — Somnolence, avec yeux ternes et 
vitreux. -*- Chants^ cris et sursauts pendant le sommeil. — 
Rêves effrayants ou gais et plaisants. 

Moral* — Grande disposition à la tristesse, alternant quelquefois 
avec grande gaieté et humeur joyeuse, — Forte envie de rire, de 
plaisanter et de chanter, quelquefois avec faiblesse excessive. 
— Manie gaie et plaisante, avec pâleur du visage, mal de tête et 



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CROCUS SAUVUS. 279 

obscurcissement de» yeux. ^ Abandon de son libre arbitre. -- 
Emportement colérique et violence, ftéquemment suivis d'un 
prompt repentir. — Altematùm de dureté et de doijuseurdans 
le caractère. — Oubli et distraction»-^ y lYSLciié de la mémoire. 

Vête. — Céphalalgie stupéfiante comme si Ton était ivre^ avec 
yeux abattus. — Vertige avec évanouissement, — Verlige confus 
en «e levant ^rèa avoir été couché. — Céphalalgie au-dessus des 
yeux,.avec douleur brûlante^ sensation de brûlure et pression 
dans les yeux, surtout le soir à la lumière. -7- Tète lourde le 
malin,, avec pression au vertex. — Douleur trâctive dans le 
fronts avec nausées. — Pulsation semi-latérale dans la tète et à 
la face. — Coups dans le fr4mt et les 4empes. *- Sensation de 
vacillement du cerveau pendant le méuvement. 

Y€^ax« — Prurit aux paupières. -- Fourmillement dans les 
sourcils. — Pression, dovieur d'eoocoriation et seûMotiondehrû' 
lure dans les yeux et les paupières, surtout en les fermani ou 
en lisant^ ou le soir à la lumière. — Sensation de gonflement 
desyeuœ,commQ8i on avait beaucoup pleuré. — Sécheresse 
des yeux. — Laryfhoiement en lisant. — Agglutination nocturne 
des paupières. — Frémissement visible des paupières. — Lour- 
deur et contraction crampoïde des paupières. — ^Crampes 
nocturnes dans les paupières. — Clignotement continuel des 
yeux. — Pupilles dilatées. — Besoin continuel de se frotter 
les yeux. — Vue trouble, comme à travers un voile, surtout le 
soir en lisant à la lumière des bougies. — Le papier semble 
avoir un reflet rose pâle en lisant. — Scintillement devant les 
yeux. 

Oreille». — Otalgie semblable à une crampe. — Tintement 
dans les oreilles le soir après s'être couché. — Bruissement 
dans les oreilles, avec dureté de Touïe, surlout en se baissant. 

THeWém — Epistaxis d*un sang noir et visqueux, souvent seule- 
ment par une narine, et jusqu'à faire perdre connaissance. — 
Elernument violent et fréquent. 

Vliing^e. — Couleur terreuse de la face, — Aller nation de rou- 
geur et de pâleur du visage. — Chaleur ardente du visage, 
surtout le matin. — Lèvres gercées et ulcérées., — Pulsations 
dans un seul côté du visage. — ^Taches rouges à la face. 

Bonclie* — Grattement et âprelé dans la bouche. — Accumu- 
lation d'eau dans la bouche. — Langue humide et chargée d'un 
enduit blanc, avec érection des papilles. 

Cvor^o* — Mal de gorge comme par allongement de la luette^ ou 
comme s'il y avait un tampon dans la; gorge, pendant et hors 
le temps de la déglutition. — Grattement et âpreté dans la 
gorge. 



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280 GROGUS SAtiVUS. 

Appétit* — Goût répugnant, acide; douceâtre. — Goût doux 
ou amer au fond du gosier. — Soif continuelle, le soir, avec 
malaise dans le ventre après avoir bu. — Absence d^appétit 
avec sensation de plénitude pour peu qu'on ait mangé. 

BstonÉac. — Renvois à vide, le matin à jeun. — Pyrosis après 
avoir mangé de bon appétit. — Fadeur, malaise et sensation 
d*aecablemenl à Tépigasire. — Douleur brûlante à {'estomac. 

— Borborygmes et fermentation à l'épigastre. 

TeDfre* — Ventre ballonné avec sensation de plénitude, — 
Maux de ventre crampoîdes. — Pincements dans le ventre après 
avoir bu (de l'eau). — Maux de ventre par refroidissement. — 
Mouvements dans le ventre, comme par quelque chose de vivant. 

— Coups au-dessous de rbypochondro gauche. --^ Sensation de 
planteur dans la région inguinale. 

Selles* — Prurit et fourmillement à l'anus, — Elancements 

obtus à côté et au-dessus de l'anus. 
Urines. — Ecoulement de san^ par Turèthre. — Urines jaunes. 
Réyles* — Affluence de sang vers les parties génitales^ comme 

pour les règles. — Règles trop fréquentes et (abondantes, — 

Règles douloureuses. — *Métrorrhagies d'un sang noir et 

visqueux. — Ecoulement de sang pendant la nouvelle et la 

pleine lune. 
liaryAx* — Toux violente, sèche, ébranlante, très-soulagée en 

passant la main sur Tépigastre. 
Poitrine* — Gène de la respiration. — Besoin de respirer 

profondcmenl, par suite d'une sensation de pesanteur au cœur. 

— En inspirant, sensation comme si l'on avait de la vapeur de 
soufre dans la gorge. — Haleine fétide. — Elancements dans 
la poitrine et surtout dans les côtés. — Mouvements comme par 
quelque chose de vivant dans la poitrine. — Coups dans la poi- 
trine qui suspendent la respiration. — Sensation de chaleur 
qui remonte au cœur, avec anxiélé et gène de la respiration, 
soulagée par des bâillements. — Sensation de pesanteur au cœur. 

Tronc» — Tiraillement dans les reins^ avec douleur dans les 
aines. — Sensation de roideur au cou, pendant le mouvement. 
•— Gonflement extérieur du cou. 

Bras* — Douleur dans l'articulation scapulaire, en remuant le 
bras comme s'il était démis ou qu'il allât se déboîter. — Engour- 
dissement des bras et des mains, àsec immobilité, surtout la 
nuit, pendant le sommeil. — Tiraillement fouillant dans les 
avant-bras. — Pesanteur et douleur de meurtrissure dans les 
avant-bras, après les avoir remués légèrement. — Picotement 
brûlant et tension dans le bout des doigts^ comme par stagna- 



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GROTALUS HORRIDUS. 281 

tion du sang, après une promenade en plein air. — Engelures 
à la main et aux doigts. 
dlambe** — Sensation de faiblesse dans les cuisses^ en étant 
assis. — Déchirement nocturne dans la jambe a^ec inquiétudes 
dans cette partie. — Douleur de meurtrissure dans les mollets, 
— • Fatigiie :dans la plante des pieds, avec douleur brûlante et 
fourmillement. -^ Engelures aust orteils. 



6IS. - GROTALUS HORRIDUS. 

CROTAL. — TeDÎn dentaire du serpent à sonnette. — HBHiifa. '— Hùt. nat, et 
prép. Pharmac. homœop., p. 516. — Durée éfaelion : jf^lusieurs semaines. 

Artipotm : io pbosph. 2o ar. bell. eaps. 

CoKriKB» AVBc : io bell. hep. merc. 2o ars. caus. So carb.-veg. pbos-a«. 4o alum* 
caps. coo. dulc. natr-m. n-Toin. samb. feratr. 



SYMPTOMES GENERAUX. — La plupart des symptômes se 
manifestent du côté droit, et les douleurs paraissent occuper de 
préférence les os dés membres. — Les sujets gras paraissent 
en être plus affectés q.ue les personnes maigres. — - "^Affections 
du printemps. — ^Endolorissement de tous les membres, per* 
mettant à peine dé rester couché. — ^^Rhumatismes invétérés. 
— ^Paralysies. — Lassitudes, accès de défaillance, mort appa- 
rente. — Tremblement par tout le corps. — Spasmes et con- 
vulsions. — Hémarrhagies par toutes les ouvertures du corps. — 
Saignement facile des blessures. — ^Chlorose? 

Peau et |jésioii«L ae eontliiiilté. — Ecchymoses. -^ 
Taches noires, rouges ou marbrées. — Taches jaunes par toute 
la peau. — ^Jaunisse. — ^Fièvre jaune. — Enflure œdémateuse 
du corps. — Ulcères autour d'anciennes blessures. — D'an- 
ciennes cicatrice» s^ouvrent de nouveau. — Gangrènes avec 
rougeur noirâtre. 

•ommell. — Grande somnolence, même au grand jour, ou le 
soir. — Le matin, au réveil» membres comme brisés. — *Dé- 
lires nocturnes, avec yeux ouverts. 

Fl^wre. — Fièvre ardente. — Pouls presque insensible, trem- 
blant, intermittent. — ^Fièvre typhoïde. — Fièvre tierce. — 
Soif pendant la fièvre. 

Moral. -T- Abattement avec indifférence pour tout. — Angoisse 
et inquiétude. — ^Mélancolie. — oHùmeur querelleuse. — «Dé- 
mence. — Faiblesse frappaiile de la mémoire. 

Télé. — Vertiges. — Affections cérébrales. — ^Céphalalgie par 

24. 

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282 GROTALUS HÔRRiDUS. 

congestion de sang et constipation. ^ Secousses ei yaeillement 
dans le vertex, surtout en montant les escaliers. — ÉUmcemerUs 
dans les tempes. — Prurit violent au cuir chevelu, avec for- 
mation de pellicules. — Gonflemeoi de la tète* 

Yeoxa — "BnUement dans les yeuœ. -*- Rougeur des yeux, avec 
larmoiement. -^ Écoulement de sang par ks yeuœ. — Yeux 
jaunes, ou ternes, troubles et enfoncés. *- Pupilles dilatées. — 
Scotomie, en lisant. 

Oreilles. — Chaleur dans les oreilles. — Tiraillements avec 
sensation d'obturation. — Écoulement de sang par les oreilles. 

mes. — Saignement du nez, avec vertiges. 

Face» — Face blanche comme de Valbâtre, cercle bleu autour des 
yeux. — Teint plombé. — Face jaune, •ou rouge et bouffie. — 
Erysipèle de la face. — •Boutons à la face, chez des jeunes filles, 
au printemps. — Lèvres tremblantes. — Crampe des mâchoires. 

Dents. — Secousses dans une molaire, comme des coups. — ' 
Exfoliation des dents. — Yaeillement des dents. 

BoaciieetGorye. — Langue noire et gonflée. — Perte de la 
parole, comme par constriction de la langue et du gosier. — 
Parole confuse, indistincte. — Déglutition difficile de la salive. 
— Besoin fréquent d'avaler la salive, avec sensation comoâe si 

' la gorge se com{)rimait. — HydrophMe rabiéique. 

dastrlclsme. — Régurgitation d'nn liquide aigre et acre, 
après avoir mangé du pain blanc. ^ Pyrosis. — Nausées, par 
accès, surtout pendant la marche et la suition. — Après avoir 
mangé quoi que ce soit, vomissement des aliments, violent, ver- 
dâtre, bilieux et très-amer, — Ventre tellement irritable que 
tout est rejeté, 

Bstomao et Ventre. — Douleurs 4*estomac. — Endolorisse- 
ment du creux épigaslrique. — Elancements dans le creux de 
l'estomac. -^ Pression dans l'estomac, avec goût rance dans la 
gorge. — Gène des vêtements autour des hypochondres. — Pres- 
sion sous la région splénique, ou élancements comme après une 
course forcée. — ^Tranchées, «le matin et après le repas. — 
Brûlement dans le veatre. — Inflammation des intestins. — 
Ventre ballonné, comme trop plein, avec douleur au toucher et 
brûlement. 

Anus et Selles* — ^^Constipation avec mal à la tète. — Selles 
diarrhéiques fréquentes^ avec coliques au-dessous du nombril. 
•— Evacuations involontaires. — Saiwement par V€mus. 

Urines* — ^Rétention douloureuse des urines , avec de hauts 
cris. — Sensation comme si une boule roulait dans la vessie et 
allait sortir par Turèthre. — Urines augmentées. — Urines 
saturées et augmentées. — Saignement par i'urèthre. 



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GROTALUS H0JIRIDD8. — GROTON TIGLIUM. 283 

Parties wirlle»* — Appétit vénérien exalté. 

IiaryaiK« — Enrouement et voix basse, rauque. — Chatouille- 
ment dans la fossette du cou , provoquant la toux. — Toux 
sèche, -r Toux avec point de côté. — Expectoration sanguino- 
lente. — Hémoptysie. — Douleur dans le larynx en y tou- 
chant. 

Pottrlne* — Respiration rapide, à bouche ouverte. •— Grande 
oppression de poitrine ne permettant point , la nuit , de rester 
couché. — Dyspnée avec soif inextinguible. — Dyspnée avec 
angoisse , nausées ^ soif et diarrhée. --* * Oppression jwqu'â 

. faire tomber en défailimoe. — Douleurs de poitrine ^ av^ 
vomissements de matières verdàtres. — Pneumonie. — Péri- 
cardite. 

Vrone. — - ^Maux de reins. — Gonflement sous la mâchoire et 
autour du cou. . 

lleiiiilires •ap^leur**'--. A Tarticglation huroérale ,. nodo- 
sité molles sous la peau , avec élancements. -*- ^Douleur d'ex- 
coriaiion au bras , par suite d'une contusion» — Tremblement 
des mains dans le repos. — Douleurs ostéocopes , paralysantes, 
dans les doigts. — Suintement de sang sous les ongles. — 
^?anari&. 

Memlire» Inférieurs* <— Jambes facilement engourdies en 
les croisant. -^ Tiraillement depuis la hanche droite jusqu^au 
pied y le soir, en marchant. — Douleur crampoïde et lassitude 
dans Les cuisses, comme après des efforts fatigants. — Ulcères 
à la cuisse. *^ Douleurs arthritiques au genou. -^ Gonflement 
de la cuisse avec brûlement. — Douleurs de brisure aux 
malléoles, très-fortes en marchant. — Douleur d'excoriation 
dans la plante des pieds y comme pour avoir marché sur des 
ch6ses aiguës. — Gonflement des pieds, avec sensation de froid 
et brûlement en dedans. — Orteils comme fatigués par une 
longue marche. 



66. — CR0T01V TIGLIUM. 

CRÛT.— Hiil. nat. et prip. Pharmac. homœop., p. 200. — Médicament encore 
très-peu connu du o6té pratique! 



SYMPTOHES GÉNÉRAUX. — Lassitude générale et abatte- 
ment; douleurs dans les membres. — Malaise général, avec 
lassitude, suivie d'envie de dormir, aggravé en se couchant. 



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984 CROTON TIGLIUM. 

avec perte de la Tue et de Toute; gouttes de sueur sur le front 
et sensation comme s'il lui était impossible d'atteindre la pro- 
chaîne maison^ avec vertige, pâleur du visage^ lassitude et 
abattement, poussant à aller au grand air, où cependant on se 
trouve plus mal. — Brisement du corps, quelquefois avec ma- 
laise fréquent. — Sensation d'engourdissement de tout le 
corps. — Forte excitation de tout le corps; tremblement gé- 
néral. — Faiblesse, quelquefois avec malaise, ou bien avec 
abattement. — Accès d'évanouissements. — Amélioration des 
symptômes pendant le sommeil. 

Peao*. — Ardente, surtout aux mains^ avec veines gonflées; 
prurit suivi de douleur brûlante ; inflammation vésiculeuse de 
la peau ; rougeur avec pustules qui^ le Jour suivant, forment 
des croûtes ; pustules avec inflammation presque générale des 
téguments du ventre et suivie de desquamation. 

Sammell. — Bâillements fréqtients, toute la matinée, avec 
sensation de flaccidité et d*endolorissement dans Testomac. — 
Envie de dormw', invincible l'après-midi, vers midi, forçant à 
se coucher, sans que cependant on puisse s'endormir, avec 
palpitations de cœur. — Sommet/ agité la nuit, k cause d'une 
affluence de rêves, qui quelquefois sont pénibles et anxieux. — 
La nuity au lit, jactation anxiepse sans pouvoir dormir, puis 
sommeil subit avec rêves pénibles. — Réveil à minuit d'un 
sommeil lourd, avec jambes pesantes comme dn plomb ; au 
réveil, lassitude, brisement des membres et tête lourde et 
entreprise ; mal de tète qui réveille. — Réveil subit; — On 
s'endort couché sur le dos et se réveifle par une pollution. — 
Rêves abondants, pénibles, affligeants^ de soi-même. 

Flèwre* — Froid : Facilement ; surtout aux extrémités, avec 
chair de poule et se dissipant au lit; après midi, ne cessant pas 
même dans le lit; principalement au dos; surtout au ventre; 
des pieds jusqu'aux mollets; peau fraîche au corps, devenant 
chaude lorsque le pouls s'élève, avec transpiration ; froid subit 
et pâleur des mains (comme mortes), avec rides aux doigts. — 
Frilosité, avec horripilation ; le soir, frisson parcourant tout le 
corps. — ^ioX fébrile, quelquefois douloureux; d'abord augmen- 
tation de la chaleur du corps, puis sensation de froid dans le 
dos, dans la région des vertèbres lombaires. — Augmentation 
de chaleur dans tout le corps, dans le ventre. — Chaleur : par- 
tant des vertèbres lombaires; générale avec transpiration et 
céphalalgie ; brûlante, cuisante, puis froid partant des vertèbres 
lombaires. — Pouls fréquent et plein, accéléré et irrité ; faible 
et quelquefois fréquent en même temps^ ou bien petit, plein, 
petit et accéléré. — • Sueur, quelquefois seulement au front. 



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CROTON TIGLIUM. 285 

Moral. — Tristesse, quelquefois avec répugnanee pour le Ira- 
Tail ou bien avec anxiété et déplaisir de toutes choses ; mélan- 
colie fréquente, — Agitation. — Humeur grognonne, quel- 
quefois avec mécontentement. — Répugnanee pour le travail, 
on ne Veut que flâner et rien entreprendre de sérieux. -—.Aspect 
désordonné avec yeux hagards, éiincelaots. — Faiblesse de la 
mémoire. 

Véle. — Tête.entreprise : en se levant, comme obscurcie, avec 
hébétude et pression dans le front ; dans le front^ avec pression 
et pesanteur; avec pression dans les tempes; dans l'occiput^ 
quelquefois comme s'il était pris dans un étau- (à gauche), avec 
pesanteur de la tète et fouillement dans les yeux, avec pléni- 
tude, obscurcissement et pesanteur dans le front, surtout à 
droite, avec pression descendant de Tocciput et se propageant 
jusque sous l'oreille avec des élancements; étourdissement 
dans la tête comme après des boissons spiritueuses. — Vertiges : 
avec maux de tète ; avec pesanteur de la tète ; à faire tomber 
en se tenant debout; ne permettant presque pas d'être assis, 
surtout en levant les yeux; avec embarras de ta tète jusqu'au 
souper; en se promenant en plein air; surtout à droite, avec 
pression dans l'œil; dans le sincipui, avec tiraillements à tra- 
vers le nez jusque dans le front. — Prénitude dans la tête: 
avec étourdissement et pesanteur dans le front ; tout le jour 
avec forte pesanteur et ne permettant pas de lire; avec sensa- 
tion de vertige dans le front, avec pression. — Pression dans la 
tête : dans la tempe droite et le côté du front ; dans le sinciput^ 
et quelquefois surtout à gauche, ou bien avec douleurs vio- 
lentes^ battements et tension^ parlant du front, avec embarras 
de toute la tête, aggravée après le repas ; étourdissante ; dans 
les orbites, aggravée dans Tappartement et vers le soir, surtout 
à Tair; pression à l'occiput. — Tension dans le sinciput, avec 
pression et élancements ; serrement dans les tempes.^ Déchire- 
ments : Remontant vers le vertex ; dans le front, jusque dans 
la tempe droite où ils se changent en élancements. — Élance- 
ments : Dans le front^ au-dessus de Toeil droit ; dans la tempe 
gauche; entre Tocciput et la nuque. — Congestion à la tète^ 
partant du ventre, avec peau ardente et transpiration. — A 
l'extérieur : Picotement aux téguments de la tête, fourmille- 
ment à l'occiput ; tressaillement à la tète ; brûlemenl à la tempe, 
comme par des charbons ardents ; sensibilité des téguments de 
la tète, le chapeau fait mal. 

Yeox. — Élancements, surtout dans l'œil gauche ; tressaille- 
ments et élanccnïents dans Tangle gauche, avec contractions 
fréquemes et tressaillement de tout l'œil ; douleurs contrac. 



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2S(i CROTON TIGUUM. 

tives dans les paupières gauches, surtout vers l'angle iolerae. 
— Prurit aux paupières. — Irritation de la conjooctiYe ; rou- 
geur inflammatoire de la conjonctive gauche ; inflammation de 
l'œil dans lequel une goutte de Thuile s'est introduite, occu- 
pant tout le côté du visage; gonflement çedémateuso 4^.paujpières ; 
petites vésicules autour de l'œil; ^on/lement. d'une. glandô sous 
la peau, au-dessous de la paupière inférieure droite, a^vec rou- 
geur de la peau. — Fort tremblement des paupières. *- Larmoie- 
ment, — Vue trouble, comme h travers un brouillard ou de la 
fumée; nuage devant Fœil faible, deyi^nt les deux; la vue se 
perdj quelquefois comme par un vertige (d(ins rappartement), 

. ou bien par pesanteur et faiblesse des yeux. 

Oreille». — JÉ!preinte dans Voreille gauche ; quelquefois spas« 
modique et profondément dans Tintérieur ; pression sourde vers 
les deux conduits auditifs ; pression et tournoiement vers les 
trous de l'oreille avec embarras de la tête ; élancements au- 
dessous de Toreille gauche. — Ih^reté de l'ouite^ par Toreille 
droite ; perte de l'ouïe de courte durée ; bruit dans les oreilles. 

"Kern, — Inflammation du nez e^t de toute la face. — Éruption à 
la cloison, avec rougeur de cette partie, douleur au toucher, et 
petites vésicules jaunes qui, plus tard, forment une croûte et 
s'écaillent enfin. — Irritation de Tintérieur du nez; séche- 
resse; manque de respiration par le nez. — Augmentation de 
la sécrétion nasale; léger coryza. 

Face. — Pâleur et froid du visage; chaleur augmentée; brûle- 
ment quelquefois, surtout aux joues, ou bien à toute la face 
et durant plusieurs jours. — Inflammation de la face et du nez; 
gonflement du visage , éruptions de boutons. — Lèvres brû- 
lantes, quelquefois surtout aux commissures des lèvres et avec 
gonflement des bords externes; tension dans les commissures 
des \hyres ; sécheresse des lèvres, quelquefois avec gerçures, ou 
bien surtout le soir^ et avec tension. — Dans Tarticulation 
sous -maxillaire gauche, tiraillement ; gonflement d'une glande, 
avec douleur au toucher. 

lient». — Dans une molaire creuse, douleur d'excoriation en 
mâchant. — Gencives saignant en les nettoyant; gonflement 
intérieur, quelquefois douloureux. 

Bouelie. — Bouche comme brûlée à Tintérieur ; ardeur dedans ; 
sécheresse avec grattement dans la gorge. — AccumukUion 
d'eau, quelquefois avec écoulement par les coins de la bouche ; 
sécrétion de salive augmentée, avec sensation de chaleur dans 
la bouche ; salivation fréquente ; irritation des glandes sali- 
vaires, forçant à cracher souvent, provoquant une sensation de 
brûlement et une âcreté avec goût rance dans la gorge, ne 



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GROTON TI6LIUM. 287 

cessant qu'après avoir éprouvé dans le reclum des symptônnes 
analogues qui sont suivis d'une selle. — Langue chargée d'un 
enduit blanc. — Gonflement da palais ; chatouillement, gratte- 
ment et brûlement à la jonction des parties molles et solides. 

CïoryfS — Sensation, dans la gorge, d'une cheville qu'on ne peut 
avaler. — Tressaillement dans la gorge. -^ Grattement dans 
la gorge: forçant à renâcler ; brûlant dans le gosier et le la- 
rynœ; précédé de sensation de rudesse; suivi de brûlement; 
éloigné en prenant du bouillon. — Brûlement dans là gorge : 
comme par du poivre; continuel, avec contraction^ fort amélioré 
après un court sommeil ; amélioré en inspirant, aggravé en 
eiptrant ; ardeur dans la gorge et l'œsophage, jusque dans l'es- 
tomac. — Lu€Ue rouge et allongée ; amygdales gonflées et dou- 
loureuses à la pression. — « Sécheresse du gosier : avec irritation, 
comme par inflammation ; avec difficulté d'avaler; avec expec- 
toration de mucosités acides comme du vinaigre. — Expecto- 
ration abondante de mucosités visqueuses, avec goût acide. 

Appétit et Gottt. — 6oi2t : d'amandes; fade, avec fourmille- 
ment douloureux au bout de la langue ; pâteux^ avec langue 
chargée d'un enduit blanc ; doux-amer, et comme par l'électri- 
cité an bout de la langue; amer; acide, acre, remontant à 
l'estomac. — Appétit diminué de même que la soif ; appétit 
nul ; dégoût ; répugnance pour la bière ; impossibilité de man- 
ger, même de la soupe au lait, à cause de dégoût et de maux 
de cœur ; après avoir pris du lait, fort dégoût et nausées, avec 
envie de vomir. — Après le repas, mà\ ru ventre. 

fSymptdmes yastrlqaes* — Renvois : avec nausées, quel- 
quefois surtout après avoir bu, ou bien avec abattement ; avec 
dégoût.— Régurgitations: d'eau ; de bile, le soir. — Hoquet.— 
Nausées et envie de vomir: fréquemment; avec dégoût per- 
sistant et malaise : avec dégoût ; continuels, avec froid, régur^ 
gitation d*eau et salivation ; avec vertige et absence d'appétit , 
ne permettant presque pas d'écrire; dans le ventre, avec vomi- 
turition ; haut-le-cœur fréquents avec accumulation d'eau dans 
la bouche. — Vomissements : Avec nausées ; du café ingéré ; 
de mucosités, avec amertume de la bouche ; d'une eâu jau- 
nâtre^ avec odeur d'huile et goût douceâtre, comme l'huile ; 
après le repas^ d'eau, de mucosités et de pain, avec nausées 
continuelles; amers le soir, des aliments ingérés au souper^ 
précédés de nausées, plénitude et pression à l'estomac, suivis 
de sueur à la face ; la nuit, d'un liquide acide, d'odeur acre, 
précédés de nauv^ées ; violenls des aliments ingérés, en se pro- 
menant en plein air (après de fortes nausées), ou bien d'eau et 
à la suite de nausées, aggravées après des tartines de beurre ; 



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388 CROTOM TI6LIUM. 

forts, subits, d'une eau écumeuse, blanc jaunâtre, avec efforts 
spasmodiques ; vomissements de bile. . 
Estomac. — Plénitude : avec sensibilité douloureuse de reste- 
msic; pressive, quelquefois avec nausées et absence d'appétit. 
— Sensibilité douloureuse de l'estomac : au toucher ; avec 
sensation de vacuité et nausées avec envie de vomir jusqu'a- 
près midi. — Pression à l'estomac: avec mouvement dans le 
ventre ; avec chatouillement ; avec angoisse ; avec malaise dans 
le ventre ; avec serrement , angoisse, et malaise excessif, ou bien 
accompagné de tension ; pression dans le creux de l'estomac. — 
Contractions dans Tesiomac, avec pression dans le creux et 
écoulement d'eau par les yeux et le nez ; mouvements spasmo- 
diques, comme pour vomlr^ avec nausées ; rétrécissement de la 
pariie supérieure de l'estomac. — Grattement dans l'estôiDac ; 
hrûlementj quelquefois comme par des charbons ardents; brû- 
lement et chaleur dans le creux de Testomac ; borborygmes^ 
avec pesanteur sur la poitrine. 
Ventre. — Datw la rate; élancément!s ; pression. — DotUeurs 
violentes dans le ventre et l'estomac ; bas-ventre affecté et dou- 
loureux ; maux de ventre améliorés après avoir pris une soupe 
au lait ; douleur permanente dans le ventre en touchant le nom- 
bril, avec bruit dans le ventre et maux de ventre; douleur dans 
la région ombilicale et le bas-ventre ; les douleurs dans la ré- 
gion ombilicale sont aggravées par le toucher, ou en appuyant 
dessus, sur quoi elles s'étendent quelquefois jusqu'à l'anus qui 
sort alors. — Coliques dans la région ombiliccUej quelquefois 
surtout le sorr, et avec ballonnement du ventre qui est suivi 
d'une selle; douleur comme si les intestins se tordaient dans la 
région ombilicale, suivie de déchirements dans le côté gauche ; 
violentes douleurs spasmodiques dans le ventre, plus, fortes en 
étant assis courbé, qu'en marchant et en se tenant debout. — 
Tmsiondans le ventre : Entre l'ombilic et le creux de l'estomac; 
pénible et spasmodique dans la partie supérijBure du ventre, 
surtout en étant assis; forte avec ballonnement de tout le 
ventre, selle, émission de vents fétides, et forte aggravation 
de tous les symptômes en étant assis; dans la région ombili- 
cale, en étant assis, avec pression sur l'anus. —Pression dans 
le verOre : En sortant, remontant vers l'estomac, avec nausées 
subites, et avec pincements et tension dans l'ombilic ; au-dessus 
du nombril avec serrement. — Pincem/ent dans le vjmtre: Avec 
borborygmes; dans la région om6i7«caie,quelquefoissurtoul en 
marchant ; avec tranchées, quelquefois surtout dans la région 
ombilicale et le côté gauche du ventre ; avec pression sur Taaus ; 
fort, en se réveillant, avec grondement dans le ventre, peu 



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GROTON T16L1CM. 389 

après, émission de vente fétides avec fort besoin d'aller à la 
selle, et évacuation avec tranchées et spasmes abdominaux. — 
Tranchées :. avec pincements; dans lecoîow transversum, renou- 
velées après chaque selle i partant de Tombilic, coupant presque 
la respiration, et forçant à se courber de côlé ; au-dessus de 
Tombilic, comme avec des couteaux, se dissipant après une 
selle, dans la région ombilicale et les intestins en même temps, 
ou bien suivies d'une selle; au-dessous dé l'estomac, dans le 
ventre. — Déchirements dans le ventre : Pendant le repas; dans 
le côté droit du ventre, avec douleurs incisives au-dessous de. 
l'estomac, daus le colon, dans la région ombilicale, après le 
repas. — Élancements dans le ventre : au-dessus de Tombilic ; 
à gauche de l'ombilic ; dans le cœcum ; dans la région de TS 
romain. — Douleurs d'excoriation dans le bas- ventre, en tous- 
sant ; sensation comme si de Veau tiède se mouvait dans les 

„ intestins, surtout du côté gai^che ; sensation de froid, dans le 
ventre. — Pesanteur : dans la partie supérieure du ventre 
avec nausées; dans le bas- ventre, avec rétraction du ventre.-— 
Plénitude dans le ventre : avec borborygmes et coliques ; avec 
pincements : avec tension et coliques dans la région ombili- 
cale. — Ballonnement du ventre tout le jour avec tension et 
borborygmes, aggravés en marchant. — Mouvements dans le 
ventre ; fluctuation comme par de Teau ; borborygmes quelque- 
fois à gauche ; grondement surtout daas les intestins grêles. :— 
Eictérieuremera, chaleur fourmillante dans les téguments du 
ventre. — Dans les aines^ tension et douleur. '^Emission de 
vents : avant la selle ; avec borborygme^ dans le ventre ; fré- 
qu&nte, quelquefois avçc élancements, ou bien comme avant une 

- selle^molle ; vents fétides. 

•elles — Anus* — Besoin d'aller à la selle : avec gronde- 
ment et pincements dans le ventre; comme par chaleur ^et 
agitation dans le ventre; at^ecpremon sur l'anus comme par 
une diarrhée; le matin au lit, et après s'être levé , selle suivie 
de douleur d'excoriation à l'anus; subit ^ immédiatement après 
s'être levé ou donné de l'ei^ercice ; si pressé qu'il ne peut aller 
asset vite pour atteindre le vase. — Selles : Molles , comme de 
la bouillie, .quelquefois avec brûlement à l'anus ; visqueuses ; 
muqueuses; aqueuses, quelquefois très-abondantes et /réquente^, 
même la nuit, ou bien avec élancement à l'anus; liquides 
avec grattement à l'anus ; jaunes , diarrhéiques, quelquefois 
après les vomissements, ou bien avec sueur; muqueuses, avec té- 
nesme; vert foncé liquides, suivies de lassitude de longue durée; 
d'abord fermes^ puis bilieuses-muqueuses, et enfin aqueuses; 

, brunes^ en bouillie^ avec mucosités, ou bien suivies de borbp« 

$• BDIT. — T. K ^ 56 

i ■ Digitizedby VjOOQIC 



t9« GkOTON TlGLIOtf* 

rygnres dans le c6ié gauche ; vert grisâtre, brun sale , promptes 
et partant d'uu seul jet. — Après avoir pris du café, les selles 
(flréqneules) cessent. -^ Après taMlei lîraitlement^ et pression 
idans le haut dû Tenti'e et la région ombilicale. — Emission d'as- 
'cafiides et de ?er solitaire. «- Dans le rectum, pression et 
ténesme ,' atec tranchées à se tordre en étant assis. — - Dana 
fcmià : hrûlement^ Quelquefois ne permettant pas de rester 
assis, et avec gonflement des alentours , ou avec pulsations et 
élancements; grattement après la selle ;deolevr4'eicoriation 
et brûlement après s'être donné de Pexercice , douleurs con- 
tractives et élancements en marchant ; douleur comme si une 
cheville cherchait à sortir ; douleur d'excoriation après la fielle\ 
avec sortie de l'anus et besoin d*aller à la selle , et en eompri- 
ttiant le ventre , pression sur l'abus jusqu'aux parties génitales 
et au gland , avec cela forte angoisse, oppression , sueur au 
front et nausée aVec perte de la vue et de l'ouïe ; le repos adou- 
cit tes douleurs. 

Cfrlneau -^ Dans la région rénale droite , Ibrts élancements qui 
coupent la respiration ; excitation dès reins , avec urine abon- 
tlante. — Besoin d'uriner , quel<}uefoiS immédiatement iq>rès 
avoir urine ; émi^on augmentée , quelquefois a^ec urin/e fré- 
quente, même toutes les demi-heures. — Urine jaune abon- 
dante ; nuage dans les urinée ', qui quelquefois sont troubles ; 
après que le nuage s*est dissipé , des criMàux bruns nagent à 
sa place ; urine pâle , écumeuse , le matin ; pâle , avec sédiment 
blanc, te jour ; jaune orange /pâle , la nuit , un peu trouble et 
floconneuse au fond; foncée^ enflampaée et très-floconneuse, 
la nuit et le matin ; rouge de sang , déposant beaucoup de 
mucosités au fond , qui, en les remuant, s^allortgent en fils; 
sédiment trouble dans les utines, puis tirine avec pellicnls 
irisée. — En urinant y ardeur dans IHirèthre, ou du» le 
gland. 

Parité» sénltal^tu — Verge douloureuse avec rougeur du 
gland et élancements dans l'urèthre; tiraillements dans le 
cordon spermatique gauche , empêchant de marcher; testicule 
gauche rétracté^ le droit pendant et flasque ; éruption dattreuse 
au scrotum ; érections. --^Règles trop peu abondantes ou tout à 
îTàît supprimées et avec dyspnée et palpitations de cosur, surtout 
en montant un escalier. 

Iia^5^k« — Enrouement; voix rauque, quelquefois comme 
par un rhume ou avec besoin de renâcler; chatouillement 
aans !e larynx ; sécrétion et accumulation de mucosités, aug- 
mentées quelquefois avec chatouillement ou principalement le 
soir; catarrhe bronchique; pression sur le larynx » surtout à 



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gauche. — Taux, aTec reDàclement fréquânt^ eofUinuel , quel- 
quefois avec mucosités dans les bronches, qui ne Yéulent pas 
se détacher ; avec expectoration dç mucosités^ surtout le malin, 
ou bien le soir , et avec pression sur la poitrine ; mucosités 
continuelles dans les poumons, qui ne se peuvent déta- 
cher, avec dyspnée et sifQement en respirant profondément. 

IPoltrlne» laiMipIratlon. — Respiralion : Empêchée par 
des maux de ventre; difficile; avec oppre«9ton> quelquefois 
avec angoisse ; fespiralion .gênée, quelquefois avec plénitude 
et angoisse dans la poitrine ; respiration courte après la selle ; 
dyspnée, aggravée en montant Fescalier, — PoUrine doulou- 
reuse en appuyant dessus ; plénitude et sensibilité douiowrmse 
des deux cavités , avec élancements brûlants à gauche et vers 
les deux omoplates, ou bien avec pression et brûlement à 
droite et à gauche; malaise particulier dans la poitrine 
et le ventre; sensation de vacuité dans la poitrine. — 
Pression sur la poitrine^ : En respirant profondément ; forte, le 
soir ; profondément dans le milieu de la poitrine. -^ Elance^ 
ments dans la poitrine : En bas , à droite , en inspirant ; du 
côté gauche quelquefois, surtout le soir« — Pulsation, derrière, 
du côlé droit. — Briiiement dans la poitrine, quelquefois 
Tiolent , jusque dans les intestins. — Palpitations de ccmr: 
Violentes quelquefois, que Ton peut sentir extérieurement; 
pendant le coït ; après le repas , surtout en étant couché; batte- 
ment subit dans la région deraorte. — Elancements fréquents dans 
la région du cœur , quelquefois surtout en inspirant ; tressaUle- 
raent fréquent vers le cœur ; le ventricule gauche du cœur est 
surtout affecté. — Extérieurement , pulsation , glouglou , el 
battements sur la poitrine ; déchirements. 

9iMi« Reins* etc. — Dans tes lombes, fourmillement, comme 
par des inspectes. — Dans les vertèbres cervicales, pressions et 
tiraillement. 

Bxtrémités sapérleare». — SurTépaule droite, pression; 
élancements dans la gauche. — Dans les bras, pesanteur et 
lassitude ; brisement tensif ; sensation de pesanteur et accable- 
ment ; déchirement dans le droit. — Dans le coude gauche, 
perforation dans l'articulation. — - Dans Vovarit-bras droit, tW 
ralliement ; tension, pression et brisement ; déchirement dans 
le gauche. — Dans la main droite, tiraillements. — Dans les 
doigts gauches, tressaillements ; tiraillements et déchirements 
dans le doigt du milieu gauche; douleurs fouillantes dsms les 
dernières phalanges des doigts. 

BxtréaÈÈÈtém Inférlenres. — Dans VarticuUUion coxo-fémo- 
raie gauche, douleur tensive, sensible surtout en se levant de 



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t92 CUPRUX MBTALLICiniI. 

son siège ; ttràilleraents et gonflement dans les fesses, à Tanus, 
après s'être donné du tnouvemeiit. — Dans les jambes^ lassw 
tude et accablement. — Dans les cuisses, tension et brûlement; 
brûlement pruriant à la gauche ; sensation de paralysie à la 

' même. — Dans les genoux, fouillement et déchirement; ten- 
sion et picotement ; fouillement arthritique. — Dans la jambe 
gauche, picotement ; déchirement ; tressaillement pendant la 
sieste ; ardeur pruriante au tibia droit. — Au pied droite pe- 
santeur et pression dans l'articulation; élancements dans les 

• deux, quelquefois comme s^ils étaient luxés (gauche) ; tressail- 
lemeut et déchirement dans la plante^du pied gauche^ — Dans 
les orteils^ élancements et déchirements, surtout dans les gros. 



67. - GUPR€M METALLIGUM. 

CUPR« — CoÎTre métallique. — BiHifBVAim. — Hitt, nat, «I prip. Pharm. homœop., 
p. 100. — Dose usitée : 30.-— Durée tCaetion : ÎO à 50 jours dans quelques cas 
de maladies chroniques. 

AicTiooTKs : Bell. chin. eocc. dùlc. hep. ipee. mero. n-Yom. — On Pemploie comme 
antidote de : Ânr. 

CoHPAABR ATsc : Bell, calc; ehin. eoee. dros. dulc, hep. iod. ipec, merç. «-vom. 
puis. rhus. suif, veratr, — C'est surtout après veratr. que le cuWre se moatre 
efficace, lorsqu'il est d^ailleurs indiqué. — Après le cuivre convienoent quelquefois s 
Cale* veratr. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par V ensemble des symp^ 
tâmes, on verra le cas où Ton pourra consulter ce médicament 
contre : — Affections rhumatismales; Douleurs ostéocopes ; Affec- 
tions spasmodiques et convulsions, surtout chez des personnes 
irritables et sensibles ; Epilepsie; Danse de Saint-Guy, aussi par 
suite d'une frayeur ; Faiblesse, avec surexcitation du système 
nerveux; Consomption î ; Paralysies?; Ictère?; Eruptions chro- 
niques ; Gale? ; Ulcères invétérés ; Dartres ? ; Carie ?; Fièvres hec- 
tiques?; Fièvres lentes?; Mélancolie?; Manie; Rage? ; Encépha- 
lite?; Ophthalmies?; Gastralgie ? ; Gastrite? ; et autres affections 
gastriques ; Choléra asiatique ; Coliques spasmodicfues ; Diarrhées ; 
Coqueluche; Hémoptysie?; Croup?; ii$t/im6.sf)(umo(ii9U6^ princi- 
palement chez les enfants par suite d*un refroidissement, ou chez 
les femmes pendant les règles, etc., etc. 

B^* Voir la note, page 17. 



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CDPftUH MBTÀLUCCM. 293 

SYMPTOMES GENERAUX. '— Déchirements pressifsou tres- 
sailleroenls dans les membres. — Douleur dé meurtrissure à 
plusieurs endroits, surtout aux articulations et aux membres, 

— Douleurs ostéocopes, — Douleurs rhumatismales. — - Beau- 
coup de douleurs, surtout celles qui sont pressives, s'aggravent 
au toucher, — Douleurs ébranlantes qui parcourent tout le 
corps. — Secousses ou coups douloureux à dïTerses parties. — 
®En pleurant, convulsions avec manque d'haleine, et rétraction 
des cuisses. — ^Spasmes toniques^ avec perte de connaissance, 
renversement de la tête en arrière, 'rougeur des yeux, saliva- 
tion et émission fréquente d'urines. — ^Convulsions, épilep- 
tiques. — ^Mouvements involontaires des membres, comme 
dans la danse de Saint-Guy, avec rougeur du visage, distor- 
sion des yeux, du visage et da corps, pleurs et anxiété, bouf- 
fonneries et envie de se cacher. — ®Les convulsions commen- 
cent le plus souvent AUX doigts et aux orteils. — Rire spasmo- 
dique. — ^Tressaillements convulsifs, la nuit, en dormant, — 
"^Convulsions violentes, ijivec grand déploiement de forces. — 

— Affections paralytiques. — Symptômes qui apparaissent pé- 
riodiquement et par groupes. — Grande lassitude et affaisse- 
ment de tout le corps. — * Faiblesse opiniâtre, — Consomption. 

— '^Surimpressionnabilité de tous les organes. — Accès d'éva- 
nouissement. 

Peau. — Éruptions qui ressemblent à la gale. — * Dartres avec 
écailles jaunes. — Carie. — Eruptions miliaires, surtout à la poi- 
trine et aux mains. — <*Ulcères opiniâtres. 

•ommeil. — Sommeil profond, avec secousses dans le corps, et 
tressaillement des membres. 

Plèvre. — "Frissons après les Attaques d'épilepsie. — - Fièvres 
lentes. — Sueur froide. — Fortes sueurs la nuit. 

Moral. — Mélancolie, avec accès d'angoisses mortelles. — ^Maa* 
que de force morale. — Anxiété et pleurs, alternant avec bouf- 
fonneries. -^ Douceur alternant avec obstination. — Inaptitude 
au travail, avec crainte de Toisiveté. — Accès d'aliénation, avec 
idées fixes d'occupations imaginaires auxquelles on croit se 
livrer, ou avec chants gais, ou bien avec malice et morosité, et 
souvent avec pouls accéléré, yeux rouges, enflammés, regards 
égarés et suivis de sueur, — Fureur, — Démence. — Perte des 
sens et de l'esprit. — Délire. — ^Caractère très-peureux. 

Véf e. — Vertige en lisant et en regardant en l'air. — Vertige 
tournoyant) comme si la tête allait pencher en avant, — "Sensa- 
tion, comme si la lêie était vide. — Douleur à faire crier, à l'os 
pariétal, en y portant la main. — Douleurs de meurtrissure dans 
le cerceau et les orbites, en remuant les yeux. ^ Dépression 

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7U OQFRCII MSTALUCnf. 

stvpé fiante dans la tSUy-a/vec fourmittement au rert^ap.— Pression 
aux tempes, aggravée par le toucher. — Tiraillement daos la 
tètè, avec vertiges, amélioré eu étant couché. — ®Mal à la tèle 
à la suite d'une attaque d'épilepsie. — Elancements extérieurs, 
brûlants, dans le côté du front, aux tempes et au vertes. — 
^ Douleurs à Toeciput et à la nuque, en remuant la tète. — GUm- 
flement de la tète, avec visage rouge. -— Distorsioade la tète, 
de côté et en arri^. 

Yeux. — Démangeaison dans les yeux, vers le soir. — ^Pression 
dans les jfeux et les paupières, aggravée au toucher, — Yeux 
rouges^ enflammés, égarèi, fixes. — Convulsions et mouvements 
tn^Vïtod^yeua;. — Yeux proéminents, brillants; — > Yeux fer- 
més. — Pupilles insensibles. — Obscurcissement de la vue. — 
Douleurs de meurtrissure dans les orbites^ en toumant les 
yeux. 

#i«Ill««. — Déchirements dans les oreilles. — Pression idans 
les oreilles, comme par un corps dur. 

M^B. — Forte congestion au nez. — ^Obturation du liez. — Vio- 
lent coryza fluent. 

IFlMige. -^ Visage pàle^ avec yeux abattus et cernés. -^ Visage 
bleuâtre. — Distorsion spasmodique du visage. — Air triste, 
anxieux. — - Rougeur de la face. — - Lèvres bleuâtres. -—Excoria- 
tion de la lèvre supérieure. — Pression à la mâchoire inférieure, 
augmentée par le toucher. — Crampe à la mâchoire. 

BemtM mt Broche. — ^Odontalgie, avec tiraillements aigus, 
jusque dans les tempes. — Bouche pieuse, le matin. — Accu- 
mulation d'eau dans la bouche. — Écume à la bouche. — Sen- 
sation brûlante dans la bouche. — Langue muqueuse, chargée 
d'un enduit blanc. — X^ris, comme le coassement des grenouil- 
les. — Perte de la parole. — **Bout de la langue froid. 

Umr^e. — Sécheresse de la gorge, avec soif. — : Inflammatiqii du 
pharynx, avec déglutition empêchée. -^ ^On entend le bruit que 
font les boissons en descendant. — Gonflement des glandes du 
cou. 

Appétit. — Goût douceàtre,\(>n métallique. Ou acide, salé. — Goût 
aqueux des [aliments.-- Appétence pour les choses froides, 
plutôt que pour les chaudes. 

Bilomae. — Renvois continuels. — Hoquet. -^ «^Écoulement 
d'eau, comme des pituites^ après avoir pris du lait — Nausées 
avec envie de vomir j depuis le bas-ventre jusque dans le gosier, 
mais principalement à i'épigastre, avec ivresse, dégoût, et goût 
putride dans la bouche. — Vomissements périodiques, violents^ 
soulagés en buvant. — • Vomissements ie ^7e, d'e§9, 4o givres 
ou même de sang, -p^ F0ti|ii»(m6fir«i^)o(«4',l^v9ç BNMOn 4ftns 



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GDPRUll HETALLICUM. 295 

restomac, crampes dans le. ventre, diarrhée et convulsions. — 
Crampes d'estomac. — ^Pression excessivement pénible à l'esto* 
mac et à l'épigastre aggravée par le toucher et le mouvement, -^ 
Anxiété à l'épigastre. 

ITentre. -— Douleurs de meurtrissure dans les hypochondres, au 
toucher* — • Douleurs Iractives, depuis Thypochondre gauche 
jusque dans la hanche. — Douleuirs yiolenles dans le yentre, 
avec grande anxiété. — Ventre dur, avec douleurs violentes au 

. toucher. -^ Pression dans le ventre^ comme par tm corps dur, 
aggravée au loucher. — Rétraction du ventre. — Coliques 
spasmodiques avec convulsions et cris aigus. — Ulcères lanci- 
nants et rongeants dans les intestins. 

0elle0« — Constipation, avec grande chaleur du corps. — Diar- 
rhées violentes, quelquefois sanguinolentes. —Saignement des 
boutons hémorrhoïdaux de l'anus. 

Urine»* — Besoin pressant d'uriner, avec émission peu abon- 
dante. — Émission fréquente d'urines fétides^ visqueuses. — 
Élancements brûlants dans l'ur^thire^ pendant et hors le temps 
de l 'émislsion des urines. — ^Pissement nocturne. 

Farile» génitale*. — Gonflement de la verge, avec in- 
flammation du gland. — Avant les règles, ébullition de sang, 
battement de cœur et mal à la tète. 

JUupynx. — Enrouement opiniâtre, avec besoin de se coucher. 
-^ Bruit dans les bronches, comme par des mucosités. -— Cha- 
touillement dans le larynx. — 'Totio? sèche, aoee Aôuffément^ 
comme la coqueluche. — Toux avec expectoration de mucosités 
blaDcbàtres, pendant les accès d^asthqie spasmodique. — Toux 
matutioale, avec expectoration de n^atières putrides. 

Poitrine. — RespiraHon accélérée^ râlante^ gémissante, avec 
e£farts convulsifs des muscles abdominaux. — Respiratioa dif- 
ficile, courte, avee toux spasmodique et crépitation dans la poi- 
trine. — » Tbux, avec respiration sifflante, aussitôt qu'on tâche 
de respirer. — Gène de la respiration, augmentée en toussant, 
en ri^nt» en renversant le corps en arrière, etc., ainsi que la 
nuit. -^ Asthme en montant ou en marchant vite, avec besoin 
de respirer profondément. — Asthme spasmodique. -^ Accès 
de suffocation. — Pression à la poitrine. — Contraction doulou- 
reuse de la poitrine, surtout après avoir bu. — Crampes de poi- 
trine, qui coupent la respiration et la voix. — Battements de 
cœur. 

Vrone et Bras. — Sensation de pesanteur dans les glandes 
axillaires. — Gonflement des glandes du eou. — Dartre dans le 
pli du coude. — Gonflement de la main> avec inflammation d'un 
vaisseau lymf^^aii^ua ju^ue dans répaule. ^ Pression et ti- 



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296 GUPRUM METALLIGUM. — CUPRUM ACETIGUM. 

raillemenls aigus dans les os du mélâcarpe. — Faiblesse et pa- 
ralysie de la main. — Tressaillemeûls des mains, le poatio, 
après le lever. — Torpeur et racornissement des doigts. — «Con- 
vulsions aux doigts. 
Manille». — Douleurs aux jambes, surtout aux mollets, pendant 
le repos. — Douleurs tensives et crampes aux mollets. — Dou- 
leurs pressives et tractives dans le métatarse. — Sensation brû- 
lante à la plante des pieds. — <>Sueur aux pieds. — «Suppression 
de la sueur aux pieds. — Courbature et roideur des jambes. — 
«'Convulsions aux orteils. 



68. -GUPRUH AGETIGUM. 

CUPR-AC. — JSrûf. nat. elprép^ Pharmac. homœop., p. 99. — Acétate de cuivre. 
— Peu connu. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Lassitude, avec tremblement et 
manque d'appétit ; grande faiblesse^ quelquefois- avec convul- 
sions; impossibilité de se tenir debout. — Insensibilité et fai 
blesse ; roideur des membres et du corps ; paralysie des mem- 
bres. — • Couché sur le côté (cbez des animanx), avec angoisse, 
avec évacuations intestinales verdàtres et écumeuses ; Tanioiai 
était étendu, presque sans respiration, avec besoin de vomir et 
mort prompte; position sur le dos^ avec tète renversée en ar- 
rière; grande agitation et cris fréquents. — Trismus, avec 
spasmes dans le palais et mutisme; tressaillements convuUifs^ 
avec mouvements comme pour mâcher et avaler, vomissements 
douloureux et dyspnée. — Jaunisse ; Inflammation et gonfle- 
fnent (par des applications extérieures). — Fièvre, avec ballon- 
nement du ventre et constipation; chaleur, avec pouls dur, cé- 

. pbalalgie, difficulté d'avaler et ballonnement du ventre; pouls 
petit et contracté. — Angoisse extrême, avec vomissements, 
coliques, soif, froideur des\membresM pouls accéléré et spasmo- 
dtque ; tristesse et abattement, avec yeux enfoncés, langue hu- 
mide, goût fade dans la bouche, manque d'appétit, renftcle- 
ment continuel, renvois avec goût de cuivre, soif violente et 
pouls petit. — Délire. 

VAie — Mes. — Pesanteur de la lète et légère surdité; cépha- 
lalgie violente avec soif et fortes coliques. — Sur la face^ ex- 
pression de forte angoisse; écoulement de sang par le nez. 

Mymptôine» gantrlan^i^* — Goût cuivreux et langue 
chargée d'un enduit grisâtre. — Répugnance pour le boire et lé 



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CUPRUM AGBTIGDM. •— GUPRtM GARBONIGUM. 297 

manger (chez des animaux)^ quelquefois avec vomiturition. — 
Renvois avec goût cuivreux et renâclement conlinuel. — Envie 
continuelle de vomir, quelquefois avec toux et respiration con^ 
vulsive; ou bien avec émission fréquente d'urine. — Vomisse- 
ments^ quelquefois très-fréquents, avec coliqiies et convulsions ; 
Yomissement verdâire, blanc, écumeux; Yomissement fréquent 
de matières bleuâtres, suivi de vomiturition, gémissements, 
dyspnée et pouls irrégulier et fréquent ; vomissements et évacuer 
tiens diafrhéiqùes; vomissement sanguinolent, à la suite de vo- 
mlluritions fréquentes. 

Bstomae — Tenlre. — Dans la région précordiale^ déchire- 
ments ; contractions périodiques de Pestomac. — Ventre ré- 
tracté, peu sensible à la pression, violentes coliques accompa' 
gnées de vomissements et de diarrhée; coliques nocturnes avec 
vomissements ; fort gonflement du ventre, avec évacuation abon- 
dante de matières fécales; ventre dur, ballonné, douloureux 
au toucher. 

Selle» et Urines* — Selles avec beaucoup de vers, noirâtres 
ou avec mucosités sanguinolentes; selles vertes, quelquefois 
avec vomissement douloureux ; selles accompagnées de ténesmes 
et de faiblesse générale. — Urine trouble, rouge foncé, avec 
sédiment jaune, accompagnée de forte soif et de malaise 
général. 

Parties «exaelles. -r Règles très-abondantes et violentes. 



69. — GUPAUM GARBONIGUM. 

CUP&-G. — Siii. MA/, eiprép. Phvmac. homœop., p. 99. — Carbonate de cui?re. — 
Peu coona. 



SYMPTOMES. -* Lassit^ide, quelquefois avec pouls petit, con- 
tracté et céphalalgie violente, ou bien avec insomnie et pouls 
faible, faiblesse et évanouissements fréquents ; douleurs dans 
les membres ; paralysie des membres (bras et jambes) ; tressaille- 
ments convulsifs, quelquefois violents, symptômes apoplec- 
tiques. — Fièvre et stupeur léthargique ; pouls petit, inégal, 
un peu convulsé. — Angoisse avec tremblement des membres 
et douleurs d'estomac ; rage, avec coliques, vomissements et 
évanouissement. — Céphalalgie violente, quelquefois avec vo- 
missement. — Teint pâle; face hippocratique, avec ventre dou- 
loureusement ballonné. — Goût cuivreux dans la bouche. — - 
Nausées, avec vomissement Tert, coliques, convulsions, et perte 



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U$ CVPKm CARB01IIC6M. — CTCLAIHll lUtOPJBOll. 

de la connaissance; dégoût, quelquefois avec vomssemMsei 
constipation ; haut*le-cœur, airec Yomissement et colique, ac- 
compagnés de forte angoisse. — Vomissements, quelquefois 
violèfdSy ou bien continuels, le plus souvent avec coliques 
violentes, ou arec mouvements convulsifs et spasmes; vo- 
.misSements avec diarrhée sanguinolente. — Mauœ d'estomac, 
quelqu^ois très-violents, avec vomissements et colique (ou 
ténesoies); ardeur dans Ji^estomac. ^Maux de ventre^ quel- 
quefois avec vomissements violents et fréquents; tranchées 
violentes et fièvre ; déchirements et tranchées dans le ventre ; 
coliques vio^e^^, quelquefois avec flaluosités, ou at^ec va» 
missements (quelquefois de matières bilieuses avec vomilurition 
et manque d'appiélit) ; le matin, vers deux heures, coliques 
avec vomissements ; coliques périodiques^ suivias de tremble- 
. ment des membres et de transpirations abondantes. -^ Consti" 
potion de longue durée ; diarrhée de longue durée. ^ Asthme. 
— Faiblesse et douleurs dans les extrémité inférieures ; erampes 
dans les mollçts. 



70. — CYCLAMEN EUROPiGUM. 

CTCL. — C7elained*BaBope.<— lUHifVHAifii. — Hiêt, «of. etprép.Vhuvaac! ho« 
nHBop., p. SÔl.->Hédicaiiient encore pea connu, et quin*a été enàployé que oontrt 
dei Hfamx de iU^ti et quelques Jffuivm» goitriçue». 



STMPTOMES GÉNÉRAUX. — Traction pressive ou déchire- 
ments, principalement aux endroits où les os sont recouverts 
immédiatement par la peau. — Pendant le mouvement, toutes 
les souffirances disparaissent, excepté rabattement ; mais de 
nombreux symptômes se manifestent lorsqu'on est assis. *- 
Grande lassitude^ surtout le soir, avec courbature et roideur 
dans les jambes et pression tractive dans les cuisses et les 
genoux. 

Peau. — Démangeaison rongeante à plusieurs parties de la 
peau, surtout en étant assis. — Démangeaison lancinante et in- 
supportable le soir au lit. 

Momméll. — Grande envie de se coucher et de sommeiller. — 
Le soir, sommeil tardif, avec pulsations sensibles au cerveau. 
— Cauchemar après s'èlre endormi. 

Plèvre* — Frissons fébriles et froids» suivis de chaleur, sur«- 
tout au visage, avec rougeur^ augmentant après le repas. 



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€YCUlffiN BUROPjSDII. 290 

ensuite aniîété ayec chaleur à quelques parties, ^u dos de la 
main et à la nuque^ mais non au yisagé. — - SueurI froides. 

Moral. ^ Chagrin secret et trouble de conscience. -^ M«UTaïse 
humeur et maussaderie avec éloignemênt pour la couTersation, 
par accès. ^ Amour du travail, alternant avec paresse.*^ 
Mémoire alternativement vive ^t faible. — Lovrdeur et eonfu* 
slon de Tesprit, avec inaptitude à toute espèce dé travail.' 

Vête. — Vertiges , étant debout^ comme si le cerveau remuait. 
•— Mal de lète étourdissant, avec obscurcissement des yeux, 
w- Élancements dans le cerveau en se baissante — Ekmeements 
dam les tempes, — Démangeaison picotante au cuir chevelu , ne 
faisant que changer de place par le grattement. 

Yeux — Hdern. — Yeux ternes et creux. — Elancemeotsdans 
les yeux et les paupières.*— Gonflement des paupière». — FufiUm 
dilatées. —Yue trouble comme à travers un nuage. -^ Traction 
dans les oreilles. — Diminution de Vottt'e , comme si ks oreilles 
étaient bouchées. — Diminution de l'odorat» — Coryza Huent 
avec éternument. 

Bemiiu *— Mal auœ dents avec tractions sourdes la nuit. — • 
^filancensents et térébratibn dans les dents. 

Booclie» ^ Langue chargée d'un enduit blanc.-- Sensation con- 
tinuelle d*àpreté et de mucosités dans la bouche. — Sensation 
de torpeur dans la lèvre supérieure , comme si elle était endur- 
cie. -^ Le soir , grande Sécheresse dans le palais , avec faim el 
soif. 

Appétit. — Goût putride de la 'bouche. -- Goût fade de tous 
les aliments. *- Faim et appétit peu prononcés , surtout le matin 
et le soir. — Prompte satiété suivie de dégoût , dès que l'on 
commence à manger. -^ Mépugnance pour le beurre et les ali- 
ments froids. — Après le repas , grande envie de dormir. 

Bitomac. — Renvois fréquents^ à vide ou acides. — Renvois 
avec hoquet j surtout après le repas. — Nausées avec envie de 
vomir , et malaise dans la région de Tépigastre, comme après 
avoir pris des alimenui gras, surtout après le dîner et le souper. 
^ Ecoulement d'eau comme des pituites, avec nausées , surtout 
le soir. -^ Vomissement sanguinolent avec diarrhée sem- 
blable, sueur firoide, tintement des oreilles, convulsions et 
vertiges. 

VentFe* — Plénitude et pression au creux de l'estomac , comme 
par surcharge. — Malaise dans le bas-ventre, avec nausées. 
•— Sensibilité douloureuse du bas-ventre au moindre attou- 
chement. — Accès subits de tranchées avec pincements. 
— BorSorygmes dans le bas-ventre, immédiatement après- le 
repas. 



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«Oe CYCLAMEN BDROP^UM. — DAPHNE INDIGA. 

Selle»* — Selles dures^ fréquentes. — Evacuations de la con- 
sistance de la bouillie. — Pression traciive à Tanus et au 
périnée » couHne par une ulcération sous-cutanée. — Diarrhée 
sanguinolente. 

lUrlnes. — Envie fréquente d'uriner , avec émission abondante 
d'urines blanchâtres. — Elancements dans Turèthré , en uri- 
nant. 

Foltrlne» — Le soir , haleine courte comme par faiblesse. — 
Accès de suffocation. — Oppression de poitrine avec gêne de la 
respirc^ion. — Lancinations et tiraillements aigus dans la poi- 
trine , avec respiration courte et gênée. — Pression au cœur , 
comme par congestion de sang , avec battements de cœur très- 
sçnsibles. 

Vronc. — Douleurs lancinantes dans les reins. — Douleurs 
d'excoriation à la nuque. — Pression , avec faiblesse paraly- 
tique , on traction à la nuque et au cou. 

Bras* — Pression comme par un corps dur dans les bras et jus- 
que dans les doigts, qui empêche d'écrire. — Douleurs Iractiyes 
dans les bras et jusque dans les doigts. — Douleur comme après 
s'être heurté, ou douleur de meurtrissure dans le bras. — Trac- 
tion douloureuse dans le bras et le poignet. — ContractioB 
des doigts. — Vésicules rouges aux articulations des doigts, 
précédées de prurit violent. 

âlaiAbe». — Douleurs crampo't'des dans les- cuisses, — Tacbes 
rouges aux cuisses , comme par une brûlure. — Démangeaison 
fréquente et violente aux mollets, à la cheville des pieds et aux 
orteils. ^- Douleur de luxation dans les articulations du pied, 
— Douleurs d'excoriation dans les orteils , en marchant. — 
Orteils morts , après avoir marché. — - Sueur fétide entre les 
orteils. 



7i. - DA.PHNE INBIGA. 

DAPH. — Daphoé des Indes. — Hbbino. — Hisi, nat. et prép, Pharmac ho» 
mœop., p. 202. — Doses usitées : 1,50. — Durée d'aation : Ptuftieura semainef 
dans des affections chroniqoes. 

Artidotbs : Bry. dig. rhus. silic. sep. zinc. 



GLI7VIQUE. — Se laissant guider par Vensemble des symp- 
tômes y on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament 
contre : -* Affections rhumatism^ales et arthritiques , même après 
desgonorrhéessuppriméés; Arthrite vague; Douleurs ostéocopes 



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BAPHNE IND1£A, SOI 

et exosloses; ÂmUyopie amaurotique^ Gastralgie et autres 
affections gastriques, ctc.^ etc. 
JSJ^* Voy. la note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — ^Douleurs lancinantes, comme 
des coups y dans différentes parties du corps , passant souvent 
rapidement d'une partie à Tauire, étant aggravées par l'air 
froid ®et en prenant de l'eau-de-vie. — Douleurs rhum^xtismales. 
et arthritiques tant dans les musclés que dans les os, — ®Exos- 
toses avec douleurs lancinantes ou pressivesel sourdes. — *Dou- 
leur d'excoriation dans les exostoses. — *La plupart des souf-^ 
fronces se manifestent au côté gauche du corps , et s'aggravent 
principalement à l'air frais , <^ainsi que pendant la lune décrois- 
sante, 'le matin, ou <»vers le soir , et surtoiU au lit. — Grande 
lassitude et courbature dans tous les membres, — •Besoin de 
rester couché. ^- ^Insomnie complète, ^quelquefois à cause de 
douleurs ostéocopes. — Envie de dormir sans pouvoir y réussir. 

— Rêves de feu ou de chats noirs, avec cauchemar. — **Sommeil 
agité, non réparateur. —Sursauts avec effroi, en s'endormant, 
accompagnés de frissonnement avec sueur yisqueuse. ^- Fièvre 
semblable au typhus , avec frissons excessife , suivis de chaleur 
continue, de sueur visqueuse par tout le corps , et perte com- 
plète de l'appétit. — Fièvres avec souffrances gastriques et ner- 
veuses. — Sueur visqueuse , d'odeur putride. — *Abattement 
moral. — Caractère peureux. — irritabilité , surexcitation et 
tremblement pendant les douleurs. — Irascibilité , absence 
d'esprit et indécision. 

TMé* — Mal à la tète, provoqué par un travail intellectuel quel- 
conque. — «^Douleur derrière les yeux, d'une tempe à l'autre. — 
*SensaHonde plénitude dans la tête, comme si le crâne allait 
éclater, <*surtout en se redressant dans le lit. — Sens(aion 
comme si la tête était trop volumineuse, avec élancements dans 
les tempes. — Sensation comme si les parties extérieures du 
cerveau étaient enflammées et se heurtaient douloureusement 
coptre le crâne. — * Forte chaleur dans la tête, surtout au ver- 
tex, et parfois avec sensation comme si la tête était comprimée. 

— Pulsation douloureuse dans les tempes (et les gencives), 
quelquefois ai^ec douleur d'excoriation au toucher. — ^Exostoses 
au crâne. — •Tubérosités au vertex, molles, comme s'il y avait 
de l'eau dedans, avec douleurs pénibles, surtout la nuit ; les 
douleurs empêchent le sommeil, et s'aggravent au toucher. — 
«^Gonflement dur debout le côté gauche de la tète (du crâne?), 

6« Un. — T. I. 26 



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$ùi BAmm iHBicA. 

anec sensation de UN-penr et douleurs laoeinantes aiguës, 
passagères. 

TemL mt^r^mmm. — ^Grattement dans les yeux. — Sensa- 
tion pénible autour des yeux et des paupières, avec sécheresse 
et pesanteur des paupières. — Sensation douloureuse comme si 
Ton poussait les yeux en dehors de la tète. — Douleurs vio- 
lentes aux prunelles, le soir, avec forte surexcitation nerveuse. 

— Yeux enflammés, faibles, ternes et comme noyés de larmes. 

— **Sensation comme si une pellicule s'était placée devant les 
yeux. — ^Yue faible avec confusion des caractères en Usant. — 
^Oiplopie. — Pupilles fortement contractées. -^Bourdonnement 
des oreilles. 

Vaee — Dents* — Chaleur et sensation fffil^lante aux joues, 
autour des oreilles et au vertex, parfois avec besoin continuel 
de bâiller. — Sensation de gonflement, de roideur et de ten- 
sion dans l'articulation temporo-maxillaire^ avec cuisson brû- 
lante à la peau. — Pulsation dans les dents et les gencives. — 
Douleurs traetives aiguës da^s toutes les dents v-— Mal aux 
dents avec et sans salivation. — Mal aux dents avec érections, 
ou après le coït. ;— Mal aux dents avec accès de frissons ou avec 
dispositions à transpirer. 

Donelici — l^enare. — Langue chargée d'un seul otié* — 
Pécheresse de la langue, comme si elk était brûlée, après le 
sommeil. *- <^Fétidité de la langue, -r- SiUivation. t- Salive 
chaude. — Grand désir de fumer du tabac. — *Pyrosis et vo- 
missement aigre. — Vomissement avec nausées, après le déjeu- 
ner, «^^^nsation depléniludeet bouillonnement dans la r^ion 
précordiale. — Pression dans l'estomac après avoir hu. — 
<^Grampes fréquentes de l'estomac. — ^Après chaque repas, 
douleur brûlante et sensation d'excoriajiou dans- Testomac, 
avec renvois d'air fréquents; les douleur» s*étendent jusqu'à 
rbypochondre gauche et au dos. — Elancements *et douleurs 
dans la région splénique. — Douleurs arthritiques qui passent 
rapidement des membres au ventre* — Mal au ventre avec 
frissons. 

•elle» ^ Fartle« géniUiieM. -*- ^Resserrement du ventre 
et constipation. -^ <^lles peu copieuses et sanguinolentes sur 

. la fin.— *Émiêswnd'urine fréquente et c^xmdante, — ^Pissemeni 
nocturne fréquent» — Urines troubles, épaisses, jaunâtres, 
comme des œufs pourris. — Urines de couleu r jaune rougeàtre. 
•^ Urines fétides. — Dépôt rougeàtre qui adhère aux parois du 
vase. — Douleur d'excoriation dans Turèthre en uriuant. — 
Sueur du scrotum* «- Ecoulement de liqueur prostatique aprt:8 



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DÀPHNE 0fDl€A. •— DIGlTiOlS PDRPURBA. tat 

avoir uriné. — Erections pendant les maux de dents» * Après, 
le cpït« mal aux dents. 

Poitrine. — Voix faible. — Haleine fétide. — Expectoration 
séreuse, abondante. — Expectoration sanguinolente. — "Towv 
avec vomissement, et ^expectoration jaunâtre, écumeuse, mêlée 
parfois de stries de sang.; la toux fatigue et empécbe le som- 
meil. *— «'Baltement et tressaillement du cœur, avec impossibi- 
lité de rester couché sur le côté gauche. — Douleurs aiguës 
dans la région du cœur, avec découragement et tremblement. 
— Ëtoufifemeni la nuit, avea sensation comme «i les glandes du 
coq. étaient gojoilées, et les artères roides de sang. 

Membre», — Douleur à la nuque avec mal à la tète.-r ï^rprit 
brûlant au dos. — Tiraillement douloureux le long de la m/oelle 
épinière, aggravé en sq bdssant. — Phlyetèaes très-pruriteuses, 
aux bras et aux maiio^s. — Douleurs pstéocopes, térébrantes^ et 
douleurs lancinantes aiguës aux âoigts. — Miliaire pruriante 
aux jambes, -r- Douleurs rjiumatismales ..aux . cuisses et aux ge*» 
noux. — Froid aux genoux et aux pieds. — Douleur de contu* 
sion aux orteils.— "^Gonfiçment douloureux de la partie charnue 
du gros orteil, avec douleurs qui souvent passent rapidement 
dans d'autres parties du corps. 



9^2. - BIGITAUS J^URPtlUBA. 

DI&.— l5igHale pourprée.^ âAHiiBHAHN.— J5rifl^ nat, tt prip. Pharmac.homœop., 
p. SOS.-» Doie uHlie : MK — Durée faction : jusqu'à 50 jours, dans quelques cas 
de maladies chroniques. 

AifTiDOTas : N»Tom. op. 

CoHPAaaa atbc : Art, UlU chin, coff. coloe. 00». bell. tMrc. ii-«o«i. op, ffêtr, 
pult. spiff, tut/'Oe, 



CLINIQUE.— Se laissant guider par {'ensemble des symp^ 
tâmeSf onveri!a les cas où l'on pourra consulter ce médicament 
contre : — Affections arthritiques (avec nodosités)?; Engorge- 
ment et induration des glandes; Ictère ; Cyanose ; Affections hy-' 
drojnques ; Fièvres, avec affections gastriques, bilieuses ou mu- 
queuses ; Fièvres lentes, avec affection du système nerveux.? ; 
Fièvres vermineuses?; Mélancolie par affection organique du 
cœur ? ; Apoplexie séreuse? ', Hydrocéphale? ; Ophthalmies catar- 
rhales (arthritiques et scrofuleuses] ? ; Cataracte?; Amblyopie 
amâurotique? ; Affections gastrico-mfAqueuses ou bilieuses ; Gas- 
trite?; Ascite.; Uréthrite chronique?; Rétrécissement de Tu- 
rèihre?; Ténesme de la vessie à la suite d'une gonorrhée; Hy- 



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)04 DIGlTALIg PURPimiSA. 

droch\e\ Aménorrhée avec doigts bleuâtres et taches bleues à la 
face; Hémoptysie; Affections organiques du cœur; Hydrotho- 
rax?, etc., etc. 

Voy. la notef page 47. 



8YBIPTOME8 GÉNÉRAUX, —^^ancement^ brûlants et déchi- 
rements/ surtout dans les membres. — Douleurs pénétrantes et 
sensation de courbature dans les articulations, comme après 

'' une grande fatigue. — Engorgement des glandes. — Gonfle- 
ments tendus et douloureux, surtout des membres. — Gonvul- 
^ sions. — Attaques d'épilepsiê. — "^Gonflements hydropiques. — 
Amaigrissement. — Grand accablement et faiblesse nervetise, — 
Accès de faiblesse excessive, surtout après le déjeuner et le 
dîner. — Prostration subite des forces, comme si l'on allait s^éva- 
noufV^avec sueur générale. 

Pea^» — Démangeaison rongeante^ se changeant, si Ton ne 
gratte pas, en un picotement brûlant et insupportable.— Desqua- 
mation de la peaii de tout le corps. — *»Peau bleuâtre^ parti- 
culièrement aux paupières, aux lèvres, à la langue et aux 
ongles. ' 

(Sommeil. — Envie de dormir le jour et somnolence interrom- 
pue par des accès de vomissements convulsifs. -^ La nuit, 
demi-sommeil avec agitation.— *Somme»7 nocturne^ interrompu 
par des rêves anxieux, avec sursauts. 

Plèvre* — Froid du corps, souvent avec sueur froide, surtout 
au front ou d'un seul côté du corps. — Froid aux mains et aux 
pieds, — Accès fréquents et subjts de chaleur fugace, suivis 
de faiblesse. — Sueurs nocturnes et abondantes, précédées par- 
fois de frissons ou d'horripitation, avec chaleur intérieure dans 
la journée. -— Pouls petit, faiblé^ et d'une lenteur excessive, 
mais accéléré par le plus léger mouvement. 

Moral* — * Angoisse eastréme, surtout le soir^ avec disposition à 
pleurer et grande crainte de Vavenir. — Remords. — Morosité 

' pleureuse, avec sensation de malaise intérieur. — Indifférence. 

— Beaucoup de goût pour le travail. — Faiblesse de la mé- 
moire. — Délires nocturnes et agitation^ 

(Vête. — Etourdissement. — ^Vertiges avec tremblement» -^ Pres- 
sion saccadée à la tête, surtout pendant les travaux d'esprit. 

— Tension dans le front en tournant les yeux. — Déchirement 
dans les tempes et les côtés de la tète. — Elancements aux 
tempes et au front, quelquefois s'étendant jusqu'au bout du nez, 
surtout après avoir bu froid. — Prurit dans le cerveau, d'un 
seul côté de la tète. -^ Sensation en se baissant, comme si le 



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DI6ITALI8 PCRPDREA. 805 

cerveau tombait en avant. — Ondulalions dans le cerveau, 
comine s'il contenait de Peau, avec embarras de la tête. — 
Gonflement de la tête. — La tête fléchit constamment en arrière. 

— Congestions violentes à la tête, avec grand bruit dans 
les oreilles. 

Yeax*^- *Pression dans les yeux, fortement augmentée par le 
toucher. — *Douleur brûlante et pression au*dessus des yeux, 
"avec vue trouble. — ^Elancements dans les yeux. — *Rougeur 
inflammatoire de la conjonctive et des paupières, avec gonfle- 
ment et sensation, comme si du sable s'était introduit dans les 
yeux. — Inflammation des glandes de Meibomius, — *Lar^ 
moiément cuisant, augmenté par une clarté vive et à Pair froid. 
^- * Agglutination des pawpières, avec forte sécrétion de muco- 
sités. — Disposition des yeux à se tourner de côté. — Pupilles 
insensibles et dilatées. — Vue trouble comme à travers un 
brouillard. — Obscurcissement de la vue et cécité complète, 
. comme par une amaurose. — Obscurcissement du cristallin. 

— Illusions de la vue. — Fantômes, visions et couleur d'arc- 
en-ciel devant les yeux. — *Les objets paraisses verts ou 
jaunes. — Etincelles devant les yeux, r- Diplopie. — Le feu 
parait bleu. 

Oreilles» — - Otalgie avec douleurs tensives et contractives dans 
les oreilles. — Gonflement des parotides. 

ITIsai^e* — Pâleur du visage. — ^Couleur bleue des lèvres et des 
paupières. -*- Convulsions d'un côté du visage. -^ Douleurs 
crampoïdes et tractives aux pommettes. — Gonflement de la 
joue avec douleur au toucher. — Eruptions, avec prurit ron- 
geant aux joues et au menton. — Pores noirs et suppurants 
au visage. -^ Gonflement des lèvres. — Eruptions aux lèvres. 
•— Lèvres desséchées^ 

Bottclie* — Apreté, excoriation et grattement dans la bouche et 
la gorge, avec goût pâteux. — Salive douceâtre et fétide. — 

— Salivation avec excoriation de la langue et des gencives. — 

— ^Langue bleuâtre. — Gonflement de la langue. — Ulcère à la 
langue. — Langue chargée de mucosités blanches. 

AppétlU — Goût douceâtre, surtout après avoir fumé du tabac, 
quelquefois avec accumulation continuelle de salive dans la 
bouche. — ^Amertume dans la bouche. — Goût muqueuœ. — 
Goût amer du pain. — ^Absence d'appétit, quelquefois même 
avec langue nette. — Soif, surtout de boissons acides. — Grande 
appétence pour les choses amères. — Après lé repas, pression et 
ballonnement du ventre et de Teslomac. 

Bsloniae. — Renvois et régurgitations aigres, quelquefois après 
le repas. — Pyrosis. •— '^Nausées avec envie de vomir^ acca- 

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306 DIG1TALI8 PURP6BBA. 

blement meral el inquiëlude. — /^Yomituriiion coniruUiTe. — 
Vomissemeols et nausées, avec plénitude et pression à Tépi* 
gaslre. — VomissemerU matutinal ou nocturne. — ^Vomisse- 
merUs de mucosités, "des aliments ou de bile, avec nausées 
excessives. — Nausées le matin en s'éveillant. — Nausées et 
vomissements pendant le repas. — Vomissement des aliments 
dès qu'on crache. — Vomissement violent, avec vertige. — 
Sensation de rétraction de Testomac. — ^Pression, douleur 
brûlante et pesanteur à Testomac et à l'épigastre. ^Sensation 
de faiblesse à l'estomac, comme si la vie aUait s'éteindre, surtout 
immédiatement après le repas. — • Douleurs crampoldes à l'es- 
tomac, parfois avec nausées et vomissements, soulagées par des 
renvois. f«- Elancements au creux de l'estomac, jusque dans les 
côtés et le dos. -— Plénitude au creux de Testomac. 

IFenére» -^ Douleur de tension contraetive dans les faypochon- 
dres. — «Sensibilité et douleurs pressives dans la région du 
foie. — Torsion et pincements crampoldes dans les intestins. 
-* Coliques lancinantes et décMrantes^ avec envie de vomir, 
surtout pendant le mouvement et Texpinition. -^"^fiMlonnement 
du ventre. -- <<>onflemenl hydropique du ventre. — Tranchées 
comme par un refroidissement ou une diarrhée. — Tension 
crampo!de dans les aines. — SouIRrances par des fiatnosités. 

Melles. -^ *Selles blanches comme de la craie ou coutetar de 
cendre. — Diarrhées d'ecceréments mêlés de tffuûosités, précédées 
de frissons et de tranchées. ^ Selles dyssentériques. •— Selles 
involonuires. ^ Diarrhées aqneuses. 

Urines. — Rétention d'urine. ^-- "Besoin pénible et presque 
inutile d'uriner, avec émission d'urines chaudes, brâlantes et 
eœcessivemera rares. — *Em4ssion d'urine difficile, comme par 
rétrécissement de Turèthre. — • Pissement nocturne. — • Flux 
d'urine. — Diminution de la sécrétion des urines, alternant 
quelquefois aveè émission abondante. — Douleurs incisives 
dans l'urèthre, avant et après rémission dès urines. -*-: Émis- 
sion involontaire des urines. — *Urines de couleur foncée, bru- 
nâtres ou rouffeâtres.^ Nausées avant et après l'émission des 
urines. — En urinant, sensation brûlante et constriction dans 
Turèthre. -^ Inflammation du col de la vessie. 

Parties ^énltalem. — Douleur de meurtrissure dans les 
testicules. — Gonflement des testicules. — Appétit vénérien for- 
tement exalté^ avec érections et pollutions fréquentes. — Gon- 
flement hydropique du scrotum. 

I^arynx» -« Enrouement et coryza le matin. — Mucosités abon- 
dantes dans le larynx, se détachant en toussant légèrement. — 
Toux après le repas, avec vomissement des aliments. — *Toux 



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DI6ITALI8 PCBPUBBA. — DRO^BA BOTUNDIFOLIA. SÛT 

sèche, 'aTec douleurs dans les épaules et les bras. •— Toux btibc 
expectoration de matières ressemblant à de l'amidon. — Cuis- 
son dans la poitrine en toussant. — Toux crampoide, Sèche, 
prorvoquée par une conversation soutenue. — * Expectoration 
sanguinolente en toussant. 

W^oHrin^.-^ Respiration péniblement gênée, surtout la. nuit, e» 
étant couché^ et le jour en marchant ou en étant assis. — Le 
matin, constriction suffoquante de la poitrine, forçant à se re- 
dresser dans le lit. — ^^Souffrances asthmatiques comme par 
hydrothorax. — Pression à la poitrine en se tenant courbé. — 
Tension dans la poitrine, avec besoin de respirer profondément; 
-—Douleur contractiv« dans la poitrine en se courbant. •-*> Guis- 
son dans la poitrine.-^ Sensation de faiblesse dans la poitrine, 
provenant de l'estomac. -— Congestion à la poitrine. — Accélé- 
ration des fonctions du€oswr,aveo battements sensibles à l'ouïe, 
angoisse etxontraciion au sternum.— Horripilation au sein. — 
Palpitations violentes, avec bouillonnement de sang, la nuit, 
forçant à Se lever et à ouvrir la fenêtre. 

Vronc. — Douleurs tractives dans le dos et aux reins comme 
après un refroidissement. — Douleurs de meurtrissure aux 
reins, en se mouchant. — Roideur et tension des muscles du 
cou et do la nuque. 

Bra». — Tiraillements paralytiques et déchirements dans les 
bras. — Gonflement nocturne de la main droite et des doigts. 
— Froid auœ mains. -— Déchirements, dans les articulations des 
doigts. — Roideur subite et, paralytique dans les doigts. —Tor- 
peur et engourdissement facile des doigts. 

ïambes* — Grande roideur des jambes après avoir été assis, se 
dissipant par la marche. — Manque d'énergie et faiblesse para- 
lytique dans les jambes. — Gonflement au genou comme un 
stéatome.— Douleurs incisives dans la cuisse, et sensation brû- 
lante dans le mollet, en croisant les jambes. — Tension dans le 
jarret.— Pieds froids. — Gonflement des pieds, le jour seule» 
ment. 



73^ - liROSERA ROTUNDIFOLIA. 

DROS. ^Rotée do loleil. — HÀHiriKAinv. -^Biêt. nat» et prép, Pbarmie. bomoBop., 

p. 104. - Doteê utitiei : 9, 12, iO. -^ Duré* d^aetûm : 6 à 7 jours. 
ÀNTioon : Camph. 
CoMPÀiu AVic : Acon. bry. cin. cupr. hep. hyos. ipee. n-vom. tpoKÇ, veruir. 



GLINIQUC* — Se laissant guider par {'ensemble des symptômes, 

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3011 DllOgBIlA ROTUNDIFOLIA* 

on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : — 
Ëpilepsie ; Fièvres intermittentes ; Presbyopie et autres défauts de 
Ta vue (môme ,à la suite d'ophthalmie syphûiiiquel) ; Affections 
gastriques ; Catarrhe et enrouementj même à la suite des mor- 
billes; Coqueluche; AfTeclions des voies aériennes à la surte du 
croup; Laryngite chronique, même avec ulcération ; Pneumonie 
chronique? ; Phthisie florissante, etc., etc. 
3S^* Voir ia note, page 17. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Élancements rongeants dans la 
cavité des os des bras et des jambes^ excessivement forts, avec 
lancinations violentes dans les artictdations, pendatrt le repos 
plutôt que pendant le mouvement. — Pression lancinante et 

, douloureuse dans les muscles (des membres), ne s'améliorant 
dans aucune position. — Douleur de meurtrissure, sensibilité 
eoDcessivement douloureuse, faiblesse paralytique dans tous les 
membres, — Faiblesse dans tout le corps, avec joues et yeux 
creux. «^ Convulsions épileptiques, avec sommeil et crachement 
de sang après les accès. — La plupart des souffrances appa- 

^ raissent la nuit et le matin, ainsi que dans ia chaleur et pendant 
le repos. 

•ommeil. ^ Ronflement pendant le sommeil, et étant couché 

. sur le dos. — r Sursauts fréquents, avec effroi, pendant le som- 
meil. — Réveil nocturne causé par une sueur qui s'établit. — 
Sommeil à midi et le soir au coucher du soleil- 

Fièvre. — Horripilation par tout le corps, avec chaleur du vi- 
sage, froid glacial aux mains et absence de soif, ou ^frissons 
avec froid et pâleur des mains, des pieds et du visage. — Cha- 
leur avec mal à la tète et toux convulsive. — *Fièvre avec nau- 
sées et envie de vomir y et autres souffrances gastriques ou avec 
mal à la gorge. 

Moral. — Abattement moral, causé par des idées d'inimitiés 
imaginaires. — Ànanété, surtout dans la solitude, lavec peur des 
revenants. — Inquiétude qui ne permet pas de s'occuper 
longtemps du même objet. — Inquiétude sur l'avenir. — Exas- 
pération à la moindre occasion. — Envie de se noyer. — Obsti- 
nation à exécuter ce qu'on a résolu. — La moindre chose met 
le malade hors de lui-même. 

Tête. — Embarras douloureux de la tète, comme après avoir 
parlé fort. — Vertiges en se promenant au grand air, au point 
de faire tomber (à gauche). — Douleurs pressives à la tête, sur- 
tout au front et aux pommettes, quelquefois avec nausées et 
étourdissement. *- Battement et marteliement au front du de- 



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DROSERA ROTUNIMFOLIA. S09 

dans au dehors. *^ Douleurs d'exeoriation au cuir chevelu, 
Yeax. — Élancements dans les yeux, vers le dehors, surtout 
en se baissi^t. — ^Suspension de la vue, ou confusion et pâleur 
des caractères en lisant. — *Presbyopie. — <*ËbiouissMnent par 
la clarté des lumières et celle du jour. — ^Yoile devant les 
yeux. 
Oreille». -*- Élancements et serrement datis les oreilles, sur- 
tout en avalant. -— Dureté de l'ouïe avec bourdonnement et 
bruissement dans les oreilles. 
IVes. — ^Saignement de nez, surtout le soir. — Mouchement de 
sang. — Pores noirs au nez. — Sécheresse continuelle du nez. 

— Grande sensibilité aux odeurs acides. r~ Coryza fluent avec 
éternument. 

Visage. — Pâleur du visage avec joues creuses et yeux abat- 
. tus. -*- Sensation brûlante et picotante à la peau des joues au- 
dessous des yeux. — Lèvres gercées et constamment sèches. — 
Pression dans les pommettes vers le dehors^ aggravée par la 
pression et le contact. — Pores noirs au menton, à la face et 
au nez. 
Boaclfte et Ckirge. — Douleurs lancinantes dans les dents, 
après avoir pris des boissons chaudes. — Ulcères à la langue. 
— '^Saignement de la bouche. — Ulcération du voile du paFais. 

— Élancements à la gorge, après avoir mangé du salé. -— Dif* 
ficulté d'avaler des aliments solides^ comme par rétrécissement 
de la gorge. — Sensation dans la gorge, comme si des mies de 

. pain s'y étaient arrêtées. — Renâclement de mucosités jaunâtres 

ou verdâlres. 
Appétit. — Soif surtout le matin. Insipidité des aliments. — 

Goût amer des aliments et surtout du pain. — Renvois amers. 

— Hoquet fréquent. — Écoulement d'eaux comme des pituites. 

— ^Répugnance pour la viande de porc. — Vomissements la 
nuit et après le dîner. — ^Vomissements de bile, le matin. — Vo- 
missement de sang. — Nausées après avoir mangé des aliments 
gras. — ^Vomissements de glaires et des aliments, pendant la 
toux. — Élancements et battements au creux de Testomac. 

Ventre. — Douleurs dans les hypochondres, en toussant et au 
toucher. — Coliques après avoir mangé des acides. 

Ilelles et Urines. — Selles fréquentes de mucosités sangui- 
nolentes, avec tranchées. — Besoin fréquent d^uriner^ avec 
émission peu abondante, souvent goutte à goutte. — Emission 
d'urioe la nuit. — Urines brunâtres, d'une odeur forte. 

Bégles. — Règles supprimées. — Règles tardives. — Flueurs 
blanches, avec douleurs comme celles de Tenfantemenl. 

I^arynx. — Fourmillement dans le larynx, qui provoque une 

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1 1 • DR08RA ROnmDlFOLIA. 

petite toux et des élanoements jusque dans la gpDrge. — Sensa- 
tion comme s'il y avait un corps mou dans le larynx, une plume, 
par exemple. — Sensation ie sécheresse^ d'àpreU et de graUe-» 
ment au fond du gosier, avec besoin de tousser. *— *Enrou&' 
ment, et voix très-basse et creuse, — ^Endolorissemént du 
larynx, en parlant. — Accumulation de glaires, alternalWe- 
ment dures et molles, jaunâtres, grisâtres et Terdàtres. <— *Touct 
et enrouement, — Toux que Ton tire du fond de la poitrine, 
avec douleurs dans les hypochondres et la poitrine, soulagées 
en appuyant 1» main dessus. — Toux la nuit et le soir, im- 
médiatement après s^être couché. — *Toux sèche crampo^ide, 
Mvec vomiturition. — *Toux fatigante comme la coqueluche^ 
avec visage bleuâire, respiration sibilante, accès de suffoca- 
tion, saignement du nez et de la bouche^ et anxiété. -— La toux 
est provoquée par des rires, des pleurs et des émotions mo- 
rales. — * Vomissement des cdiments après et pendant la toux. 

— Toux avec haleine fétide. — Le chant, la fumée du tabac 
et les boissons excitent la toux. — Toux avec expectoration 
d'un sang rouge vif, ou de caillots noirâtres. — *Toux le matin 
avec expectoration amère et nauséabonde. — *Toux avec expec^ 
toration de matières puruler^es, et élancements dans la pwtie 
supérieure dé la poitrine. — Expectoration verdâtre. 

Poitrine. -*- Gène de la respiration en parlant, comme si la 
gorge se contractait, principalement' en étant assis. — Oppres- 
sion de poitrine, comme si, en toussant ou en parlant, quelque 
chose arrêtait la voix. —Serrement de la poitrine en toussant. 

— Douleurs à la poitrine en toussant et en éternuam. — Dou- 
leurs d'ulcération sous-cutanée au sternum, en pressant 



. -^ Dauteur de meurtrissure dans le dos, <^ Roideur de 
la nuque, avec douleurs pendant le mouvement. — Pores 
noirs à la poitrine et aux épaulés. 

Iras. — Douleurs de meurtrissure dans ks articulations des 
brcts et des mains. — Crampe et enroidissemea.t des doigts en 
saisissant un objet. — Douleurs nocturnes dans les os du bras. 

lamlies. — Douleurs paralytiques dans Tarticulation xoxo-fé- 
morale et dans les cuisses en marchant, et qui force à boiter. 
— Élancements incisifs dans les jambes. — Déchirements dans 
les articulations du pied, comme si elles étaient déboîtées, seu- 
lement en marchant. — Roideur de rarttculatioii des pieds. — 
Sueur froide aux pieds qui sont constamment froids. 



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DUtCAlUBA. ail 



74. - BVLGAMABA. 

Dt*LC. — Douee-amère.— HAminiiAiaf.— Bi$t,'nat, Btprip, Pharmafi. homceop.» 
p. 105.— Doiû nntée : 90> — Ihêréê tPœtion : 10 à SO jours. 

AirriDOTBs : Camph. ipec. merc. — On VempUnê comme antidote de Cupr. 

CoMPAmxm ATBC : Aeon, atif Ml, bry. con. eupr» ipec. laeh, merç, n-vo«f. phoi. 
rkuMt suif. '— C'est sortoai après ; Çupr, mère, et lach,, que dalc. se montre effi- 
cace, lorsqu'il est d'ailleurs indiqué. 



CLINIQUE* — Se laissant guider par Vensemble des symptâînes, 
on yerra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
— Souffrances par l'abus du mercure ; Affections par suite d'un 
refroidissement (dans l'eau aussi) ; affections des membranes 
muqueuses; Affections scrofuleuses, avec engorgement et indu- 
ration des glandes ; Tumeurs froides ; Affections hydropiques; 
Paralysies; Affections à la suite des morbîlles ; Dartres de diffé- 
rentes espèces, même celles par Tabos du soufre ; Pemphîgus 
chez lès enfants ; Ramollissement des os ; Eruptions urticaires; 
Verrues ; Scarlatine et miliaire pourprée, lorsqu'il y a compli- 
cation de ces deux maladies; Fièyre, avec affection des mem- 
branes muqueuses; Céphalalgie, surtout par suite d'un refroi- 
dissement; Croûte de lait; Ophthalmiescrofuleuse; Àmblyopie 
amaurotique; Glosspplégie; Angines, surtout Tangine catar- 
rhale (après Tusage du mercure) ; Affection scorbutique des gen- 
cives; Cholérine; Dyssenterie par refroidissement; Diarrhée 
muqueuse?; Catarrhe de la vessie; Rétrécissement de l'u- 
rèthre?; Bubons scrofuleux ; Dartres aux parties génitales; 
Catarrhes invétérés avec enrouement ; Coqueluche?; Phthisie 
muqueuse?; Asthme pituiteux; Pneumonie chronique?;!^- 
drothorax; Phthisie florissante?, etc.^ etc. 
JBJ^* Fotr to noec, page 17. 



8YMPT01IE8 GENERAUX. -*- *Ikmleur8 déchirantes, ou lan- 
cinantesy tractives dans les membres.-^ * Souffrances comme par 
refroidissement dans diverses parties. — Aggravation des 
souffrances, principalement le soir ou la nuit, et pendant le 
repos ; amélioralioo par le mouvement. — Douleurs avec froid 
au corps. — oSécrétionet excrétion immodérée des membranes 
muqueuses. — *Gonflement et induration^les glandes, •-*> Amai- 
grissement. — "Gonflement hydropique de tout le corf», des 



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312 DIJI.CA1IARA. 

membres Cl du visuge. — G<w/ïéwent rapide de tout le corps. 

— Faiblesse et courbature de tout le corps. — Convulsions 
aemi-lalérales, avec perle de la parole. — Affectiom paraly^ 
tiques des membres. — Grande lassitude. 

Peau.-— Sécheresse el chaleur de la peau» — *Miliaire urticaire 
avec fièvre, — '^^Darires de différenles espèces, savoir : a.) •Dar- 
tres humides, croûleuses, ~pâles^ suintantes après les avoir 
grattées; b.) Dartres rougeâires avec auréole rouge, saignant 
après les avoir grattées ; c.) Dartres à bords rouges^ avec sen- 
sibilité douloureuse au contact et à Teau froide; d. ) Petites 
dartres rondes, saignant après avoir gratté; e.) •Dartres 
sèches^ furfuracées. — •Croûte dartreuse sur tout le corps. — 
*Eruplions darlreuses avec gonflement des glandes. — ^Verrues. 

— •Darlres dans les arlicurations. — •Eruption de pustules 
pruriantes^ qui passent en suppuration et se recouvrent d*une 
croûte^ surtout aux membres inférieurs et à la partie posté- 
rieure du corps. 

Sommeil. — Forte envie de dormir, Je jour. — •Sommeil 
. nocturne, agité, inquiet, par suite de chaleur et de tressaille- 
ment dans le corps, surtout après minuit. — Réveil dé très-bonne 
heure, — Rêves efifrayaotâ. — Visions le malin, en's'éveillant. 

Wiéwre, — Le soir, frissons fréquents et froid, ne s^apaisant 
pas même à la chaleur du feu. — Froid pendant les douleurs. 

— •D'abord frissons fébriles, puis chaleur brûlante axec douleur 
étourdissante à la tête, visage rouge, chaleur brûlante dans le 
palais, et soif inextinguible de boissons froides. — *Chaleur 
sèche et sensation brûlante à la peau, avec délires el soif. — 
•Fièvre avec exacerbation le soir. — Pouls dur, tendu. — Sueur 
générale, surtout la nuit. — Sueur fétide, avec émission abon- 
dante d*urines. 

If oral. — Agitation morak. — Grande impatience. — •Désir 
impatient de diverses choses, qu'on repousse dès qu'on les a 
obtenues. — Disposition à se quereller^ sans colère. — Délires 
nocturnes, avec exacerbation des douleurs. 

Tète. — •Grand étourdissement, comme s'il y avait un étau sur 
le front. — Douleurs pressives, étourdissantes à diverses parties 
ëe la tète. — '^Térébration et douleur brûlante dans le front^ 
avec fouillement de dedans en dehors. — "^Les maux de tète 
s'aggravent par le plus léger mouvement, •et même en parlant. 

— Sensation de pesanteur à la tête, — Congestion à la tète, 
avec bourdonnement d'oreilles et dureté de l'ouïe. — Sensation 
comme si L'occiput était plus développé. 

Yeux. — Pression aux yeux surtout en lisant. — r Sensation 
comme s'il jaillissait du feu par les yeux. — ^Inflammation des 



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DULGAMARA. 313 

yeux. — Tressaillement des paupières à l'air froid. — Ëtineelles 
devant les yeux. •— Vue trouble, comme par une amaurose 
commençante. 

Oreilles* — Otalgie^ la nuit, ayec nausées. — Tiraillements ai' 
gus, ayec élancements dans les oreilles. 

We«. — Épistaxis d'un sang très-chaud et rouge vif, avec dou- 
leur pressive au-dessus du nez. -^ Coryza avec obturation du 
nez, aggravé à Tair froid. 

Visage* — Pâleur du visage avec couleur circonscrite des joues. 

— «Éruptions et verrues au visage. — •Croûtes épaisses, bru- 
nâtres ou jaunâtres, au visage, au front, aux tempes et au men«* 
ton. — Dartre suintante aux joues. — Tressaillement des lè- 
vres à Tair froid. — Paralysie de la mâchoire inférieure. — 
•Gonflement des glandes sous-maxillaires. — Rougeur du vi- 
sage. — Distorsion de la bouche*. 

Bouclie. — Salivation. — Sécheresse de la langue. — «Langue 
chargée de mucosités épaisses. — Gonflement de la langue. — 
Boutons et ulcères dans la bouche. — Gencives décollées et 
fongueuses. — ^Paralysie de la langue et parole embarrassée^ 
surtout en de refï*oidissant. — Mal de gorge, comme par allon* 
gement de la luette, avec douleur pressive. — Chaleur brûlante 
dans le palais. — *Maux de gorge, comme après un refroidisse-- 
ment. 

Appétit. — Goût fade, et comme de savon, dans la bouche. ^ 
•Amertume de la bouche. — *Soif ardente de boissons froides, 
généralement avec sécheresse de la langue, jointe à une sécré- 
tion plus abondante de salive. — Faim, avec répugnance pour 
tout aliment. — Après avoir mangé modérément, ballonne- 
ment du venireet de l'épigastre. -^ *Nau8ées, avec vomissement 
de mucosités visqueuses. 

flstomae. —"^Pression à l'estomac et jusque dans la poitrine. 

— Contraction crampolde à l'estomac, au point de suspendre la 
respiration. — Rétraction de l'épigastre, avec douleur brûlante. 

Ventre. — Douleurs dans la région ombilicale, -rr Pincements 
lancinants et tranchées dans la région ombilicale, surtout la nuit. 

— Pincements, rongements et sensation comme si un ver ram- 
pait dans le ventre. — *Mau(D de ventre, comme par un refroi- 
dissement. — '^Engorgement inflammatoire et induration des 
glandes inguinales, avec douleurs tractives et tensives. 

Selles. — Constipation. —*D»arr/iée, comme après un refroidis- 
sement, avec tranchées, ou avec vomissements, renvois et soif. 

— '^Diarrhées de mucosités verdâtres ou brunâtres. — Diarrhée 
sanguinolente^ avec démangeaison à l'anus, et chute du rec- 
tum. -*- «Diarrhées nocturnes, séreuses, avec colique». 

6« tun. — T. I. 27 



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su DCLGAMARâ. — BOPHOUIUM. 

Urines* — Rétention d^urine. — Urines rares et fétides. — 
Urine claire et Tis4uettse, ou trouble, avec sédimefU muqueuœ.^^ 
Urines rouges, brûlantes. — ^Émission involontaire des urines, 

. comme par paralysie du col de la yessie. — Émission difficile 
des urines, et goutte à goutte. ^ «Ëpaififtissement de la yessie. 
— "^Écoulement de mucosités par l'urèthre. — Rétrécissement 
de l'urèthre. — Urines troubles et blanchâtres. 

MiPles* — Règles retardées et plus abondantes. — ^Éruption 
dartreuse aux grandes lèyres, •*- Avant les règles, éruption mi- 
liaire. — Dartres au sein. 

MmwjniL. — Catarrhe et enrouement, comme par un refroidisse- 
ment. — <^oux ayec enrouement. -—Toux grasse. — Toux avec 
expectoration de sang rouge yif . — *Toux semblable à la co- 
quehiche, <*proyoquée en respirant profondément. 

IPoltrine. — Forte oppression de la pot^'ne,. sur tout en respi- 
rant. *- Élancement obtus, comme des coups, dans et sur les 
deux côtés de la poitrine. -rDouleur pénible, d'ondulation dans 
le côté gauche de la poitrine. — Fort battement de cœur, sen- 
sible à Textérieur, la nuit, 

Tjtouc» -* Douleurs violentes dans les lombes, au-dessus des 
hanches, fouillantes, lancinantes ou tractives, principalement 
la nuit dans le repos. '— Roideur de la nuque. — Engorgement 
et induration des glandes de la nuque et du cou. — tiraille- 
ments lancinants aux reins, aux épaules et aux bras. 

Wwmn* — Paralysie des !t(f:as, ayéc froid glacial, comme par une 
apoplexie. ^ Douleur paralytique dans les bras^ comme par une 
meurtrissure, principalement dans le repos. — .^Éruption dar- 
treuse et verrues aux mains. — Sueur dans la paume des mains, 

SmnÊtsem. — Tractions et déchirements dans les jambes^^ surtout 
dans les cuisses. — Dartres aux genoux. — Bouffissure et gon- 
flement de la jambe jusqu'au genou. — Sensation brûlante 
dans les pieds et les orteils. -* Desquamation érysipélateuse 
et prurit au pieds. — Fourmillement dans les pieds. 



7». - EUPHORBIUM. 

BTJPHORB. r- Euphorbe officinal.— Aichivm db Stapv. — i7if <. nai, êi pr^, 
Pharmac. homœop., p. t07. — Doiei utitéei : tl, SO. — Duré0 tTaetûm: }m* 
qa'à 50 jours, dans qaelques cas de maladies chroniqaes. 

AiTTiAOTis : Çamph. citr. 

CoMPARBi ATsc : Bell, merc* mez. nitr-ac* — C'est surtout après Ml, mire» et ni/r- 
ac,t que ce médicameot convient, lorsqu'il est d'ailleurs indiqué. 



CLINIQUE. — * Se laissant guider par Y ensemble des a^fmp- 

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EVPHORBIUII. SIS 

tâmeg, on verra tes cas où Ton pourra consulter ce médicament 
contre : —Souffrances par l'abus du mercure? ; Affections des os 
et des membrttnes muqueuses?; Ulcères invélérés et torpides?; 
Scarlatine ?; Verrues ; Ophthalmies catarrhales? ; Érysipèle vési- 
culeux de la face?; CEsophagite?; Gastralgie?; Ébréchement des 
dents; Ptyalisme ; Affections des voles urinaires ; Suites fâcheuses 
d*une pleurésie ou d'une pneumonie, avec adhérence de la plè* 
▼re?, etc., etc. 
SS^ Vojf. la nùte, page 17. 



BTM l^TOHES GÉNÉRAUX.— Douleur dans lesmembres, dé^ù 
rmttSy ou pressives et lancinantes, surtout dans le repos, sou- 
lajgfées par le mouvemenl. — Douleurs lancinantes et tensives 
dans les muscles. — Douleurs brûlantes à diverses parties du 
corps, surtout dam les organes internes. — Faiblesse paraly- 
tique dans lés articulations, avec difficulté de se lever de son 
siégé. — Grande mollesse et lassitude. — La plupart des symp- 
tômes sont aggravés pendant le repos, en étant assis et au tou- 
cher. 

Peaa. '^Prurit rongeant et brûlailtt qui oblige à se gratter pres- 
que constamment. -— Stries d'un rouge pourpre sur la peau.— 
Furoncles. — Ulcères indolents. — (Sphacèle?) — "Verrues. 

•ominett. — Envie de dormir le jour, accompagnée de bâille- 
ments fréquents. -^ Somnolence comateuse, le jour. — Diffi- 
culté de s'endormir le soir, avec tremblements et sursauts. ^> 
Réveil fréquent. 

Flév^ire. — Horripilation et fnamqae de chalewr vitale, surtout 
dans les affections des organes internes. — Frissons au com- 
mencement du repas. — Horripilation et frisson avec froid des 
mains et chaleur des joues, sans soif. — Sueur mafutinale, avec 
chaleur, sans soif. 

Moral.— Appréhensions anxieuses.- Taciturnité.— Goût pour 
le travail. 

Vête. — Vertige tournoyant à faire tomber de côté. — Maux de 
tête pressifs^ lanciuants. — Douleur de meurtrissure à Vocdput. 
— Inflammation érysipélateuse deTextérieur de la tête. 

Yeux. — Inflammation des yeux, avec prurit et sécheresse des 
paupières et des angles des yeux. — Inflammation chronique 
des yeux. — Larmoiement cuisant et agglutination nocturne des 
paupières. — Sécrétion abondante de mucosités dans les angles 
des yeux* — Trouble de la cornée. — Trouble de la vue. — 
Myopia. — Diplopie. 

•relllefi et IVes. — Otalgie en plein air. — Démangeaison 



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816 EUPHORBIUM. 

suffoquante dans le nez et jusque dans le cerveau, avec écoule- 
ment abondant de mucosités. — Ëternumenl fréquent. 

Pace. -^ Gonflement éryHpélateuœ de la joue avec éruption de 
vésicules jaunâtres et douleur térébranie et fouillante. — Gon- 
flement pâle de la joue. — Douleur brûlante à la face. ~ 

Dents. — Maux de dents pressifs, lancinants, ou avec douleur 
térébrante, aggravés par le contact de la mastication, ou bien 
au commencement du repas, avec frissons et douleur dans la 
tête et les pommettes. — *Ébréchement des dents. 

Bonelie et Ckiripe. — Sécheresse de la bouche, sans soif. — 
Salivation avec horripilationy envie de vomir et pincements 
dans l'estomac. — Salivé salée. — Douleur brûlante depuis la 

. ^or^6 Jusqu'à Testomac, accompagnée de chaleur, anxiété, trem- 
blement et écoulement d'eau par la bouche^ comme des pi- 
tuites. 

Estomac. — Goût fade, rance, amer.— Forte soif des boissons 
froides. — Renvois à vide. — Hoquet. — Écoulement d*eau 

. par la bouche » comme des pituites, aveb chaleur, anxiété 
et tremblement. — Douleur de meurtrissure à Testomac. 

— Relâchement et flaccidité de Testomac, avec rétraction du 
. ventre. — Crampes d'estornac contractives. — Pincements et 
. sensation de grifïement à l'estomac. — Douleur brûlante dans 

Vestomac et à l'épigastre. — Inflammation de l'estomac. 

VeBtre. — Maux de ventre avec douleurs constrictives. — (7o- 
lique spasmodique, venteuse, avec douleur d*écartement ou qui 
semble presser yen le haut, soulagée généralement en appuyant 
la tête sur le genou et le coude. — Sensation de vacuité dans 
le ventre. — Douleur briflante dans le ventre. — Déchirement 

, comme par suite de luxation dans les aines. 

Aellea et l^rlnea. — Envie, pressante d'aller à la selle, avec 
prurit au rectum. — Diarrhées liquidés avec ténesme, sensation 
de brûlure à l'anus, et douleur d'excoriation dans le ventre. — 
Envie pressante d'uriner avec écoulement difficile, peu abon- 
dant et goutte a goutte. — Ecoulement de sang par Turèthre. 

Parties génitales» — Lanciuations déchirantes au gland. 

— Prurit voluptueux au prépuce. — Déchirement dans les tes- 
ticules. — Douleur brûlante au scrotum. — Érections corUi" 
nuelles sans lascivité, — Écoulement de liqueur prostatique. 

l4irynx. — Toux sèche, creuse, provoquée par un chatouille- 
ment brûlant dans la trachée-artère et la poitrine. — Toux sè- 
che^ jour et nuit, comme par une oppression, le matin avec 

. expectoration fréquente. 

Poitrine. — Respiration gênée et haleine courte» avec dou- 
leur lensive dans les muscles de la poitrine. — Sensation d'ex- 



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EUPHORBIUM. — EUPHRASIA OFFICINALES. 317 

tension spasmodique dans la poilrine. — Sensation comme si 
un des lobes du poumon était adhérent: — Pression dans les . 
muscles de la poilrine. — Lancination pressive sur le sternum. 
-— Lancination dans le côté gauche de la poitrine^ pendant le 
repos, soulagée par le mouvement. — Douleur brûlante dans la 
poitrine. 
Tronc et Membres. — Douleur crampoïde dans l'épine 
dorsale, le matin au lit, en étant couché sur le dos. — Sueur 
au cou. — Tension paralytique dans Tarticulation de Tépaule^ 
pendant le repos, soulagée par la marche. — Stries écarlates 
sur Tavant-bras, prurianies au toucher. — Tractions crampoïdes 
à la main après avoir écrit. — Douleurs de luxation dans les 
hanches. •— Douleur brûlante, la nuit^ dans les os des cuisses. 
— Grande faiblesse des jambes, — Contraction crampoïde des 
orteils. 



76. -- EUPHRASIA OFFIGINALI8. 

BUPHB. — Eaphrasie officinale. — Hahumann. — iSTû/. nat. elprip. Pharmae. 

homœop.« p. t08. — . Doie usitée : 50. — Durée (Taction: jusqu'à 20 jours dans 

quelques cas. 
Amtidoti : Puis?. 
CoKtAiM Avic : Arn. merc. n-vom^puls. seneg, spig. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Yensemble des symp- 
tômes, on verra les cas où l'on pourra consulter ce médica- 
ment contre : — Suites fâcheuses d'une contusion , d'un coup , 
d'une chute, etc.; Ophthalmes rhumatismales, scrofuleuses , 
catarrhales^ traumatiques ^ etc. ; Blennorrhée des yeuçc; Obscur- 
cissement^ inflammation et taches de la cornée ; Amblyopie 
amaarotique ; Toux humide à la suite de la grippe ; Condy- 
lômes , etc. , etc. 

35^ Voir la note, page \ 7^ 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Douleurs crampoïdes par tout 
le corps. — Picotement aux extrémités comme par une mouche, 
avec sensation de torpeur. — Exacerbation des symptômes le 
soir. — Forte envie de dormir le jour, comme par fatigue des 
yeux. — Bâillements violents en se promenant au grand air. 
— Lancinations violentes à diverses parties et qui empêchent 
de dormir. — Rêves effrayants avec réveil fréquent et en 

27. 



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318 EUPHRASIA OFFICINALIS. 

sursaut» avec effroi. — Prédominance du froid. — Forte sueur 
nocturne. — Taciturnité et répugnance pour la conversation ; 
on est concentré en soi-même. — Indifférence hypochondriaque. 

— Paresse. — Mélancolie. 

Vêle. — Embarras et dtmleur de meurtrissure dans la tête , le 
soir, augmentés en étant couché. — Maux de tête pressilk, 
avec photophobie ei chaleur y principalement au front. — Elan- 
cements aux tempes et au front. — Battement dans la tète» sen- 
sible au dehors. 

Yeux. — Pression dans les yeux. — Sensation mordicaote dans 
les yeux. — Rougeur inflammatoire des yeux. — '^Inflatnmatûm 
de la cornée. — '^Inflammation et ulcération du bord des pa»" 
pières, avec maux de tôte. — ^Cicatrices d'ulcères et taches à 
la cornée. — *Ecoulement abondant de larmes carrasives, an 
point d*aveugler , surtout quand on est exposé aa vent. — 
'^Gonflement et agglutination des paupières. «— Caisson dans 
les yeux, comme par du sable. — Lancinations dans les yeux, 
excitées par une lumière trop Tive. — Eruptions de petits boa- 
tons miliaires autour des yeux. — ^Sécrétion abcmdante de 
mucosités, quelquefois sanguinolentes , par les yeux et les pou- 
pières, — Compression dans les paupières. — Contractioo 
dans les yeux et les paupières , qui force à clignoler. -— La 
lumière semble être obscure et vapiller. '— ' Phatophobie, sur- 
tout à la lumière du jour et au soleil. 

Oreilles. — Otalgie, avec douleurs térébrantes dans la région 
du tympan. 

IVes. — Boutons purulents aux ailes du nez. — Excoriation et 
sensibilité douloureuse des narines. «— Epistazis. — Goryu 
fluent, le jour; la nuit, obturation du nez. — ^Violent corysa 
fluent, avec sécrétion abondante de mucosités, embarras excessif 
de la tôte et larmes corrosives dans les yeux. 

Ylmi^e. — Rpideur des joues , en parlant et pendant la. naasti- 
cation , avec sensation de chaleur et douleurs lancinantes. — 
Miliaire au visage, avec sensation de brûlure et rougeur , en se 
mouillant la face. — Lèvre roide comme si elle était de bois. 

— Elancements dans la mâchoire inférieure et au menton. 
Bouclie. — Bégayement et interruptions fréquentes de la parole. 

— Parole difficile , à cause d'une roideur paralytique de la 
langue et des joues. — Sensation d'un gloussement qui remonte 
dans la gorge. 

Beniif. — Douleurs lancinantes dans les dents inférieures. — 
Saignement abondant des gencives. 

Estomac — Urines. — Goût insipide. — Nausées et amer- 
tume dans la bouche après avoir fumé. — Renvois avec goût 



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EUPHRA5IA OFFIGINALIS. — FfiRRIllII. 819 

des aliments. — Pincements dans le ventre par^ courts accès, — 
Serrement pressif et brûlant au travers dn yentre. ^ Coliques 
alternant av^c afTections des yeux. — Selles dures et in- 
suffisantes, — Emission fréquente d'une urine abondante, et 
claire. 

Parties viriles* -^ Rétractions spasmodiques des parties 
génitales , le soir , au lit. ~ Prurit lanciuant et Toluptueux au 
gland et au prépuce. — <^Ck>ndylômes. — Rétraction et four- 
' millement des testicules. 

Poitrine. — Toux^ surtout le jour, avec expectoration difficile. 

— Toux , avec suspension de la respiration. — Toux matuti- 
nale, avec expulsion abondante de mucosités, et coryza fluent. 

— Gène de la respiration , même en étant assis. 
Membres. — DotUeurs crampoïdes\ pressives, dans le dos, — 

Douleur d'engourdissement dans les bras et les mains. — 
Douleurs crampoïdes , pressives , dans les mains et les doigts, — 
Accès de gonflement des articulations de la main ou des doigts 
en remuant ces parties. — Torpeur des doigts. -^ Elancements 
dans les jambes pendant le repos. — Tension , comme par 
raccourcissement des tendons dans le jarret et le tendon 
d'Achille , en marchant. — Sensation de pesanteur et douleur 
crampcfide dam les mollets , en restant longtemps debout. — 
Secousses qui remontent le long de la cuisse, suivies de torpeur 
paralytique de cette partie. ' 



77. ^ FERRUM. 

FKR. — Fer métaUique. — HiBiriHÀHR. ^ Biil, nat,€t prép, Pharmae. homœop.» 

p. tOi^^ Doui untéei : lt,iO,'-^ Durée à^aetio» : 6'à7 lenaioes duu quelques 

cas de maladies chroniques. 
AimooTB8> Ara. ars. bell. chin. hep. ipee. merc. puis. Teratr. — OnVemploit 

comme antidote de : Ars. chin. thé de Chine. 
GoMPÀEii Avic > Amm. are. cale, earlhveg. cham^ ehi», cio. Çtaph, kep, ipec. 

D-vom. pule, sep. thni. Teratr. 



CLINIQUE.— Se laissant guider par Vensemble des sympUknes^ 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 
— Affections arthritiques ; Suites fâcheuses de l'abus du quin- 
quina ou du thé de Chine ; Paralysies, celles aussi qui pro- 
viennent de pertes débilitantes ; Affections hydropiques; Chlo- 
^ rosé ; Congestion de sang et hémorrhagies, avec surexcitation de 
tout le système sanguin ; Atrophie ? ; Faiblesse par. suite de 



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320 FERMJM. 

pertes débilUantes ? ; Fièvres intermillentes^ empirées par l'abus 
du quinquina; Migraine; Céphalalgie congestive; Ophthalmies 
scrofuleuses ? ; Héiporrhagies nasales et buccales ; Dyspepsie 
avec vomissement des aUmerUs (surtout chez les sujets phthi- 
siques); Gastralgie; Coliques spasmodiques , flatulentes et 
vermineuses; Lientërie?; Diarrhée, surtout chez les personnes 
pbthisiques et chez les enfants; Ascarides ; Métrorrhagie après 
l'accouchement aussi ; Stérilité ; Avortemeol ; Vomissement 
des femmes enceintes ; Grippe ; Coqueluche?; Asthme spasmo- 
dique (et flalulent]?; Toux coovulsive; Phthisie (première 
période) ; Hémoptysie ; Congestion à la poitrine, avec palpita- 
tions de cœur ; OEdème des pieds par suite de pertes débili- 
tantes, etc., etc. 
M^ Voy, la note, page 17. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Douleurs irioleotes, déchire^ 
ments et élancements surtout la nuit, avec besoin de remuer les 
parties affectées. -^ Varices. -^Crampes et contractions spas- 
modiques des membres. — Gonflements hydropiques, avec 
douleurs lancinantes. — * Bouillonnement de sang et hémorrha- 
gies, — La plupart des symptômes se manifestent la nuit^ 

. s*aggravent en étant assis, et s'améliorent par un mouvement 
doux. — '^Grande lassitude et/aiblesse générale, excitées même 
par la parole, alternant souvent avec un tremblement anxieux 
de tout le corps. — ^Amaigrissement, — Après s'être promené 
au grand air, fatigue nerveuse au point de perdre connaissance, 
avec obscurcissement des yeux et bourdonnement dans la tête. 

— Grand besoin d'être couché et faiblesse paralytique. 
Peaa. — Sensation brûlante à diverses parties de la peau, avec 

douleur d'excoriation au toucher. — ^Pâleur de la peaa de tout 
le corps, ou teint terreux. 
Sommeil. — '^Grande fatigue somnolente, avec sommeil agité, 
la nuit, jactation- anxieuse, affluencc de rêves et difficulté (de 
se rendormir lorsqu'on s'est éveillé. •*- Sommeil tardif, le soir. 

— Yeux à demi ouverts pendant le sommeil. — Impossibilité 
de dormir en étant couché sur le côté. 

Wiéwre. — Frissons fréquents et de courte durée. — <^Manque 
de chaleur vitale. — Frissonnement le soir, avec froid dans le 
lit, toute la nuit. — Frissons avec forte soif, précédés oa accom- 
pagnés de mal à la tète. — Chaleur sèche avec besoin de se 
- découvrir. — BouillonnemerU de sang, le jour, avec chaleur le 
soir, surtout dans les mains. — ^Fièvre avec congestion à la 
tête» bouffissure autour des yèux^ gonflement des veines, vo- 



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FERRCM. 321 

missement des aliments, respiration courte et faiblesse paraly- 
tique. — Siteur abondante, facilement proî;oçwée par le moindre 
mouvement et pendant le sommeil. — Sueur nocturne d'odeur 
forte. — Sueur froide avec anxiété pendant les crampes. — 
Sueur collicative et visqueuse. — ^Sueur le malin, à la suite des 
maux de tête. 

Moral. 7- Anxiété avec battements dans Vépigastre. — Humeur 
querelleuse, acariâtre, emportements et ergoterie. — Gaieté 
alternant avec tristesse d'un jour à Tautre. 

Tête. — Embarras et pesanteur de la tête. — Vertige à faire 
tomber en avant comme par Le mouvement de la voilure, "^^sur- 
tout en se baissant, en se remuant, etc. — Étourdissement et 
vertige tournoyant en regardant l'eau courante. — *Douleur 
pressive dans la lête^ surtout à l'air frais. — Embarras dou- 
loureui; dans la tête, au-dessus de la racine du nez, surtout le 
soir. — Tiraillement depuis la nuque jusque dans la tête^ où 
Ton ressent des élancements et un bourdonnement. — *Maux 
de .tête périodiques, martelants et pulsatifs^ 'qui obligent à se 
coucher, *^toutes les deux ou trois semaines. — Congestion à la 
tête. — Douleur au cuir chevelu^ comme s'il était écorché. ^- 
Ghute abondante des cheveux, avec douleur lorsqu'on les 
touche. 

Yeox. — Yeux troubles, ternes et larmoyants, surtout après 
une légère fatigue (en écrivant). -^ Yeux rouges, avec douleur 
brûlante, — Gonflement et rougeur des paupières avec un 
orgelet. 

Oreilles et Mes. — Bourdonnement dans les oreilles, sou- 
lagé en appuyant la tête sur une table. — Épistaxis, principale- 
ment par une seule narine et le soir. — Accumulation conti- 
nuelle de caillots de sang dans le nez. 

Face et Cior^e. — '^Visage terreux ou '^pâle, hâve, avec yeux 
enfoncés. — * Visage rouge comme du feu. . — Taches jaunes ou 
bleuâtres à la face. — Petites taches rouges sur la joue qui est 
pâle. — Bouffissure de la face autour des yeux. — *Lèvres pâles._ 

— Douleurs pressives dans la gorge, en avalant. — "^Crache- 
ment de sang. 

Appétit. — Goût douceâtre comme de sang. — *Goût amer 
des aliments. — Absence d'appétit, surtout dans la matinée, 
alternant avec boulimie. — Dégoût pour la viande et les acides. 

— La viande pèse sur l'estomac. — Soif inextinguible, ou ab- 
sence de soif. — Les aliments solides paraissent trop secs. — 
Après chaque repas, renvois et régurgitation des ajiments, 
même de ceux qu'on a mangés de bon appétit. — Après avoir 
pris des acides, vomissement. — Après tous les repas et toutes 



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8)2 FBRKUM. 

les boissons^ pression à l'estomac et au ventre. — La bière parte 
à la tête ou fait Yomir. 
mtomac. — Nausées avec en^ie de yomir pendant le repas. 

— ^Vomissement des aliments, surtout la nuit, ou immédiate- 
ment après le repas, même après n^avoir mangé que des œufs 
frais. — Vomissement aigre et renvois acides. — Renvois amers 
après avoir mangé des choses grasses. — ^Pression à l'estomac, 
surtout après avoir mangé de la viande. — Douleur crampoîde 
à Testomac. — Crampes pressives à l'estomac, toutes les fois 
qu^on a bu ou mangé. • 

Tentre. — Ballonnement et dureté du ventre. — Douleurs 
crampoïdes dans le ventre et le dos. — Crampes des muscles 
abdominaux comme si le ventre était contracté, surtout en fai- 
sant des efforts et en se baissant. — Coliques flatulentes,/antit^. 

— Pesanteur douloureuse dans le bjis-ventre, en marchant. 
ffelles. — *Diarrhées ^aqueuses et corrosives, "quelquefois ac- 
compagnées de douleurs crampoïdes dans le ventre, le dos et 
l'anus. — ^Selles non digérées, — Selles muqueuses. — Msco- 
rides du rectum. — Hémorrhoîdes aveugles et fluentes. 

Parties géuttales. — Exaltation de Tappétit vénérien, avec 
érections et pollutions fréquentes. — Écoulement de mucosités 
par Turèthre. — ^ilf^irorr/îa^fte^^ «avec surexcitation du système 

' sanguin, et douleurs d'enfantement. — Visage rouge comme 
du feu et écoulement abondant d'un sang tantôt liquide, tantôt 
noir et coagulé, accompagné de douleurs semblables à celles 
de Tenfantement, aux reins, et dans le ventre. — Règles fai- 
bles et d'un sang pâle. — Suppression des règles. — Pendant 
le coït, cuisson et douleur d'excoriation au vagin, avec manque 
de jouissance. — Avant les règles, douleurs lancinantes dans 
la tête, avec tintement dans les oreilles. — *Avortement. — Leu- 
corrhée laiteuse et corrosive. — Stérilité. 

I«arynx* — Enrouement et âpreté dans la gorge. — Chatouil- 
lement dans la trachée-artère, qui excite fortement ii tousser. 
-^ Toux, seulement en se remuant et en marchant. — ""Expeo- 
toration purulente par la toux. — Toux spasmodique, surtout 
le matin, avec expectoration de mucosités tenaces et transpa- 
rentes, cessant immédiatement après le repas; ou Houx spasmo- 
dique, sèche, commençant après le repas, avec vomissement des 
aliments. — Expectoration fétide verdâtre^ avec stries do sang. 
— *Toux avec expectoration de sang, surtout la nuit ou le matin. 
^ «Toux après le repas, avec vomissement des aliments. — En 
toussant, douleurs à l'occiput, ou élancements et douleur de 
meurtrissure dans la poitrine. 

Poitrine* — Gêne de la respiration, avec soulèvement presque 



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F£RRUM. — I^BRRUti MURtATlGUM. ^2^ 

imperceptible de la poitrine, et forte dilatation des narines en 
eipirant. — *Géne de la respiratiorij surtout la nuit pu le soir, 
comme partant de l'épigastre, aggravée pendant le repos, et 
soulagée par les occupations intellectuelles ou physiques. — 
Accès de suffocation, lé soir au lit, avec douleur brûlante dans 
la gorge et la partie supérieure du corps, et froid dans les 
membres. — * Oppression constrtctive de la poitrine. -^ Crampes 
constrictives de la poitrine^ aggravées par la marche ou le 
mouvement. — Landnation tensive dans la poitrine et jusque 
dans les omoplates. — Congestion à la poitrine. — Battement 
de cœur. 

Tronc* — Déchirement entre les omoplates, la nuit. — Elance- 
ments dans les omoplates en remuant le$ bjras. — Roideur des 
musclés du cou avec douleur pendant le mouvement. — Gon- 
flement des glandes du cou. 

Bras* — *Elancements et déchirements dans l'articulation de 
Tépaule et dans le bras, ou tiraillements, faiblesse paralytique 
et pesanteur. — Inquiétudes dans les bras, -r- Gonflemeqt et 
desquamatiop de la peau des mains. —Crampes et torpeur dans 
les doigts. 

SmwaUem» — Déchirement avec lancinations violentes, depuis 
l'articulation coxo-fémorale jusque dans le tibia, aggravés le 
soir, au lit, et dans le repos. — Douleur paralytique et torpeur 
dans les cuisses. — ^Faiblesse des genoux au point de fléchir, 
avec inquiétude dans cette partie. — Varice aux jambes. — 
^Roideur, traction et pesanteur dans les jambes. — Gonflement 
des genoux et des articulations des pieds. — ""Gonflement des 
pieds avec douleur tractive, surtout au commencement de la 
marche. — Crampes dans les mollets^ l£i plante des pieds et 
les orteils. 



78. - FEEUUM KURIATIGUIL 

FKRB-MUB. ^ Hydrochlorate de fer. — BonmmoHAtraM. — Hitt, nat, etprép^ 
- Pharmac. bomisop., p. 103. — Pen coDDQ. 



SYMPTOMES. — Dans Us membres, quelquefois spasmes su- 
bits; torsion des membres; déchirements paralytiques depuis 
l'articulatioa de Tépaule jusqu'au haut du bras et à la clavicule^ 
avec impossibilité de lever le bras, et se dissipant par un mou- 
vement dçux. — Crampes dans les mollets^ dans le repos, sur- 



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324 FJSRRUM MDRIATIGDtf. - FLUORIS AGIDUlf. 

tout la nuit. — Chaleur sèche, avec tendance à se découvrir ; 
odeur forte de la sueur nocturne; sueur froide de la face pen- 
dant les crampes dans les muscles. — Douleurs dans l'occiput, 
en toussant. — Dans le nez, constamment du sang caillé. — 
Face pâle, avec taches rouges sur les joues pâles. — Les ali- 
ments solides semblent être secs et sans saveur — Absence 
d'appétity surtout le matin ; horreur de la viande et des ali- 
ments acides. — Soif inextinguible, ou bien aussi absence de 
soif. — Renvois, avec goût acide , amer, après des aliments so- 
lides ; vomissements, après avoir mangé des œufs. — Maux de 
ventre, crampes dans les muscles, comme si le ventre était ré- 
tracté, surtout par la fatigue en se baissant, après quoi on ne 
' peut se relever que très-lentement. — Pendant le coït, douleur 
d'excoriation et cuisson dans le vagin, avec absence ou sensa- 
tion voluptueuse. — Respiration forte, comme pendant le som- 
meil, en étant assis tranquille. — Toux spasmodique, le matin, 
avec expectoration de mucosités visqueuses, transparentes et 
cessant immédiatement après avoir mangé; en toussant, dou- 
leur de brisement dans la poitrine, ou bien élancements dans 
la poitrine. 



79. - FLUORIS AGIBUH. 

IXUOR-AC. — Acide fluorique. — Dr. HiRiifO. — ffUt. nat, et prép. Pharmac, 
homœop., p. i04. — Doses usitées : 15 à 90. 

CoKPAHVR AVSG '. Ambr. baryt. ealc. cooi. nt<r-ac. op. photph, rfans. silie, ~~ 
ConYÏeQt parfois particulièremeat après : Cale, silie. ^ surtout dans les nialadiei 
des 08. ainsi que après nt7r-ac. dans les affections syphilitiques mercurielles. — 
Bans ces mêmes circonstances, ces mêmes médicaments conviennent souvent aussi 
après le Fluor-ac, 

Amtidotb : Nitr-ac ? — 

GÉNÉRALITÉS. — Sensation comme si on luxait ou séparait 
les membres du corps, aui articulations de la hanche et de l'é- 
paule. — Douleurs tressaillantes à divers endroits. — Douleurs 
violentes, brûlantes, pnlsatives ou térébrantes, en général de 
courte durée. — Douleurs vagues, légères, comme si des dé- 
mangeaisons allaient se déclarer, à la partie gauche du corps. 
— Pression et douleurs paralytiques/ surtout dans la main, le 
bras el le pied. — Diverses douleurs dans les os des avant-bras 
el deâ cuisses. — Grande disposition à remuer constamment 
toute partie du corps; Ton monire-sa mauvaise humeur dans les 
traits de la face et les mouvements: — Les mains, les doigts, 
les orteils, les pieds, les mâchoires, les lèvres, les sourcils, les 



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FLUORIS AGIDUH. 325 

paupières et les muscles de la face sont constammeol en mou- 
vemenl. — Augmentation de Vactivité musculaire j sans fatigue; 
aucune marche^ même double de celle qu'on pouvait à peine 
faire auparavant, ne fatigue plus, nonobstant la chaleur ou le 
froid (effet curatif?). — La marche fatigue, avec difficulté de 
leyer les jambes, qui paraissent trop lourdes. — Surtout le soir, 
subitement, grande fatigue. — Grande lassitude, parfois avec 
nausées et renvois. — Lourdeur paralytique de tout le corps. 
—La plupart des symptômes apparaissent à la chambre et pen- 
dant qu'on lit ou qu'on écrit. — Plusieurs symptômes sont plus 
forts pendant le repos; plusieurs encore sont pires en restant 
debout, mais moins forts qu'étant assis. — Aussitôt qu'on se 
lève; tous les symptômes reparaissent de nouveau, r— Amélio- 
ration des symptômes par le mouvement et la marche, — Le 
mouvement n'aggrave que la pesanteur de la tête, la douleur 
de la hanche, la douleur de poitrine, la diarrhée; la marche 
n'aggrave que les souffrances gastriques, le prurit, la chaleur, 
la sueur, les douleurs dans l'articulation du pied — La plupart 
des symptômes paraissent se montrer à droite dans la partie 
supérieure du corps et à gauche dans la partie inférieure du 
corps, — L'usage du café ne paraît point contrarier i'actioudes 
atténuations éloignées, mais il paraît aggraver les symptômes 
nerveux, ainsi que le vin le fait pour la chaleur et les conges- 
tions sanguines. — ^Souffrances syphilitiques et mercurielles, 
chroniques. 

^aa« — L'application extérieure de ce médicament détruit la 
peau, il survient une douleur violente, les alentours de la partie 
affectée deviennent blancs et douloureux, formant une ampoule 
épaisse qui se remplit de pus. — Pustules après la plus légère 
application sur la peau. — Douleurs brûlantes circonscrites à 
plusieurs endroits de la peau (après l'usage interne). — Prurit 
à la tête, aux sourcils, aux paupières, à la face; le prurit se 
manifeste surtout à la partie postérieure du corps, surtout au 
dos, et s'aggrave vers le soir, ou apparaît le soir et le matin. ^— 
Dans la plupart des cas le prurit est picotant et fourmillant, 
drconscrii sur de petites places, forçant impérieusement à se 
gratter, et suivi parfois de petits boutons réunis en groupes. 
— Petits groupes de points rouges, forçant la nuit à se gratter 
comme si une dartre allait se former. — D'anciennes cicatrices 
redeviennent pruriteuses^ rouges aux bords, et se couvrent de 
petites vésicules. — Taehes rouges, élevées, au-dessus des sour- 
cils. — Boutons, surtout aux cuisses et aux jambes, se couvrant 
de croûtes et suivis de desquamation. — Plusieurs petites télan- 
yiect€tsiesy en forme de petites vésicules sanguinolentes, comme 

e« ÉDIT. — T. 1. 2S 



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326 FLUORIS ACIDCM. 

de petits bourgeons^ depuis la grosseur d'un grain de millet 
jusqu'à celle d'un grain de chanvre. — ^Gonflements variquefâx 
opiniâtres. — ^Dartres sèches, pruriteuses, brûlantes, — ^Ûkère 
carieux, — ^Ulcères inercuriels. 

ffominell. — Envie continuelle de dormir ^ surtout le matin et 
particulièrement les dernières heures ayant midi. -* Le sair^ de 
bonne heure, envie de dormir, presque constamment suivie d^un 
long sommeil de nuit. — Insomnie toute la nuit, suivie parfois, 
vers le matin, d'un court sommeil parfaitement réparateur. — 
Sommeil profond et long jusqu'au grand matin, avec étourdis- 
sement au réveil. — Beaucoup de rêves, principalement de 
morts ou de choses effrayantes, les rêves sont quelquefois aussi 
distincts que si les choses se passaient en réalité, mais on les 
oublie bientôt. — Souvent les rêves n'ont lieu que vers le matin 
ou après minuit. — Ronflement et cris pendant le sommeil. — 
Le matin au réveil^ on se trouve mieux, même après avoir peu 
dormi. 

Fl4^vre. — Point de frissons, — Calorification du corps augmentée, 
on trouve le froid agréable, on se réchauffe plus vite après avoir 
pris froid; et ne se refroidit point, quoique couchant la nuit la 
fenêtre ouverte. — Les lotions froides sont très-agréables et 
produisent la sensation d'un grand bien-être. — Chaleur gêné- 
raie avec nausées. — °Pius grande facilité de .supporter la cha- 
leur de Télé. — Sueur et sensation de chaleur plus prononcée 
du côté gauche que du côté droit. — Sueur abondante, acide, 
et d'une odeur désagréable. — Le soir, sueur visqueuse, désa- 
gréable et d'une grande abondance (en marchant), ou bien 
avec prurit. — Sueur, à la suite de pepsées anxieuses. - 

Moral. — * Disposition à des pensées ahosieuses. — Le soir très- 
mécontent, voyant tout eu noir^, le matin suivant très-éveillé et 
disposé à la plaisanterie. — Mauvaise humeur, grande dispo- 
sition à la colère; en pensant seulement à ce qui pourrait arri- 
ver, on se fâche en soi-mêiçe, jusqu'à perdre tout son sang- 
froid. — Grande disposition, étant seul, à se fa^re toute sorte 
de pensées imaginaires^ qui portent toutes le caractère de la 
répugnance contre les personnes de la plus proche connaissance. 
— ^Humeur insupportable chez une vieille dame paralytique, 
qui se querellait avec ses nièces, renvoyait son indispensable 
garde-malade et tourmentait toute sa maison, — Irritation 
contre certaines personnes jusqu'à la plus grande haine, cessant 
aussitôt que ces personnes se présentent. — Indifférent et sans 
amour pour ses affaires. — ConterUement, gaieté ; tout plaU, 
tout parait agréable, les premiers jours. — Les jours suivants» 
caractère plus solide, et moins de disposition que les premiers 



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FLU0RI8 AGIDUM. 327 

jours à causer et à flâner. — Pendant plusieurs souffrances, 
sensation comme s*il y arait du danger, on quMl allât arriver 
quelque chose d'effroyable. — Le matin, sensation comme si 
l'on araît rapidement Tieilli^ avec besoin de seregai'der dans la 
glacé, -r- Difficulté de retrouver Tordre des idées, lorsqu*on a 
été interrompu dans ses pensées. — Intelligence difficile pour 
les choses philosophiques, mais parfaitement bonne pour les 
choses pratiques. — Grande disposition à oublier les choses. — 
Ménooire plus Igcide le matin. 

Vête. — Souvent, sensation d'un chancellement dans la tète, d'a- 
bord étant assis, ensuite aussi à chaque mouvement court et 
rapide. — Vertiges avec nausées. — Congestion douloureuse à 
la tête, au commencement du mouvement après être resté 
debout, ou bien avec perte de connaissance et sensation comme 
si un coup de sang allait arriver. — Tête entreprise^ principa- 
lement le matin jusqu'au déjeuner, et surtout du côté droit de 
la tête ou de Tocciput. — Pesanteur de la tête, avec douleur 
sourde profondément dans le milieu du front. — Mal de tète 
pressif du dedans au dehors, comme si la tête était trop lourde, 
précédé de salivation qui diminue au moment où le mal de 
tête commence. — Pesanteur au-dessus des yeux, avec nausées, 
et plus forte pendant le mouvement. — Douleurs pressivesdans 
la tête, parfois remontant de la nuque, ou comme dans les os 
du front, mais surtout dans les deux tempes ou des deux côtés de 
l'occiput. — Pression dans les tempes du dedans au dehors. — 
Pression du cerveau vers le haut. — Le matin, sensation comme 
s'il y avait .quelque corps étranger dans Tos pariétal gauche. 
— Le soir, après avoir beaucoup parlé, chaleur à la face et ser- 
rement pressif profondément à Tintérieur du côté gauche delà 
tète, suivi d'odontalgie dans la mâchoire supérieure gauche, 
avec sensation comme si l'on devait serrer surtout les dents qui 
ont été arrachées et dont les racines^ également arrachées, 
semblent faire du maX.-^Douleurs de tête qui passent rapidement 
d'un point à l'autre avec sensation d'un danger imminent. — 
Mal de tête avec nausées et vertiges. — Espèce de faiblesse 
indescriptible, surtout dans la tête et les mains, avec malaise 
dans Testotoac. — Prurit à la tête, forçant de se gratter. — 
Les cheveux se collent facilement. — «Chute des cheveux. — 
•Carie de l'apophyse pierreuse de l'os des tempes. 

Yeux. — Taches rouges élevées^ au-dessus des sourcils. — Des- 
quamation et picotement dans les sourcils. — Prurit aux yeux, 
aux angles et aux paupières, forçant à se frotter. — Ecoulement 
des yeux ; larmoiement. — Douleurs et pression surtout dans 
l'œil droit. — Sensation comme si l'on ouvrait les paupières 



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tt$ FLU0RI8 AGIDUM. 

par force , ei qu'un vent frais soufMt dessus. — Vue plus 
claire et plus forte , les pelils caractères, se lisent avec plus de 
facilité qu'autrefois. — Grand cercle lumineux devant les yeux, 
en les fermant. — Le soir, au lit. éclairs croisés devant les 
yeux. — Les lunettes deviennent insupportables, surtout pen- 
dant les accès de coryza , quoique la vue ne soit point meilleure. 
— ^Ft^ule lacrymale à Tœil gauche . comme si Ton remuait 
profondément à Tintérieur un corps pointu , avec des croûtes 
longues et blanches sur la fistule, suintement et prurit pério- 
dique. 

Orptlles. — Douleurs montant derrière Toreille droite , dans la 
tête, avec douleur dans le talon. — Douleur et pression dans 
l'oreille droite, — Le matin , la susceptibilité de Touïe est plus 
forte. 

IWez. — Bouton purulent, plat, à bord rouge , à l'aile gauche du 
nez , avec disparition d'une excoriation douloureuse chronique 
de la narine droite. — Petit bouton entre la racine du nez et 
l'œil. — ^Bouton avec une auréole large et enflammée , au dos 
du nez. — Etemument fréquent., le malin , avec accumulation 
de salive dans la bouche , et quelques mucosités séreuses dans 
le nez. — Le malin , en rinçant la bouche , accumulation subite 
de mucosités dans le nez. — Souvent des accès de coryza, venant 
subitement et disparaissant de même. — Après avoir pris, le 
soir, de la bière (ou du vin rouge), coryza subit le lendemain 
matin , avec écoulement violent. 

Face. — Aspérité au front , en forme d'une ligne convexe. — 
Chaleur à la face, surtout le soir après avoir beaucoup parlé, 
ou bien après avoir pris du via. — Grand besoin de se laver la 
figure à Veau froide, — Chaleur au front ou au-dessous des 
yeux. — Prurit picolant au côlé droit de la face. — Muscles de 
la face toujours en mouvement. — Douleurs dans les osfadavœ 
tantôt spasmodiques , tantôt brûlantes, ou encore comme si Ton 
y remuait un corps pointu. — **Douleur depuis l'œil droit jus- 
que fort en avant dans la mâchoire supérieure. -— ^Eruptions 
dartreuses et croûtes à la face , chez les enfants de deux ans ; 
petits boutons suintants, sur un fond rouge, avec fort prurit 
forçant à se gratter. — ^Croûte de lait , avec éruptions à la 
tôle. — Sensation d'un embarras crampc^'de dans les mâchoires, 
dans la droite avec chaleur. — Rongement dans l'os de la 
mâchoire inférieure. 

Dents* — Sensation de chaleur aux dents, surtout aux dents 
canines et incisives. — Ëmoussement des dents.— Mal de dents 
dans la mâchoire gauche. — Dents tellement douloureuses que 
la mastication devient impossible. — L'air froid , en entrant 



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FLUORIS ACiaUU. 329 

dans là bouche i frappe douloureusement les dents cariées. — 
— Le mal de dents du côté droit passe rapidement à la cuisse 
gauche. •— ^^Fistule dentaire à la canine supérieure droite. — 
Les dents incisives paraissent aiguës^ comme cassées, au point 
de faire mal à la langue lorsque celle-ci les touche. -^ Goût 
acre, putride, de la vieille racine d'une dent incisive supé- 
rieure. -T ®Les dents cariées paraissent moins sécréter et les 
gencives saignent moins qu'auparavant. 

Bouclie pt CM»rge. — ' Goût semblable à de Tencre, paraissant 
provenir d'une^dent. — Brûlemenl et comme d'excoriation, dans la 
bouche.et aux lèvres. — AccumulcUion de salive dans la bouche, 
la nuit , avec la diarrhée , ou bien pendant les éternuments; 
salivation suivie de mal à la tête. — Picotement à la langue ^ 
avec salivation et cuisson au palais. — ^ Petit ulcère douloureux 
dans la bouche, au coin entre les mâchoires supérieure et infé- 
irieure, trës-sensihle en mangeant. -^ Sécheresse du palais, à 
gauche, — Sensation comme si la région des fosses nasales 
était largement ouverte, pendant la promenade au grand air. 
' — Sensation comme si, à rentrée du pharynx^ vers le côté 
gauche, il y avait un point excorié , ou qu'il allât s'y former 
un ulcère. — Sensation de chaleur dans la gorge. — Constric- 
tion de la gorge , avec borborygmes , pression et brûlement 
dans l'estomac , rapports et Vomituriiion. — Sensation de grat- 
tement au larynx forçant à faire le mouvement de la détçlutition 
et à renâcler. — Mal de gorge avec douleur d'excoriation et 
déglutition difficile au point de ne pas même permettre d'avaler 
du pain sans de grandes douleurs; les mucosités détachées par 
le renâclement contiennent un peu de sang. 

dodl et Appétit. — Goût dans la bouche comme de Tencre, 
paraissant provenir d'une dent. — Goût acre, putride, prove- 
nant d'une vieille racine de dent. — Goût salé dans la bouche, 
le matin au réveil. — Goût acide, et sensation de graisse dans la 
bouche. — Arrière-goût des aliments ingérés, dans la gorge. — 
Satiété prompte en mangeant; on mange moins qu'autrefois, les 
aliments plaisent au goût; plus tard, appétit plus prononcé le 
soir^qu'à midi. — Appétit augmenté, faifn très-prononcée et 
grande voracité. —Désir de choses piquantes. — Moins dégoût 
pour le vin qu'autrefois. — Pendant l'augmentation de l'appétit, 
besoin de rétracter les muscles abdominaux. — Répugnance 
pour le café, plus tard, après avoir éprouvé le contraire les pre- 
miers jours. 

Bstomac. — Rapports acides fréquents, parfois avec pyrosis et 
besoin de rendre beaucoup de vetnts; — Renvois fréquents d'air, 
ftarfois avec mal au coeur. — Rapports d'un goût fade et nauséa- 

28. 



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380 PLUORIS ACIDUM. 

bond, avec envie de yomir. — Pression, constrictioii, plénitude, 

' chaleur et brûlement dans Testomac. — Entre les repas, pres- 
sion, comme par une indigestion. — Gargouillement dans l'es- 
tomac. 

Ventre. — - *Douleur$ dans le côté gawhe du ventre comme dans 
la rate, pressives ou pinçantes. — Tressaillements dans le côté 
gauche du ventre. — Maux de ventre immédiatement après avoir 
mangé (des poissons au vinaigre, du melon, des harengs). — 
Maux de ventre avec borborgymes et douleurs errantes. — Bat* 
tement comme du pouls, en touchant la poitrine et le ventre. 
— Sensation de défaillance^ comme un vide dans la régioft om- 
bilicale, avec besoin de respirer profondément, et améliorée en 
serrant le ventre. — Beaucoup de horhorygmes et fréquente 
sortie de veints. — Vents très- f aides, 

Aelles. -^ Selle diarrhéique, chaque matin après le café et le soir 
tard, avec ténesme et' sortie du rectum, chez un homme affecté 
de sopffrances hémorrhoïdales. — ^Diarrhée d'été. — Diarrhée 
nocturne, avec accumulation de ^live à la bouche^ douleurs à 
Testomac, et sensation comme si des flatuosités s'accumulaient 
dans le ventre. — Selles abondantes en forme de bouillie, parfois 
avec pincement; les selles diarrhéiques arrivent tous les deux 
jours, un peu plus tard, rétrogradant de 2 heures du matin 
jusque vers midi. — Sensation comme si les vents ne pouvaient 
pas sortir de l'anus. — Avant les selles, beaucoup de vents très- 
fétides. — Congestion à Tanus, après avoir pris du vin, — 
Prurit hémorrhoïdal à l'anus. 

Urln<«s. — Douleurs dans la région de la vessie et des aines. — 
Avant et après l'émission des urines, douleur dans la vessie ou 
au col de la vessie ; la pression est aussi douloureuse. — Sécré- 
tion urinaire diminuée^ les premiers jours ;, augmentée les jours 
suivants. — Émission facile d*urines claires^ non augmentées, 
avec sensation d'un bien-être après. — Odeur pénétrante piquante 
des urines, — Odeur agréable des urines, avec sédiment d'un 
rouge pourpre. 

Parties génitale». -<- Sensation d'affluence vers les cor- 
dons spermatiques. — Elancements et tiraillements du testicule 
droit vers l'anneau inguinal. — Appétit vénérien diminué, sans 
impuissance, les premiers jours, ou bien : Désir violent du cotY» 
avec érections surtout la nuit pendant le sommeil. — É^aculation 
moins prompte qu'autrefois^ et très-abondanle, sans nulle 
incommodité après. 

Bégles. — Règles trop hâtives, plus abondantes qu'autrefois, 
avec écoulement d'un sang épais, coagulé. — Leucorrhée jau- 



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FLUORIS AGIDUM. 381 

nâtre, coitosive, avec excoriation et brûlement aux parties. — 
'^Métrùrrhagie chronique avec souffrances asthmatiques. 

Ijarynx. —Sensibilité du larynx, avec douleur d'excoriation en 
toussotant et en renâclant. — Excoriation dans la gorge jusque 
dans te larynx. -^ Douleur dans le larynx, comme s'il y avait 
là un cartilage excitant la déglutition. — Renàclement de mu- 
cosités sanguinolentes. 

Poitrine. -*- Douleurs au côté gauche en respirant. '^Besoin 
de respirer profondément, parfois avec sensation de plénitude 

. dans la poitrine. — Oppression do la poitrine, comme si elle 
était trop étroite sur le devant. — Gêne de la respiration comme 
s'il y avait un obstacle au haut de la poitrine et dans la fossette 
du cou. — Sifflement en respirant, avec besoin de respirer pro- 
fondément. — • ^Hydrothorax, les souffrances bien allégées. — 
Inquiétude, douleur d'excoriation et tressaillements au eceur. 
•^ Pression à la poitrine; élancements dans le côté gauche; 
douleur dans le tàié gauche, jusqu'aux aines, augmentée en 
respirant profondément. — Prurit à la poitrine, forçant à se 
gratter jusqu'au sang. — Rougeur et gonflement d'un mamelon, 
précédé de prurit. 

Tronc. — Prurit an cou et à la poitrine, forçant violemment à 
se gratter, le soir en sortante — Douleur tractive au côté droit 
de la nuque et du cou. — ; Roideur de la nuque* — Crampe dans 
les muscles du cou. -^ Chaleur^ comme un souffle chaud, dans 
la nuque et remontant vers Tocciput, ou se dirigeant vers Fé- 
paule. — Chaleur au milieu du dos se répandant vers les lom- 
bes. —La nuit, douleur profondément à l'intérieur delà région 
lombaire gauche. — Douleur dorsale, profondément àrintérieur, 
au-detisous de la pointe des omoplates, le plus prononcée étant 
assis et surtout en allant en voiture. — Douleur dorsale, comme 
dans la région des reins. — Prurit et petits boutons au dos et 
aux deux épaules. — Secousses et tressaillements au sacrum. 
Extrémités «opérteures. — Prurit et boutons aux épau- 
les. — Douleurs ostéocopes dans les bras, passant du bras droit 
au bras gauche. — Pression dans les bras. -« Douleurs dans 
les articulations du coude. — Secousses douloxireuses, électri- 
ques, dans les doigts. — Douleur rhumatismale dans Tos du 
bras droit, avec paralysie. — Engourdissement paralytique du 
bras droit, le soir en s'appuyanl dessus, avec picotement. — Le 
matin, au réveil, bras droit lourd, et comme engourdi, ou bien 
comme meurtri et gelé. — > Engourdissement de la main et du 
bras gauches, vers le matin avec tressaillement et faiblesse pa»' 
ralytique, tous les jours jusqu'à raidi. — Manque de force, fai- 
blesse^ torpeur et senstUion paralytique dans les mains. — Dou- 



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332 FLUORIS ACIDUtt. — GINSBNG. 

leur dans les articolations de la main droite et les doigts. — 
Les deux mains sont très^rouges à ^intérieur, comme mar- 
brées, avec sensation de chaleur et de plénitude. — ^Sueur 
continuelle à la paume des mains. — Prurit et petites vésicules 
galeuses à l'index droit. — Douleurs osléocopes, sensation de 
luxation, picotements et battements^ comme après une contu- 
sion, dans les doigts. — Picotement dans les bouts des doigts. 
— Douleur qui paraît sortir au-dessous de Tongle du pouce. — • 
Brûleraent réitéré dans le bout du petit doigt, -^ Sensation 
. comme si un cheveu était placé le long du dos du petif doigt. 
—> Douleur d'excoriation aux verrues de la main gauche. — 
Les ongles paraissent croître plus rapidement. — ^Peau des 
mains cassante, sèche, gercée, surtout après s'être iavé| bouts 
des doigts comme creux , ongles cassants et repliés en dedans, 
aux coins. 
Bstrémlfës Inférleare*. — Picotement à Tos de la hanche 
droite, se répandant au-dessus des fesses. — Douleur k la tête 
du fémur gauche. — Douleur dans le nerf seiatique droit. — 
Douleur et sensatjon de meurtrissure dans la hanche gauche, 
surtout en montant au lit, ou en se levant, r- Douleur brû- 
lante, passant comme un éclair dans le nert le long de la 
cuisse, depuis la hanche, ou depuis la région yésicale. — 
Cuisses comme meurtries. — Douleurs dans les genoux, sur- 
tout le soir. -- Douleurs trfldives dans les jambes^ surtout à 
gauche. — Engourdissement facile des jambes, surtout du côté 
gauche. — Douleur iractive dans le cou-de-pied droit, le soir à 
la promenade, suivie de faiblesse paralytique dans Tarticulalion 
du pied et celle du genou, -r- Douleur paralytique, comme une 
luxation dans l'articulation des pieds. — Chaleur et brûlement 
dans la plante du pied droit. — BrtUement dans les orteils, empê- 
chant presque de marcher. — Endolorissement des cors aux 
pieds. — Ulcères aux jambes, autour des malléoles. 



80. - GINSENG. 

GINS. - Ginseng.^ BiBiiOTRàQui d« GBicàrv. — Hist. nàl, et prép, Phnrmac. ho- 
moeop., p. ill. 



SYMPTOMES GÉNÊRitUX. — Lassitude douloureuse des ex- 
trémités supérieures et inférieures ; froid, tremblement et eii- 
gourdissement des mains^ avec doigts morts, tendances des 



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GINSBN6. 38S 

symptômes à se montrer surtout du côté droit. — A la peau du 
cou et de la poitrine boutons pru riants ; .prurit au-dessus du 
pied droit. ^ Forte envie de dormir ; sommeil profond, tran- 
quille et long vers le matin; réveil difficile, ou bien avec effroi^ 
avec sursauts. — Gomme si on avait la fièvre, malaise avec 
envie de dormir, frissoQ intérieur, avec chaleur extérieure, 
fourmillement dans les doigts, bâillements et pandiculations, 
frisson grelottant, soif, sécheresse de la bouche, tiraillements 
dans Testomac et faiblesse des jambes, comme après une forte 
maladie; grande sensibilité au froid et disposition aux cour- 
batures; après la promenade, impossible de se réchauffer; 
pouls normal. — Moral généralement tranquille, cependant 
disposition à Timpatience, on redoute des accidents, et envie 
momentanée de pleurer et de se former des craintes pour 
l'avenir. 

Vête. — Vertige, obscurcissement ; tète entreprise et pesanteqr 
de la tète ; difficulté de réfléchir ; disposition à oublier. — Sen- 
sibilité douloureuse de la tête ; céphalalgie semi-latérale, élan- 
cement depuis le côté droit du front jusque dans l'orbite, avec 
pesanteur des paupières, envie insurmontable de dormir, cha- 
leur à la tète et pesanteur dans les tempes ; coup subit dans 
Focciput, suivi d'une douleur de meurtrissure. 

Yeux. — Pression sur les yeux qui semble les renfoncer, les 
paupières supérieures se ferment, surtout la droite ; grande 
difficulté d'ouvrir les paupières, qui sont lourdes et doulou- 
reuses; prurit aux paupières. — Fatigue des yeux à la clarté, 
on voit les objets doubles en les regardant fixement ; les carac- 
tères se confondent en lisant. 
.Pace. — Allernalion de rougeur et de pâleur. -^ Rougeur érythé- 
mateuse brûlante à droite, à la joue, aux ailes du nez, au men- 
ton; à la suite de gerçures à ces parties, avec prurit et chaleur, 
puis éruption de petite miliaire avec fourmillement ; à la suite 
de cela, dartres farineuses k la peau, avec desquamation au bout 
de 15 jours. — Lèvres rouges, sèches, gercées et saignantes, 
surtout la lèvre inférieure. 

fljinptOiiies gastrlgaes. — Langue rouge, brûlante avec 
soif, puis blanche au milieu. — Appétit augmenté; renvois à 
vide ou quelquefois aigres ; nausées et «Bvie de vomir, avec 
renvois qui soulagent. 

mtomac. — Pression sur l'estomac, avec ballonnement de 
cette partie, borborygmes sourds dans le ventre, tension et sen- 
sation de ballonnement, émission de vents, malaise et bâille- 
ments. — Tiraillements douloureux à Testomac, comme par la 
faim, à la suite de frissons, avec élancements douloureux à la 



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aa4 GINSBN6. 

région. pré6ordiale, coliques violentes qui parcoorent le ventre, 
gonflement de l'estomac et pulsation, angoisse, envie de vomir 
et doaieur du côté gauche au cœur à la suite de frissons qui 
8*étendent jusqu'au coudé. — Douleur contractive à Testomac, 
avec angoisse, gène de la respiration^ tiraillements dans l'es- 
tomac, et élancements dans le côté droit qui arrêtent la respi- 
ration. 

Tentre* -*- Douleur dans le côté droU du bas-ventre, jusque 
dans les aines, à/oee fourmUlement douloureux, jusque dans le 
pied et le gros orteil où se font ressentir des élancements très- 
douloureux. — Douleurs dans le bas-ventre, avec forte pression 
dans les aines, ballonnement, tension et pression vers le bas; 
coliques dans le bas-ventre, de droite à gauche, remontant jus- 
qu'à la région précordîale, Avec ballonnement du ventre, lequel 
se soulage à l'émission de vents. — Tranchées violentes depuis 
la région coxo-fémorale droite jusque dans le ventre et forçant 
à se tordre. — Coliques qui pénètrent jusque dans l'estomac, 
avec pression et douleur à la pression extérieure ; fouillement 
douloureux dans le côté droit du. ventre jusque dans les aines 
et l'estomac, avec tranchées dans tout le bas-ventre^ envie de 
vomir et douleur d'excoriation dans le côté droit, au-dessous 
des côtes, aggravée par la pression extérieure. — Douleurs dans 
le ventre, comme par un cercle, avec fouillement et tressail- 
lement dans la hanche droite ; douleur dans le côté droit du 
bas-ventre ; depuis la hanche jusqu'aux côtes, avec fortes dou- 
leurs dans la région précordiale; élancements dans le côté droit 
de la partie supérieure du ventre avec impossibilité de supporter 
des vêtements serrés, douleurs dans le ventre^ borborygmes, 
émission de vents et élancements comme des coups de couteau 
dans la région de l'estomac. -* Ballonnement douloureux du 
ventre jusqu^au-dessous des côtes droites, avec douleurs dans 
la région du cœur et renvois qui soulagent, ventre balbùné, 
douloureux, avec brisement dans les reins, douleur de meur- 
trissure dans la région iliaque qui s*aggrave à la pression, 
malaise général, et douleurjs qui parcourent le ventre et la poi- 
tHne, pression à Testomac et gêne des vêtements sur cette partie. 

0elle(9 et Urines* — Selle difficile, sans cependant être dure ; 
selle dure qui ne part qu'avec des efforts et qui est suivie de 
brûlement à l'anus; ténesmes et élancements dans le rectum ; 
selles liquides le soir, précédées de coliques. — Besoin d'uriner, 
û*équent, avec brûlement, urine claire, abondante ; jaune, avec 
sédiment rouge-tuile ; jaune-citron, avec sédiment rougeàtre; 
dans Vurètkre, cuisson, prurit et brûlement, avec besoin fré- 
quent d'uriner. 



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GINSENG. — GRANATUM. 326 

Parties wirllenu — • Grande excitation des parties génitales; 
érections nocturnes sans pollutions; rêves vifs, lascifs^ dont on 
conserve le souvenir, chaque fois après avoir pris le médicament. 

Poitrine. —Pression et oppression de poitrine, avec forte gène 
de la respiration ; respiration courte, anxieuse ; oppression de 
poitrine, avec atixiété et élancements dans le creux de l'estomac 
et dans la région rénale; affaissement des forces et lassitude 
dans les membres. 

Dos, Extrémltéo oapérienres. *- Entre les omaplateè, 
élancements jusque dans l'épaule droite, ou bien aussi le long 
de répine dorsale jusque dans le sacrum, surtout en se redres- 
sant, accompagnés degène de la respiration. — Pesanteur dans 
la nuque, avec douleur de brisement, tout le long du dos jusqiie 
dans le sacrum. — GontractioQ des doigts de la main droite et 
roideur de leurs articulations. 

Bxtréniitéo infériedres* — Roideur douloureuse de la 
cuisse gancbe, depuis la /umc/»» jusqu'au genou. ^ Pesanteor 
des extrémités inférieures, contraction des muscles de la jambe 
gauche, avec douleur de meurtrissure dans l'articfulation coxo- 
fémorale ; difficulté de marcher, fourmillement et roideur dans 
la cuisse jusque dans le pied, douleur au geuQu et dbuteur in- 
cisive et violente dans la hanche droite jusque dans le ventre, 
forçant à se tordre. — ^Douleur de brisement dans les eudsses et 
les'reins, avec grande lassitude le matin en se levant, avec dou- 
leurs rhumatismales paralytiques dans les extrémités inférieures. 
— Fouiilement nocturne dans la jambe droite^ depuis la hanche 
jusqu'au gros orteil où Ton ressent de violents élancements; 
élancements violents dans le gros orteil gauche, qui avait déjà 
auparavant un gonflement arthritique ; élancements ahernatifs 
dans l'un des deux gros orteils; douleur crampoîde jusque 
dans le bout des orteils, s'étendant depuis la hanche droite 
dans toute la jamb^ ; déchirement luicinant dans l-articulation 
du pied droit. 



8 t. — GttANATUy. 

(vRAlt. — Ecoree de la racine du grenadier. — BisLioTBàQui nk Gsnbvb. — HUt, 

nat, et prép,f Phamoac. homœop., p. Î14. — Doses usitées : f 1 ? 30 ? 
CoMPAiiA ATic : Ara. chin. iod., etc. 



CLINIQUE. *^ Se laissant guider par Y ensemble des symptômes^ 
on verra les cas où Ton pourra consulter ce médicament contre : 



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336 GRANàTUM. 

— ToxicâtioD par Tarsenic ; Défaillance, syncope et lipothymie; 
Suppuration des organes internes^ surtout du foie; Gonflements 
inflammatoires ; Blessures ; Ulcères ; Engelures ; Fièvres tierces, 
glistriques^ bilieuses et typhoïdes; Ophthalmie; taches de la 
cornée?; Lippitude; Ulcération de l'oreille ; Ëpistaxis; Ramollis- 
sement et saignement des gencives ; Slomacace ; Odontalgie ; 
Branlement des dents ; Ulcères de la bouche ; Angine séreuse et 
catarrhale; Amygdalite, avec ulcération ; Dégoât et vomissement; 
Gastralgie ; Diarrhée et dyssenterie ; Diarrhées séreuses ; Choléra ; 
Chute du rectum ; Chute du vagin eldeTutérus; Leucorrhée; 
Toux catarrhale; Enrouement; Pleurésie; Hémoptysie; Palpi- 
tations de cœur, etc.^ etc. (Toutes affections contre lesquelles 
Tancienne école a recommandé ce médicament.) 
SB!^* Voy. lanote^ page 47. 



SYMPTOMES GENERAUX. — Grande lassitude et fatigue, 
surtout dans les jambes, parfois avec impossibilité de rester de- 
bout et besoin de se coucher. — Lassitude somnolente, avec 
mal à la tête, comme après une débauché nocturne. — Grand 
abcatement et proétration, parfois avec chaleur ardente dans les 
mains. -^ Tremblement des membres. — Relâchement et flac- 
cidité des muscles^ surtout dans les membres inférieurs. — 
Amaigrissement. — Bâillements, parfois convulsifs, et pandi- 
culations fréquentes. — Sommeil agité, avec rêves fréquents^ 
criSj et jactation. — Horripilations partielles et sémi-lalérales, 
parfois avec maux de tète semi-laiéraux. — Chaleur sèche, 
ardente, par tout le corps, avec besoin de se découvrir. — Les 
hofripilations et les frissons ont ordinairement lieu le matin ; 
la chaleur se manifeste le soir. — Sueur au moindre mouve- 
ment. — Grande sensibilité et disposition à s'affecter. — Irrita- 
bilité et arrogance. — Humeur taquine et querelleuse. — Scru- 
pules hypochondriaques. — Mélancolie, humeur sombre, 
abattement et découragement. — Stupéfaction et embarras 
intellectuel. 

VéCe» — . Vertiges^ surtout pendant un travail intellectuel, ou le 
matin en se levant, et parfois avec obscurcissement des yeux^ 
ou avec nausées et maux d'estomac. — Sensation de vide dans 
la tête, — Douleur stupéfiante et lourdeur douloureuse à la tête, 
surtout au front. — Pression au front et à l'occiput. -^ Douleurs 
tractives aiguës, principalement dans le côté drpit dé la tête. 
— Élancements au front. — Pustules sur le front et à la tempe^ 

. a^ec douleur d'excoriation , laissant de petits tubercules en 
séchant. 



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GRANATIJM. 337 

Yeux* Oreille** Nea. — Yeux cernés et cr^ux.— Prurit et 
cuisson brûlante dans les angles des yeux* — Sécheresse et 
cuisson dans les yeux. — Teint jaunâtre de la sclérotique. — 
Inflammation des yeux, comme dans le coryza. — Pupilles di- 
latées. — Mouvetnents convulsifs de la paupière. — * Obscurcis- 
sement des yeux. — Vue faible. — Serrement crampoïde, 
douleurs trcictives aiguës et élancements dans les oreilles, — r 
Tintement et bourdonnement des oreilles. -» Chaleur ardente 
et sécheresse dans les narinesy ou aécumulatiod d'un mucus 
tenace. — Prurit formicant dans le nez. — Coryza alternatiye- 
ment sec et fluent. 

Face et Dent»*— Teint maladif, jaunâtre et terreux. -^ Cha- 
leur ardente de la face, parfois passagère. ^ Prurit rongeant à 
la face, et surtout aux joues. — Gonflement de la joue, avec 
lividité^ chaleur ardente, prurit, tension et for mication, comme 
des engelures. — Douleurs serrantes et tractives aiguës à la 
. face, aux pommettes et à Is^ racine du nez, souvent d'un seul 
côté* — Sécheresse et sensation brûlante aux lèvres. — Dou- 
leur tractive aiguë, tension et serrement dans les articulations 
maxillaires, et craquement pendant la mastication. ^ Dou- 
leurs lancinantes aux dents^ même la nuit, au lit. — Les dents 
semblent s'être allongées. -» ^Gencives décollées et saignant 
facilement. 

Soaelie ei Gorge. — Forte accumulaition de salive, parfois 
d'un goût douceâtre^ dans la bouche. — Langue humide et 
blanche. — Fort crachotement de mucosités. — Sensation d'as- 
triction aux diverses parties de la bouche et du gosier. — Ré- 
trécissement du gosier. 

AppéCU. r-- Grande variabilité de goût; goût alternativement 
fin et émoussé. — Appétit alternativement diminué et aug- 
menté. — Faim extraordinaire et voracité, même après le 
repas. — Grande variabilité de l'appétit ; désir de diverses 

' choses, et surtout de café, de fruits, d'aliments succulents et 
acides. — Soif, avec envie de boife de l'eau. — Les aliments 
liquides et les pommes de terre causent des nausées et des 
rapports. 

BAtomac. — Renvois d'air, fréquents et bruyants. — Nausées 

' fréquentes, parfois avec lassitude, afflux d'eau à la bouche, 
mal de ventre et d'estomac, fréquente envie d'aller à la selle, sans 
résultat, frissonnements, mauvaise mine et mauvaise humeur. 
— Vomissements, même la nuit, et parfois avec lassitude^ 
tremblement, sueur ou vertiges. — Pression pénible, plénitude, 
sensation brûlante et anxiété dans le région précordiale. — 
Crampes d'estomacy le matin à jeun. 

6« ÉDIT. — T. 1. 39 



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338 6RANATUM. 

VeoCre* — Maux de ventre fréquents et souvent continus, {lar- 
fois avec nausées^ afflunce d'eau à la boucbe« friçaooQemeat et 
ddcubitus, ou avec vertiges. — Maux de ventre après chaque 
repas ^ ou le matin à jeuu. — Maux de veutre soulagés par la 
chaleur externe et le coucher, ainsi qu'en bavant de Teaa 
froide. — Pincements» élancements et rotation autour du nom- 
bril et dans l'estomac. — Anxiété dans le ventre. — Ballonne- 
ment douloureux de l'abdomen, parfois avec faim canine. — 
Production et évacuation fréquente de flatuosités. — Gonflement 
du nombril comme par une hernie ombilicale.-^ Fermentation 
dans le ventre, — Traction dans le ventre comme pour aller à la 
selle. — Pression douloureuse et gonflement awp aines comme 
si une hernie allait paraître, 

Selles. — Plusieurs selles par jour. — Évacuations copieuses et 
de couleur tr^foncée. — Diarrhées^ avec selles fréquerùes, et 
évacuation de matières fécales et muqueuses. 7- Avant les selles 
diarrhéiques, nausées et fermentation dans le ventre; pendant 
les selles^ chaleur ardente à la face et presçion sur le rectum; 
après» chaleur ardente du rectum. — Ténesme^ avec mouve- 
ments et fermentation dans le ventre. — ^ Chute du rectum pen- 
dant les selles. — Prurit et titillation insupportable dans le 

, rectum. — Prurit brûlaot à Tanus, aux fesses, au périnée, au 
scrotum et à la partie chevelue des organes génitaux, et surtout 
aux cuisses. — Elancements à Tanus et dans le rectum. 

tlrlneii et Parties génitales. — Douleurs incisives, lan- 
cinantes et rongeantes dans l'urèthre. — Inflammation et gon- 
flement de l'urèthre. — Suintement muqueux par Turètfare, 
comme dans iine gonorrbée, avec traction brûlante dans les 
corps caverneux^ jusqu'au gland. — Excitation de l'appétit 
vénérien. — Règles trop hâtives et trop abondantes^ et accom- 
pagnées de coliques et de pression depuis les reins jusque dans 
les aines. — Leucorrhée jaunâtre. 

Poitrine. — Sensation d'anxiété dans la poitrine et gémissement» 
-* Forte oppression de poitrine, avec lassitude dans lesjambes. 
— Pression sur la poitrine et à travers le sternum. — Douleurs 
rhumatismales, lancinantes et tractives au diaphragme. — 
Élancements dans la poitrine^ surtout en marchant. — Tension 
et serrement douloureux dans les côtés. — Palpitations de cceur, 
parfois au moindre mouvement. — Douleurs et contractions 
crampoïdes dans les muscles de la poitrine. 

Tronc et Memlires. — Fréquentes douleurs de brisement et 
4e sustcharge entre et sur les épaules et aux reins, — Traction, 
douleurs rhumatismales, formication et sensation de paralysie 
dans les bras, avec difficulté de,les lever. — Douleurs rhunuftis^ 



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GRANATUM. — GRAPHITES. S>9 

maleê dans les articulaHrms des mains et des doigts, ainsi qu^aux 
aTant-bras. — Roideur douloareuse 6t paralytique dans les 
doigts. — 'GoDflemetit de la pulpe d^ pouces, avec lividité, 
chaleur ardente et enflure marbrée des veines. — Prurit ron- 
geant et insupportable à la paume et au dos des mains. — Sen- 
si^tion de roideur dans la hanche, comme par une sciatique. •* 
Douleurs tracttves aiguës, tiraillement paralytique, lourdeur et 
élancements au genou. — Douleur de foulure au cou-de-pied. 
-— Cors douloureux aui pieds. 



89. — GRAPHITES. 

GRAPH. — Mine de plomb. -~ Hahhimahh. ~ Hist, naL et prip» Phannac. ho- 

mœop., p. tD4. ~ Dote usitée: 50. —Durée tTaction .'jusqu'à 50 jours, dang 

quelques cas de maladies ebroniques. 
AirrisOTM : Art. n*vom. Tinum. — On V emploie comme anUdott dé : Ars. 
CoMPABim Airic : Aeon, agar. ambr. amm. art, bell. bry. eale, earb'^, cham, 

ehin, CDD. guai, hep. hyosc. kal, lye. magn, magn-m. n-vom, phot, puis. rhus. 

sabin. sep. til, suif. •— C'est surtout après lycj que graph, conviëat, lorsqu'il 

est d'ailleors indiqué. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par Vensemhle des symptômes, 
on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament contre : 
— Affections arthritiques, même avec nodosités; Engorgement 
et induration des glandes; Excoriation de la peau; Affections 
scrofuleuses ; Érysipèles phlegmoneuœ et vésiculeux; Zona; 
Dartres deplusieurs espèces, surtout au visage et chez les femmes 
qui ont les règles faibles; Ulcères invétérés; Tumeurs enkys- 
tées (loupes) ; Mélancolie noire ; Teigne; Migraine ; Ophlhalmies 
de différentes espèces; Dureté de l'ouïé et bourdonnement des 
oreilles par congestion de sang ; Érysipète à la face ; Paralysie 
de la face; Dyspepsie; sans ou avec vomissement iles ali- 
ments; Gastralgie; Coliques flatulentes; Bubons scrofuleux?; 
Ténia; Constipation ou diarrhée chroniques; Souffrances 
hémorrhoïdales ; EjdrochXe ; induration des testicules; Impuis- 
sance?; Satyriasis?; Dysménorrhée^ surtout celle provenant de 
stagnation dans le système de la veine porte; Cancer de la ma- 
trice; Aménorrhée; Excoriation des mamelons ; Excoriations 
des enfanls ; Asthme spasmodique?; Catarrhe suffoquant ; Diffor- 
' mité des ongles, etc.^ çtc. 
35S^* Voy, la note, page 17. 



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3^0 GRAPHITES. 

SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — ''Douleurs crampoîdea/orampe^ 
et contractions de diverses parties. — Tension dans quelques 
parties, comme par raccourcissement des tendons. — Tressaille- 
ment et distorsion des membres.— '^Tiraillements arthritiques et 
déchirement dans les membres et les articulations, sortoutdans 
les partie^ ulcérées. — ^Nodosités arthritiques^ — Disposition à 
se donner un tour de reins. — * Engourdissement facile des mem^ 
bres, — Roideuf et inflexibilité complète des articulaiions. — 
Gonflements durs^ avec douleurs lancinantes. — Douleurs noc- 
turnes que l'on ressent même pendant le sommeil. — Les 
symptômes se dissipent après une promenade en plein air. — 
Varices avec élancements, tension et prurit. — "Gonflement et 
dureté des glandes. — Douleurs pendant le changement de 
temps. — Malaise général qui force à gémir, sans aucune sen- 
sation de douleur distincte. — Forte pulsaticm danstout lecorps^ 
et surtout au cœur, augmentée par le moindre mouvement. — 
Tiraillement dans tout le corps^ avec besoin d'étendre les mem- 
bres. — Sensation d'un tremblement dans tout lé corps, avec 
tressaillement des membres. — *Grand amaigrissement.l — 
*Forte disposition à se refroidir^ et crainte du ^grand air et des 
courants d'air. — Lassitude générale.-^ Chute rapide des forces* 
— Augmentation des soufl'rances en prenant froid. 

Peiia» — Sécheresse opiniâtre de la peau, et absence de transpi- 
ration. — Ephélides. — Taches rouges sur la peau, comme des 
piqûres de puces. — ^Inflammations érysipélateuses. — ®£rysi- 
pète vésiculeux et semblable au zona, au ventre et au dos. — 
*Dartres et autres éruptions humides ou croûteuses, parfois avec 
sécrétion de sérosités corrosives, ou avec démangeaison le soir 
et la nuit. — ^Tumeurs enkystées. — * Vésicules rongeantes. — 
*Ea}coriation de la peau, surtout chez les enfants. — *Peau ma- 
ladive; toute lésion tend à s'ulcérer. — Chair luxuriante et pus 
fétide dans les ulcères, avec douleurs déchirantes, brûlantes et 
lancinaptes. — * Difformité et épaisseur des ongles. 

ttominell* — Forte envie de dormir^ le jour et le soir de 
bonne heure. — "Diflîculté à s'endormir. — Sommeil agité, la 
nuit, avec réveil fréquent. — Sommeil nocturne^ incomplet, 
comme si l'on ne faisait que sommeiller. — Sommeil non répa- 
rateur la nuit, et suivi, le matin, d'un sommeil cofnateuœ. — 
La nuit, aflluence d'idées quelquefois pénibles. — * Grande agi- 
tation, la nuit, avec rêves anxieux H effrayants, oppression et 
étouffement. — '^Pendant le sommeil, sursauts avec efi'roi. — 
Rêves de morts, de feu ; rêves avec réflexions. — La nuit, idées 
pénibles, angoisse, chaleur, inquiétude, tressaillements, souf^' 
fronces gastriques, et beaucoup d'autres incommodités. 



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GBArams. 811 

1^$éwr^ — FrissonSj le matin et le soir, avec ou sans chaleur^ 
et suivis de sueur. — Sueur, souvent irès-félide, au mçindre 
mouvement ou à la moindre fatigue, même en parlant. — Sueur 
nocturne, quelquefois féiide. 

Moral* — * Abattement, tristesse et chagrin profond, avec décou- 
ragement et pleurs abondants. — Agitation, serrement de cœur 
et angoisse, comme si on allait mourir ou qu'on fût menacé d*un 
^grand malheur, souvent avec mal à^la tête, vertige, nausées et 
sueur. — "^Agitation anxieuse, quelquefois en travaillant assis^ 
ou la nuit, avec besoin de quitter le lit. — ^Agitation et in-- 
quiétude le matin. — Caractère peureux. — Détermination 
lente et hésitation. — Trop grande impression nabi lité. — Dis- 
position à s'effrayer. — Irascibilité. — ^Horreur du travail. — 
Distraction. — On se trompe en parlant ou en écrivant. 

Téie* — ^Fatigue à la suite d'un travail intellectuel. — Sensa- 
tion de torpeur dans la tête. — *Ivre^e et vertiges, surtout le 
m4xtin en se levant, ou en se réveillant ; ainsi que le soir avec 
envie de se coucher. — - ""Embarras à la tète. — Accès de maux 
de tète, quelquefois semi-latéraux, avec nausées et vomisse- 
ments acides. — Maux de tête violents le matin, jusqu'à faire 
venir la sueur froide et à faire tomber de faiblesse. — Mal de 
tète par le mouvement de la voiture^ ainsi qu'eu remuant la 
lêle ; ou pendant et après le repas. — Maux de tète du côté sur 
lequel on est couché. — Tension et constriction pressive à l'oc^ 
ciput, avec roideur de la nuque. — Embarras et contraction 
dans le front, — Douleur compressive dans le vertex, après 
midi, avec roulement dans la tète. — Ebullition de sang avec 
battement et bourdonnement dans la tète. — ^Déchirement et 
tiraillement au cuir chevelu^ "dans les dents et les glandes du 
cou. — ^Prurit au cuir chevelu. — *Croûtes humides sur la 
tête. — *Sueur à la tète pendant la marche au grand air. — 
Desquamation abondante du cuir chevelu. — * Chute des che- 
. veux, même sur les côtés de la tête. — Grisonnement des 
cheveux. 

lfeiix« — Paupières lourdes, et s'affaissant comme paralysées. 
— *Pression dans les yeux et les paupières, comme si des grains 
de sable s*y étaient introduits. — *Elancements dans les yeux. 
— • Chaleur et sensation brûlante dans les yeux, surtout aux 
lumières. — *Inflammation des yeux^ avec rougeur de la sclé- 
rotique, injection des veines, gonflement et sécrétion muqueuse 
abondante dps paupières. — Orgelet avec douleur tractive. ^ 
^Chassie sèche aux paupières et dans les cils. — ""Agglutination 
des paupières, et larmoiement. — ''Obscurcissement de la vue, 
en se baissant. — "^Myopie. — Confusion des caractères en li- 

29. 

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343 GRAraiTES. 

sant. — •Scintillement devant les yeux, -r '^Photophohie^ le 
jour surtout. 

Orelll«iS« — Elancements et battements dans les oreilles. — - 
'^Sécheresse de l'oreille inférieure, — •Odeur fétide et écoule- 
ment "de sang *et de pus par les oreilles. — ^Grpûtes, dartres, 
suintement et excoriation derrière les oreilles, — ^Dureté de 
Vou^'e, "améliorée par le mouvement de la voiture. — *Cbant, 
tintement, bourdonnement et roulement comme celui du ton- 
nerre dans les oreilles. — Bourdonnement dans les oreilles, la 
nujt. — Sensation comme si Tair s*engouffrdit dans la trompe 
d!Eustache. — •Sifflement dans les oreilles. 

Mes* — Gonflement du nez. — Sensation de tension dans Tinté- 
rieur du nez. — Pores noirs au nez. — ^Croûtes sèches dans 
le nez, — * Narines excoriées^ gercées et ulcérées, — *Odeur fé- 
tide par le nez. — Moucbement de sang et épislaxis surtout le 
soir et la nuit, avec congestion à la tète et chaleur du visage. 
Écoulement d'un pus fétide par le nez. — Exaltation de l'odorat. 
— ^Obturation et sécheresse pénible'du nez. — "Coryza quoti- 
dien, en se refroidissant. — *Cori(za sec, avec maux de tête, 
et "avec nausées qdi forcent à se coucher. — * Écoulement par le 
nez de mucosités liquides ou jaunâtres et épaisses "avec odeur 
putride. — Coryza fluent avec catarrhe. 

Tlsage* — Teint jaune pâlCyeLyec yeux cernés. — Chaleur fugace 
au visage, -r- ^Inflammation érysipélàteuseeX gonflement du vi- 
sage avec éruptions de vésicules. — Tumeur enkystée à la joue. 

. — Sensation continuelle, comme si la face était recouverte 
d'une toile d'araignée. — '^Paralysie semi-latérale et distorsion 
des muscles de la face, avec parole difficile. — Douleurs tractives 
et déchirantes dans les os du visage. -^ ^Éruption à laface^ d*un 
aspect comme si la peau était à vif. — 'Croûtes et ^boutons 
suintants à la face. — "Ephélides. — "Chute des poils de la 
barbe. — *Ulcères à la face interne des lèvres» — "^Cotnmissures 
dés lèvres ulcérées. — Lèvres gercées. — *Éruptions croûteusesau 
menton et autour de la bouche, — "Nodosités douloureuses à la 
mâchoire inférieure. — Gonflement et dureté des glandes sous- 
maxillaires. 

Dents* — Mauœ de dents la nuit^ ou le soir au lit, aggravés par 
la chaleur, et parfois avec chaleur de la face et gonflement de 
la joue. — Douleurs dans les dents molaires, en serrant les 
mâchoires. — *Mauœ de dents lancinants et tractifs, surtout 
après avoir bu froid, — Douleur d'excoriation dans les dents 
et lés gencives pendant et surtout après le repas. — *Saigne- 
menl facile et gonflement des gencives, — Sortie d'un sang noir 
et aigre par les dents. 



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ORAPHinS. t48 

Iloiielie. — Sécheresse de la bouche, le matin. — Odeur pt- 
tride et urineuse de la bouche, de^ gencives et du nez. — Dou- 
leur d*excoriation, vésicules et ulcères sur la langue. -^ SaltTa- 
tion abondante et accumulation de mucosités dans le palais et 
ia gorge. — Parole gênée par la paralysie des muscles. 

Oorge. — liai de gorge presque continuel, en avalant, généra- 
lement lancinant, avec étranglement. — *Mal à la gqrge^ même 
la nuit, comme s'il y avait une cheville en dedans^ ou comme si 
les aliments s^y étaient arrêtés. — Crampes dans la gorge, avec 
étranglement. — Apreté et grattement dans la gorge. 

Appétit* — Goût amer ou acide^ avec aigreur dans la bouche et 
la gorge. — Forte soif le malin et après le repas. — *Fatm im- 
modérée, -^ *Répugnance pour les aliments cuits et la viande, 
ainsi que pour les choses salées ou sucrées. — ^Faiblesse de la 
digestion, avec envie de dormir, maux dé tête, douleurs d^esto- 
mac, plénitude et ballonnement du ventre après le repas. 

Bstomac* — Renvois fréquents et quelquefois avortés. — Ren- 
vois aigres^ avec amertume dans la bouche. •— Régurgitation 
aigre des aliments. ^ Régurgitations amères et vertes. — Ho- 
quet fréquent, surtout après le repas. — *Nausées, surtout le 
matin, ou après chaque repas, avec envie de vomir. — Ecoule* 
ment d'éau, comme des pituites, la nuit. — *Vomissement opi^ 
niâtre des aliments. — Vomissement après le moindre dégoût, 
avec fortes nausées et pincements dans le ventre. — Vomitii- 
rition de mucosités. — Vomissements acides. — ^Pression à 
l'estomac, parfois avec vomissement^ soulagée par la position 
couchée et parla chaleur du lit. — *Douleurs crampoïdes, ou «er- 
rement comme par des griffes à Vèstomac. — La nuit, pincement 
dans l'estomac, avec fouillement dans la poitrine. — Douleur 
brûlante à l'estomac, qui force à manger. 

Tentre. — Dans les hypochondres, tension, élancements et bat- 
tements. — Douleurs hépatiques après le déjeuner, qui forcent 
à se coucher. — *Plénitude et apesanteur dans le ventre. — 
*Ventre gros, tendu, ballonné. — ^Dureté dans le bas-ventre. — 
Douleur nocturne^ crâmpoïde, dans tous les intestins, avec 
manque de sécrétion d'urines. — "^Incarcération et *accumula' 
tion de flatuosités dans le ventre. — ^Expulsion immodérée de 
flatuosités îéi\de% précédée de pincements. — /Sensibilité dou- 
loureuse des aines. — Gonflement douloureux des glandes in- 
guinales. — ^^Inflammation érysipélateuse avec grosses vésicules, 
près du nombril. 

•elles* — ^Constipation opiniâtre^ avec selles dures et dureté 
dans la région hépatique. — Selles dures^ noueuses, d'un moule 
trop volumineux et ^insuffisantes. — ^Selles trop molles, — Sor^ 



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344 GRAPHITAS. 

lie de beaucoup de glaires ayee les selles. — Selles d'une odeur 
putride, acide, ou de mucosités sauguinolentes. — Diarrhée 
ayec ventre tendu. — Selle d*un moule extrêmement mince, 
comiqe un ver. — Lombrics et ascarides. — ^Tënia. — Prurit, 
sensation d'excoriation et gonflement de Tanus. — "Boutons 
hémorrhot'daux volumifieux à Tanus^ avec douleur d'excoria- 
tion, surtout après les selles. — ^Crevasses douloureuses et brû- 
lantes entre les boutons héruorrhoîdaux. 

Urines. — Envie pressante, anxieuse et douloureuse d'uriner, 
avec émission goutte à goutte. — Sécrétion rare d'une urine 
foncée, se troublant promptement, avec sédiment blanc ou rou- 
geàtre. — Urine d'odeur acre, acide. — Jet d'urine mince, 
comme par rétrécissement de Turèthre. — Émission involon- 
taire des urines. — * Émission d'urine la nuit. — Pissement au 
lit. -^ En urinant, douleur dans le coccyx. 

Parties Tirlles* — Tension et douleurs crampoïdes dans les 
parties génitales, avec idées voluptueuses importunes. — Érup- 
tion de boutons au prépuce et à la verge. — Gonflement hydro- 
pique du prépuce. — '^Gonflement hydropique des testicules. 

— Irritations voluptueuses dans les parties génitales. — "^As- 
soupissement ou exaltation effrénée de l'appétit vénérien. — 
Absence d'érections le matin. ^- ^Écoulement de sperme pres- 
que involontaire, sans érection. — Absence de l'émission de 
sperme, pendant le coït. — Jouissance trop faible pendant le 
coït. — Pendant l'excitation des parties génitales, pour le coït, 
coliques flalulentes. 

Mégies* — Vésicules et boutons à la vulve.— *E(Dcoriation à 
la vulve et entre les cuisses. — Gonflement douloureux des 
ovaires. — Sensation comme si tout se portait vers les parties 
génitales. — "Règles trop tardives, trop peu abondantes et trop 
pâles. — *Suppression des règles. — A l'apparition des règles, 
tranchées. — Pendant les règles, écoulement de sang par 
l'anus, douleurs dans les membres, ulcères empires, gonfle- 
ment des joues et des pieds, catarrhe avec enrouement et co- 
ryza, mal aux dents, ou crampes et tranchées violentes dans le 
ventre, maux de tête, nausées, douleurs à la poitrine et faiblesse. 

— ^Leucorrhée blanche, liquide, comme de l'eau, avec tension 
„ du ventre. — **Leucorrhée avant et après les règles. — ^Cancer 
. de la matrice, avec tubercules et excroissances comme des 

choux-ileurs au col de la matrice. — Sensibilité douloureuse et 
eoDcoriation des mamelons, "avec éruption de phlyctènes suin- 
tantes. — Engorgement et induration des glandes mammaires. 
liUrynx* — Sensibilité du larynx. — Raucité catarrhàle et en- 
rouement, avec sensation d'excoriation, douleur brûlante et 



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GRAPHITES. 845 

"grattement dans la gorge, coryza et embarras de la poitrine. — 
'^Voix fausse (pour le chant). — Accumulation de glaires dans 
la poitrine. -^ Toux produite par la raucité de la gorge. -* 
'^Toux la nuit, "ou le soir, au lit, provoquée en respirant pro- 
fondément, avec oppression de poitrine. 

Polfrlueé — ^Gêne de la respiration et oppression de poitrine. 
—-"Accès de suffocation la nuity en dormant, ou en se promenant 
au grand air. — Respiration sibilante. — Douleur de poitrine 
en montant, en allant à cheval, en bâillant^ ou en portant la 
main sur la poitrine. — Douleur pressive crampoîde dans la 
poitrine. — '^Spasmes de poitriue. — Élancements dans la poi- 
trine au moindre mouvement. — Battements de cœur au moindre 
mouvement. 

VroDe. — Douleur de meurtrissure aux rmns, ou maux de 
reins violents comme un serrement par des griffes, ou comme 
un tournoiement. — Douleur contractive dans le dos. — Sen- 
sation de fourmillement ilans le dos. — Roideur de la nuque. 
-^"Douleur violente dans la nuque et les épaules, en baissant la 
tèle et en levant les bras, comme une incision déchiraùte. ^ 
Ampoules au cou. -^ ""Gonflement des glandes du cou. — Dé- 
chirement dans les glandes du cou. 

Bras* — Déchirement ou lancinalion dans les épaules. — Sen- 
sation de raccourcissement dans Tarticulation du coii()e, en 
étendant le bras. — "^Crampe et déchirement dans les mains. 
— Amaigrissement des mains. — Érysipèle^ durillons, peau 
sèche et crevasses aux mains, -r- Douleur de luxation dans l'ar- 
ticulation du pouce. ~r Gonflement et inflexibilité, roideur et 
distorsion des doigts. — Éruption granulée et vésicules ron- 
geantes aux doigts. — * Nodosités arthritiques aux doigts. — • 
*Excoritition dartreuse entre les doigts. — Épaisseur des ongles 
des doigts. 

ïambes* — Pesanteur, lassitude et engourdissement des jambes 
au grand air. — "Excoriation entre les jambes. — ^Déchirement 
arthritique dans l'articulation coxo-fémorale, les pieds et les 
orteils. — *Torpeur et roideur des cuisses et des orteils. — */n- 
quiétudes dans les jambes. — "Dartres aux cuisses j aux jarrets 
et sur le tibia. — Sensation de raccourcissement. dans les ten- 
dons du jarret et dans le tendon d'Achille. — Tension dans les 
varices en étendant les jambes. — Roideur et manque de flecoi^ 
bilité aux genoux, qui ne permettent pas de s'accroupir. — 
Crampes et tressaillement des muscles dans les mollets. — Con- 
gestion aux jambes et aux pieds, en étant debout. — ""Ulcères 
aux jambes. — Gonflement des jambes et des pieds, avec dureté 
et douleur lancinante. — Roideur du cou-de*pied. — Douleur 



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346 GRAPHITBS. — GKATIOLA OFFIGINALIS. 

lanoinaMe, comme d*un ulcère dans le talon et la plante 4es 
pieds, en se levant de so» siège. — *Pieds froids même le soir 
cw* Ut. — *Pieds brûlants. — Sueur fétide des pieds; —*Gon- 
flement et distorsion des orteils, — *Peau calleuse, vésicules 
rongeantes et ulcères aux orteils. — Excoriation dartreuse entre 
les orteils. — * Épaisseur et difformité des ongles des orteils. 



85. - GJftATIOLA OFFICINALIS. 

G1UT.— Gratîole. — Habti.avb bt TmiHKSi — Bitt, nat. eiprip.^ Pharmac. ho* 
mœop., p. Il5. — Doges utitiêt : 6, 9, 82, 50. — Médicament encore peu connu, 
et qui, jusqaMci, n^a été employé que contre des Afeelùnu hypoehondfiaque»^ 
quelques oas^e GaHftâgietX quelques ecpèces de Ccnulipaiion. 



SYMPTOMES GÊNÉRAUJC. — Déchirement dans les mem- 
bres. — Tétanos^ avec pleine connaissance. — La 'plupart des 
symptômes apparaissent la nuit, ainsi qu'en étant assis, en se 
levant de son siège et en plein air ; le contact les améliore. — 
Prurit, avec sensation brûlante après s*ètre gratté. — Éruptions 
suintantes et corrosives, qui ressemblent àlagale.— Forfe envie 
de dormir, avec bâillements fréquents et besoin de se coucher, 
surtout Vaprès-midi, — Forte disposition aux frissons. — Mo^ 
rosité hypochondriaquey et mauvaise humeur. — Caprices hys- 
tériques. — Anxiété.. — Humeur grave, et concentration en 
soi-même. ^ Grande loquacité et gaieté. 

Télé*— Vertige tournoyant eQ fermant les yeux. — Vertige en 
lisant et en étant assis, comme si la tète se balançait. — Maux 
de tète, avec envie de vomir et sommeil, -r- Sensation de plé- 
nitude dans la tête. — Maux de tête pressifs, sprtout dans le 
front et Tocciput. — Maux de tète lancinants et pulsatifs. — 
Sensation comme si la tète se rapetissait par une contraction 
du cerveau. — Résonnement dans la tête qui prive de la vue et 
de Touîe. — Les maux de tète sont aggravés en se levant de 
son siège, pendant le mouvement et la marche en plein air. 

Teox ei Dents* — Prurit, frémissement et sensation de fai- 
blesse dans les paupières. — Douleur brûlante ti pression dans 
les yeux. — Yeux larmoyants et abattus en lisant. — Myopie 
en lisant. — Déchirement et élancements dans les oreilles. — 
Éternuments fréquents avec élancements dans le côté gauche de 
la poitrine et des hypochondres. — Obturation du fiez. —Ten- 
sion, fourmillement et sensation de gonflement au visage. — 
Déchirement d'un seul côté du visage. — Chaleur brûlante et 



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GRATIOLA OFFfGINAI^lS. 341 

rougeur du visage. — Déchirement ou térébraiion nocturne 
dans les dents molaires. — Sensation de froid dans les dents. 

Bouebe eC Clor^e. — Accumulation abondante de salive dans 
la bouche. — Pression dans la gqrge, comme par des mucosités 
épaisses. — Accumulation de mucosités dans la gorge. — Rau- 
cité fourmillante et grattement dans la gorge. ^ Bouche amère, 
ou pâteuse. — Baleine fétide le matin, après le réveil. 

B«toiiiac. -* Renvois amers ou douceâtres. — Efforts inutiles 
d'éructation, avec pression depuis Testomac jusqu*à la gorge, 
qui suspend la respiration. — Régurgitation d'une eau amère. 

— Faim^ parfois avec dégoût et horreur pour tous les aliments, 

— Soif augmentée. -— Nausées continuelles^ avec vomiturition. 
—Nausées avec froid dans le ventre. — Vomissement avec obtu- 
ration du nez. — Vomissement Mieux ou de matières aigres 
ou amères. — Malaise et sensation de plénitude dans l'estomac. 

— *Pression à Vestomac, après le repas, avec nausées. — Fouil* 
lement et creusement dans Testomac, avec envie de vomir. — 

' Pression à l'épigastre après le repas, comme par une pierre. 7- 
Les souffrances de l'estomac et de l'épigastre sont souvent oc- 
compagnées de nausées ou d'efforts inutiles d'éructation. 

Ventre» — Douleurs lancinantes dans l'abdomen. — Batte- 
ments dans rhypochondre gauche. — Mal de ventre pressif, 
avec envie de vomir. — Maux de ventre avec pincements, qui 
forcent à se replier sur soi-même. — Ballonnement dur du 
ventre par des flatuosités. — Colique fUxtulenteetpressive, avec 
nausées et renvois désagréables. 

SelliMu — Besoin pressant et inutile d'aller H la selle. — ^Con^ 
stipation. -— Selles dures, rares et tenaces, expulsées avec de 
grands efforts. — Diarrhée muqueuse la nuit, avec ténesmes. 

— Douleur d'excoriation au rectum. — Douleur brûlante au 
rectum pendant et après les selles. — Élancements, prurit^ cuisson, 
et battement à Tanus. — Hémorrholdes aveugles. 

Urine» et PartIefÉ» génitales. — Diminutioade la sécré- 
tion d'urine. — Urine rougeâtre qui se trouble en reposant, 
avec un sédiment nuageux. -^ Élancements depuis le cordon 
spermatique jusqu'à la poitrine. -* Après les pollutions^ roi- 
deur douloureuse de la verge. — Règles trop hâtives et de trop 
longue durée.— Élancements aux seins. ^Nymphomanie avec 
démangeaison aux parties. 

Paltrlne et Memlirea. — Toux sèche, provoquée par une 
sensation de raucilé dans la poitrine, surtout le matin on la 
nuit. — Toux nocturne, avec douleur d'^coriation dans la tra- 
chée-artère, oppression de poitrine et frissons. — Ëtouffement 
en montant. — • Oppression de poitrine, avec battements de 



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348 6RAT10LA OFFIGINALIS. — GUAIACUII OFFICINALE. 

cœar. — Pression à la poitrine. — Élancements dans les côtés 
de la poitrine en inspirant.— Boutons sur la poitrine, qui brû- 
lent après avoir gratté. — Battements de cœur. — Élancements 
dans les jambes et les pieds. 



84. - GUAIAGUM OFFICINALE. 

GUAl.^Hésine de Gaïac*~HÀHjfBMAifH.— '.ffif /. naL etprép, Phàrmac. homoeop., 
p. 215. — Dou usitée : 0,30. — Durit d*cction : jusqu'à tO joan, dans des affee- 
tiong chroniques. s . 

ÊOMPARia ATpc : Graph. merc. a-Tont. 



CLINIQUE.— Se laissant guider par Vensemble des symptômes^ 
on verra les cas oiî Ton pourra consulter ce médicament contre : 
— Affections rhumatisiâales et arthritiques; Contracture arthri- 
tique des membres; Anéyrismest; Suites fâcheuses de l'abus du 
mercure; Migraine; Pneumonie chronique (Phthisie pulmo- 
naire?), etc., etc. 

Voy, la note, pag. 17. 



SYMPTOWES GÉNÉRAUX. — Douleurs rhumatismales dans 
les articulations. — ^Douleurs arthritiqxjtes dans les membres, 
avec élancements et déchirements, et <*con tract ions des parties 
affectées, -r ^Douleurs ostéocopes fourmiHmites. — '^Les dou- 
leurs sont provoquées par le moindre mouvement, tt accompa- 
gnées de chaleur dans les parties affectées. — Engourdisse- 
ment des membres.^ — Courbature et faiblesse dans les bras 
et les cuisses, avec horreur du mouvement. — Besoin fréquent 
de bâiller et d'allonger les membres, provenant d'une sensation 
de malaise général. —La plupart des symptômes se manifes- 
tent en étant assis^ ainsi que le mfxtin après le lever, ou le soir 
avant de se coucher. — Gonflement des os. — Consomption. 
— ^Grande sensibilité des parties malades au toucher. 

ttominefl* — Forte envie de dormir après midi. -^ Sommeil 
tardif et réveil de bonne heure. — Réveil fréquent, avec effroi, 
quelquefois en s'êndormant. — Jactation inquiète, la nuit. — 

. Cauchemar en étant couché sur le dos. — Le matin, il semble 
que l'on nfa pas assez dormi. 

Fièvre. — Frissonnement, frisson et horripilalion, même auprès 
du feu. — Frissons sans soif, Je matin et le soir. — Sueur ma- 



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6UA1AGUM OFFICINALE. 349 

tuiinale. — Sueur ahondmte, surtout à la tète, pendant la pro^ 
menade au grand air. — Pouls accéléré. 

Moral. — Opiniâtreté. — Forte envie de critiquer et de mépri- 
ser tout. — Paresse et horreur du mouvement. — Faiblesse de 
la mémoire et oubli excessif, surtout pour les noms, — Regard 
fixe et absence d'idées, surtout le matin. 

Tête* — Pression étendue et douloureuse^ ou traction et déchi- 
rement dans le sinciputet les tempes. — Lancinations violentes 
et étendues, dans le cerveau, -r- * Déchirement dans un seul côté 
de la tétCj jusque dans la joue. — Pulsations, battements (et 
élancements) dans les tempes, avec sensation, comme si la tête 
était enfiéej et que les vaisseaux sanguins fussent engorgés. 

Yeux* Face* — Sensation de gonflement^ ou *gonflement réel 
des paupières j 'avec sensation, comme si les yeux allaient sortir 
de la tète et que les paupières fussent trop courtes. — Pupilles 
dilatées. — Amaurose. — Boutons dans les sourcils. — Déchi- 
rement et *étreintes dans les oreilles. — Élancements dans les 
pommettes et les muscles des joues. 

Denté» Appétit. •— Douleur pressive dans les dents, en les 
serrant. — Tiraillement et déchirement dans les dents, se ter- 
minant par des élancements. — Douleur brûlante dans la 
gorge. — Goût fade, avec absence d'appétit et dégoût pour 
toutes choses, accompagné d'exspuilion de mucosités. — Ren- 
Yois à vide. — Faim immodérée. — '^Nausées provoquées par 
une sensation comme si la gorge était pleine de glaires. — ^Ré- 
pugnance pour le lait. 

Bstomac. Urines. — Sensation de constrictiou anxieuse dans 
la région de l'estomac, qui gêne la respiration. — Pincement 
dans le ventre, comme par incarcération de flaluosités. — Sen- 
sation de vacuité, avec borborygmes et grondement dans le 
ventre. — Douleur comme par une hernie dans les aines. — 
— Tressaillement des muscles du ventre. — "Constipatioti, — 
Selle dure, brisée. — Envie continuelle d'uriner, avec émission 

. abondante. — Douleurs incisives dans Turèthre, en urinant. — 
Envie inutile d*uriner, avec élancements dans le col de la vessie. 
Poitrine et Membreii. — Toux sèche, avec sensation dans 
répigastre comme d'un manque d'air. — Toux avec expectora- 
tion d'un pus fétide. -~* Élancements dans la poitrine, aggravés 
en inspirant.. — Pression ^ansles vertèbres du cou. — Roideur 
de la nuque. — Roideur tout le long du dos, d'un seul côté. — 
Déchirement et élancements dans un seul côté du dos. — Dou- 
leur eontractive entre les omoplates. — Frissons dans le dos. — 
Faiblesse dans lés bras. — Déchirement et élancements dans les 
omoplates et les avant-bras. -'*Douleur$ ostéocopes, pressives ei 
e« iùn. — T. I. 30 



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3&0 GUAIACDM OFFICINALE. — HELLEBORUS NIGER. 

fourmillantes, dans les cuisses, étaat assis. — Teasioa paraly- 
tique dans les cuisses, en marchant. -« Faiblesse dans les 
cuisses. 



W. ^ HELLEBOIIU8 NIGER. 

HELI. — Ellébore noir. — Hàbhkhàhh. — Sitl, nat, el fitép, Pharmte. homoBQp., 

p. SiS. -* Dqum ntitéu: 9, It, M. — Dutié d^ûcUom:Â i S i 

quelques «ffeetiotig chroniquet. 
Ahtiiiotm : Camph. chia. 
CoMPAKm ÀTBc : Ars. bell. bry. cham. ehin, dig. ign. op. phos. stann. stnni. 

«era(r.— C'est eurtout après : B«U,hrjf* ehin, que VêlUb, se montre i 

lorsqu'U est d'aUleors indiqua. 



CLINIQUE. — Se laissant guider par l'ensemble des symptô- 
mesy on verra les cas où l'on pourra consulter ce médicament 
contre : — Affections hydropiques, surtout quelques espèces d*anch 
sarquej et principalement celles provenant de la répercussion des 
exanthèmes, telles que la miliaire pourprée, la scarlatine, etc. ; 
Coma?; Fièvres nerveuses lenles; Mélancolie douce; Imbécillité; 
Teigne, avec engorgement des glandes du cou; Hypochpndrie?; 
Encéphalite t ; Hydrocéphale aiguë? ; Ascite ; Eydrothorax, etc., etc. 

35^ Voy. la note, page 17. 



8YMPT01IES GÉNÉRAUX. — Doulews lafwinantes et téré^ 
brantes à diverses parties et surtout dans le périoste, aggravées 
par Tair frais, la fatigue corporelle, le boire et le manger. — 
Tiraillements et déchirements dans les membres, — Douleurs 
lancinantes dans les articulations, — * Relâchement subit de 
tous les muscles. — Les muscles se refusent à faire leur service, 
à moins qu'on n'y prête une attention soutenue; on chancelle 
en marchant, on laisse tomber les objets que Ton tient en 
main, etc. — On se trouve mieux en plein air et Ton y éprouve 
la même sensation que si Ton sortait d'une longue maladie ; 
tout t>araîl rajeuni. — Convulsions. — Crampes. — Syncope. 
— ^Gonflements hydropiques. — Chute des cheveux et des 
ongles. 

Peap. — Pâleur de la peau. — Eruptions miliaires. — •Gon- 
flement leucoflegmatique de la peau de tout le corps. — Des- 
quamation de la peau de tout le corps. 

ttommeil. — *Somnolence, avec yeux à demi ouverts et pu- 
pilles tournées en Tair.-* Rêves confus» anxieux, et dont on 



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HFXLEBORUS NIGER. 851 

ne conserve pas le souvenir. -- Insomnie. — lactation dans le lit. 

Mévre. — Frissons alternant avec douleurs lancinantes dans 
les membres. — Froid de tout le corps et surtout des membres 
avec chaleur dans la tête. — Frisson général avec chair de 
poule et sensibilité douloureuse du cuir chevelu au toucher ou 
en remuant la tète, tiraillements et déchirements dans les 
membres, lancinations dans les articulations et absence de 
soif. — Le soir, après s'être couché, chaleur brûlante par tout 
le corps, et principalement à la tête, avec horripilation inté- 
rieure et frissons sans soif; les boissons r^pugnenti — Sueur 
nocturne vers le matin. 

Moral. — ^Mélancolie taciturne avec soupirs continuels. -* 
Angoisse excessive et presque mortelle. — Nostalgie. — Humeur 
hypochondriaque. — Paresse. — Pleurs sanglotants. — Silence 
opiniâtre. — Défiance. — Émoussement du sens interne. — Stu- 
pidité et irréflexion, avec ûxité du regard sur un seul point. -— 
Faiblesse de la mémoire. — Faiblesse de Tactivité involontaire 
du cerveau ; les muscles refusent leur service dès que l'altenlion 
se porte ailleurs. 

Tète. — Douleur stupéfiante et sefisation de meurtrissure dans là 
f^e. — Mal de tôle pressif et étourdissant. — Pesanteur dou- 
loureuse de la tête, avec chaleur brûlante dans cette partie, froid 
aux doigts, sensation de frisson général et pâleur du visage. — 
Chaleur brûlante de la tête, avec face pâle. — Les maux de tête 
sont plus supportables lorsqu'on prend sur soi de reposer 
tranquillement et de sommeiller. — Sensibilité douloureuse 
à Veœtérieur de la tête et surtout à l'occiput, comme ^il était 
meurtri, en y touchant ou en remuant la tête. — - Tressaille- 
ment dans les téguments de la tête, pendant le mouvement, en 
se baissant ou en montant un escalier. — ^Besoin d'enfoncçr la 
tête dans Voreiller en dormant. — Tumeurs dans la peau du 
front, avec douleur de meurtrissure. — Croûtes suintantes au 
cuir chevelu. 

Yeax et Oreille*. — Douleur dans les yeux, comme si un 
clou était enfoncé sur les bords de Torbite. — Pesantewr pres^ 
sive dans les yeux, de haut en bas. — Fixité involontaire du 
regard sur un seul point. — Photophobie le jour, -r Elance- 
ments dans les oreilles, le jour et la nuit, avec térébration 
fouillante. 

iri^aye et Dents. — Face pâle, quelquefois jaunâtre. — 
*Gonflement pâle et œdémateux du visage. — Front ridé. — 
Vésicules blanches sur les lèvres qui sont gonflées. — Douleur 
ostéocope, sourde, à la pommette. — Maux de dents» la nuit, avec 



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S52 HBLLBB0RU8 NI6KR,' 

douleurs lancinantes et déchirantes, aggrayées par le froid et la 
chaleur. 

Boaclie. — Sécheresse pénible dans le palais, avec douleur 
incisive et grattante pendant la déglutition. — Accumulation 
continuelle de salive- dans la bouche et salivation avec éico- 
riation de la commissure des lèvres. — Vésicules et aphihes 
dans la bouche et sur la langue. -^ Torpeur et gonflement de la 
langue. — Goût amer dans la gorge, augmenté en mangeant. 

BAtomac. — Nausées, parfois avec faim excessive^ — DégoiU 
pour les aliments, surtout pour la viande, la graisse, les légu- 
mes verts et la choucroute. — Vomissement vert, noirâtre, 
avec maux de ventre. — Pesanteur, plénitude et ballonnement 
de l'estomac. — Ballonnement de Tépigasire, avec douleur d'ul- 
cération et gène de la respiration. — Sensation d'un malaise 
excessif dans l'épigastre. — Pression douloureuse dans Tépi- 
gastre à chaque pas. — Sensation de rétraction du creux de 
Testomac. — Douleur brûlante dans Testomac jusque dans la 
gorge. — Après chaque repas, douleur d*ulcération à Teslomac. 

Ventre. — Pincements dans le ventre, — Sensation de froid 
dans le ventre. — Pesanteur dans le ventre. — ^Gonflement 
hydropique du ventre. — Gloussement dans le ventre, surtout 
en respirant profondément, comme s'il y avait de Teau dans 
les intestins. — Gargouillement et borborygmes dans le ventre. 

Selle». — Ténesme, avec écoulement de mucosités gélatineuses, 
précédé de pincements dans la région ombilicale. — Diarrhées, 
avec maux de ventre et nausées. — Selles aqueuses et fré- 
quentes. 

Urlnefli et Partie» génitale». — Envie fréquente d'urî- 
nier, avec émission peu abondante. •— Jet d'urine faible. — 
*Urines foncées. — Suppression de l'appétit vénérien, avec 
flaccidité des parties génitales. 

Poitrine. — €onstriction suffoquante dans la gorge et le nez, — 
Petite toux sèche, avec tension douloureuse dans l^hypochondre 
gauche. — Respiration difficile, comme par hydrothorax. — 
Respiration accélérée, ou profonde et lente. — Constriction de 
la poitrine. — Chaleur dans la poitrine. — Battement de cœur. 

Trône. — Douleur contraclive aux reins. — Rongement et 
laocinations obtuses dans Tépine dorsale. — Douleur de meur- 
trissure entre les omoplates. Roideur et sensibilité doulou- 
reuse du cou et de la nuque pendant le mouvement. — Gon- 
flement des glandes du cou. 

Sra». — Déchirement dans les os du bras et les articulations, 
ainsi que dans la partie supérieure des doigts. — Tressaille- 
ment dans les muscles des bras. — Térébration et élancements 



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HBLLEBORUS NIGER. — HEPÀR SULFURIS. 353 

dans les mains et les articulations des doigts. — Manque de force 
dans les mains. — Enroidissement spasmodique des doigts. 
Jambe». — Lancinations violentes et pression brûlante dans 
les hanches. — Manque de solidité dans les jambes, avec flé- 
chissement des genoux. — Roideur et tension dans les cuisses 
et les jarrets. — Lancinations obtuses et térébrantes dans les 
articulations des genoux et des pieds. 



86. - HEPAR SULFUM8. 

HBP. — Poied« loufre. — HimriMÂHN. ~ ffitl. nat.elprêp. Pharmac. homoBOp., 
p. 105. — Doiei usitiêê: 3, 50. — Durée d*aeli<m : jusqu'à 60 jours, dans les 
dernières dilutions et dans les affections chroniques. 

Antidotis : AcetuoL bell. ~ On l'emploie comme antidote de : Ars. ant. bell. cupr. 
fer. iod. merc. nitr«ac. sil. zinc. 

CoHPAmiR A-vae : Amm. ant. arn. ars, bell. bry. eham. chin. cin. eupr. dros. /«rr. 
laeh. mère, nitr^ae, plurab. spong. eil. zine, — C'est surtout après : Bell. laeh. 
tt7. spong, zinc^ que Vhep-sulf. se moût re efficace, lorsqu'il est d'ailleurs indi- 
qué. — Après hepo conviennent quelquefois: Bell. mère, nitr-^ic. spong i 
iU. 



CLINTQUE. — Se laissant guider par Vensewhle des symp^ 
tomes, on verra les cas où l'on pourra consulter ce. médicament 
contre : — Affections arihriiiques, avec gonflement inflammatoire; 
Suites fâcheuses de Vahus du mercure; Engorgement, inflamma- 
tion et suppuration des glandes; Inflammations flegmoneuses; 
Âifeclions rhumatismales; Atrophie des enfants? ; Affections scro- 
fuleuses; Ictère?; Érysipèles simples^ flegmoneuœ et vésiculeuœ ; 
Éruptions urticaires; Dartres, surtout à la face; /l/ia^/'s, sur- 
tout celles provenant de l'abus du mercure ; Ulcères invétérés^ pu- 
trides, carcinomateux ; Surexcitation nerveuse, surtout celle par 
l'abus du mercure ; Migraine ; Calvitie, surtout celle provenant 
de l'abus du mercure, ou à la suite de fortes maladies aiguës, ou 
de maux de tète hystériques, etc., etc. ; Teigne ; Dartres aux 
oreilles ; Éruptions et dartres à la face ; Ophlhalraies scrofuleuses, 
arthritiques, traumatiques , calarrhales, etc.; Ulcères de la 
cornée ; Otite, avec otorrhée purulente ; Gonflement «irofuleux 
du nez? ; Salivation avec ulcération dans la bouche, par suite de 
Tabus du mercure; Amygdalite et autres angines flegmoneuses; 
Bubons scrofuleux ; Diarrhées et dyssenteries ; Lochies maladives ; 
Cancer au sein? ; Croup (période exsudatoire passée) ; Laryngites 
aiguës et chroniques (phlhisie larytîgée) ; Phthisie pulmonaire ; 
Rhagades aux mains ; Panaris^ etc., etc. 

SEJ©* Voy. la note, page 17. 

30, 



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854 HBPAR 8ULFURI8. 

SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — ''Déchirements ou firatllemanto 
paralytiques dans h$ membres, surtout le matin, en s*éyeilhint. 

— *Douleurs d'excoriation ou de meurtrissure au toucher^ à 
diverses parties. — Élancements dans les articulations, — *Gon«» 
déments arthritiques, avec chaleur, rougeur et douleurs de 
luxation. — ^Gonflement, inflammation et ulcération des glan- 
des. — '^Apparition ou aggravation des douleurs, la nuit^ sur« 
tout pendant les frissons. — Surexcitation nerveuse excessive avec 
sensibilité douloureuses au moindre contact, ainsi qu'au grand 
air, qui cause beaucoup de souffrances. — ^Amaigrissement^ 
^parfois avec angoisse, irritabilité, frisson au dos, rougeur des 
joues, insomnie, etc. — "Accablement physiqbe, et tremble- 
ment après avoir fumé du tabac, ~ou en marchant au grand air, 
avec chaleur et anxiété. — Accès d^ évanouissement, surtout le soir, 
même par des douleurs peu violentes, 

Peau« — * Inflammations érysipélateuses, même a^ec gonflement 
^ei Tésicules. — Couleur jaunâtre de la peau^ surtout au visage, 
avec couleur jaunâtre de la sclérotique, et urines couleur 
rouge de sang. — Démangeaison brûlante au corps, ayec vési- 
cules blanches après s'être gratté. — ^Eruptions urticaires. — 
«^Eruptions de boutons et de tubérosités, douloureux au toucher. 

— *Peau maladive^ toute lésion tend à s'ulcérer, — ^Gerçures de 
lapeat^ — ^Ulcères putrides, répandant une odeur de fromage 
fort, et saignant facilement, avec élancements, sensation de 
rongement (surtout la nuit), ou avec douleurs brûlantes et pul- 
satives. — Ulcèi'es carcinomateux. — tuméfactions chaudes 
et rouges, avec douleur de foulure. — ^Suppurations. — *Pa- 
naris, 

fMannell. — Forte envie de dormir, le matin et le soir, avec 
bâillements convulsifs. — *Sommeil inquiet, avec tète ren- 
yersée en arrière. — Sommeil prolongé, avec étourdissement, 
comme dans le coma vigil. — Insomnie à cause d'une grande 
affluence d'idées. — Rêve d'incendies, de maladies, de dangers^ 
de coups de fusil, etc. — *La nuit, souffrances gastriques, mal 
à la tête, agitation, tressaillement des membres et chaleur 
sèche. — ^Sursauts la nuit pendant le sommeil, comme si Von 
manquait d'air, avec pleurs et grandes angoisses. 

Wtéwr^, — *Horripilation et frissons, surtout au grand air, ou 
la nuit, avec douleurs opposées. — Frissons, avec claquement 
des dents et froid aux pieds et aux mains, suivis de chaleur et 
de sueur, surtout à la poitrine et au front, avec peu de soif. — 
D'abord amertume de la bouche, puis frissons avec soif; une 
heure après, chaleur avec sommeil, après quoi yomissement et 
céphalalgie. — *Chaleur sèche la nuit, avec mal à la tète, soif 



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HBPAR SULFDKIS. 3&^5 

et divagations. '— ^Chaleur fugace , avec sueur. — ^Chaleur 
fébrile ardente, avec rougeur du visage et forte soif. — '^Grande 
disposition à transpirer j le jour, au moindre effort et au inoin- 
dre mouvement. — Sueur nocturne. — Sueur matulinale. r- 
Sueur visqueuse, acide* 

Moral* -^ Tristesse et envie de pleurer. — ^Angoisses et ap* 
préhensions extrêmes, surtout le soir, et parfois au pointasse 
suicider. — Mauvaise humeur ; on n'aime pas même à voir le& 
siens. — Irritabilité excessive. — Dépit et emportement, avec 
parole précipitée et faiblesse excessive de la mémoire. — Vi- 
sions le matin, au lit. — Emportement jusqu'à pouvoir tuer 
les gens. 

Vête* — Vertige en remuant la téte^ ainsi que par le mouvement 
de la voiture, ou le soir, avec nausées. — Vertige, avec perte 
de connaissance et obscurcissement de la vue. — Maux de 
téte^ le matin, provoqués par une secousse quelconque. — Maux 
de tête la nuit, ed remuant les yeux; il semble que le front va 
être arraché. — Mal à la têle, comme si un clou y était enfoncé. 

— Pression dans les tempes et au vertex^ avec battements de 
cœur le soir. — Tension au-dessus de la racine du nez. — ^Dou- 
leur d'ulcération dans la tête, immédiatement au-dessus des yeux, 
tous les soirs, ou bien la nuit, au lit. — ' Élancements dans la tête, 
surtout après avoir été au grand air, et en se baissant, ou la nuit 
comme si la têle allait éclater. — *Térébration dans la tête, 
surtout dans la racine du nez, tous les matins. — *Chute des 
cheveuœ et plaques chauves. — Sueur froide à la tête. — *Tu' 
bérosités à la tête avec douleur d'eaxoriation au toucher. — 
Croûtes humides à la tête. 

Yeax* — Douleur, comme si on enfonçait les yeux dans la tête. 

— MouveoDient des yeux douloureux et difficile. — Ardeur, 
preBsion et élancements dans les yeux. — Douleur d'ulcération, 
immédiatement au-dessus de Tœil, chaque soir. — *lnflamma- 
tion des yeux et des paupières^ quelquefois même érysipéla" 
teuse, avec douleur de meurtrissure et d'excoriation au toucher, 

— Boutons au-dessous des yeux et sur les paupières. — ^Taches 
et ulcères de la cornée. — '^Larmoiement et agglutination noc- 
turne des paupières. — * Occlusion spasmodique des paupières, 
la nuit. — Yeux proéminents. — Obscurcissement de la vue, 
en lisant. -^"Photophohié, le jour et aux lumières. — «Trouble 
de la vue, le soir, à la lumière des bougies, alternant avec lu- 
cidité de la vue. 

Oreille»* — Élancements dans les oreilles, en se mouchant. — 
Chaleur, rougeur et prurit dans les oreillos. — * Écoulement par 
les oreilles d'un pus qui parfois est fétide. — ^Croûtes derrière et 



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36e HEPAR «ILFURIS. 

sur les oreilles. — Dureté de Touïe, avec pulsation et bourdon- 
nement dans Voreille, snrioui le soir^ au lit. 

Mes* — Inflammationj rougeur et gonflement du nez. — Douleur 
de meurtrissure et d'excoriation du nez au toucher. — - Douleur 
d'ulcération brûlante et croûtes dans les narines. — Épistaxis, 
le matin et après avoir chanté. — Manque ou ecoaltation de Vo- 
dorât. — Coryza, principalement d'un seul côté, avec raucilé 
dans la gorge, gonflement inflammatoire du nez, flèvre et cour- 
bature dans tous les membres. 

Tl»age« — Face jaune avec cercles bleus autour des yeux. — 
* Visagebrûlant et d'un rouge /bnc^.^-Chaleur nocturne du visage. 
— ®Forte pâleur pendant des exercices échauffants. — ^Jnflam- 
motion érysipélateuse, gonflem^ent du vtsa^fe et des joues, avec 
tension picotante et "éruption de vésicules. — Douleurs Irac- 
tives et déchirantes, partant des joues et s'étendant jusque dans 
les oreilles et les tempes. — ^Douleurs dans les os de la face 
au toucher, — Boutons sur le front, qui se dissipent au grand 
air. — Gonflement desj lèvres, avec tension et douleurs au tou- 
cher. — "^Ulcération de la commissure des lèvres. — Ampoules 
aux lèvres, au menton et au cou, douloureuses au toucher. — 
Vésicules au menton. — Elancements dans Tarliculation de la 
mâchoire, en ouvrant la bouche. 

Denf •• — Odontalgie, avec douleurs tressaillantes et tractives, 
aggravée en serrant les dents, en mangeant, et dans un appar- 
tement chaud. — ^Gonflement et inflammation des gencives, 
qui sont douloureuses au toucher. 

Bdaclie. — Accumulation d'eau dans la bouche. — *Saliva' 
tion. — Rendclement de mucosités. — "Parole rauque et préci- 
pitée. — "Ulcère à fond lardacé dans la bouche. 

€U»rge* — *Mal de gorge, comme s'il y avait une cheville ou une 
tumeur en dedans. — ""Grattement douloureux dans la gorge, 
avec gêne en parlant et en avalant la salive. — Élancements 
dans la gorge et jusque dans les oreilles, comme par des échar- 
des, en avalant, en toussant, en respirant et en tournant la 
tête, — Forte pression dans la gorge, avec péril de suffocation. 
~ Déglutition gênée et presque impossible sans de très-grands 
efforts. — "Sécheresse dans la gorge. — ^Gonflement des amyg^ 
dales. 

Appétit. — Perte du goût. — Amertume de la bouche et des 
aliments. — Goût terreux et amer dans la gorge, avec goût 
normal des aliments. — *Forte soif. — Boulimie. — Appé- 
tence, seulement pour les choses acides ou piquantes. — Répu- 
gnance pour la graisse. — Désir du vin. — "Grande faiblesse de 

. la digestion, et dérangement facile de l'estomac.'^ 



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HEPAR SULFUBI3. d57 

JUtomac. — ^Renvois avec sensation brûlante dans la gorge. 

— ^Âccès de nausées, quelquefois avec froid et pâleur. — Naù- 
sées, avec envie de vomir le matin. — Vomissements acides^ 
bilieux, verdàtres ou muqueux et sanguinolents. — *Dérange- 
ment fréquent et facile de l'estomac. — Pression à l'estomac , 
même après avoir très- peu mangé. — r ^Gonflement de la région 
stomacale, avec douleurs pressives. — Pression, ballonnement 
et sensation, comme s'il y avait un corps pesant dans^ Pépi- 
gastre, avec impossibilité de rester assis et de conserver ses vê- 
tements serrés. 

Ventre* — ^Sensation de gonflement et de stagnation de sang 
dans les hypochondres. — Elancements à la rate. — Élance- 
ments dans la région hépatique, surtout en marchant.^- Douleur 
de meurtrissure dans le ventre, le matin. — '^Crampe» et dou- 
leurs contractives daris le ventre. — Sensation d'un fort grififement 
dans la région ombilicale, avec nausées, anxiété et chaleur des 
joues. — Tranchées. — Douleur d'ulcération dans le ventre. 

— ^Éfancements dans le ventre, surtout du côté gauche.— Gon- 
flement et suppuration des glandes inguinales. — ^^Incarcération 
et émission difficile dç flatuosiiés, surtout le matin. 

Selles* — Selles dures et sèches. — 'Emission difficile d'excré- 
ments rares et mous, avec besoin pressant et lénesme. -^ Diar- 
rhées de matières stercorales , avec tranchées. — ^Diarrhée 
blanchâtrey d'odeur acidulée, surtout chez les enfants.— "Selles 
dyssentériques, verdàtres ou couleur d'argile, avec évacuation 
de mucosités sanguinolentes. — Après la selle, douleur d'exco- 
riation et écoulement sanieux par l'anus. — Sorties de boutpns 
hémorrhoïdaux du rectum. — Sueur au périnée. 

Urine». — Urines tardives, troubles, avec sédiment blanchâtre. 

— ^Faiblesse de la vessie, avec écoulement lent des urines. 

— Sécrétion abondante d'une urine pâle, avec pression sur la 
vessie. — Urine acre, corrosive, ou pâle et aqueuse, ou *rouge 
foncé et chaude. — ^Émission d'urine la nuit, — ®Pissement au 
lit. — Pissement de sang, après avoir uriné. — Rougeur et in- 
flammation de l'orifice de Turèthre. — ^Ecoulement muqueux 
par Turèthre. — Pellicule irisée sur les urines. 

Partie» virile»* — Faiblesse des parties génitales. — Culs- 
son, excoriation et suintem,ent entre les cuisses et le scrottmi. <— 
Ulcère carcinomateux au prépuce. — Erections douloureuses, 
crampoîdes et tensives. — ^Absence de désirs vénériens et 
d'érections. — Erections sans énergie, pendant le coït. — Exci- 
tation des parties génitales, comme par Téjaculation. — ^Ecou- 
lemerU de liqueur prostatique, surtout après avoir uriné, et 
pendant une selle difficile. 



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358 HEPAR SULFtJRIS. 

llègle«« — Excoriation à la vulve et entre les cuisses. — Con^ 
gestion à l'utérus, — Ecoulement de sang, hors le temps des 
règles, avec ballonnement du ventre. — *Règles trop tardives. 

— Leucorrhée^ avec cuisson à la vulve. — ^Ulcère carcinoma- 
teux au sein. 

ïiarynx* — Enrouement. — Douleur et grande sensibilité du 
larynx, avec voix faible et rauque^ amaigrissement, fièvre hec- 
tique et insomnie. — Douleur permanente au larynx, aggravée 
par la pression^ par la parole, en toussant et en respirant. — 
Faible^ des organes de la parole et de la poitrine, qui em- 
pêche de parler à haute voix. — Toux provoquée par une irri- 
tation ou une douleur dans le larynx. — Toux profonde, 
sourde, provoquée par une gêne de la respiration. — H'oux 
^suffoquante, violente, avec yomiturition. — Toux semblable à la 
coqueluche. — Toux après avoir bu. -^ *To^ix sèche, le soir, 
après avoir eu froid à une partie du corps, ou en étant couché 
dans le lit. — *Accès de toux, sèche, rauque et creuse, avec an-^ 
goisse et suffocation, se terminant souvent par des pleurs, — 
•Toux aboyante. — Toux avec crachement de sang. — *Toux 
ayec expectoration abondante de mucosités, râle muqueux. — 
Pendant la toux, résonnement et douleur dans la tète, comme 
si elliB allait éclater. — Après la toux, éternument. 

]^oltrlne. — ^Respiration anxieuse, enrouée, sifflante avec pé- 
ril de suffocation lo'çsqu'on est couché, — °Accès de suffocation 
qui forcent à renverser la tête. — Haleine courte. — Besoin 
fréquent de respirer profondément, comme après avoir couru. 

— Elancements dans la poitrine en respirant et en marchant. 

— Boutons et furoncles sur la poitrine, avec lancinations et 
douleur d'excoriation au toucher. 

Trône. — Douleur brûlante, lancinante dans la région des reins. 
— Douleur de meurtrissure aux reins et jusque dans les cuisses. 

— Élancements et tiraillement dans le dos, "entre les omoplates 
et dans les muscles du cou. — Tension nocturne dans le dos, 
en se retournant dans le lit. — ''Sueur fétide sous les aisselles. 
-^ Suppuration des glandes axillaires, — Bosses au cou, dou- 
loureuses au toucher. 

Bra«« — Douleur de meurtrissure dans les os du bras. — Gon- 
flement arthritique de la^main, des doigts et des articulations 
des doigts, avec chaleur, rougeur et douleur de luxation pen- 
dant le mouvements — *Peau des mains 'gercée, râpeuse et 
sèche. — Eruption granulée aux mains et aux poignets. — 
'^^Eruptîon urticaire aux mains et aux doigts. -7- Luxation et dé- 
boîtement facile des doigts. — ^Doigts morts. — Panaris. 

SatnH^emm — Douleur aux fesses en s'asseyant. — Furoncles 



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HEPAR SCLFURiS. — HYDBOGYANl AGiDUM. 3Ô9 

aux fesses. — Doul^r de meurtrissure dans les cuisses. — Ten- 
sion douloureuse dans les cuisses, et qui empêche de dormir. 
— Fréquemment, lassitude subitedansles jambes, en marchant 

— Gonflement des genoux, — Crampes dans les mollets, la 
plante des pieds et des orteils. — Pieds brûlants. — Gonfle- 
ment des pieds et des malléoles, avec gène de la respiration. 

— «^Gonflement rouge, rhumatismal aux malléoles, avec dou- 
leur qui augmente la nuit. — Crevasses aux pieds. — Elance- „ 
ments dans les cors. 



87. - VYBROGTAIVI AGIBUM* 

ttTMiOC. — Acidéfprassique. -«• HAiTLiin vr TmiKn. — Biêt* mai, êê'pfip, 
-Pharmac. bomœop., p. 100. — Cokvasm : Lanroe. 



SYMPTOMES GÉNÉRAUX. — Prompt abattement et faiblesse 
des membres, surtoutdes cuisses ; faiblesse et lassitude extrêmes ; 
faiblesse nerveuse. — Spasmes; spasmes au dos; spasmes de. la 
face et des mâchoires : convulsions. — Paralysie des extrémités 
inférieures, puis supérieures ; perte de la sensation, puis roi- 
deur de ces parties ; tremblement et cbancellement, immo- 
bilité, insensibilité, roideur du corps. •— Accès cataleptiques; 
grande flexibilité des membres ; pulsations du cœur toujours 
plus lentes, plus petites, plus insensibles, jusqu'à la léthargie ; 
diminution de la chaleur vitale. — Excitation de Tactivité des 
sens ; sensation intérieure de bien-être ; douce langueur avec 
sensation de lassitude bienfaisante. — Emoussement des sens et 
insensibilité aux influences extérieures ; disparition de toute 
douleur ; insensibilité ; pertCv de connaissance. — Erreur des 
sens ; frisson et lassitude. 

Peau* — Prurit à différentes parties, surtout entre le menton 
et les lèvres. — Petites pustules rouges à la hanche ; vésicules 
brûlantes, pruriantes, aux extrémités supérieures et au cou. -^ 
Sécheresse de la peau. — Pâleur générale, avec teinte bleuâtre. 

Aomaiell* — Bâillement fréquent, quelquefois avec horripi- 
lation et spasmes à la peau. — Envie de dormir^ quelquefois 
insurmontable, ou bien après le repas ; sommeil lourd le matin ; 
envie continuelle de dormir; coma vigil; somnolence. — ia- 
somnie; sommeil difficile, presque impossible ; réveil fréquent. 
— ^jR^'t^e^ viCs, sans suite ; anxieux, pénibles, de mort. 

Fiéwre* — Frilosité, horripilations fréquentes, après minuit ou 



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S60 HYDROGYANI AGIOUM. 

le matin ; horripilation avec bàillemeDts ou avec soif. — Froid 
des imembres ; sensation de froid intérieur et extérieur. — 
Fièvre, horripilation, puis chaleur brûlanle; alternation de 
\iolent frisson et de chaleur brûlante; chaleur à la tête, avec 
extrémités froides, chaleur et sueur par tout le corps, Taprès- 
midi ; agitation fébrile générale, avec excitation violente ; accès 
de chaleur et mouvements du cœur très-prompts, désordonnés. 
. — Pendant le frisson, étourdissement à la tête et vertige; pen- 
dant Vhorripilationj brouillard devant la vue. 
Moral* — Accablemeut; découragement. — Angoisse et op- 
pression ; angoisse dans le creux de Testomac ; crainte de maux 
imaginaires. — Irritabilité très-grande; humeur fâcheuse; 
humeur chagrine; incapacité de travailler, 
Téie* — Paresse de la pensée, avec hébétude dans la tête ; impos- 
sibilité de réfléchir, et de rassembler ses idées ; mémoire très- 
affaiblie ; répugnance contre toute fatigue moral,e. — Tête entre- 
prise et pesante ; étourdissement, avec affaissement du corps; 
étourdissement, quelquefois avec sensation d'ivresse. — Obscur- 
cissement des sens, quelquefois avec vacillement des objets, et 
voile devant la vue, et avec difficulté de se tenir sur ses jambes 
en se redressant après s'être baissé, en se levant de son siège, 
aggravé au grand air. — Vertige quelquefois avec chàncel- 
lement ; sensation comme si quelque chose se mouvait dans 
Tair et l'entraînait avec soi, ou' bien comme si tout tournait 
autour de soi. — Céphalalgie avec vertige ; céphalalgie étoar- 
dissante, douleur sourde dans le front, parlant des tempes. — 
Tète lourde et hébétude. — Céphalalgie pressive dans le front, 
ou bien à Tocciput, à gauche, vers la région frontale ; forte 
dans le sinciput et l'occiput, depuis le vertex jusque dans le 
front et les orbites des yeux ; dans le côté de la tête (droit ou 
gauche), surtout dans le vertex et le front; à diverses parties 
de la tête. — Tension dans la région frontale ; élancements, 
tantôt par-ci, tantôt par-là, dans la tête. 
Yenx* — Fetwt? demi-ouverts ; renversés; sortant delà tête; 
fixes ; immobiles ; difficulté de mouvoir le globe des yeux. — 
Pupilles dilatées et immobiles ; insensibles à la clarté. — Pat*- 
ptères^grandes ouvertes; immobiles; comme paralysées; tressail- 
lement spasmodique dans les paupières supérieures. — Obscur- 
cissement de la vue; trouble et brouillard devant la vue; cécité 
amaurotique. 
OrefUes. — Pression dans Tinlérieur des deux oreilles, quel- 
quefois avec bruit et résonnemenl. — Dureté de l'ouïe. 
Mes* — Cuisson dans le haut des narines ; dilatation des ailes 
du nez qui ont une teinte bleuâtre. — Sécheresse dans le nez. 



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HYDROGYANI AUDUM. 861 

Face. — Bouffissure de la face; tisage hâve; visage caduc, 
pâle et bleuâtre ; teint terreux et gris; expressiou de béatitude 
dans les traits. — Contorsion des coins de la bouche; trismus; 
contractio